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 ❝ Atlantis ❞ feat Arthur

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Zeta


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MessageSujet: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   12.09.15 14:57

We both have had no sleep
My face beneath the street lamp
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C  l  o  s  e  r

Parfois, tu te sentais comme Atlas, portant le poids du monde sur tes épaules. Mais ta charge à toi n'était faite que de tes innombrables problèmes, qui ne te quittaient jamais, comme un nuage sombre, une malédiction, trônant au-dessus de ta personne.

La journée, il planait sur ton cœur et embrumait tes pensées, les ramenant inlassablement à ton père, à Athéna, à Arthur. La nuit, il prenait la forme d’affreux cauchemars que tu ne savais oublier au matin.

Les rêves doux et bons ne restaient jamais bien longtemps dans ta mémoire ; Tu en avais juste un souvenir éphémère à ton réveil. Mais les cauchemars ? Ils marquaient ton âme et demeuraient dans tes conversations. Comme si la peine et le malheur restaient les deux choses qu’on t’autorisait à ressentir.

Était-ce ta peur de basculer dans ce monde sordide, où la mort de ton frère se rejouait en boucle, où tu revoyais dans toute chose les yeux clos d’Athéna, qui t’empêchait de t’endormir ? Intérieurement, tu riais : Il ne manquait plus que cela, des insomnies. Tu aurais préféré être garder éveillée par les bruits de SFDP, qui tapait parfois des pattes en plein milieu de la nuit, car la peur se devait d’être le moindre de tes défauts.

Tu en eus assez, et finit par sortir de ton lit. Tu regardas SFDP une petite minute et choisit de le prendre avec toi : Le pauvre devait être aussi terrifié que toi par l’obscurité, et les choses qui y habitent. Plutôt que ta paire de talon habituelle, tu choisis d’enfiler tes chaussons roses à motif de ce qui semblait être des chiots, priant pour ne croiser personne dans les couloirs menant à la bibliothèque nocturne.

Et ce fut le cas.

Puisqu’il était difficile d’expliquer à qui que ce soit la présence de SFDP dans tes bras, ce fut bien ta seule chance de la soirée. Tu passas la lourde porte de la bibliothèque, te demandant bien ce que tu étais venu y chercher. La tranquillité ? Le calme ? Ou l’odeur familière des livres, que tu appréciais tant ?

Tu finis par te balader dans les grandes allées poussiéreuses, entonnant un chant dont tu ne connaissais que la moitié des paroles, enserrant toujours SFDP dans tes bras. Tu t’arrêtas devant une revue hebdomadaire où figurait en grosse lettres les mots : « Comment le rendre fou de vous ».

Et tu ris.

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Aer


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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   12.09.15 15:13



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Tu courais. Tu fuyais même. Tu fuyais, ton coeur battant fortement dans ta poitrine, tes jambes tremblant sous l'effort, tes poumons brûlant, ta gorge s'asséchant. Tu fuyais ce monstre qui allait te tuer, qui allait te bouffer ou tu ne savais quoi d'autre. Mais tu savais que tu allais mourir. Mourir comme une merde, obligatoirement, forcément. Tu allais mourir et seul, en plus de ça.

Tu fuis, tu tombes, t'écrasant sur ce sol immatériel qui te semble si dur et si glacial. Et c'est un rire qui te fait sursauter, qui et fait ouvrir les yeux. Ta respiration est rapide, tes épaules s'abaissent bien trop vite et tu te rends compte que tu as fais tomber ton sac sur le sol de la bibliothèque nocturne en te réveillant si brusquement.

Tu passes une main tremblante dans tes cheveux bien trop long maintenant : tu avais eu la flemme d'aller les faire couper depuis un bon moment et tu pouvais presque les attacher en catogan.

Tu regardes autour de toi, pour voir si le rire qui t'a réveillé n'était que ton imagination bizarre ou si quelqu'un avait vraiment éclaté de rire dans la bibliothèque. Et Arthur, on sait tous que tu es tout, sauf chanceux, alors évidemment qu'il y a quelqu'un. Et pas que quelqu'un. Non, c'est Siskah, c'est Vay. Vay et seulement Vay, parce qu'elle n'a pas le droit d'être plus que ça, tu ne veux pas qu'elle devienne plus que Vay.

Tu regardes l'heure. Tu ne t'es assoupi que quelques minutes, pas grand chose. Tu n'as donc pas raté ton rendez-vous coquin. Mais maintenant qu'il y avait Vay, ton rendez-vous coquin dans la bibliothèque nocturne tombait à l'eau. Tu espérais qu'elle soit en retard, tiens, de façon à pouvoir partir sans qu'elle ne te voie, ce serait plutôt sympa.

Mais c'est plus fort que toi, vraiment, c'est pour ça que ta voix s'élève dans la bibliothèque pleine seulement par vous deux :

T'as que ça à faire, Vay, traîner en pantoufles dans la bibliothèque ?

T'aurais du te la fermer Arthur, t'aurais du la fermer et partir, vite, très vite.
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Zeta


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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   12.09.15 16:11

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Un son brusque manque de te faire lâcher ta revue, et SFDP avec. Mais inutile de te rendre responsable d’une nouvelle tragédie : Et une chute de SFDP en serait certainement une. Tu te retournes vivement, prête à voir surgir un fantôme, une araignée géante, ou pire ! Arthur Aceline. À vrai dire, tu t’attendais à le voir surgir de n’importe où. De ton armoire, de ton frigo, voir même de ta trousse scolaire.

Tu serres SFDP contre toi, et te diriges en provenance du bruit. Tu n’avais pas travaillé ta magie depuis quelques temps déjà, mais nul doute qu’au besoin, tu enverrais une bourrasque se débarrasser de la source de ton angoisse. C’est une fois sortie des larges rangées de livres que tu aperçois des cheveux noirs familiers, et pousses un long, long soupir.

Arthur "j’aurais du m’en douter que c’était lui" Aceline.

« T'as que ça à faire, Vay, traîner en pantoufles dans la bibliothèque ? »

Tes yeux se baissent à tes pieds et tu regrettes ta décision de prendre ces pantoufles, dans toutes les paires de pantoufles qu’abritaient ta chambre. Tu réfléchis à une réponse rusée et sarcastique, mais tes pensées se perdent dans les cheveux d’Arthur, sur son visage.

« Tu as couru un marathon avant de venir, Aceline ? Tu as l’air… Essoufflé. »

Peut être qu’il avait vraiment vu un fantôme ? L’idée, à elle seule, te fait frisonner. Les morts – ou plutôt la mort – t’a toujours effrayé, au même titre que les apparitions diverses et variées qu'on ne pouvait pas expliquer. Ton esprit scientifique n’acceptait que les faits logiques et les mystères de l’existence n’en faisait pas partie.

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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   12.09.15 16:22



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Tu as couru un marathon avant de venir, Aceline ? Tu as l’air… Essoufflé.

Tu détournes le regard, ton cauchemar revenant vivement dans ton esprit. Tu avais frôlé la mort à ta dernière mission et même si tu étais un shooté à l'adrénaline, cette fois-ci, tu avais vu la mort de trop prêt pour pouvoir apprécier ce qu'elle t'avait apportée. Ce genre de cauchemar, ça t'arrivait toutes les nuits sans que tu n'arrives à chasser cette peur inconsciente.

Tu as mûri, perdre la vie te fait maintenant un peu flipper même si tu sais que tu es le genre de mec à avoir une espérance de vie de 25 ans maximum. Tu aimes bien trop le danger pour ne pas perdre la vie en l'encourant.

Un rêve pas très agréable.

Tu te penches, tes cheveux raides tombant sur tes yeux, sur ton visage légèrement plus pâle qu'à la normale, glissant sur tes épaules. Tu ramasses ton sac et le fourres sur ton épaule avant de te lever.

Et toi, Vay, qu'est-ce qui t'amène ici ?

Vous n'aviez pas parlé depuis l'hôpital. Tu l'avais raccompagné et depuis, tu faisais en sorte de ne jamais la croiser. Ca avait plutôt bien marché jusqu'à maintenant. A vrai dire, tu ne sais pas vraiment comment elle aurait réagit en te voyant batifoler à gauche et à droite. Non pas que tu tentes de l'oublier mais, à vrai dire, ton subconscient te disait souvent que ça y ressemblait vachement.

Plus de Arthur. Plus de Siskah.

Vous étiez redevenu ces inconnus qui n'ont besoin ni de l'un ni de l'autre. Qui ne s'observent pas dans les couloirs et qui ne fuient pas le regard de chacun. Vous étiez redevenu ces inconnus sans histoire, sans passé commun ou sans futur ensemble.

Elle était Vay, et tu étais Aceline.
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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   12.09.15 21:49

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Un rêve pas très agréable, qu’il te répond. Tes lèvres s’entrouvrent, comme si tu t’apprêtais à dire quelque chose, puis elles se referment : Tu te résignes. Tu le regardes, sans dire un mot, se relever, son sac sur l’épaule, une scène que tu avais vu tellement de fois. Après tout ce temps, tu aurais pu reconnaître ce fameux sac parmi des miliers d’autres.

Tes sourcils se froncent quand il te demande ce que toi, tu fais ici. Si tôt, tu es sur la défensive. Devais-tu le lui dire ? Que chaque nuit, tu cauchemardais, tu le voyais mourir ?

« Je fais aussi des cauchemars. »

Bizarrement, depuis l’épisode de l’hôpital, qui aurait normalement dû te braquer contre lui, toi qui n’avait jamais été aussi faible devant quelqu’un, tu lui accordais presque que ta confiance. Il était clair que ce n’était pas son cas à lui. À vrai dire, l’évolution de votre relation était, et avait été catastrophique. Mais entre le moment où vous aviez passé votre premier moment ensemble, durant l’entrainement, et cet instant, tu te sentais si loin, et en même temps si proche de lui.

Pourtant, lui semblait toujours placer une distance entre vous, qui se réduisait selon les événements, avant de s’élargir d’avantage. Ton frère te disait que les gens qui doivent se rencontrer se rencontreront. Mais toi, tu avais l’impression que c’était le contraire, avec Arthur Aceline : Que jamais vous n’auriez dû vous rencontrer, et que maintenant, vous luttiez pour rester en contact malgré tout, malgré le sort.

Tes yeux se posèrent sur son sac, et un regard critique prit place sur ton visage.

« Tu vas quelque part ? »

Toi aussi, tu avais entendu les rumeurs selon lesquelles Aceline enchaînait les filles.

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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   13.09.15 16:00



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Je fais aussi des cauchemars.

Tes yeux s'ancrent dans les siens et tu te retiens de lui demander lesquels. Quels cauchemars ? Quel genre ? Pourquoi ça l'empêchait de dormir ? Quelles peurs pouvait-elle avoir pour l'empêcher de dormir paisiblement ?

Tu baisses alors la tête, t'as pas le droit, d'aller la voir, de la prendre dans tes bras, de lui donner cette tendresse que tu souhaites lui donner. T'as pas le droit, il faut pas, c'est pas toi. Tu t'attaches pas aux gens, tu les câlines pas, tu ne rêves pas de dormir avec une seule personne.

Non.

Ce n'est pas toi, tout ça. Et il faut que ça change le plus vite possible. Avant que tu craques de nouveau, avant que tu t'avances vers elle, avant que tu l'embrasses, avant que tu lui dises ce que tu ressens.

Tu vas quelque part ? te demande-t-elle, lançant un regard sur ton sac, sa voix étant presque glaciale d'un coup.
Rien d'important.

Rien d'important si ce n'est pas elle, et ça t'énerve. Parce que tu peux lui foutre un râteau à Amélie, Nathalie. Sophie ? Tu sais même pas son nom, tu sais juste que ça fini par i et c'est déjà pas mal.

Tu vas nul part sans elle, tu restes avec elle s'il le faut et de l'autre côté, tu veux la fuir, disparaître, te cacher loin d'elle parce qu'elle est trop là, trop présente, tout le temps, partout.

Tu passes une main sur ta nuque, te mords la lèvre, ouvres la bouche avant de la refermer. Puis tu te jettes à l'eau :

Tu veux en parler ? De tes cauchemars, rajoutes-tu après une pause.
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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   13.09.15 20:20

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Tu arques un sourcil à sa réponse. Son « Rien d’important » demeurait mensonger, à tes oreilles méfiantes, mais tu décidas de ne pas relever. Ses affaires n’étaient pas les tiennes, et tu te devais de le respecter.

SFDP gigote dans tes bras, pour se libérer de ton étreinte, et tu te dis que la dureté du sol doit lui manquer, et rejoins la table la plus proche de toi. Quand tu t’y assoies, tu as un déjà-vu : La séance de révision maladroite d’Indie te revient en mémoire, et tu souris faiblement, tandis que SFDP gambade au sol sur lequel tu viens de le poser. Tout en gardant au coin de l’œil une vision claire de ton lapin domestique (tu t’y étais trop attachée pour le perdre, maintenant), tu reportes ton attention sur Arthur.

Sa question t’a surpris. De tous les personnages de cette académie, il était bien le dernier à s’inquiéter des autres. Ou peut-être était-ce une façade ? On ne savait jamais vraiment avec lui. Peut être était-ce pour le mieux. Dans un sens, vous vous ressembliez.

On te prétendait franche et directe, mais tu ne disais toujours que les choses à moitié. Tes « je ne peux pas te voir » devenait des « tu m’agaces » et tes « je t’aime », des « je ne te hais point. ». Tu délirais sans cesse sur l’ « honnêteté » et la « vérité », mais passez ta vie à les cacher. Peut être que cette fois, ce serait diffèrent.

« Oh, tu sais. » Tu t’appuyas sur la table, les yeux un peu fatigués. « Les cauchemars se ressemblent tous. Des gens qui meurent, et d’autres qui ne se réveillent jamais. »

Tu soupiras, jouant avec l'une de tes mèches de cheveux. Les cauchemars n'étaient pas une nouveauté pour toi. Seulement, ceux de ton enfance t'épargnaient plusieurs jours d'affilés avant de reprendre. Et il ne t'empêchait pas de t'endormir. Tu avais la sensation de faire des terreurs nocturnes qui aurait dû prendre place des années en arrière, et le coma d'Athéna n'y arrangeait rien.

« C'est juste que... » Tu pris une grande inspiration, pour te préparer à dire ce que tu ne voulais pas entendre. « Je n'arrive plus très bien à dormir. Et toi ? J'ai cru comprendre que ton sommeil était aussi mouvementé. »

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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   13.09.15 20:35



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Ton attention se porte sur le lapin qu'elle dépose sur la table et tu le regardes comme si c'était une toute nouvelle attraction. Tes yeux s'accrochent à la boule de poils pour ne pas la regarder elle et tu fais des allers-retours sur la table en même temps que le lapin.

Oh, tu sais. Les cauchemars se ressemblent tous. Des gens qui meurent, et d’autres qui ne se réveillent jamais. Elle fait une pause avant de reprendre : C'est juste que... Je n'arrive plus très bien à dormir. Et toi ? J'ai cru comprendre que ton sommeil était aussi mouvementé.

Dès qu'elle a ouvert la bouche, tes yeux ont trouvés son visage et tu ne peux t'empêcher de l'observer, la détailler. Tu jettes un regard à la porte de la bibliothèque nocturne avant t'avancer vers elle, t'asseoir sur le dossier de la chaise, les pieds dessus, laissant ton sac traîner au sol.

T'allais tout foutre en l'air en restant là. Parce que t'allais pas pouvoir t'empêcher de l'observer avec ces yeux presque amoureux, avec cette envie de la toucher et d'être là pour elle. Des choses que tu ne comprenais pas vraiment et que tu n'avais pas vraiment très envie de comprendre.

Le lapin fait des allés et venus entre Siskah et toi et tu restes concentré un instant sur lui avant de répondre :

J'ai failli crever, à la dernière mission que j'ai faite. Je crois que j'aime trop le danger pour mon propre bien.

Tu hausses les épaules, désinvolte :

Je sais très bien que je crèverai en mission de toutes façons. C'est pas ça qui me dérange le plus. Enfin, j'sais pas. C'est rien d'important de toutes façons.

Change de sujet, change de sujet.

Et toi, tu tiens le coup ?
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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   13.09.15 22:06

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Tu retires presque une certaine fierté dans l’attention attendrissante qu'Arthur porte à ton lapin. D’abord, tu t’apprêtes à lui lancer « il est mignon, hein ? Il s’appelle Sale fils de pute. ». Mais tu te résignes. Difficile d’expliquer un nom pareil, et tu te voyais encore plus difficilement lui avouer que ce nom était directement inspiré de… Eh bien, de lui.

Tes doigts finissent par se poser sur la table, et tu en tapotes désormais la surface à intervalles régulières. Tes ongles, peints en rouge sombre, rendent la chose encore plus bruyante. Tes yeux suivent SFDP, qui semble attirer par ton orchestre improvisé, et un faible sourire prend place sur ton visage, tandis que ton esprit est paisible. S'il n’y avait pas eu Arthur autour de la table, tu te serais probablement endormie pour la première fois de la semaine.

Tes doigts arrêtent leur hymne quand Arthur ouvre la bouche, et tu relèves la tête. SFDP s’éloigne de toi, tandis que tes sourcils se froncent, que ton regard se durcit. Parler de sa mort hypothétique en étant si désinvolte, c’était un comble pour toi. Mais tu demeures silencieuse, malgré cette envie de critique qui grandit en toi. Tu demeures silencieuse à ses mots, et tu demeures silencieuse à sa question.

Puis tu dis :

« La mort est une chose sérieuse, Arthur. »

Oh, tu le savais. Tu le savais si bien, pour l’avoir vu de bien trop près. Avec ses bras squelettiques et son manteau vaporeux : Il lui suffit d’une étreinte pour emporter quelqu’un. À la mort de ton frère, un détail t’avait toujours surprise : Le monde ne s’était pas arrêté de tourner.

Il n’avait pas agonisé longuement, il n’avait pas eu le temps ou la force de te souffler des derniers mots déchirants. Il était juste mort, effrayé pour lui, pour toi, et triste de ne pas avoir vécu plus longtemps. Tu l’étais, toi aussi. Cet événement n’avait pas attendri les monstres, les méchants, comme dans ces romans d’aventures que tu lisais. Le temps, lui non plus, n’attend jamais personne, et l’heure tournait en ce vendredi tragique.

« Et si ça te convient de perdre face à un monstre, je n’ai que de la pitié pour toi. »

Ta main rejoint ta hanche, cherchant un paquet de cigarettes dans tes poches inexistantes. Il n’y en avait effectivement pas sur ton splendide pyjama, où était imprimé un nombre non négligeable d’ananas rouge. Tu t’étais toujours questionné sur l’existence d’ananas rouge, mais ce n’était pas le rôle des pyjamas, d’être des parangons de vérité.

« Pour te répondre, je ne tiendrais pas le coup si tu n’es plus là. »

Et tu te tus sur ces mots qui se voulaient être ignorés.

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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   14.09.15 15:56



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La mort est une chose sérieuse, Arthur.

Certes, elle n'a pas tord, elle a même totalement raison. Mais ce n'est cependant pas une chose qui t'effraie, bien au contraire. Ton subconscient n'est pas forcément d'accord avec toi, sûrement quelque chose d'ancré dans l'ADN humain ou un truc du genre, mais toi, ça te faisait pas flipper plus que ça.

Sa deuxième phrase ne te fait pas forcément d'effet, tu ne fais juste que la regarder, hausser les épaules comme un gosse pris en faute, mais qui s'en fout de s'être fait prendre.

Elle bouge, comme pour prendre quelque chose dans ses poches mais elle n'a pas de poche. Tu te frottes la nuque, fermant les yeux en réfléchissant un instant. C'était pas la meilleure chose à dire à Siskah et tu le sais, surtout avec son amie dans le coma. Tiens, tu aurais du réfléchir et lui dire que c'était rien d'important. De toutes façons, ce n'était rien d'importe.

Et sa voix est soufflée dans la bibliothèque pas très éclairée et tu en sursautes presque, comme si elle t'avait giflée, comme si elle te l'avait hurlé.

Pour te répondre, je ne tiendrais pas le coup si tu n’es plus là.

Je ne tiendrais pas le coup si tu n'es plus là.

Toi ? Etre important pour elle ? Assez pour qu'elle ne tienne pas le coup sans toi ? Sur le coup, tu n'y crois pas trop. Votre relation n'est qu'une explosion de sentiments contradictoires, une relation sans lendemain, des insultes à peine voilée et des gestes tendres entre deux "Je t'aime, moi non plus.".

Tu devrais t'excuser, Arthur. T'excuser pour croire que tu ne tiens à personne et que personne ne tient vraiment à toi. Que tu n'es qu'une personne qui va et qui vient dans les vies sans vraiment s'arrêter, sans vraiment être important. Tu devrais t'excuser de ne pas te battre pour vivre, de ne pas être attachée à cette vie comme tu devrais l'être. Tu n'es pas assez bon, pas assez bien, cette vie n'est rien pour toi, tu n'y attaches aucune importance. Tu ne devrais pas y attacher de l'importance.

Tu te mords la lèvre et te lèves, quittant la chaise, la faisant racler contre le sol et tu t'approches d'elle, contournant la table en bois, ta main s'arrêtant tout à côté de la sienne et tu t'abaisses vers elle, pas trop, pour qu'elle puisse te repousser, se lever, partir et fuir. Parce que vous ne faisiez que fuir à tour de rôle.

T'as pas le droit de me dire ça.

Non. En fait, elle n'a pas le droit. Elle n'a pas le droit de t'attacher à elle plus que tu ne l'es déjà. Elle n'a pas le droit de te dire qu'elle ne tiendrait pas sans toi alors que vous ne faisiez que vous fuir. Elle n'a pas le droit de te dire ça alors qu'elle t'a repoussé comme elle l'a fait, qu'elle t'a dit de ne plus jamais l'embrasser. Elle n'a pas le droit de t'enchaîner à elle comme ça, elle n'en a aucun droit.

Tu trembles, Arthur. Tu trembles sans savoir pourquoi. Tu ne sais même pas si c'est de colère ou de tristesse, ou seulement de fatigue ou encore parce que ton coeur ne s'est toujours pas calmé.

Mais tu trembles, et tu continues de trembler.

Elle n'a pas le droit de te dire ça, de t'enchaîner. Elle n'en a aucun droit alors qu'elle ne veut pas te donner ce que tu veux. Elle veut que tu restes ici, que tu ne risques pas ta vie, que tu ne te fasses pas tuer et de l'autre côté, elle te repousse et te fuit ? C'était l'hôpital qui se foutait de la charité, merde ! Elle n'en a pas le droit.

Ton poing se serre sur la table.

T'as pas le droit de me repousser pour ensuite me dire de pas crever. T'as pas le droit de faire ça, Siskah. T'as pas le droit de me laisser espérer comme une merde. Je déteste ça, je me déteste pour ça, okay ? Pour espérer comme une fillette de 14 ans alors dis moi les choses, ou ne me dis rien. Mais t'as pas le droit de me dire ça comme ça, comme si tu tenais à moi.


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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   15.09.15 22:09

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À ta propre surprise, il ne réagit pas violemment à tes propos. Le Arthur que tu connaissais, celui que tu visualisais dans ton esprit, s’énervait pour un oui ou pour un non. Pour une remarque. Pour de la pitié. Pour de la gentillesse. Tu avais toi-même expérimenté cette partie-là de sa personnalité, et il en avait résulté un instant de rage, et un nom très original pour un lapin.

Pourtant, aujourd’hui, devant tes yeux, il ne s’était pas mis à crier. Ça t’évitait beaucoup d’ennuis – Tu détestais les gens bruyants -, beaucoup de troubles inutiles. Et puis, maintenant que SFDP t’accompagnait dans tes déplacements, tu étais encore plus pointilleuse sur le niveau sonore d’une personne : On disait les lapins capables de mourir d’une crise cardiaque pour un oui ou pour un non, et tu tenais vraiment au tien.

Ton aveux semble le surprendre, sinon le déranger. Tu poses un regard inquisiteur sur son visage, observant ses traits changer sous l’effet de l’étonnement, et tes lèvres s’étirent en un sourire incrédule. Était-ce si difficile à croire, pour lui, qu’il soit apprécié par quelqu’un autre que sa petite personne ? Et encore : Tu supposais que sa pseudo-confiance en soi soit une façade. Mais n’était-ce pas le cas de tous ?

Tu relèves la tête quand tu l’entends se déplacer, au son de sa chaise grinçante. Il s’approche de toi, et tu as ton habituel mouvement de recul. Vous passiez votre temps à vous fuir, puis à vous rattraper. Un jeu si courant entre vous qu’il en était devenu le fondement de votre relation.

Tu ne le quittes pas des yeux, curieuse sur ce qu’il cherchait bien à faire. Puis tu remarques ses mains, tremblantes. Te voilà surprise, Siskah, pour la première fois de la soirée. Tu ouvres la bouche, prête à lui parler, à lui demander ce qu’il peut bien lui arriver, mais il te coupe dans ton questionnement.

« T'as pas le droit de me dire ça. »

Tu arques un sourcil, prête à le railler : De quoi n’avais-tu pas le droit ? De l’apprécier ? Ridicule. Ce n’était pas à lui d’en décider, puisque ton cœur et ta détermination était bien la seule valeur certaine chez ta petite personne égocentrique. On pouvait tout te prendre : Critiquer ta dureté, ton sale caractère, ton détachement, même ton lunatisme si on souhaitait tout citer. Mais ta détermination ? Ta force, qui s’apparentait à de l’insolence ? Non.

« Ne sois pas ridicule. »

Tu places une mèche de cheveux derrière ton oreille, sûre de toi, comme toujours. Pragmatique. Puis il continue.

Tes yeux s’écarquillent. Ton assurance se perd dans le rougissement de tes joues. Tes pensées affluent. Ton cerveau traite l’information, cherche une réponse, mais c’est un problème d’un nouveau genre qui se pose devant toi. Un problème sentimental. Un grand « Aaaah » s’articule dans ta tête, et tu le chasses de tes pensées. Ce n’est pas un cri perdu, qui allait faire avancer les choses.

Pourtant, tu n’as plus les mots. Tu as le sentiment que ton cerveau court-circuite, que ta mémoire se perd avec les choses à dire, et celles à garder pour toi. Dis moi les choses, on te demande.

Oh mon dieu, et quelles choses ? Tu hésites, tes yeux palpitent, le silence devient troublant, et il t’étouffe. Tu t’y noies. Puis tu articules.

« Je ne suis pas sûre de… »

Tu oublies la suite de tes mots, et te répètes que c’est pitoyable pour la présidente du conseil des élèves que tu es.

« Arthur, tu sais bien que... »

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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   15.09.15 22:38



Atlantis
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Ce silence la tue, l'étouffe comme il t'étouffe ça. Il te gêne, te dérange et tu as juste envie de le combler par tes mots, de lui hurler dessus, de lui dire d'aller se faire foutre. Tu tiens pas. Elle ouvre la mort, articules une série de mot qui te font serrer les dents, elle se stoppe, reprend. Ce ne sont que des idées lancées dans le désordre et à peine a-t-elle terminée que ta voix s'élève, froide, glaciale, distante, ton poing serré toujours à trembler sur la table :

Non je sais pas, j'en sais rien, c'est ça le problème. Je sais rien, tu veux rien dire, parce qu'on est pas comme ça, parce qu'on ferme notre gueule parce que les sentiments c'est pas nous, c'est pas toi, c'est pas moi. Mais même si tu mets pas des mots sur ce que tu ressens ou pas, t'as pas le droit de me repousser pour ensuite me dire de pas crever.

Non, elle n'en avait aucun droit. Et tu t'énerves, Arthur. Tu t'énerves vraiment. La colère vient prendre ta gorge, ton estomac, tes membres entiers. Ce genre de colère qui te fait trembler de la tête aux pieds mais qui ne fait pas trembler ta voix, elle qui reste si froide, si distante, si glaciale. Comme si ça ne t'atteint pas alors qu'au contraire, ça te détruit carrément.

Elle n'a pas le droit de te faire espérer, de te lancer quelques mots, dans le vent, comme si ça ne la concernait pas alors qu'à toi, ça te fout le coeur en l'air, que ça te fait aller baiser avec n'importe qui dans n'importe quel état, alors que le seul prénom qui meurt sur tes lèvres est le sien, alors que la seule chevelure à laquelle tu penses est la sienne, alors que ce n'est que sa voix que tu entends partout autour de toi. Elle n'a pas le droit de te dire quoique ce soit alors qu'avec une seule parole, un seul espoir, elle détruit toute cette carapace que tu as mis des années à construire.

Les sentiments, tu les as toujours repoussés, refoulés, exécrés. Vous n'êtes pas fait pour être copains, les sentiments et toi. T'es pas comme ça, t'es pas niais, t'as pas de pote, t'es pas attaché aux autres. Ils peuvent crever que t'en aurais rien à branler mais elle, elle. Le simple fait de la voir au téléphone, à trembler comme une feuille, les yeux rouges devant ce lit blanc, ça t'avait mis dans tous tes états, t'avais pas compris, tu savais pas pourquoi tu réagissais comme ça.

Parce que les sentiments et toi, vous n'avez jamais été liés.

Jamais.

Mais elle, elle arrivait, et elle foutait tout en l'air.

Et ensuite, quand elle avait tout mis sans dessus dessous, elle revenait, la bouche en coeur, à te dire qu'elle ne tiendrait pas si tu n'étais plus là, alors que tu commençais à ne plus chuchoter son nom, à ne plus penser à ses cheveux et à ne plus entendre sa voix partout autour de toi. Elle redevenait ton obsession avec une seule parole, une seule et unique parole.

Elle avait pas le droit de jouer avec toi et de te détruire comme ça. Toi qui n'avait jamais été dans cet état pour quiconque ou avec quiconque.

T'es là, et j'ai préféré poser à un lapin à une meuf pour rester avec toi alors que je sais très bien comment ça va finir, parce que ça finit toujours pareil, tu fuis, je fuis, on fuit tous les deux, on s'engueule puis on se parle plus pendant des lustres, puis on revient, pour s'envoyer des coups dans la gueule ensuite. T'es là et t'oses me dire de pas crever comme si t'en avais quelque chose à foutre mais Siskah bordel, je suis que dalle, je suis rien. Je l'ai jamais été et ça va pas commencer maintenant. Tu le sais, je le sais. Dis moi tout ou me dis rien. Mais ne me donne pas des brides une fois tous les quatre cent ans.

Ta voix s'accélère, ton souffle aussi et tu trembles toujours autant. Tu peux pas t'en empêcher. T'arrives pas à t'en empêcher. Ta crise d'adolescence, tu l'as jamais eu, tu l'as jamais faite, t'as jamais eu de crise identitaire à savoir qui tu étais ou qui tu n'étais pas, tout simplement parce que tu as toujours su que tu n'étais rien. Tu n'es rien, pour personne, même pas pour toi, ni même pour ta génitrice ou ton géniteur. T'es que dalle pour personne et elle a pas le droit de te donner de l'importance maintenant, alors que tu as vécu pendant dix sept ans à te dire que tu n'étais rien.

Elle n'a pas le droit.

Elle n'a pas le droit de te détruire comme ça.

Parce que ça te détruit, Arthur. Ca te détruit ça te met dans tous tes états. Ca te rend malade, ça te donne envie de vomir parce que pour la première fois depuis ta naissance, Arthur, tu as envie de compter pour quelqu'un, tu as envie de compter pour quelqu'un, vraiment, tu as envie d'être important, ne pas être qu'une passade, une sorte de pile, de bons potes qu'on oublie très vite, celui qui fait sourire mais pas assez rire, celui qu'on oublie dès qu'on ne le voit plus. Tu as toujours été ça, tu le seras toujours, alors elle n'a pas le droit de te rendre important maintenant.

T'as envie de chialer, Arthur. De chialer comme un gosse, de laisser tomber, d'abandonner. Mais tu sais pas quoi laisser tomber, pas quoi abandonner. Tu veux juste chialer, t'as juste besoin de ta dose d'adrénaline que ton corps te demande sûrement.

Je crèverai comme une merde, tué par un monstre avec un nom à rallonge, et la seule chose à laquelle je penserai c'est toi, au lieu de penser que, putain, j'ai eu une putain de dose d'adré. Et t'as pas le droit de m'enlever ce plaisir de merde qu'est ma putain de dose d'adré en mission alors que j'ai que ça. T'as pas le droit de prendre la place de la seule chose qui m'a maintenu en vie jusqu'à maintenant. T'as pas le droit de m'enchaîner comme ça et de me dire de pas crever alors que j'ai aucun compte à rendre à personne. T'as aucun droit.

Non, elle n'en avait définitivement pas le droit.
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Zeta


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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   16.09.15 18:22

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Tes rougeurs ne veulent pas s’atténuer, et tes mains ne cessent trembler par l’appréhension. Te voilà avec quelque chose – ou plutôt quelqu’un – qui te dépassait. Qui ne te traitait pas avec le respect condescendant qui t’était dû. Qui te reprochait tes choses. Qui t’en demandait. Cela t’était nouveau. Cela t’était insupportable.

Tu ne dis plus rien, et te contentes de regarder les aller-retour de SFDP sur la table, le visage fermé. L’impression d’être une enfant encore immature, qui se faisait réprimander comme une idiote prise sur le fait, grandit en toi, et te fait grincer des dents. Tes poings se serrent, et ta colère s’étend, colore ton esprit en rouge absolu. Tes yeux quittent le corps fragile de SFDP pour s’aventurer au-delà d’Arthur, au-delà de votre table, vers le vide.

Tu te dis que pour quelqu’un venu fuir ses insomnies à la bibliothèque nocturne, tu la quitterai encore plus éveillée.

Tu inspires une longue bouffée d’air et intimes à tes pensées d’être cohérentes. Il était temps, pour toi, d’en terminer avec ces manières ridicules que vous aviez de vous fuir pour mieux retrouver. Tu croisas les jambes sur ta chaise, et plaça tes mains devant toi, avec tes doigts croisés les uns dans les autres.

À quoi jouais-tu ? Tu étais Siskah, bordel. Pas une adolescente à la découverte de sentiments puérils qui te mettraient en danger, toi et ton intelligence. Ton but final n’était pas un mariage heureux, ou des enfants beaux et pleins de succès. C’était l’extermination des monstres une bonne fois pour toute, car l’humanité ne pouvait gaspiller sa vie à les combattre.

« Mes excuses. »

Ton visage était devenu étonnement serein, étant donné les événements antérieurs.

« La vérité, c’est qu’on ne m’a jamais aimé ainsi. »

Pourtant, malgré tout le contrôle que tu exerçais sur toi-même, toute ta force et ta détermination, tu ne pus retenir un regard doux, attendrissant, qui semblait emprunt au bonheur de se sentir appréciée pour ce que l’on était, même si cela signifiait un terrible personnage, cruel, compliqué et insolent.

« On ne m’a jamais aimé autant. », te sentis-tu obligée d'ajouter.

Tes pouces jouèrent entre eux, et tu ne pus même pas soutenir le regard d’Arthur tellement la gêne sentimentale te submergeait maintenant. Si puérile. Si mielleuse. Si enfantine. Si différente de toi.

« Je vais être honnête. » C’est ce que tu souhaites, non ? « Tu as foutu ma vie en l’air. C’est très agaçant. »

Tes mains se lâchèrent, et tu croisas les bras, avec ton air hautain et tes manières dogmatiques. Ton chemin tout tracé de génie s'était écroulé, et tu peinais encore à trouver quelque chose à quoi t'accrocher pour te soutenir, maintenant que des années de ta vie étaient parties en fumée à cause de lui.

« On est dans des temps dangereux, et on pourrait tous les deux mourir demain. Je ne veux pas plus m’attacher à quelqu’un trop idiot pour tenir à sa propre vie, Arthur. »

Parce que tu avais assez souffert. Parce que tu en avais assez de voir des gens disparaître autour de toi, et d'autres ne devenir que l'ombre d'eux-même.

« Cependant. Et tu as intérêt à bien imprimer ça dans cette mémoire qui est la tienne... Je... »

Ça s'annonçait un peu plus difficile que tu ne le pensais. Tes romans à l'eau de rose t'avaient-ils donc menti sur toute la ligne ? Tu ne voyais rien de romantique à cette déclaration.

« Je t'aime. » Puis tu t'empressas de rajouter, quand tu sentis tes joues en feu, comme pour inciter ton esprit à s'apaiser. « Un peu. Légèrement. »

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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   16.09.15 19:07



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Mes excuses.

Et tes dents grincent, ton poing se serre.

La vérité, c’est qu’on ne m’a jamais aimé ainsi.

Je ne t'aime pas, as-tu envie de lui hurler.

On ne m’a jamais aimé autant.

Je ne t'aime pas, je ne t'aime pas. Je ne t'aime pas, je ne t'aime pas. Je te déteste, as-tu envie de lui dire, mais rends toi à l'évidence Arthur, t'es amoureux d'elle et t'avais essayé d'oublier ça par tous les moyens possible et inimaginable. T'avais même couché avec un mec, putain, pour l'oublier elle. Tu l'écoutes parler, tu l'écoutes et tu devrais partir, fuir. Parce que tu ne veux pas entendre un nouveau refus, une nouvelle claque dans la gueule, tu ne veux pas. T'en as pas envie, ça te détruirait.

Cependant. Et tu as intérêt à bien imprimer ça dans cette mémoire qui est la tienne... Je... Je t'aime. Un peu. Légèrement.

Tes yeux papillonnent, ton corps recule sous la surprise, à peine, et tu ne peux t'empêcher de la regarder, de l'observer et ta bouche est entrouverte, sans que tu ne saches pourquoi. L'information n'arrive pas vraiment à ton cerveau.

Tu... quoi ?

Non. Ce n'est tout simplement pas possible. Tu t'attendais à un nouveau refus, à une claque dans la gueule, à des excuses peut être, une fuite sûrement. Mais. Pas ça. Surtout pas ça.

Arthur ? lâche une voix que tu reconnais à peine dans la bibliothèque.

Et tu paniques à la simple idée que ton rendez-vous de ce soir ce soit dit que ce serait bien de rentrer dans la bibliothèque.

Tu restes silencieux, posant ta main sur la bouche de Siskah sans t'en rendre vraiment compte, laissant l'autre fille t'appeler une ou deux fois avant d'entendre les portes se fermer définitivement derrière elle. Ton corps se détend enfin et tu te recules d'elle, détournant le regard, les joues rouges comme celle d'un gosse de dix ans et tu te racles la gorge.

Tu ne sais ni quoi faire, ni quoi dire. Tu ne t'attendais pas à ça, tu t'attendais encore à ce jeu du fuis moi je te suis, suis moi je te fuis.

Je ne t'aime pas, murmures-tu doucement, mais tout ton corps dit le contraire.

T'es pas encore prêt à le dire, à l'avouer à toi-même. Tu laisses échapper un léger soupir, de soulagement sûrement, puis tu te baisses vers elle et déposes un baiser sur le haut de son front, à la limite de ses cheveux roux, avant de reculer légèrement, t'appuyant sur la table.

On est pas fait pour ça, hein ?
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MessageSujet: Re: ❝ Atlantis ❞ feat Arthur   18.09.15 13:47

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Son visage incrédule t’arracha un sourire. Était-ce si difficile à croire ? Tu n’étais pas une monstruosité incapable du moindre sentiment, contrairement à ce que ton visage impassible pouvait laisser penser. Dans les faits, la vérité était même plutôt opposée : Tu mettais certes du temps à te lier à quelqu’un, mais ton amitié était sincère, et il était alors difficile de te séparer de cette personne.

Tu contemplais encore ses joues rouges, paisible, quand une voix de fille – de femme ? – résonna dans la bibliothèque, appelant le garçon à tes côtés. Venant de derrière les larges rangées de livres. Tu commenças à t’y diriger, curieuse, mais compris lorsqu’Arthur plaça sa main sur tes lèvres que tu n’avais pas eu si tort que cela, tout à l’heure. Les rumeurs étaient donc fondées : Il s’était bien mis à batifoler avec n’importe qui.

Tu le fixas longuement, tandis qu’il cherchait encore à te faire taire, avec des yeux suspects et pleins de reproches.

« Je suppose que c’est elle, le "rien d’important". »

On pourrait croire percevoir de la jalousie dans ta voix, mais il n’en était rien. Tu te penchas un peu, pour avoir une vue plus claire sur la large porte de la bibliothèque, comme pour vérifier que la jeune fille était bien partie. Ce n’était pas des injures ou des malédictions à son sujet qui empoisonnaient ton esprit en ce moment ; En fait, tu te demandais surtout à quoi elle pouvait bien ressembler.

Quand le chuchotement d’Arthur arrive à tes oreilles, tu te retournes doucement dans sa direction, puis revient à ta place, récupérant SFDP au passage.

« Bien entendu. »

Ton regard malicieux ne quitte pas ton visage, tandis que tes mains passent et repassent sans cesse sur la fourrure agréable de ton lapin. Tes yeux, concentrés eux aussi sur le petit être frêle dans tes bras, se relèvent quand Arthur vient déposer un baiser sur ton front. Tu lui souris – tu as l’impression de ne jamais avoir autant souri de ton existence -, ignorant tant bien que mal les rougeurs sur tes joues.

Tes yeux rejoignent les siens, et tu sembles réfléchir. Tu avais peur, peur de comment cette relation entre les deux personnes les moins romantiques de tout Dandelion allait se poursuivre, mais pour cette fois, le futur te semblait heureux.

« Certainement pas, non. »

Ce fut à ton tour de te lever, serrant SFDP contre ta poitrine, pour lui faire face. Tu te risquas à tenir ton animal dans une seule de tes mains tandis que l'autre alla se poser contre la joue d’Arthur, que tu finis par embrasser.

« Mais j'ai le sentiment qu'on va s'en sortir. »

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