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 Un miroir qui pleure vivant? [Feat. Brownie]

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Zeta


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MessageSujet: Un miroir qui pleure vivant? [Feat. Brownie]   28.06.15 16:19



I'll never eat

Attention aux fraises! Aïe les côtes! Il est là! Il existe! Zeyro se faisait emporter par la foule de jeunes gens affamés, un jour spécial étant donné qu'il y a absolument tout ce que les gens adorent! Cependant, les géants farceurs ne pouvaient pas voir le petit gourmand qui était contraint de se faufiler et parfois de se cogner aux coudes qui traînaient de ci de là. Mais il avait faim! Très faim! Il voulait à tout prix manger tous ses délectas! Mais cependant, il ne pouvait que se faire littéralement se faire manger par la foule. Le chemin lui parut être une éternité et il faillit tomber de nombreuses fois. Mais son esprit se posait une question: Pourquoi y avait-il une foule alors que c'était un self? C'est simple, pour les glaces, il fallait donner un ticket et l'endroit pour les reprendre bouchait l'entré à la salle. Il avait hâte de s'en sortir mais il se rendit vite compte qu'il tournait en rond. Au bout d'une dizaine de minutes, il put enfin sortir la tête et respirer, pour se rendre compte qu'il était du mauvais côté.

Alors c'était reparti pour une nage s'en fin, le ventre tenaillé par la faim et la tête écrasée par les gens hystériques pour une simple glace triple chocolat. Mais il ne fallait pas abandonner! C'était une question de vie ou de mort! Alors... Si il... Pouvait... Attendre... La lumière... Il pourrait manger! Enfin! Enfin il était arrivé au bout, au bout d'une lutte s'en fin tel Sisyphe avec le roc maudit à la rouler toujours plus haut. Mais le voilà prêt à manger, assit à une table et!... Et... Plus de place. Absolument toutes les tables étaient prises! Malheur! Pourquoi aujourd'hui? Il avait beau faire le tour ENTIER du réfectoire pas une place sans personne dessus. Il y en avait bien avec une seule personne mais il n'osait pas s'incruster. Il allait encore se faire crier dessus car "J'attends quelqu'un!". Que faire? Il ne pouvait pas attendre une seconde de plus pour manger... Il regarda encore autour de lui et aperçut au loin, au fond de la salle, un jeune homme tout seul à l'air soucieux et plutôt solitaire -enfin, malgré lui. Peut-être une occasion de se faire un ami? Il avait l'air gentil... Bien, la décision était prise! Il allait le rejoindre à sa table et lui parler!

Il s'y dirigea, clopin-clopant vers cette table inconnue avec un homme inconnu d'un groupe inconnu aux pensées inconnues et aux intentions inconnus. Petit à petit Zeyro allait de moins en moins vite, de peur de déranger. Lorsqu'il arriva au niveau de la table, dans un coin de la salle, il vit qu'il mangeait la tête basse et ne regardait pas dans sa direction. Il en profita pour s’asseoir à la table en faisant le moins de bruit possible au cas où. Il était au plat. Les deux avaient exactement le même contenu et l'inconnu avait vraisemblablement commencé de manger il n'y avait pas longtemps. Il n'allait pas resté longtemps comme ça à ne rien dire! Il voulait un ami... Il resta là sans bouger, regardant l'autre manger avec appétit, lorsqu'il prit son courage à deux mains

-B-Bonjour je...

Et là, il vit le visage de celui qui ne l'avait pas encore vu. Il paraissait gentil, tout doux et incroyablement surpris, mais son tatouage surpris le jeune homme qui faillit en tomber à la renverse. Un délinquant? Un meurtrier? Peut-être un monstre! Non ce visage si doux ne pouvait pas l'être! Il fallait se raisonner. Mais c'était plus fort que lui et cela l'avait coupé dans son élan oral. Alors pendant un temps, devant l'homme muet, lui aussi trop troublé pour parler, il se mit à manger tranquillement sa viande cuite à point. Mince pas assez de sel! Il déglutit et tendit sa main vers le sel et au moment où il allait le saisir, il sentit des doigts, une autre main. L'inconnu le voulait aussi... Il stressait, qu'allait-il faire?!
« It's really me?»

Zeyro Erisos
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Sigma


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MessageSujet: Re: Un miroir qui pleure vivant? [Feat. Brownie]   28.06.15 19:10




« Nononono plzplz furgiv meh »


La pause du midi. Quelque chose d'aussi infernal que relaxant pour Brownie.
Infernal, dans son allée : il y avait toujours masse de gens pour entrer au réfectoire, et ce n'est pas avec son mètre 65 qu'il s'imposera devant les géants.
Des géants impitoyables, qui se ruent à l'entrée ! Aucun moyen de passer pour le petit Brownie. Il se prit même un coup de coude dans le nez, et souffrait en silence de cette attaque gratuite.

P-pourquoi est-ce qu'il a fait ça... pourquoi ? Je-Je n'ai rien fait ! C'est [...]

Bref, Brownie pleurait encore. Mais il n'allait pas le faire devant tout le monde, et aucun moyen d'aller pleurer dans son coin dans cet océan d'Hommes barbares et sans pitié. Pauvre Brownie. Encore une dure épreuve à passer dans sa vie de pré-adulte...
Cependant, malgré cette file bondée, de plus en plus de gens finissaient par entrer dans le réfectoire. Brownie s'en réjouissait déjà car, une fois assis, malgré le bruit ambiant, il pourrait manger tranquillement, en bout de table, tout seul avec son plateau, où personne -ou presque- n'ira le déranger.

Enfin il y entrait. Il choisit bien vite ses plats, et il comprit bien vite pourquoi il y avait autant de monde : des GLACES. Oui, ce genre de met attire toujours le double de ce qu'on pourrait attendre les jours de services normaux. Il en choisit une à la fraise et à la vanille avant de partir s'installer à une taaable...
...
Saturé était un bon terme pour désigner la situation du réfectoire au moment où Brownie vint à s'asseoir.
AUCUNE places de libre ! Devrait-il alors se résoudre à aller s'asseoir à la table d'inconnus ? Il ne voyait même pas ni Aaron, ni Drake ni d'autres amis et connaissances. Cependant, cette expérience lui faisait toujours très peur. Et oui, et si il se faisait rejeter ? Il se retrouverait à déprimer et à pleurer. Et cette situation... il ne voulait pas y être confronté. Sa réputation de pleurnichard en serait globalisé. Sa scolarité serait finie. Tout lui retombera dessus. Sa vie sera un enfer des plus horribles ! Même après, dans la vie active, on se souviendra de ce moment et on s'en moquera ! Et puis ce n'est pas comme si il se fondait aisément dans la masse... !
Bref, Brownie commençait déjà à stresser alors que rien ne s'était passé jusqu'alors.
Mais à force de regarder partout, il vit par miracle qu'une table s'était libérée au fond du réfectoire. VITE, BROWNIE ! COUUUURS vers la place ! Rafle-la de tout ces prédateurs sanguinaires qui voudraient te la piquer !
Finalement assis, un groupe finit bien vite par trouver la table aussi et s'assit à son tour. Mais heureusement, ils n'étaient que 3 sur une table de 6. Donc Brownie était encore tranquille à ce niveau-là.

Rassuré, donc. On en revient à l'explication du fait que le temps du midi relaxait Brownie : manger, déjà, était un rare plaisir dont il fallait se délecter à tout prix. Ensuite, pas de cours, pas de pression. C'était le moment où Brownie pouvait souffler un peu et s'isoler un peu des autres, contrairement à en classe où il avait des voisins de table. Bon, certains étaient aussi muet que lui heureusement, mais d'autres n'arrêtaient pas d'essayer de se taper la discut. avec lui et... ce n'est pas que cela l'embêtait profondément, mais un peu quand même. Surtout si cette personne commence à lui poser des questions indiscrètes, comme "comment tu t'appelles ?" et surtout "pourquoi tu parles pas ?". Mais il n'y a pas que les élèves dans le coup. Les professeurs se mettent parfois aussi à le taquiner et ce n'est pas toujours pour le valoriser. Et puis, paranoïaque et victimisé comme il est, il se dirait sûrement qu'ils font tous ça pour l'embêter.

Bref, Brownie attrapa sa fourchette et piqua dans quelques fusilli -car là était le plat du jour : pâtes fusilli et steak de boeuf- dans son assiette.
Les pâtes. Qu'elles soient torsadées comme ici, ou bien longues, en cylindre, en noeud papillon, grandes ou petites, larges ou fines, en lasagne ou en carbonara, Brownie les adorait. Pas au point d'en devenir un grand amateur, mais retrouver ce plat le midi remit un peu de joie dans sa vie pleine de pleurs injustifiés. Il aimait aussi beaucoup les steaks, mais on était très loin du goût des pâtes !
Il se régalait donc, en ne faisant plus du tout attention à l'environnement extérieur. Il était dans sa bulle : voilà la relaxation de Brownie.

Cependant, un bruit. Un bruit ? Une voix, plus exactement. Alors qu'il enfournait une brochette de pâtes dans sa bouche.

-B-Bonjour je...

-... !!!

Sursaut. Brownie ne s'attendait pas du tout à ce que quelqu'un remarque sa présence et lui adresse la parole. Il avala donc ses pâtes de travers, et se mit à tousser un peu.
Il se retourna, et se retrouva face à un garçon d'à peu près son âge, avec une timidité tout à fait avouée. Serais-ce sa surprise qui lui faisait peur ? Ou alors... sa tâche de naissance ?

- Ha...ha ? Euuh... Je suis désolé ! Je ne voulais pas te faire peur comme ça ! T-Tu m'as surpris en m'adressant la parole comme ça je... je ne m'y attendais pas du tout ! E-Et puis non ! N'aie pas peur ! J-je ne te mangerais pas ! C-C'est ma tâche de naissance qui te fait peur ? ... Aaah ! Je suis désolé ! Je suis désolé ! Je ne voulais pas t'effrayer ! C-C'est vrai qu'on dirait un peu un tatouage, mais...

Hyperventilation. Brownie parlait tellement vite qu'il n'avait presque pas le temps de reprendre sa respiration. Son coeur battait la chamade dans sa poitrine et quelques goûtes de sueur froide commençaient à couler le long de ses tempes. Sans s'en rendre compte, il venait de se retrouver dans un état de panique devant un simple garçon timide.
Brownie n'a jamais été très fort dans le social, et ça se voyait. Il reprit son souffle quelques instant avant d'adresser un sourire maladroit à son nouveau camarade de déjeuner. Il esquivait son regard en silence, et essaya de se reconcentrer sur son plat, sur lequel il venait d'entamer sa viande. Elle manquait un peu d'assaisonnement selon lui. Et le sel posé sur la table lui donna envie de saler un peu son plat. Il tendit donc la main vers le sel, lentement, mais fut surpris de voir que le garçon venait de faire absolument la même chose que lui.
Par réflexe, il retira sa main à la vitesse de l'éclair et reparti dans des excuses hyperventilées.

- Aah ! D-Désolé ! V-Vas y, sers-toi ! Je ne suis pas pressé du tout tu sais ! Alors... N-Non ce n'est pas grave ! Je salerai ma viande plus tard... !


Et il continua à manger ses fusillis. C'est pas grave si sa viande n'était pas salée, finalement. Il s'en passera bien ! Mais la situation devenait soudain bien tendue car aucun des deux ne se décidaient à parler. Il se senti donc obligé de se présenter.

- A-Au fait... Je m'appelle Brownie. B-Brownie Frühling. Oui... comme le gâteau... Ca s'écrit pareil... Et puis, je suis en deuxième année... E-Et toi ?


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Zeta


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MessageSujet: Re: Un miroir qui pleure vivant? [Feat. Brownie]   28.06.15 19:57



If you cry I cry so For pity's sake smile

Non, vraiment, non. Il ne s'attendait pas à ça. Pas à ça du tout! Il avait l'impression de se regarder dans le miroir, mais ce coup ci, le miroir parlait à sa place.

Il venait de s'installer à la table du jeune homme qui en un instant cassa cette figure effrayante que Zeyro voyait en lui. Son visage était encore plus simplet et gentil qu'avant en ne disant presque rien. A vrai dire, il eut l'impression que ce n'était pas lui le plus surpris et le plus peureux mais que le jeune homme était un vrai trouillard. Comme lui en bref. Il avait l'air de se prendre les pinceaux dans les doigts. Non, s'emmêler les cheveux? Euh... S'emmêler les pinceaux voila. Il s'emmêlait les pinceaux, lâchait sa fourchette mais le bruit strident le faisait la reprendre, ses mains bougeaient sans aucun sens pendant qu'il s'excusait. Il s'excusait? Pourquoi?! Il se mit à épiloguer sur son tatouage. Non, sa tâche de naissance. Il avait trouvé ce qu'il lui faisait peur, il était fort! Mais le voyant bégayer et stressé, le résultat fut immédiat. Zeyro trembla, voyant qu'il chamboulait l'esprit du jeune homme. Il essayait de le résonner en vain, car sa voix était trop faible, mais il s'efforçait à dire "Ne t'inquiète pas" "Tout va bien" "C'est ma faute"

Il le voyait perler de sueur alors que luises vêtements étaient imbibés. Pourquoi avait-il mis un pull déjà? Le paniqué respirait fortement mais on ne l'entendait pas tant que ça, enfin Zeyro, qui ne pouvait presque plus rien entendre, son cœur lui étant remonté au cerveau afin lui planté quelque tableaux d'horreurs. Il se calma au même moment que la tatoué. Il lui adressa un sourire que Zeyro lui retourna, non sans être un peu crispé mais vraiment sincère. Cependant, il ne l'aura pas vu, Zeyro était déçu, il voulait faire bonne impression et pas montrer cette facette fragile, mais plutôt celle souriante.

Au moment de l'incident du sel, encore une fois, ils firent le même mouvement et, encore une fois, ce fut l'autre qui eut l'avantage de la parole, laissant Zeyro dans le silence. Ce n'était pas possible! Il n'arrêtais pas de s'excuser alors que c'était Zeyro qui était en faute! C'est toujours sa faute! S'il ne serait pas venu il aurait pu manger ses fusillis tranquille et Zeyro aurait pris sur lui et aurait encore encaissé quelques coups physiques ou morales, et repartant peut être le ventre vide. Il se sentait mal à l'aise et ça se voyait. Il n'avait pas encore touché son assiette en regardant ses doigts, les lèvres rentrant dans sa bouche de peur de parler de travers comme il avait l'habitude. Il leva la tête et il vit que la personne mangeait bien rapidement ses pâtes, très stressé. Ils se taisaient, gênés. Il le regardait, hésitant à se présenter ou partir. Il ne voulait surtout pas le gêner. Il ne voulait pas d'un autre ennemi. Enfin ennemi à un sens, car lui n'a pas d'ennemi.

Soudain, le silence se brisa en mille morceaux dans un éclat de voix. Zeyro remarqua seulement à ce moment que la voix du jeune homme était douce et rassurante, et en aucun cas doté de mauvaises intentions. Il s’appelait donc Brownie? Apparemment il y a un gâteau qui s'appelle Brownie. Lui n'en avait jamais mangé et ignorait ce que c'était. Il l'avait juste entendu une ou deux fois par ci par là. Il lui annonça qu'il était en première année. Ça ne l'étonnait pas qu'il soit plus grand que Lui étant donné sa taille. Il devait faire... un mètre soixante alors que Zeyro n'en faisait qu'un mètre cinquante. Il hésita à parler et ça se voyait. Sa bouche commençait à s'ouvrir avant de se fermer tout de suite. Il finit enfin par parler, au bout de quatre tentatives.

-J-Je m'appelle Zeyro... Zeyro Erisos... Première année... Enchanté... Je... Je ne veux pas te déranger! Surtout pas! Non... Faut pas t'inquiéter c'est ma faute, tout est de ma faute! Encore désolé! Je... Je ne devrais peut être pas resté, je dois te gêner non?... Je... Je... Je suis désolé...

Ses derniers mots étaient particulièrement faibles, il avait honte. Il n'attirait pas souvent de bonne chose. Vraisemblablement Brownie ne le voulait pas, en vue de son visage. Le petit homme prit alors seulement sa fourchette et allait attaquer sa viande. Attend... Sa viande... Il re regarda Brownie et fit un sourire. Un sourire franc ce coup ci et tendit la main pour prendre le sel et... Saler la viande de Brownie. Pas trop, histoire qu'il puisse adapter. Il se servit alors ensuite.

-Je... Je suis encore désolé. J'espère que tu pourras me pardonner de mon intrusion...

Il se sentait ridicule. Ses mots étaient ridicule, ses gestes étaient ridicules, ses pensées étaient ridicules, son être était ridicule. Il était ridicule de la tête au pied. Le silence avait reprit du terrain et les deux hommes mangeaient en silence. Brownie allait encore briser le silence, surement... Non. Pas cette fois. C'était à lui de le faire! Il voulait mettre à l'aise son voisin de tablé, ce ne devait pas être l'inverse. Il réfléchit deux secondes et trouva une idée. Il versa de l'eau, du bout de son doigt dans le verre de Brownie puis dans le sien.

-Ne t'en fait pas, elle est pas toxique... Du moins je crois! Attend je vais boire... Euh... Peut être tu en voulait pas? Désolé!

Il baissa la tête en guise de pardon. Sa respiration avait repris et il sentait des auréoles se former au niveau de ses aisselles. Berk. Il fit un peu le ménage dans sa tête... Brownie, en seconde année... Il était donc plus grand... Il regarda encore une fois le jeune homme et trouva que sa tâche de naissance était particulièrement guerrière et.. Classe. Oui classe, il ne trouvait pas d'autre mot. Mmmmh... Oh non ses pensées venaient encore de sauter d'idées en idées, faisaient un chemin particulièrement bizarre passant parfois d'une épée à un écrivain en passant par une ballerine. Il finit par une conclusion qu'il voulut, non sans surprise, annoncer à sa nouvelle connaissance.

-Je.. Je... Je peux t’appeler senpaï? Tu es plus grand que moi et... Et... Ton tatouage... Il fait guerrier, chef, sérieux. Je... Désolé de le dire mais à part ça ça ne se voit pas mais... Peut être... Euh... Non c'est stupide... Bon je me lance: Peut être es ce une partie de toi qu'il ressort et qui te représente. J'aimerai bien moi aussi avoir cette partie courageuse. Moi je ne peux que... Sourire.

C'était ridicule, pourquoi lui disait il ça? Il avait envie de mourir en un claquement de doigt. Il gloussa et dit vraiment tout bas "Désolé"
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Sigma


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MessageSujet: Re: Un miroir qui pleure vivant? [Feat. Brownie]   01.07.15 17:45




« Nononono plzplz furgiv meh »


Brownie avait beau s'excuser de plus belle, il sentait bien que sur son voisin, cela faisait l'effet inverse : lui aussi commençait un peu à paniquer. Et... quand quelqu'un panique, qu'est-ce que Brownie fait ? Il panique encore plus parce qu'il pense qu'il a fait quelque chose de mal. C'est très compliqué, parce que ça risque aussi de paniquer son voisin. Ce qui le paniquerait encore plus et ainsi de suite. Bon, on en finira pas au point que les deux tombent dans les pommes ni se barrent en courant, mais le concours ici était tenu entre les deux hommes pour savoir qui pourra paniquer le plus en premier.
Pour l'instant, Brownie prenait l'avantage. Une fois sa petite introduction faite, il écoutait d'une seule oreille la réponse de son camarade. Il continuait à manger, jetant quelques coup d'oeil à son voisin qui parlait.

-J-Je m'appelle Zeyro... Zeyro Erisos... Première année... Enchanté... Je... Je ne veux pas te déranger! Surtout pas! Non... Faut pas t'inquiéter c'est ma faute, tout est de ma faute! Encore désolé! Je... Je ne devrais peut être pas resté, je dois te gêner non?... Je... Je... Je suis désolé...


Zeyro Erisos. C'était son nom alors. C'était la première fois que Brownie entendait un nom comme ça... Au moins, il n'était pas le seul à porter un nom bizarre. Même si... le prénom "Brownie" est vraiment hors compétition.

- Aaah nonononon ! Tu ne m-me gêne pas du tout tu sais ! J-Je mangeais tranquillement, mais... c'est toujours bien d'avoir de la compagnie ! Haha ! ... E-Enchanté Z-Zeyro !

Encore un sourire maladroit se dessinait sur son visage. Toujours gêné, il détourna encore une fois la tête de sa nouvelle connaissance pour retourner à ses fussilis. Il n'en restait presque plus, alors après une dernière bouchée, il commença à couper sa viande.
Sauf que, chose inattendue, son voisin attrapa le sel et commença à saler sa viande. Cela le surprit un peu ; Il n'avait jamais vu une marque de gentillesse aussi prononcée à son égare depuis qu'il avait rejoins les rangs de l'académie. Et même si cela ne faisait que deux ans, peu importait. Il n'était pas très courant pour quelqu'un de choisir de saler sa viande comme ça. Enfin, bref. Brownie était très surpris par le geste de Zeyro.

-Je... Je suis encore désolé. J'espère que tu pourras me pardonner de mon intrusion...

Il allait répondre, mais les mots ne sortent pas. Bien sûr que non, ça ne le dérangeait pas ! Mais... pourquoi paniquer autant ? Il avait toujours l'impression qu'il avait fait quelque chose de mal.

Mais... si j'ai fait quelque chose de mal, p-pourquoi il me sale ma viande et... !

Et le voilà coupé dans son élan par quelque chose d'encore plus surprenant. Il venait maintenant de lui servir de l'eau dans son verre et au sien. Et cela le mettait encore une fois mal à l'aise. Bon, il n'en était pas encore au stade de penser que tout ça cachait en réalité une manipulation bien sombre et malsaine, mais il commençait à se poser des questions. Tout d'abord, pourquoi autant d'attention ?

-Ne t'en fait pas, elle est pas toxique... Du moins je crois! Attend je vais boire... Euh... Peut être tu en voulait pas? Désolé!

... Ce n'est pas la meilleure des choses à dire à Brownie. Car en effet, celui-ci venait de regarder l'eau de son verre d'un air un peu louche et stressé. Le "je crois", était aussi en trop. Et SURTOUT, POURQUOI. Encore une fois.
Ca y est, Brownie était perdu. Ce cher Zeyro, qui était alors en première année, avait l'air tout aussi difficile à approcher que lui. Cependant, il semblait ne pas se gêner pour entrer dans l'espace personnel des gens. Et cela troublait vraiment Brownie. Mais vraiment, dans le genre où dans sa tête, cela se présentait un peu comme une tempête de réflexion intense. En gros, un brainstorming au sens littéral.

Pourquoi fait-il ça ? Qu'est-ce que j'ai fait ? C'est bizarre qu'il me serve comme ça... c'est sa façon d'approcher les gens ? Qu'est-ce qu'il va se passer ? Peut-être qu'il veut se faire pardonner ? M-Mais pourquoi ? J-J'ai rien fait !

En plus de ça, sa nouvelle connaissance venait encore de poser les yeux sur lui. Brownie avait alors vraiment l'air de se faire espionner. Ca le mettait un peu mal à l'aise, surtout quand il mangeait...
Il coupa un morceau de viande. Heureusement, Zeyro l'avait salée juste comme il faut alors il n'eut pas à reprendre le sel ou à faire une drôle de grimace.
Il continua à manger alors. Regardant toujours sa nouvelle connaissance d'un oeil un peu méfiant.

-Je.. Je... Je peux t’appeler senpaï? Tu es plus grand que moi et... Et... Ton tatouage... Il fait guerrier, chef, sérieux. Je... Désolé de le dire mais à part ça ça ne se voit pas mais... Peut être... Euh... Non c'est stupide... Bon je me lance: Peut être es ce une partie de toi qu'il ressort et qui te représente. J'aimerai bien moi aussi avoir cette partie courageuse. Moi je ne peux que... Sourire.

-... HA ?!

Deuxième sursaut, deuxième tentative d'étranglement. Zeyro est un monstre ! Il veut étrangler Brownie !
Senpai ? C'était le dernier des surnoms qu'il aurait imaginé endosser. Non, Brownie n'avait rien d'un senpai honorable et envié... Et sa tâche de naissance faisait plus peur qu'autre chose. Il n'y a qu'à voir la réaction de Zeyro quand il ne savait pas que c'était une tâche de naissance... Mais c'est vrai que d'un certain point de vue, faire peur est une bonne chose pour intimider les méchants. Brownie venait d'y penser et esquissa un petit sourire. Mais malheureusement, pour le moment, Brownie voulait plus avoir des amis et devenir plus fort que de devenir un homme craint par tous.
Cependant, Brownie ne comprenait pas pourquoi Zeyro disait qu'il semblait autant "guerrier", "chef", "sérieux" et "courageux" alors que c'était rarement le cas. Alors Brownie, tout à fait modeste, s'empressa de "corriger la faute" de son voisin de table.

- N-... N-Non ! J-Je n'ai rien de courageux et guerrier, tu sais... si déjà j-je stresse devant toi, qu'en est-il si je v-veux intimider les gens plus forts que moi sachant que je ne suis qu-qu'en 2ème année ? E-Et puis non ! Je veux pas leurs faire peur, moi ! J-Je ne veux pas m'attirer d'ennuis tu sais...


Il n'avait pas répondu à la question de Zeyro, mais peut importe ; son avis s'exposait ici très clairement : il n'était pas apte à devenir un guerrier. Ce défaitisme, qui alimente lui-même sa faiblesse, était omniprésent chez Brownie, et si il voulait devenir un vrai CME, il fallait qu'il passé outre ces à priori... plus difficile à dire qu'à faire.

Bref, Brownie venait de terminer sa viande. Il aurait bien voulu boire un peu d'eau, mais il n'avait franchement pas grande confiance en cette eau qui avait été servie par Zeyro. Crainte injustifiée bonjour, mais tant pis : il avait toujours sa glace qui commençait d'ailleurs à fondre.
Déballant le papier avec attention, Brownie se mit à manger sa glace en silence. Il remarqua bien vite que Zeyro avait lui aussi prit ce parfum de glace. Un détail peut-être insignifiant, mais qui commençait à semer des doutes sur Zeyro dans la tête de Brownie : Qui était cet étrange première année ? Un admirateur secret ? C'était possible, mais à cette mention-là, Brownie ne pu s'empêcher d'être très gêné et il finit par bien vite omettre cette idée. Encore un tortionnaire qui essaye de sympathiser avant de lui enfoncer un poignard dans le ventre ? Brownie n'était pas du genre à créer des problèmes. Mais il trouva cette idée plausible. Cependant, il ne comprenait pas pourquoi Zeyro lui en voudrait : il n'avait rien fait ! A moins que cela ne soit que de la jalousie ?
Mais cela pouvait tout aussi bien être une coïncidence. Mais cependant, là, Brownie avait un peu de mal à y croire. Alors, finalement, il ne savait pas trop quoi penser. Il ne pensait pas que Zeyro avait un mauvais fond. Mais son comportement était tellement bizarre qu'il brouillait Brownie comme presque jamais auparavant.


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Zeta


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MessageSujet: Re: Un miroir qui pleure vivant? [Feat. Brownie]   06.08.15 0:48



Oh Dear, we are in trouble....

(Petite musique d'ambiance que j'ai utilisé pour faire le Rp)


Idiot crétin stupide! Comment a-t'il pu demander ça? Comment ça se fait qu'il ne soit pas encore mort de honte? Comment avait il fait pour se retrouver dans cette situation si gênante. Franchement, des fois, il avait envie de mourir. Comment peut on faire un acte aussi stupide, digne du Bourgeois Gentilhomme? Brownie était déjà assez stressé et Zeyro aussi, ce n'était clairement pas la peine d'enfoncer une nouvelle fois le clou. C'est comme remuer un couteau rouillé atteint du tétanos dans une plaie fraichement ouverte. C'est pas une bonne idée.

A vrai dire, cela faisait longtemps que le cerveau du petit blondinet marchait en arrière. Non, il voulait faire marche arrière. Son cerveau lui disait plutôt mille et une âneries au clair de la lampe. Ses jambes à lui étaient assez stimulées pour sprinter en un rien de temps vers la sortie, sa sueur pouvait remplir une piscine et les fourmis dans ses doigts avaient besoin de se faire secouer. Mais il ne bougeait pas, comme un idiot, bloquer sur sa chaise. Le monde est cruel. Vraiment. Entre les gens violents en son égard, les bousculades dans la file d'attente et ce genre de moment ou tu sais pas quoi faire, Etix ne savait pas lequel des trois détester le plus.

Alors que Zeyro parlait, Brownie avait dit que c'était toujours bien d'avoir de la compagnie, mais pourquoi il réagissait comme ça alors? D'ailleurs, quand Zeyro avait essayer de sympathiser, il avait l'air plus troublé qu'autre chose, avec une lueur de soupçon, surtout quand il avait précisé qu'il n'était pas sur de la bonne qualité de son eau. Peut être sa démarche était elle bizarre pour lui? Il ne savait pas ce qui n'allait pas... C'était dur! L'homme est la plus complexe des énigmes. A vrai dire, on pourrait le comparé à tant d'autres énigmes. Bon, Zeyro comparait l'homme plutôt avec des jeux mais bon. Il comparait notamment l'homme à un Puzzle n'ayant pas de bord car des centaines de pièces se créées en boucle, parois même au plein milieu du puzzle, cassant tout ce que tu as pu déjà faire. Ou alors, on peut dire que c'est comme l'univers, qui s'étend tout le temps. Certes l'univers n'est pas un jeu, mais Zeyro considère que la vie en elle même en est un. Cependant, une chose restait à comprendre: pourquoi lui, justement, ne comprenais pas le monde? Serait il une pièce mal faite et difforme ne pouvant entrer convenablement dans le puzzle? Valait-il au moins la peine d'être incorporé? Malheureusement, cela fit monter la première larme à ses yeux.

Brownie était vraiment dur à comprendre. Visiblement il n'avait pas envie de parler, ou n'en avait pas la force. Il se sentait gêné ou était énervé à cause de Zeyro, alors pourquoi il ne 'la tout simplement pas dit et Zeyro serait parti. C'est logique non? Pour l'instant, il faisait croire qu'il aimait la compagnie en regardant bizarrement Zeyro.

Entre temps, Brownie avait répondu à sa question. Enfin, répondu, il s'était plutôt étouffé. Il prit tout de même la peine de répondre. Il n'avait rien compris, et Zeyro aussi. Personne n'avait vraiment compris ce qu'avait voulu dire le première année. D'ailleurs, il était vraiment gênant, se disait il. Zeyro gêne les gens. Les gens n'aiment pas être gênés. Logique non? Donc Zeyro n'est peut être pas aimé à cause de ça! Cependant, pourquoi il les gênait? Pourquoi était il bizarre? Pourquoi pratiquement personne ne le comprenait? Il ne pouvait pas être tout simplement normal? Tant de questions qui mouillèrent son second œil... Avant de continuer dans sa lancée, il s'arrêta: il fallait qu'il s'explique! Peut être Brownie comprendrait!

-Non non non! T-T-T-Tu as pas compris! Ce que je voulais dire c'est que peut être, à la rigueur, ta tâche de naissance représenterait quelque chose au fond de toi que tu n'as pas encore découvert, et une épée symboliserait le courage et la force... Enfin... Je crois... J'espère que tu m'as compris.... Je... Non désolé oublie... Je... Je ne sais pas ce qu'il m'a prit... Désolé!

Ce dernier désolé était un peu plus élevé que le reste de la phrase. Zeyro arrivait à s'énerver et à se faire pleurer tout seul... Sa phrase n'avait aucun sens, elle embarrassait Brownie et pourtant Zeyro prenait un malin plaisir à torturer le pauvre seconde année. Comment était ce possible d'être aussi stupide? Hein? Dites lui! Par pitié! Il ne pouvait plus! Trop c'est trop! Il allait craqué! Non il ne devait pas! Pas devant Brownie, pas devant tout le monde, pas devant lui! Il savait comment ça allait finir et il ne voulait pas... Pourtant tout tournait pour que ça se passe. Son esprit se brouillait, il ne pensait plus qu'en noir deuil, noir de celui qui ne veut plus être. Ses pensées de tout à l'heure lui revenait. Pourquoi n'était il pas comme les autres? Tant de question... Il ne fallait pas pleurer, il ne fallait pas montrer cette face de lui. Jamais. Alors, ni une ni deux, son assiette étant pleine, il s'enfourna la moitié de ses pâtes dans sa bouche, de manière inhumaine. Pourquoi était il inhumain? Pourquoi on s'amusait à le torturer mentalement? Si dieu existe, c'est bien une ordure avec Zeyro. Il faut un souffre douleur de toute façon. Mais pourquoi lui? Pourquoi? Il n'avait rien fait, il n'avait que demander à être aimé, à être chéri, à vivre... Car ce n'était pas vivre ça. Il finit ses fussillis.

D'ailleurs pourquoi ne pas la finir, cette vie? Pourquoi fallait il qu'il continue à la supporter, cette vie sans foi ni loi, cette vie cruelle sans goût ni futur, cette vie qui t'harcèle et te pourrie jusqu'à la moelle afin de mieux de jeter dans la fosse aux lieux, te faire dévorer par d'autres affamés de vengeance envers ce diable qu'est la vie. C'est vrai ça. La vie est cruelle, la vie n'a pas de sens, la vie est un monstre. Pourquoi combattons nous toute notre vie contre des monstres alors que le vrai monstre c'est notre vie? C'est elle notre pire ennemie. Elle nous veut du mal. Elle veut nous faire croire que c'est les autres mais les autres ne sont que manipuler par elle comme Zeyro. Les larmes venaient et la première avait coulé. De l'extérieur, on voyait que ça n'allait pas, à la vue de son semi étouffement à chaque fourchetée, ses jambes recroquevillés et sa tête penchée de façon à ne plus voir ses yeux. Devant ce spectacle, tout le monde restait silencieux, même ceux au bout de table l'avait vu. Il n'allait pas bien. Zeyro sentait qu'on le voyait et ne se donna donc pas la peine de couper sa viande qu'il avala tout rond, dans un bruit étrange.

Et si c'était les autres qui étaient étranges? Les autres sont bigleux, voila le problème. Ils ne voient pas la détresse de Zeyro, au contraire, ils le voient comme un être bizarre, difforme, sans fondement. Donc le souris était vain? Il c'était forcé à sourire tout ce temps juste pour qu'on le trouve encore plus bizarre car les yeux obscurcis des autres l'élargisse et font sortir le pauvre sourire or du visage du petit, pour en faire un monstre. Et si ce n'était pas la vie le monstre mais les autres? Son esprit tournait en boucle. Il ne voulait plus savoir, il ne voulait plus rien entendre, il ne voulait plus rien sentir. Et pour ne rien sentir, il faut mourir. La mort. La mort, ça effraie les gens comme le loup effraie les moutons. La mort c'est pourtant encore un mystère et l'Homme, avec un grand H, dans toute sa splendeur, est curieux, il aime savoir ce qu'il ne faut pas savoir pour pouvoir blesser le plus possible son possesseur. Zeyro lui ne la trouvait pas effrayante. C'est une porte. Une porte vers où, il ne savait pas. Peut être vers un autre monde, où il vivrait autre chose, ou un paradis tant célébré religieusement? Ou alors rien, c'était le vide, la disparition. Malgré cette seconde option qui elle, avait de quoi faire glapir les plus téméraires, Zeyro voulait passer cette porte, parfois, dans ces moments là où il ne veut plus se battre, où il ne peut plus se battre.

C'était parti de rien, mais le simple Stress de Brownie avait réussi à faire perdre ses moyens à Zeyro, ayant assez régulièrement des larmes coulant sur ses joues. Il faisait tout pur le cacher. Il avait finit son plat mais il restait encore la glace. Pourquoi, pourquoi une glace aujourd'hui? La seule solution était de la jeter si il voulait partir. Son état était grave, il fallait qu'il parte, laissant derrière lui Brownie avec qui il avait tenté de sympathiser en vain
« It's really me?»

Zeyro Erisos
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MessageSujet: Re: Un miroir qui pleure vivant? [Feat. Brownie]   06.09.15 3:23




« Nononono plzplz furgiv meh »



-Non non non! T-T-T-Tu as pas compris! Ce que je voulais dire c'est que peut être, à la rigueur, ta tâche de naissance représenterait quelque chose au fond de toi que tu n'as pas encore découvert, et une épée symboliserait le courage et la force... Enfin... Je crois... J'espère que tu m'as compris.... Je... Non désolé oublie... Je... Je ne sais pas ce qu'il m'a prit... Désolé!

Ah ! Brownie avait donc mal interprété la phrase de son camarade. Quelle honte ! Il commençait à se mordre les lèvres et baisser la tête, gêné. Gêné oui, mais encore plus qu'au début. La mal-interprétation -l'erreur- était pour lui une chose tout à fait inacceptable. Il se trouvait maintenant stupide, n'ayant pas la capacité de comprendre bien le sens que voulait donner la phrase de Zeyro. Alors, au lieu de continuer à lire cette explications des choses, venons-en au faits et regardons plutôt Brownie renchérir sur l'excuse de Zeyro :

- N-Non ! N-Ne t'e-e-excuse p-pas ! C-C'est moi qui ait mal compris ta question... Je suis désolé... c'était simple pourtant... Haa... C-C'est gentil de me dire ça... m-mais je ne penses pas être assez courageux pour être fort... P-Peut-être qu'il y a qu-quelque chose de c-courageux en moi, m-mais... haha... c'est très bien caché !

Ajout d'une petite blague dans l'excuse de Brownie. Il espérait que Zeyro comprenne ce ton qu'il essayait d'être posé et amical. Il lui sourit encore une fois, sourire gêné comme il savait si bien le faire, continuant à déguster sa glace.
Il fallait qu'il trouve autre chose. Un sujet de conversation plus intéressant. Et ce n'est pas parce que depuis quelque minutes, un blanc c'était installé entre lui et son camarade. C'était juste pour... sympathiser. Brownie devait faire le premier pas. Sinon, sûrement rien n'allait se passer.
Enfin, telles étaient ses convictions.

- Hmmm...

Réflexion, hésitation. Il y aurait bien pu y avoir 10 000 sujets sur lesquels Brownie aurait pu converser. Converser avec bégaiement, rougissement, excuse et gêne, mais converser quand même.

Réfléchit, Brownie... de quoi as-tu parlé la dernière fois que tu as vu Aaron et Drake... ? ...

Trouver un sujet de conversation en se basant sur ses conversations ultérieures. Ca, Brownie le faisait souvent. Comme si l'inspiration pour l'innovation ne lui venait pas. Ce n'est pas vraiment le cas, en réalité. Il a juste trop peur de cette nouveauté, la bizarrerie qu'il pourrait susciter à l'autre. Certes, demander, par exemple, quelle était l'arme que son voisin savait manier -question qu'il venait de se poser lors de sa réflexion-, n'avait rien de bizarre. Mais Brownie était comme ça ; il classait excessivement des comportements normaux comme bizarres, intriguant, soupçonneux. Brownie n'est vraiment pas un pro du social.

- Hmm... Dis-moi... I-Il fait beau aujourd'hui n'est-ce pas ? Hmm, je veux dire... c'est une journée assez tranquille je trouves ! O-On nous laisse assez de temps pour manger et... l-le ciel est dégagé alors je penses qu'on peut dire qu-qu'il fait beau et que... c-c'est une bonne journée... Non... ?


Vent.
Brownie devint de plus en plus mal à l'aise.
Son voisin, d'ailleurs, ne semblait ne plus l'écouter. Mais pas par désintérêt : il semblait ne plus pouvoir écouter personne. Il avait la tête baissée, comme plongé dans ses pensées. Ses sourcils se fronçaient, ses yeux s’humidifiaient... Non, Brownie en avait la conviction : quelque chose n'allait pas.

- Z-Zeyro... ?

Pas de réponse.

- ... T-Tu sais... s-si t-tu ne veux pas en parler... Hmm... P-Pour une raison qui te concerne... Je veux dire...

Brownie se coupait, réfléchissait. Pour une fois, le stress ne montait pas, la panique ne venait pas empoisonner son esprit. Il essayait de trouver la façon la plus adéquate de dire ce qu'il pensait.

Mais Zeyro ne l'écoutait pas plus.
Et Brownie commençait à s'inquiéter.

- Z-Zeyro... ? Oh non... n-ne me dit pas que... que...

Que je t-t'ai blessé ? ... mais non... pourquoi l'aurais-je blessé ? J-je n'ai rien fait ! ... C'est autre chose... q-qui ne me concerne pas... ? Hmm, je ne sais pas, mais...

Il plissa les sourcils, regardant son voisin de plus en plus anxieusement.

- Z-Zeyro ? E-Est-ce que tu vas bien ?

Malaise.

...

D'un coup, il vit Zeyro attraper sa fourchette et nettoyer son assiette en un clin d'oeil. C'était comme si il devait au plus vite partir d'ici. Il s'étouffait limite avec ses pâtes, les larmes aux yeux.
Brownie, devant ce spectacle, ne pu s'empêcher de faire les yeux ronds. Mais sans regarder Zeyro tel une chose ayant perdu son humanité. Il voyait à quel point Zeyro devait se sentir honteux et gêné. Peut-être voulait-il partir à cause de cela ? Etait-ce la faute de Brownie ? Pas le temps d'y penser. Brownie s'était déjà levé.

- ZEYRO ! R-Répond moi ! J-Je suis désolé... J-Je ne suis pas vraiment fort avec le contact humain alors... P-Peut-être que je t'ai mit mal à l'aise avec ma réponse ? J-Je ne voulais pas... M-Mais je vois bien que quelque chose ne va pas alors... D-Dis-le moi ! Je ne veux pas voir des personnes... g-gentilles comme toi souffrir comme ça !

Un ton mi-hésitant, mi-confiant. Un ton que seul Brownie savait utiliser avec brio. Il s'était levé et fixait Zeyro sans même baisser un regard. Mais la crainte dans la voix se faisait ressentir. Il ne voulait pas que Zeyro s'en aille. Il avait sûrement rencontré, malgré sa bizarrerie, quelqu'un qui lui était semblable. Et il ne voulait surtout pas qu'il parte par sa faute. Ca le ferait culpabiliser pendant des jours entiers si c'était le cas. Et puis... il n'aimait pas voir les gens souffrir, comme ça. Ca le faisait souffrir tout autant que la personne confrontée à lui.

- P-Peut-être me trouves-tu bizarre... Peut-être penses-tu que ma réaction hésitante était un signe négatif... M-Mais s-sache que ce n'est p-pas du tout le cas ! A-Alors... Arrête de pleurer ! S-S'il te plaît... je ne veux pas que... *snif*

Et les larmes commençaient à monter à ses yeux. Que ce soit à cause des neurones miroir ou à cause de sa culpabilité et sa pitié, Brownie laissait maintenant perler ses joues peu à peu rougissantes de petites larmes cristallines, pleurant en duo avec son camarade.

- Je ne veux pas que tu souffres à cause de moi ! Je ne veux pas être un boulet... je ne veux pas faire souffrir les autres... je ne veux plus faire souffrir les autres... Alors s-s'il te plaît... Zeyro... P-Pardonne-moi... E-Et... ne t'en va pas... Je t'en supplie...

Il commençait à sécher ses larmes avec sa manche, mais bientôt d'autres finirent pas couler. Brownie était parti à son tour, mais à sa manière, dans la tristesse et la culpabilité.
Il avait agrippé la manche de Zeyro, comme pour insister sur sa conviction. Il soutenait son regard perlé de larmes claires : sur son visage se déformait cette fameuse tâche de naissance, cette épée de courage, cette détermination et ce dévouement qu'il cache tout au fond de lui-même et qu'il ne veut, ni ne peut montrer.

Ici commence à se débloquer le verrou de son coeur.
Le crochetage sera difficile et semé de contradictions et de refus, mais à force de persévérance, peut-être que les paroles de Zeyro se verront révélées au grand jour.
Ce cher Brownie, dans son élan de compassion et d'inquiétude, venait de révéler l'attachement qu'il donnait à ses semblables et à quel point il pouvait se faire du soucis pour eux et faire tout pour que leurs problèmes disparaissent, quitte à ce qu'il ait lui-même à en endosser la contre-partie.
Tel était la nature de Brownie. Cette nature "héros typique de shonen" qui le rendait, dans un sens, si unique.
Car même si présenté comme lâche, timide, hésitant et distant, anti-sociable...
Brownie cache, en réalité, un trésor tout au fond de lui : un cœur en or, gorgé de courage et de sacrifice. Le courage d'endosser la responsabilité et d'être prêt à tout pour que le monde se porte mieux.

C O D A G E  P A R  @G A K I.  S U R  E P I C O D E


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Un miroir qui pleure vivant? [Feat. Brownie]

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