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 Tell me a secret. | Nyx H. Wither

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MessageSujet: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   15.07.15 3:14



Tell me a secret



– Mais si j’te dis ! Y a une entrée secrète quelque part, ça mène à une vieille bibliothèque ! Y a peut-être des vieux bouquins sur de la magie interdite ! Viens avec moi.

Hmm… Des vieux bouquins sur une magie interdite ? Vous pensez réellement que de la magie interdite existerait ? Qui sait. En tout cas, ça vaudrait le coup d’aller voir. Cette bibliothèque renferme peut-être des bouquins qui peuvent m’aider à être plus forte, plus puissante. Je frissonnais à l’idée de trouver un endroit pareil. Mais le problème, c’est que je ne savais pas par où commencer les recherches. Dandelion était une vaste académie, et elle regorgeait de recoins improbables. Je m’asseyais sur le bord du chemin et regardait Shiro se dégourdir les ailes à travers les pétales de cerisiers. C’était calme et reposant ici, et cela permettait à cet oiseau de prendre l’air. Pendant ce temps là, je m’allongeais dans un coin afin de réfléchir un peu sur ce que je venais d’entendre. Une entrée secrète ? Et s’ils fabulaient ? Les élèves n’étaient pas tous nets dans leur tête, et je savais de quoi je parlais. Puisque je n’étais pas vraiment normale non plus. A vrai dire, j’étais carrément folle ! Et même rien que le fait d’y penser me rendait encore plus dingue. Shiro venait se poser à côté de moi, croassant deux fois. Qu’avait-il découvert ? Je tentais de ne pas y faire attention et je le poussais un peu afin de lui faire comprendre qu’il pourrait retourner à ses occupations.

– Allez, dégage de là. Reviens quand t’auras trouvé l’entrée secrète.

Il prenait à nouveau son envol tandis que je regardais le ciel. Quelques nuages blancs passaient au-dessus de moi, faisant un peu d’ombre. L’air frais faisait un courant d’air dans l’allée et quelques pétales s’envolaient en tourbillonnant. Et si l’entrée de la vieille bibliothèque était ici même ? Mais où cacherait-on  une entrée d’une pièce qui devait certainement être vaste ? Sous terre, peut-être ? Ca me paraissait carrément improbable en fait. Et si ça l’était ? Aaaah je vais péter un câble à force de trop y réfléchir. Le léger vent emportait une odeur chaude et délicieuse. Mon estomac me rappelait que manger était essentiel. Et plus je humais l’odeur, plus il grondait. Oh que j’avais faim ! Je sentais que l’odeur s’approchait de moi, et un croassement me fit ouvrir les yeux. Une gaufre s’écrasa sur ma tête, Shiro venait de me ramener ça de… Il avait trouvé ça où au fait ?

– Bougre d’idiot, j’bouffe pas n’importe quoi. T’as trouvé ça où d’abord ?

Il volait en direction d’un petit banc, pas très loin de ma position et tournait en rond au-dessus de la tête d’une jeune femme pas très commode. En même temps, mon corbeau venait certainement de lui voler son repas. J’approchais d’elle en lui tendant ce qui lui revenait de droit. Après tout, je n’étais pas une voleuse, et même si je suis une sacrée garce, ce n’était pas dans mon optique. Mais attendez… Je retirais ma main en voyant un bouquin posé à ses côtés. Si elle voulait sa gaufre, elle devrait répondre à ma question avant. Ce livre me rappelait ce à quoi je pensais deux minutes auparavant, et si des élèves savaient pour l’entrée secrète, peut-être qu’elle aussi du coup. J’approchais la gaufre de ma poitrine, la tenant fermement dans les mains et fixais la jeune femme.

– Si tu veux ta gaufre, va falloir me dire d’où sort ce bouquin ! J’ai entendu dire qu’il y avait une bibliothèque secrète, et je suis certaine qu’il vient de là ! Avoue ou tu ne reverras pas ta gaufre !
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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   15.07.15 4:22






Tell me a secretLet me eat alone, please.



Je revenais du petit stand pas loin du portail de Dandelion, présent tous les jours sauf le week-end. J'avais fini de m'occuper des plantes près de la fontaine du Phénix, et mon ventre réclamait son dû. L'heure était propice à une petite sucrerie, c'est donc logiquement que mes pas m'ont conduite à ce stand où j'étais maintenant connue, et visiblement appréciée. Pourtant, je ne faisais qu'acheter des gaufres fourrées, comme n'importe quel client. Parfois, le tenancier m'en offrait une ou deux de plus, sur les quatre ou cinq que je prenais habituellement. Je ne savais pas pourquoi il était aussi gentil avec moi, alors que tout ce que je faisais c'était commander et consommer. Peut-être que je devrais le lui demander la prochaine fois … L'ayant remercié, je me dirigeais vers la suite de mon rituel habituel lorsque je revenais avec ces fameuses gaufres : direction le troisième banc de l'allée des cerisiers, sur la droite. Celui qui se trouvait sous l'arbre le plus large, qui protégeait le banc des rayons du soleil. J'étais habituée à la chaleur, d'ailleurs mes habits étaient typiques d'une fille originaire de la région d'Ys : légers. Mais même malgré ce style qui normalement attirait les regards, je passais inaperçue. Les élèves qui posaient leurs yeux sur moi les détournaient très vite. Au moins, ça m'arrangeait : je pouvais manger ma collation seule, en toute sérénité.


Comme à mon habitude, j'avais un gros livre avec moi. Celui-ci était porté sur l'ornithologie. Une grosse encyclopédie, plutôt lourde et volumineuse. Cela faisait trois jours que j'étais dessus, et je la dévorais avec ferveur. Pendant que je tournais les pages, imprimant les mots et leur sens dans ma mémoire, je mangeais doucement une gaufre. Délicieuse, comme toujours. Le tenancier du stand devait sans doute y mettre beaucoup d'efforts pour satisfaire le palais de ses clients. En tout cas, le mien était ravi. Sans quitter des yeux les pages qui se tournaient à une allure folle sous l'action de mes doigts, la première gaufre disparut totalement dans mon ventre. Et alors que je venais d'en prendre une seconde dans mon sachet, lorsque mes mâchoires se refermèrent, ce fut dans le vide. Mon repas venait de … disparaître ? Je clignais des yeux, l'air toujours neutre. C'était mon quotidien depuis tant d'années, cette apparence amorphe et totalement inexpressive que j'en avais pris l'habitude depuis longtemps. Je poussais un long soupire avant de regarder à droite, puis à gauche, sous le banc, derrière … Mais ma gaufre n'était nulle part. Envolée. Disparue à tout jamais. Enfin, c'est ce que je croyais, jusqu'à ce qu'une fille d'à peu près mon âge se montre devant moi. Des battements d'ailes atteignirent mes oreilles, et je levais la tête pour voir un oiseau se comporter drôlement. On dirait un corbeau … Lorsque mes yeux se reposèrent sur la jeune fille, elle me tendait ma gaufre disparue. Comment l'avait-elle eue ? Enfin, peu importe. Je tendis la mienne pour la saisir, mais elle me la retira au dernier moment. Mon regard vide, inexpressif et malade se posa sur le sien, la fixant dans le noir de ses iris. Elle prit la parole, et me fit une sorte de chantage. La bibliothèque secrète ? Pourquoi voulait-elle y aller ? Il n'y avait rien que des vieux bouquins qui tombent en miettes là-bas. Je haussais les épaules à son invective, et sortit une nouvelle gaufre de mon sachet que je me mis à manger devant elle. Et à ce moment-là, j'entendis son ventre gargouiller. Bon, puisqu'elle était affamée ...


« Tu peux la garder, puisque tu sembles avoir faim. J'en ai d'autres. »


Et ce fut tout. Elle perdit tout intérêt à mes yeux. Je reportais mon attention intégrale à mon encyclopédie, tournant quelques pages avant de tomber sur celle qui parlait des espèces de corbeaux. Drôle de coïncidence, ça … Mes yeux se relevèrent à nouveau, pas en direction de l'élève, mais en direction du volatile, qui semblait être familier avec elle.


« Corvus macrorhynchos, aussi appelé corbeau à gros bec … Bel oiseau, je me demande pourquoi il agit comme ça ... »


Et mes yeux se posèrent à nouveau sur le papier, cherchant des informations sur les comportements de cette espèce. C'est comme si la présence de la représentante femelle des homo sapiens sapiens qui se tenait devant moi n'existait pas. Après tout, je ne la connaissais pas, je n'avais pas spécialement envie de la connaître, et elle ne suscitait aucun intérêt chez moi. J'espérais juste qu'elle s'en aille et me laisse manger tranquillement.




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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   15.07.15 19:20



Switching face






Mon ventre avait trahi la famine qui m’envahissait à mesure que les minutes passaient. En même temps, qui a eu l’idée d’inventer un truc aussi bon ! L’odeur des gaufres était toute aussi délicieuse que le goût. C’était juste impossible de ne pas succomber à ça. La jeune femme avait remarqué que j’avais vraiment la dalle. Et en plus d’avoir de quoi me sustenter, elle avait aussi la réponse à ma question. C’était une certitude ! Sauf que la jeune femme assise devant moi ne semblait pas porter énormément d’intérêt à la gaufre que j’avais en otage, entre mes mains. Elle me l’avait même offerte si gentiment. MAIS QUOI ? Non, non, non ! C’est moi qui décide ici, je donne les directives d’abord ! Elle n’avait pas le droit de tourner la situation à son avantage. C’était impossible !

– Ça ne marche pas comme ça, tu vas me dire où est la…

Je ne terminais pas ma phrase puisqu’après tout, elle ne m’écoutait pas. Absolument pas. Shiro continuait toujours de planer au-dessus de nous et se posa sur mon épaule après un dernier battement d’ailes. Le regard de la brunette était fixé sur lui, et elle commença par étaler sa science. L’oiseau à la robe noire s’empressa de piquer un bout de gaufre avant de l’avaler d’un geste net et précis. Ben vas-y, pique moi ma bouffe maintenant, on ne dira rien ! Elle se demandait pourquoi il agissait avec autant de sympathie avec moi. Ou un truc du genre. Mais la question n’était pas là ! Elle continuait à fouiner dans son gros bouquin et ne faisait même plus attention à ma présence. Hmm… Il fallait que j’attire son attention, j’avais une idée. Un peu farfelue, certes. Mais qu’est-ce qui ne l’était pas chez moi ? Je m’asseyais à ses côtés, attrapant Shiro et lui demandait de partir faire un tour. Peut-être qu’il me rapportera des informations. Je relevais légèrement ma jupe noire avant de croiser les jambes et de dévorer la gaufre. Je ne pouvais pas m’en empêcher finalement.

– Shiro n’est pas l’intérêt principal, ma jolie. Et tu n’as toujours pas répondu à ma question finalement. Ton bouquin, tu le sors d’une bibliothèque, j’me trompe ?

On allait reprendre la conversation tranquillement, et je ne me gênais pas pour attraper une seconde gaufre dans son paquet. Désormais, il n’en restait plus qu’une. Essayons de paraître un peu moins agressive. Peut-être qu’elle s’ouvrira à moi, comme son fichu bouquin pleins de vieilles pages ! Alors je dévorais la seconde friandise tout en la regardant. J’avais omis un point important en fait, et je venais de m’en rendre compte : les présentations.

– Au fait, je m’appelle Lucia. J’ai été très impolie d’engager une conversation comme ça, sans me présenter à toi. Mais, ton livre a déclenché tant de questions que je n’ai pas pu m’en empêcher.

La carte de la gentille fille, ça marcherait forcément. Les gens appréciaient les personnes sympathiques. Au fond, je n’étais pas non plus la pire, mais pas la meilleure non plus. Shiro volait haut dans le ciel, disparaissant parfois derrière les nuages. Je le surveillais du coin de l’œil, il attendait le moment opportun avant de revenir, comme un vautour attendant la mort de sa proie. Et de mon côté, j’attendais la réponse de la jeune femme…
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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   15.07.15 20:27






Tell me a secretReally, leave me alone.



Mon encyclopédie avait tout un tas d'informations sur les corbeaux en général, l'espèce que je venais de voir y compris. Ce qui m'intéressait pour le moment, c'était des indices sur son comportement. D'après mon livre, ils ont la fâcheuse tendance à voler de la nourriture, morte ou vivante, végétale ou animale. Omnivores, ils étaient plutôt malins, au point de savoir par exemple ouvrir des sacs poubelles. Je vois, donc cet animal devait lui aussi avoir faim, et il avait senti une source de nourriture près de moi, c'est donc pour ça qu'il volait au-dessus de ma tête, comme s'il était en reconnaissance ! Cela dit, il m'avait déjà volé une gaufre, c'est bien suffisant pour un volatile de son envergure. Je relevais la tête vers le ciel, le cherchant à nouveau des yeux, mais il n'était plus là. Alors mon regard se posa à nouveau sur la jeune fille. Tiens, elle était toujours là, elle ? Et le corbeau s'était posé sur son épaule d'ailleurs. Ah, je vois … Elle l'a donc apprivoisé, ou quelque chose comme ça. Ma foi, pourquoi pas. Après tout, les corbeaux étaient des créatures intelligentes, donc c'était possible qu'il se soit attaché à elle. D'ailleurs, il lui piqua effectivement un bout de gaufre qu'il engloutit rapidement. Malicieux, cet oiseau. Je continuais de le regarder, ignorant copieusement la fille qui venait de s'asseoir à côté de moi. Mais bon, elle envoya mon divertissement ailleurs, probablement pour essayer de capter mon attention en éliminant les distractions.


Raté pour elle, à peine le corbeau parti que tout intérêt fut perdu. Si je l'ignorais assez fort, peut-être qu'elle partirait ? En général, c'est ce que faisaient les gens. Je les ignorais tellement fort qu'ils en doutaient même de leur existence. Du moins, c'est ce que je me plaisais à penser. Du coin de l’œil, je la vis remonter un peu sa jupe et croiser les jambes. Mais qu'est-ce qu'elle essayait de faire ? Elle avait chaud ? C'est vrai que le temps était assez lourd, mais tout de même. Je n'allais pas juger de l'indécence de son geste, puisque visiblement, pour les gens d'ici, mes tenues l'étaient tout autant. Les us et coutumes de chaque ville étaient vraiment différentes … Elle m'adressa finalement la parole à nouveau. Elle n'allait donc pas me laisser en paix. Soit, j'allais devoir la faire partir à ma façon, dans ce cas … Je l'écoutais parler, toujours en lisant et tournant les pages à la vitesse de l'éclair. Prêter une oreille attentive à ce qu'elle disait ne m'empêchait pas de mémoriser ce que je lisais, c'était un des avantages que je possédais : la capacité de faire correctement plusieurs choses à la fois. Je saisis sèchement son poignet alors qu'elle s'était allègrement servie sans gêne dans mon sachet de gaufres. J'étais tentée de la lui reprendre – après tout, ce sont MES gaufres – mais à quoi bon se battre pour une sucrerie ? Lâchant un soupir exaspéré, je fis de même avec son poignet et la laissa emporter un bout de mon repas. Elle avait quand même faim. Et si son ventre arrêtait de gargouiller, peut-être qu'elle me laisserait tranquille ?


« Tes jambes sont poilues. »


J'avais en effet remarqué le reflet de sa pilosité, certes peu développée mais bel et bien existante. Et une simple phrase comme celle-ci devrait la vexer, l'indigner ou je ne sais quoi. Ca devrait lui passer l'envie de me parler et de déranger le calme et la sérénité de ma pause goûter. C'était une heure sacrée pour moi. Je fermais sèchement mon livre, dans un bruit qui me plaisait bien.


« Ca me semble évident d'où il vient, il y a une étiquette sur le côté correspondant à son emplacement. Tu n'es jamais allée dans une bibliothèque scolaire ? Si tu te poses autant de question sur lui, tu n'as qu'à attendre deux jours de plus et tu pourras venir l'emprunter. Maintenant, tu devrais t'en aller. Je suis très malade et c'est contagieux. »


Je détournais à nouveau la tête, fixant l'arbre face à moi, prenant dans mes mains la dernière gaufre qu'il restait et la mangeant doucement, appréciant chaque bouchée. A nouveau, la dénommée Lucia n'existait plus à mes yeux. Je n'avais pas pris la peine de lui donner mon nom, car je voulais éviter qu'elle me retrouve plus tard pour m'ennuyer à nouveau en essayant de faire la conversation. Je lui avais également menti sur la nature de mes maladies, parce qu'en général, ça faisait fuir les gens. Qui voudrait être gravement malade, de toute façon ? J'espérais de tout cœur que mes efforts suffisent à la faire partir, qu'elle ne soit pas suffisamment accrochée à son envie de découvrir la vieille bibliothèque au point de m'embêter encore longtemps. Sérieusement, cela ressemblait plus à un cimetière à livres qu'à autre chose en plus, pourquoi était-elle aussi intéressée par ce lieu ? Je finissais enfin ma gaufre, et rouvrit mon encyclopédie, m'y plongeant à nouveau, totalement happée par les informations que je lisais. J'étais passée aux chouettes, et je ne pus m'empêcher de repenser à celle qui nichait dans mon grenier et qui venait me voir tous les soirs, ou presque. Je me demandais si elle avait tout ce qui lui fallait. Peut-être qu'en apprenant davantage sur son espèce, je pourrais lui donner un nouveau confort supplémentaire ?




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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   15.07.15 22:23



Gonna be crazy !






Elle avait tenté de m’arrêter en plein délit de vol. Oui, je me servais sans aucune gêne et alors ? Shiro lui avait piqué sa gaufre, je pouvais bien en faire de même. La jeune femme avait osé m’attraper le bras, enfin… Le poignet. Un acte dangereux et irréfléchi, je pouvais très bien lui en coller une dans la mâchoire mais ce n’était pas dans mes principes de frapper sans raison. Et puis, elle ne cherchait qu’à protéger sa nourriture, personnellement, j’aurais cassé la tronche à celui qui m’aurait volé la bouffe sous le nez. Et puis d’un coup, comme ça, elle m’avait craché que mes jambes étaient poilues. Je prenais ma jambe gauche dans la main avant de caresser lentement, et de vérifier de près. D’OU ELLES SONT POILUES ? Elles sont parfaites ! Juste parfaites. Regardez-moi cette douceur et ce beige pâle caractéristique de ma peau. Elancées et rasées de près, elles étaient sublimes. Si elle pensait que j’allais craquer avec ce genre de boutade, elle pouvait se mettre le doigt dans l’œil ! Et presser un peu pour l’écraser si jamais. Sinon, je pouvais le faire moi-même ! Nan. C’est bon. Lucia, calme-toi ou tu sais comment ça va finir. Ca serait dommage d’envoyer ce joli minois à l’hôpital juste pour une vanne quand même. Quoique je pouvais bien lui renvoyer la pareille…

– Tu veux les voir de près mes poils ?

Elle jouait sur un terrain glissant, on ne connaissait rien l’une de l’autre et jouer à ce jeu risquait de se terminer mal pour l’une d’entre nous. Je bouillonnais et encore plus lorsqu’elle me parlait comme si j’étais une moins que rien. Oh que ça va mal tourner, je le sentais venir ! Forcément que le bouquin venait de la bibliothèque, forcément que je le savais. MAIS JE VOULAIS L’ENTREE DE CETTE FOUTUE CACHETTE ! Elle ne comprenait pas le français ? Peut-être devais-je essayer dans une autre langue ? Cette femme allait me rendre folle. Et elle suscitait mon intérêt encore plus qu’au début. Maintenant, je n’allais pas la laisser tranquille. Je voyais bien que je l’emmerdais, et vous savez quoi ? J’adore ça ! Son cran, j’allais lui faire ravaler d’un coup, vous allez voir !

– Oh mais c’est qu’elle mordrait en plus ! Une maladie contagieuse ? Faut pas me prendre pour une poire, Shiro n’aurait jamais approché quelqu’un de malade. Surtout si c’est contagieux, à moins qu’il veuille becter ta chair ? C’est probable ! T’as l’air délicieuse.

Il revenait en piqué et se posait sur le sol, ramassant les miettes qui trainaient. J’avais terminé ma gaufre et me léchait les babines. Devais-je lui répéter ce que je voulais ou l’avait-elle finalement compris ? Je me fichais de la bibliothèque scolaire, je voulais la vieille bibliothèque. Pas celle où tous les élèves pouvaient entrer et sortir. Mais l’autre, celle que Dandelion camoufle et celle où les secrets foisonnent ! Si elle continuait comme ça, je pense que j’allais craquer et vous savez ce qu’il se passe quand Lucia s’énerve ? Vous verrez, et je vous promets que vous n’allez pas apprécier.
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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   16.07.15 1:34






Tell me a secretNo, seriously, go away now.



De ce que je voyais, ma remarque sur les poils de Lucia semblait l'avoir passablement irritée. Elle avait l'air de s'être raidie, très certainement froissée par mes mots. Tant mieux, il suffisait de pousser encore un peu plus loin et elle craquerait. J'espère qu'elle me tournera les talons si je vais chercher la petite bête. C'était d'ailleurs … amusant ? Oui, probablement, c'était amusant de la voir vérifier l'information. Elle devait être coquette, cette fille. Coquette, et avec un ego surdimensionné visiblement … Enfin, moi et les humains, ça fait deux, donc je n'étais pas spécialement sûre de moi sur ce point. En tout cas, ce qui était certain, c'est que ma remarque ne lui a pas plu, et elle me le fait savoir en répliquant. Mais je l'ignorais à nouveau. J'étais plongée dans mon livre, je l'avais suffisamment avertie comme ça pour perdre davantage de temps avec ces futilités. Je n'avais pas non plus envie de devoir l'emmener jusqu'à la vieille bibliothèque, non seulement parce que c'était pénible de s'y faufiler, mais surtout parce que ça briserait ma routine quotidienne et que ça m'ennuierait de perdre du temps pour ça. Et pourtant, cette fille était sacrément tenace. Elle était encore là, à côté de moi. Tout ça pour l'indication d'une bibliothèque complètement désuète ? Le savait-elle, au moins, qu'il n'y a rien de transcendant là-bas ? Et puis d'abord, pourquoi c'était à moi qu'elle le demandait ? Si elle m'avait posé la question, qu'elle connaissait l'existence de ce lieu, c'est que quelqu'un le lui avait forcément rapporté. Alors pourquoi ne leur a-t-elle pas demandé à eux, plutôt que de venir m'ennuyer ? Quel illogisme, cette Lucia …


Elle prenait la mouche très facilement visiblement. Je n'avais fait que lui demander si elle n'était jamais allée dans une bibliothèque, sérieusement, car l'étiquette était plutôt visible et que je m'imaginais mal quelqu'un d'habitué à ce lieu ne pas reconnaître la provenance de ce livre. Cela dit, une de ses remarques me fit relever les yeux de mon encyclopédie, et regarder vite fait la jeune fille dans les yeux. Son corbeau, Shiro donc, n'aurait jamais approché quelqu'un de malade ? C'est faux, totalement faux. Et j'allais le lui faire savoir. Après tout, c'était la maîtresse de l'oiseau, et si elle ne savait pas ça, un jour, ça pourrait lui nuire, à elle ou à son oiseau.


« Tu sais, les corbeaux sont nécrophages. La mort ou la maladie ne les dérangent pas. Quant au goût de ma chair, je n'en sais rien et très honnêtement, je m'en moque. Si tu veux tant goûter que ça, mords-toi le bras, on est toutes les deux humaines, on doit logiquement avoir le même goût. Ou bien goûte un poulet, il paraît que le goût ressemble à celui de la chair humaine. »


Shiro était revenu au sol, et se régalait des restes de la gaufre que Lucia m'avait allègrement volée sous le nez. Je continuais ma lecture, tranquillement, sentant le regard noir de l'élève sur moi. Je soupirais, et plantais à nouveau mon regard fatigué dans le sien.


« Ecoute, tout ce que je voulais, c'est manger mes gaufres tranquillement avant de reprendre mon travail. Je n'ai pas envie de discuter, je n'ai pas envie de perdre du temps à t'indiquer quoi que ce soit, je n'ai pas envie que tu continues de t'intéresser à moi. Je suis réellement malade, alors reste loin de moi, c'est dans ton intérêt. Et puis, pourquoi la personne qui t'a parlé d'une bibliothèque ne t'a pas indiqué sa direction ? Il y a des panneaux dans le pire des cas qui indiquent sa direction. Elle est au premier étage de l'académie. »


Suite à ces paroles, je me replongeais dans mon livre quelques instants, avant de me lever et de m'asseoir le plus au centre possible du banc face à celui où nous nous trouvions quelques instants auparavant. Je voulais avoir mon espace vital pour continuer ma lecture encore quelques minutes avant de retourner m'occuper des jardins de Dandelion. J'aurais mieux fait de partir, mais quelque chose m'en empêchait. J'avoue être curieuse quant à ses motivations, et peut-être qu'elle allait me les dévoiler si je le lui demandais ? Non, mieux ne valait pas lui adresser la parole de moi-même, elle allait penser que je m'attache ou qu'elle m'intéresse, et du coup elle va persister encore et me coller aux basques … J'allais devoir attendre que ça vienne d'elle on dirait. Ou ne rien attendre, excepté son départ que je souhaitais être imminent.




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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   16.07.15 2:12



Stubborn






Je voyais que je l’agaçais, et j’y prenais un certain plaisir. Emmerder les autres devait être une passion finalement. Il fallait que je garde mon calme à tout prix, cette fille devait avoir un sérieux problème. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi froide et distante qu’elle. Pourtant, cela suscitait mon intérêt. Et puis, elle pensait qu’elle allait m’apprendre que les corbeaux aimaient les morts ? Je riais à ses paroles. Shiro, c’est plus qu’un corbeau. C’est MON corbeau. Je sais parfaitement qu’il aime la maladie, les morts, la chair et tout ça. Mais pas les maladies contagieuses, le truc qui te cloue dans un pieu pendant des jours. Ca, c’est une maladie contagieuse, et elle ne semblait pas atteinte. Je sifflais le corbeau qui s’envolait à nouveau vers moi. J’aimais caresser ses plumes. Il était doux, et frais.

– Tu sais, je ne suis pas idiote. Si Shiro m’a mené à toi, ce n’est certainement pas que pour les gaufres. Il y a autre chose. En ce qui concerne le goût de la chair, je préfère la faire griller avant de la manger.

Un sourire carnassier s’était dessiné sur mon visage, une flamme se baladant légèrement dans ma main. Je regardais la jeune femme qui ne semblait pas expressive. Mais elle était d’un ennui ! Je comprends pourquoi personne ne partageait son repas avec elle. Cependant, je n’allais pas la laisser tranquille. Oh que non. Plus elle m’ignorerait et plus je la ferai chier ! C’était clairement le terme à utiliser. Je resterai jusqu’à ce qu’elle me dévoile sa vraie nature. Parce que ce n’est pas probable d’être aussi renfermée et froide que ça. On ne survivait pas des années comme ça, je n’y croyais pas. Elle me fixait d’un regard fatigué avant de continuer sur ce qu’elle aurait souhaité faire. Manger seule et continuer son train-train quotidien. Et je riais quand elle me disait qu’elle n’avait pas envie de discuter ou de m’indiquer quoique ce soit. Pourtant, c’est la seule chose qui me ferait partir de là et elle serait enfin tranquille. Mais serait-elle trop incompréhensive pour le savoir ? A l’entendre, je pouvais facilement deviner qu’elle n’avait pas beaucoup de proche. C’est peut-être pour ça qu’elle ne savait pas s’y prendre avec les gens. Elle venait de changer de place, et je ne comptais pas partir. Je prenais une voix plus puissante pour atteindre ses oreilles.

– Pourtant, m’indiquer le chemin de la bibliothèque cachée t’aiderait à te débarrasser de moi. N’est-ce pas ce que tu veux, Miss glaciale ? J’en ai juste entendu parler par des élèves, je n’ai pas eu le temps de leur demander, vois-tu. Et ton bouquin aurait pu provenir de cet endroit, mais apparemment, tu ne sais rien. Et ce n'est pas la bibliothèque de l'académie, mais l'autre camouflée ! Je sais qu'elle existe bordel !

Je fis mine de partir avant de revenir et de sauter sur la place libre, à côté d’elle. Maintenant, elle avait attisé ma curiosité. Malade ? Mais dans quel sens ! Oh oui, j’allais continuer à l’emmerder. Mais je voulais au moins connaître son nom, c’était chiant de ne pas savoir à qui on s’adresse.

– Toujours pas décidé à m’indiquer le chemin ? Donne moi au moins ton nom, c’est la moindre des choses.
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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   16.07.15 22:16






Tell me a secretAre you for real ?



Et voilà qu'elle se mettait à rire maintenant. J'avais dit quelque chose de drôle ? Elle se moquait de moi ? Qu'importe. Elle riait fort en tout cas, c'était désagréable. Elle rappela son oiseau en sifflant, et le cajola un peu. Il semblait plutôt content apparemment, c'est qu'il était en bonne santé dans ce cas. Tant mieux si elle s'occupait correctement de lui, un animal maltraité, c'est triste. En revanche, j'étais plus que dubitative sur son autre affirmation : son corbeau l'aurait guidé jusqu'à moi pour une autre raison que les gaufres ? Certes, cette espèce est intelligente, mais à ce point, j'en doute. Il ne peut pas savoir que je suis bibliothécaire quand même ! M'enfin, si ça lui plaisait de s'imaginer que son corbeau était omniscient, tant mieux pour elle.


Elle m'indiqua ensuite qu'elle préférait sa viande cuite … Mais qu'est-ce que j'en avais à faire de ses goûts ? Il y en a qui la préféraient saignante, d'autres bien cuites, et alors ? Je ne la connaissais pas, je n'allais pas cuisiner pour elle, alors pourquoi me dire ça ? En plus, pour appuyer son propos, elle me fit un sourire bizarre et alluma une flamme au creux de sa paume. Eh bien, si nous n'étions pas de ce monde, ou bien quel a magie était quelque chose de rare, ça aurait pu attirer mon attention et piquer ma curiosité, mais là, je ne daignais même pas observer correctement. Tout le monde avait la magie en soi. Ce n'était pas quelque chose d'exceptionnel que de manier le feu.


« Tu veux une médaille pour les flammes ? Tu es en manque de reconnaissance pour ta maîtrise magique ? Parce que ce n'est pas à moi que tu devrais en demander une, si c'est le cas. »


Elle ne voulait vraiment pas me laisser tranquille, hein ? Et en plus elle riait à nouveau, mais qu'est-ce que je lui avais fait sérieusement pour qu'elle s'acharne comme ça ? Elle était complètement paranoïaque, certes à raison, mais à ce point c'en était risible. Ce n'étaient que des rumeurs qu'elle avait entendues, et pourtant elle les prenaient pour acquises. J'allais pour lui répondre de me laisser tranquille, mais en relevant les yeux, je la vis partir. Comme ça ? Alors qu'elle semblait si accrochée à son idée de vouloir trouver la vieille bibliothèque ? Etrange, mais tant mieux. Je soupirais de soulagement, avant de me replonger sereinement dans mon livre. Mais je crois que ma naïveté et ma crédulité me perdront. Evidemment que ce n'était qu'une feinte, qu'est-ce que je croyais ? Elle était revenue à la charge, se jetant sur la place assise à côté de moi. Le banc trembla suite au choc, et je vis grâce à cela une opportunité d'essayer de la faire partir. Et puis au pire, j'allais réessayer le mensonge pour m'en défaire, sait-on jamais, sur un malentendu, ça peut passer ...


« Jambes poilues, grosses fesses qui font trembler le banc quand tu t'asseois … Tu devrais faire plus attention à toi, surtout si tu es coquette. Non, je n'ai pas envie de te donner mon nom si c'est pour t'avoir sur le dos pendant des siècles encore. Quant au chemin, écoute, puisque j'en ai marre que tu perturbes ma tranquillité, tu étais assise sur l'entrée tout à l'heure. Quelque part sous le banc, dans le sol. Débrouille-toi avec ça. »


Je fermais le livre sèchement, comme tout à l'heure, mais cette fois, la petite fiche sur laquelle mon nom était noté, puisque je l’avais emprunté, était tombée sur sa jambe. Je la repris en vitesse, priant pour qu'elle n'ait pas pu lire, sinon je pouvais dire adieu à ma petite routine tranquille. Surtout si elle croyait ce que j'avais dit plus tôt et qu'elle s’apercevait de la duperie. Bon, eh bien il ne me restait plus qu'à espérer. Rangeant la fiche précieusement là où elle devait être, je me levais ensuite, le livre dans mon sac, je me mis en route d'un pas rapide et décidé, la laissant plantée là. Elle allait peut-être être occupée à chercher quelque chose qui n'était pas à cet endroit, qui sait, avecl es fausses informations que je venais de lui donner. Quant à moi, j'étais sortie de son champ de vision en ayant pris l'intersection au bout de l'allée, et me cachais derrière le plus gros arbre du coin. Je soupirais de soulagement, adossée au tronc imposant, et me laissais glisser contre jusqu'à m'asseoir au sol. Je pris à nouveau mon encyclopédie, et me remis à lire en paix. Mais pour combien de temps … ? Je n'étais pas à l'aise concernant mes certitudes sur le fait que Lucia ait vu mon nom ou pas. Et encore moins sur le fait qu'elle risque de me chercher si elle s'aperçoit que je l'ai menée en bateau. Ces craintes virevoltant dans ma tête, j'essayais de faire en sorte de les oublier en lisant. Un effort inutile ...




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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   17.07.15 1:15



Find you !






La tension montait d’un cran, elle commençait limite à m’agresser pour me faire partir. Mais pas physiquement, tout n’était que verbal. Pourtant, aucun de ses mots ne m’atteignaient réellement. Pourquoi écouter une personne sans intérêt finalement ? Elle ne voulait toujours pas répondre à ma question, je pense juste qu’elle avait un problème de compréhension. La jeune femme commençait à déblatérer des trucs sur mes jambes poilues – elle devait avoir un problème oculaire également – et un gros fessier qui faisait tout trembler. Mes fesses étaient rebondies, et ça plaisait aux hommes et à certaines femmes. Et que ça lui plaise ou non, je le trouvais parfait. Elle pétait un câble, je voyais bien dans son intonation et ses gestes que je commençais à atteindre l’intérieur de cette fille. Alors, la jeune femme au livre se décida à me donner un indice : l’entrée se trouve quelque part sous le banc. C’est sérieux là ? Elle croit que je vais gober un truc pareil ? M’enfin, si c’est une bibliothèque camouflée, l’entrée devait être farfelue. C’était donc probable. Elle claquait son bouquin et la fiche contenant les informations du livre et de la jeune fille tombait sur mes jambes. En une fraction de seconde, je déchiffrais trois lettres : N Y X. Etait-ce son prénom ? Intéressant. Faisons mine de ne rien savoir et laissons-là à ses occupations. Il semblerait que j’ai une nouvelle quête à accomplir.

Shiro était reparti dans les airs et je lui avais ordonné de suivre la jeune femme discrètement. Depuis le ciel, il voyait tout et pouvait m’indiquer le chemin à suivre sans problème ensuite. Si jamais elle avait osé me rouler dans la farine, je peux vous assurer qu’elle va se prendre une gifle monumentale. Ou pire encore. Je n’aimais pas les mensonges et encore moins quand c’était pour se débarrasser de moi. Alors je fouinais, sous le banc. Sur les côtés. Dessus. Je tentais de le pousser. De le tirer. De le soulever. Aucune trace ne semblait indiquer une quelconque ouverture. Alors elle m’avait vraiment menti, elle s’était réellement fichue de moi. Je suivais la direction de l’académie en cherchant dans tous les recoins. Je cherchais surtout la position de mon oiseau fétiche. C’est grâce à lui que je retrouverai cette garce, et là, mes nerfs montaient d’un cran. Un sacré cran. Puis un croassement provenant d’un arbre attirait mon attention. Une ombre noire s’envolait en direction du ciel, et j’avais surpris la jeune femme, assise à lire son livre tranquillement. Je tapais dans le bouquin du bout des pieds, celui-ci s’envola sur quelques mètres et mon pied s’écrasa sur la main de la jeune femme.

– Alors comme ça, on essaye de me fausser compagnie, Nyx ? Ton info était une sacrée intox, et franchement… Je n’apprécie pas trop que l’on se joue de moi. T’aurais juste dû me dire la vérité, et si tu ne sais vraiment pas de quoi je parle alors barre-toi rapidement. Mais comme je sens que tu me mène en bateau depuis le début, je vais te forcer à m’emmener à cet endroit. Tu le protèges et ça commence à me taper sur les nerfs.

De la terre se soulevait afin de coincer les jambes de la jeune femme. Elle ne pouvait ni bouger, ni tenter de s’enfuir. Son bouquin était hors de portée désormais. J’approchais pour le ramasser et le feuilleter jusqu’à tomber sur la fiche en question.

– Nyx Hécate Wither… Y a un truc qui me chiffonne avec toi. Tu te trimbale avec un bouquin sur l’ornithologie alors qu’on a même pas ça a étudier… Oh merde. T’es pas une élève. Tu ne portes pas d’uniforme, c’est ça ! J’avais même pas remarqué… Mais si t’es pas une élève… Et que t’es pas prof. Oui, parce qu’avouons-le, t’as pas l’air d’être professeur ici. Et puis, en six ans, je ne t’ai jamais croisé… Un bouquin, pas d’uniforme et tu protèges cette fichue bibliothèque…

Je libérais les liens qui l’entravaient en devinant que j’étais tombée sur la bonne personne. La bibliothécaire ! Voilà qui était intéressant. Je lui rendais son bouquin avant de libérer sa main. Je n’allais plus la lâcher tant que je n’aurais pas ma fichue réponse. Je savais qui elle était, et où la trouver maintenant. Nyx, tu es à moi !
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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   17.07.15 5:20






Tell me a secretI don't understand you.



J'entendais des pas, pas très loin de moi. Puis un croassement. Elle allait me retrouver, c'était une certitude. J'aurais pu tenter de fuir, mais vu le tempérament de ma poursuivante, ça n'allait rien arranger, bien au contraire. Ses pas se firent plus brutaux, plus rapides. Elle devait très certainement être en colère. Oui, je pouvais y mettre sans crainte ma main au feu. Je soupirais longuement. Non, vraiment, qu'ai-je fait pour mériter qu'une harpie s'accroche à mes basques sans que je n'aie rien demandé ? J'ai offensé une entité supérieure ? Pourquoi ne pouvais-je pas lire tranquillement avant de repartir m'occuper des plantes de Dandelion ? En plus, maintenant, Lucia devait sûrement avoir au moins une partie de mon nom. Et il lui serait aisé de remonter jusqu'à mon travail, si elle faisait preuve d'un minimum de jugeote et de bon sens.


Et là voilà, face à moi, bouillonnante de rage. Elle osa même donner un coup de pied dans cet instrument de connaissance que je tenais dans les mains pour le faire virevolter au loin. Mon réflexe fut de tendre la main, toujours aussi inexpressive, vers lui afin de le rattraper au vol, mais c'était sans compter cette fille qui m'en empêcha en m'écrasant la main. Je serrais les dents, sans qu'un seul son ne s'échappe de ma bouche. Mieux valait que je reste calme pour ne pas faire s'emballer mon cœur. Cette petite bombe est très fragile, et je devais la ménager le plus possible. C'était de pire en pire : elle connaissait au moins mon premier prénom, elle s'était rendu compte de la duperie. Cependant, je ne voyais pas de trace de terre sur elle, alors elle n'avait probablement pas dû creuser. Je pourrais peut-être jouer de ça pour me débarrasser d'elle ? Sauf si évidemment elle maîtrisait la terre … Ce qui était le cas, apparemment. Elle m'immobilisa les jambes magiquement. Heureusement que mon ascendant était le même que celui qu'elle venait d'utiliser, aussi, j'aménageais ces liens pour qu'ils aient l'air identiques à l'extérieur, mais à l'intérieur, j'avais tout le loisir de bouger. Au moins, j'avais un minimum de confort dans mon inconfort.


J'écoutais sans broncher ses menaces, car c'était plus ennuyant qu'autre chose. Bla, bla, bla, Lucia pas contente, Lucia agrougrou, j'avais compris. Ca devenait barbant ce rôle de tyran qu'elle prenait. Qu'est-ce qu'elle avait à gagner de jouer cette carte devant moi ? Je ne la comprenais pas. Un coup elle m'agresse verbalement, l'autre coup elle joue la fille gentille, encore un autre coup elle tente de me faire des propositions implicites indécentes, et enfin elle se met à être vraiment méchante. Mais c'est quoi son problème ? Elle ramassa le livre, ayant maintenant tout le loisir de vérifier mon nom complet. Ce qu'elle ne se priva pas de faire. Elle tenta même de faire une enquête improvisée sur mon identité. Mais je n'avais rien d'intéressant ! J'étais d'une banalité sans nom, je n'avais rien fait de ma vie, je n'avais même pas été admise à Dandelion, alors pourquoi est-ce qu'elle cherchait des informations sur moi ? Parce que je suis bibliothécaire et qu'elle tient à visiter la vieille pièce cachée ? Elle était en manque de pseudo-aventures héroïques, avec un trésor ou des secrets à la clé ? Eh bien c'était peine perdue. Ca semblait avoir fait tilt dans son cerveau, puisqu'elle me rendit mon livre, libéra ma main et mes jambes. Je vérifiais immédiatement si l'encyclopédie n'était pas endommagée plutôt que de m'occuper de ma main qui était dans un plus ou moins sale état. Il n'avait rien, à part un peu de poussière que j'enlevais soigneusement de ma main valide. Soulagée, je reportais mon regard inexpressif sur Lucia, qui me toisait de haut. Mon ton était tout aussi dénué d'émotion, neutre au possible.


« Bravo Sherlock, il t'a fallu autant de temps pour le deviner ? Mais qu'est-ce que tu cherches à la fin ? Tu trépignes comme une enfant désireuse d'aventures juste pour une vieille bibliothèque dont tu n'es même pas sûre qu'elle existe … Et puis je te signale qu'à cette heure, la bibliothèque n'est pas ouverte, alors pourquoi est-ce que je viendrais ici ? Je m'occupais des plantes jusqu'à ma pause que tu es venue perturber avec tes grands airs ! J'aime lire, et alors ? »


Je me redressais, la toisant d'une bonne tête. J'étais plutôt grande pour une fille. Plus qu'elle en tout cas. Je secouais la tête d'incompréhension, avant de lui tourner le dos et m'en aller à nouveau. Elle allait me suivre, c'était certain. Mais quel pot de colle celle-là … Pire que la dernière des teignes, pire que de la super glue. C'était vraiment énervant. Sans m'arrêter de marcher, sachant pertinemment qu'elle serait dans mon ombre, je lui dis d'une voix blasée, encore une fois dénuée de toute émotion :


« Tu ne sais même pas si elle existe, cette bibliothèque que tu cherches. Tu espères y trouver quoi, une carte au trésor ? »




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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   17.07.15 17:21



I'm losing my time






Elle s’était relevée, et franchement, je dois bien dire qu’elle faisait au moins une tête de plus que moi. Mais si elle comptait m’impressionner, c’était raté. Les géants, j’en ai l’habitude. Et je n’ai pas peur de me frotter à eux. Je décidais de l’emmerder encore un peu avant de la laisser filer parce que ça me faisait aussi passer le temps. C’était ça, être une garce. Autant vous dire que cette fille ne m’oubliera pas, au contraire. Elle recommençait à piailler sans expression, ça en devenait limite lassant au final. Nyx me demandait ce que je cherchais au final ? Mais elle était vraiment idiote ou elle le faisait exprès ? Ca fait une demi-heure que je me pète le cul à lui expliquer que je cherche la bibliothèque secrète bordel ! C’est pas pour y faire du ménage ou pique-niquer. Quand on va dans une bibliothèque, c’est surtout pour les bouquins. Elle m’exaspérait vraiment, et je me demandais si je ne perdais pas plus de temps à rester avec elle qu’à chercher moi-même au final.

– Dis moi, t’as un souci de compréhension ? Des oreilles en mousse ? Un truc du genre ? Parce que si je cherche la bibliothèque secrète, c’est pour y trouver des livres, vois-tu. Ca me semble logique, docteur Watson. Et même si je ne suis pas certaine qu’elle existe, je veux au moins prendre la peine de la chercher.


Elle se retournait et se barrait comme ça, sans rien dire. Elle était encore plus étrange que moi cette fille. C’était incroyable. Et puis, elle reprit la parole, sachant pertinemment que je n’allais pas lui lâcher les baskets maintenant. Soit elle finissait par craquer, soit elle se barrait définitivement. Alors j’écoutais ce qu’elle avait à dire en soupirant. Elle n’avait strictement rien compris en fait. Adressez-vous à un mur, ça sera plus rapide !

– T’es bouchée ou quoi ? J’t’ai dis que je cherchais des livres. Mais pas n’importe quels livres, sinon je serais allée dans ta fichue bibliothèque. J’espère y trouver des bouquins sur les éléments afin de réveiller toute ma puissance, mais ça doit te paraître incompréhensible puisque tu n’es même pas élève ici. La magie… Ca doit pas être ton truc.


Avais-je touché une corde sensible ? Elle semblait bien jeune pour une bibliothécaire, alors c’est à se demander si elle n’avait pas raté l’examen d’entrée de Dandelion. Après, soit elle s’en fichait complètement, soit elle prenait la mouche. Mais elle avait l’air tellement insensible que je me demandais si elle m’écoutait réellement au final. Shiro survolait l’académie désormais, et je pense que je n’allais pas tarder à partir puisque cette fille commençait à me taper sur le système. Y avait rien à faire pour elle de toute manière, et je me débrouillerai peut-être mieux sans son aide inexistante. Tout ce qu’elle fait, c’est me provoquer et me poser des questions auxquelles elle est censée avoir des réponses. Le harcèlement ne fonctionnait pas avec elle, même si je sentais bien que je le faisais chier. Et ça, c’était une satisfaction personnelle.
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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   18.07.15 18:22






Tell me a secretLet's make a deal.



Visiblement, elle et moi n'étions pas du tout sur la même longueur d'onde. On ne se comprenait pas, ce qui ne m'étonnait guère vu les différences entre elle et moi, mais c'était à un point bien plus grave que ce que je m'imaginais. Bien sûr, je savais ce qu'il y avait dans cette bibliothèque, c'est pourquoi je ne voyais aucun intérêt à ce qu'elle y aille si c'était pour lire : les ouvrages qu'il y a là-bas sont en train de tomber en miettes, au sens propre. L'absence d'aération, l'humidité constante, ce n'est vraiment pas ce qu'il y a de mieux pour un livre si on ne s'en occupe pas. Et comme personne ne le faisait … Ils étaient dans un état lamentable. Sans compter la poussière, les araignées, les souris et tous ces genres d'animaux. Ca me faisait très mal au cœur à chaque fois que j'y allais, mais je ne pouvais rie ny faire. Je n'avais ni le matériel, ni les connaissances, ni le temps pour restaurer cette pièce. Il me faudrait au moins deux vies humaines pour y arriver, alors imaginez ce que je pourrais accomplir alors que je peux mourir à chaque moment de ma vie …


Suite à ma question, la nature de ses recherches s'avéraient plus claires. Elle voulait donc devenir plus forte ? Hmmm … D'après ce que j'ai lu, les personnes avides de force sont souvent les plus terribles, celles capables de tout, celles qui tournent mal. Enfin, ça, c'était la théorie. En pratique, je n'avais jamais vu l'application en direct. Ca valait peut-être le coup d'essayer d'étudier ça ? Même si je pensais que Lucia ferait un très mauvais sujet d'étude pour moi, compte tenu du fait que je n'arrive pas du tout à la cerner, qu'on en se comprend pas et qu'en plus elle a des accès de violence très mauvais pour mon cœur ou ma tête, elle était la seule que je « connaissais » assez pour me douter qu'elle donnerait de bons résultats à mes observations. Il faut bien prendre des risques dans la vie, surtout pour la connaissance. Je ne fis même pas attention à sa dernière pique, puisque de toute façon, c'était vrai. Cela dit, elle se trompait sur un point : je savais très bien utiliser la mienne. On a simplement jugé que mon potentiel n'était pas suffisant pour entrer à Dandelion. Ses mécanismes, je les connais, et je les comprends très bien. Simplement, ils me sont indifférents.


« Je ne m'intéresse pas à la magie. Elle n'a rien d'extraordinaire, puisque tout le monde l'a en soi. Et pour en revenir à ton complexe, les livres d'arts magiques et les traités sur la magie qu'il y a à la bibliothèque devraient t'aider. Mais comme tu risques de continuer à me coller si tu n'as pas ce que tu veux, et que j'en ai assez de t'avoir sur le dos, je t'y emmène, mais à une condition : que tu me promettes d'arrêter de me suivre. Pour toujours. Tu seras très déçue, cela dit. »


C'était la meilleure chose à faire pour que Lucia cesse enfin d'être dans mon sillage. A la rigueur, son corbeau était intéressant, mais elle, malgré son aspect caractériel très instable, je ne trouvais rien à sauver pour l'instant. Je pressais un peu le pas, en direction de l'arrière-cour de Dandelion. Ca tombait bien, la suite de mon travail de jardinière se trouvait dans la zone. Une fois arrivées dans la zone, je la guidais vers un des lampadaires chargé d'illuminer les terrains de sport. Pas loin, il y avait le début de la haie que j'allais devoir tailler. Je sortis de mon sac des gants et les enfilais, dégageant ensuite un peu le passage. Je lui indiquais d'un geste du menton le centre de la zone que j'avais mise à découvert.


« Creuse un peu, tu trouveras une trappe. Le chemin est très difficile d'accès. Maintenant, honore ta part du marché, et laisse-moi tranquille. J'ai du travail. »


Je lâchais les branchages, sortis ma tenaille du sac, et me détournais complètement de l'élève. Il y avait quelques-uns de ses camarades qui passaient dans le coin, regardant dans notre direction. On pouvait également entendre des « Tiens, c'est pas Lucia, la fameuse Aer ? Ouais, je l'aime pas cette garce. » et d'autres joyeusetés. Je pourrais peut-être jouer de ça pour lui faire un nouveau tour tiens … Une chose était sûre : elle ne connaissait pas mes éléments, et ça jouait en ma faveur pour ce à quoi je pensais. J'attendis donc calmement qu'elle passe la trappe et quelques secondes supplémentaires afin d'être sûre que quelqu'un la remarque. Un élève haussa la voix pour que je l'entende. Lucia devrait sans doute pouvoir écouter également, vu qu'elle risquait d'être coincée dès le début du passage secret. Même moi, qui était fine, j'avais du mal.


« -Eh ! Elle va où là ?
- Aucune idée et je m'en fiche.
-Je vois. Ben j'espère qu'elle y restera et qu'elle y pourrira ! »



Je haussais les épaules suite à ce faux-semblant de dialogue, et me mis au travail, non sans avoir bloqué l'entrée avec un amas de terre très, très lourd. Elle pourrait s'en défaire assez vite, si elle comprenait l'astuce, étant donné qu'elle avait également cet élément dans son corps. Mais au moins, c'était une petite vengeance personnelle ...




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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   19.07.15 22:19



What's a trap




On tournait en rond, y avait pas moyen de se comprendre, elle et moi. Peut-être qu’elle était trop étrange pour que je puisse en faire une alliée. Les relations humaines, ce n’était pas son truc apparemment. Et dire que ce n’était pas supposées être les miennes aussi, pourtant, je devais mieux me démerder avec les autres qu’elle. Après, ce n’était qu’une supposition, je ne pouvais pas vraiment le savoir. Elle me parlait donc de son lien avec la magie, que ça ne l’intéressait pas. Nyx avait l’air de chercher les choses rares, et vraiment peu communes. La magie était en chacun de nous, ça ne l’intéressait donc pas. Elle me conseilla d’aller voir à la bibliothèque car il y avait aussi des livres concernant la magie, mais je voulais d’abord voir ce que renfermait celle qui était camouflée. L’autre, on s’en occupera plus tard. Alors j’écoutais ses dires qui semblaient enfin partir sur l’endroit où se trouve l’endroit que je cherchais. Et cette fois-ci, pas de mensonge ou je ferai en sorte qu’elle se souvienne de moi d’une manière bien plus brutale. Néanmoins, il y avait une promesse à faire. Je n’aimais pas faire des promesses puisque cela signifiait : s’engager. Mais j’allais essayer, sait-on jamais.

– Okay. Par contre, si tu oses me rouler dans la farine encore une fois, tu vas moins apprécier ce que je compte te faire. Et puis de toute manière, je n’aurai pas de raison de te coller au basque si tu m’indique la bonne voie.

Elle avait rajouté le point déception à sa phrase. Il se pourrait que je sois déçue mais ce n’était pas ce qui m’importait le plus. S’il n’y avait rien, tant pis ! Au moins, j’aurai vérifié par moi-même. Elle me guidait jusqu’à l’arrière cour de Dandelion avant de prendre des ustensiles à jardinage. Elle dégagea le terrain légèrement et dévoilait un trou. Après ses indications, j’y entrais et effectivement, il y avait bien une trappe… Par contre… Qu’est ce que c’était serré ici ! Je me forçais à glisser tel un serpent à travers toute cette terre avant d’entendre un mec dire quelque chose à haute voix. Peu importe ce qu’il racontait, je continuais de me faufiler à travers le passage. Je rampais difficilement, mais mon poids plume et ma grande dextérité me permettait de finir par trouver une sortie. Il faisait vraiment sombre, et ça sentait le renfermé. Même qu’à un moment donné, je fus obligée d’éternuer à cause de l’amas de poussière qui trainait ici. En faisant ça, je soulevais encore plus de poussière. Je remontais mon T-shirt afin d’en faire un filtre à air et commençait à fouiner. Il y avait pleins de vieux bouquins qui tombaient en ruine, des parchemins asséchés, certains étaient même complètement déchirés et illisibles. Je ne passais pas une demi-heure de plus à fouiner, je reviendrai plus tard pour continuer mes recherches. En attendant, l’air et l’odeur étaient insupportables. Je tentais donc de ressortir en me dandinant de droite à gauche jusqu’à atteindre la sortie. Sauf que celle-ci était bouchée par un amas de terre imposant. Qu’est ce que… ? NYX JE VAIS TE TUER ! Il n’y avait qu’elle pour m’avoir fait un truc pareil, c’était la seule fautive ! Je me concentrais pour comprimer la terre et la déplacer en petits blocs. A un moment donné, je pouvais revoir la lumière du jour et la jeune femme était là, entrain de s’occuper des plantes.

– T’ES FOLLE DE M’AVOIR ENFERMÉE LA DEDANS ! TU VAS PAS BIEN SÉRIEUSEMENT !
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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   21.07.15 20:15






Tell me a secretSaving your life



Des menaces, encore des menaces … J'avais l'impression qu'elle ne savait faire que ça, en fin de compte, et que toutes ses autres apparences qu'elle avait prises plus tôt n'étaient que des appâts pour obtenir ce qu'elle voulait de moi. Ca n'était pas la première fois qu'on me manipule, et ça ne serait sans doute pas la dernière. J'espérais vraiment qu'elle tienne sa promesse, mais pouvais-je en être assurée ? N'allait-elle pas, elle aussi, rompre son engagement et continuer de m'embêter sur son temps libre ? Ne la connaissant pas assez pour être sûre et certaine, j'allais donc lui accorder le bénéfice du doute … Lucia n'avait pas relevé l'éventualité qu'elle puisse être déçue. S'en fichait-elle, après m'avoir tant fait suer, qu'elle puisse ne pas trouver ce qu'elle voulait ? Cela serait le comble, tiens … Me prendre autant la tête, aller jusqu'à me blesser physiquement, tout ça pour au final probablement rien ? Franchement, cette fille a un sacré problème dans sa tête. Ou bien elle a un énorme complexe de supériorité. Ou les deux … C'en serait presque intéressant. Presque.


Arrivées devant l'accès à la vieille bibliothèque, elle s'y engouffra avec peine, avant que je ne lui fasse mon coup tordu. C'était l'heure de travailler à nouveau. Ces haies n'allaient pas se tailler toutes seules, quand même ! Je repensais à tous ces changements de comportement observés chez Lucia. Etait-ce dû à l'instabilité ? A une maladie mentale ? Si c'était le cas, on avait un semi-point commun. Mon cerveau était malade, mais cela ne touchait pas mon humeur ou mes capacités cognitives. D'un coup, j'étais un peu mal à l'aise, si effectivement Lucia avait un problème de ce genre. Même si elle n'avait pas été vraiment très gentille avec moi, une éventuelle maladie pourrait être la cause de cette violence. Ce sont des choses qui arrivent, quand on apprend que notre cerveau est malade. On peut s'énerver, vouloir faire payer le monde entier. Ou parfois, comme moi, on se résignait, et on laissait la vie se poursuivre. Elle avait peut-être un but plus précis que chercher à devenir la plus forte, et mourir sans l'avoir accompli pouvait être rageant. Je n'avais rien de précis moi-même, c'est pourquoi j'ai pu prendre la chose avec « facilité » et l'accepter sans broncher. Après tout, je suis née avec ça, je ne peux pas faire autrement … J'avais envie de retirer la terre de sa trappe, mais des tambourinements se firent entendre en direction de la trappe. Trop tard visiblement, Lucia était de retour. Et elle n'était vraiment pas contente. Elle hurlait en s'extirpant de là. Au moins, elle était bien vivante, ça, je pouvais en attester volontiers.


« Je suis à moins d'un mètre de toi, ça ne sert à rien de crier, je peux très bien t'entendre. Et puis, tu n'as pas de preuve que c'est bien moi l'instigatrice de ce coup. Je te rappelle qu'un garçon qui visiblement ne t'apprécie pas a dit, je cite : j'espère qu'elle y restera et qu'elle y pourrira. »


C'était une demi-vérité, certes, mais je n'avais pas envie de recevoir un éventuel coup supplémentaire, déjà que ma main souffrait encore …


« Je t'avais prévenue qu'il n'y avait rien d'int... »


Je clignais des yeux en sa direction, puis les plissais un peu. Sur son épaule, il y avait quelque chose de bizarre. Outre le fait qu'elle avait des toiles d'araignée collées sur ses habits, de la poussière également, bien entendu. Ca bougeait. C'était petit et sombre. Et ça allait vers son cou. Mes yeux s'agrandirent et ma bouche s'ouvrit très légèrement. Ma voix se fit presque inaudible alors que je l'avertis du danger.


« Ne bouge surtout pas, si tu tiens à la vie. Ne parle pas, ne crie pas. »


J'allais me trahir suite à mes assertions précédentes, mais c'était ça où la laisser mourir. En effet, une toute petite bestiole plus connue sous le nom d'araignée veuve noire était en train de grimper tranquillement sur son corps. Sans la quitter des yeux, je fis apparaître une petite pointe en pierre, un peu plus grosse que la taille d'une aiguille. Je me concentrais intensément, et avec dextérité, je fis partir la pointe, qui empala l'araignée et toucha à peine la chair de Lucia. Je l'observais de bas en haut, tournant autour d'elle afin de vérifier qu'il n'y en avait pas d'autre.


« C'est bon, il n'y en a plus. J'imagine que tu n'as pas trouvé ce que tu voulais, je me trompe ? »


Je m'étais remise au travail à peine mon examen de l'élève terminée. J'en avais encore une bonne dose à accomplir, mine de rien ...




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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   23.07.15 20:37



Remise à zéro




Comment pouvait-elle rester aussi neutre alors que mes nerfs étaient à bout ? Elle semblait être complètement amorphe à ce genre de sentiments. Alors certes, ça ne servait à rien de lui hurler dessus puisqu’elle s’en fichait. Puis, elle remettait la faute sure une autre personne, mais je n’étais pas dupe. A moins qu’elle soit assez cruelle pour laisser un idiot d’élève m’enfermer là-dedans sans agir. Ca serait bien son genre finalement, puisqu’elle ne semblait attachée à rien d’autres qu’à ses bouquins et son jardinage. Et puis, je suis si méchante qu’elle m’en voulait peut-être. Il y avait trop de suppositions, et je n’aimais pas ça. J’aimais être certaine de ce que je pensais, et j’avais raison, Nyx était la cause de ce tas de terre. C’était indéniable. Mais passons, la bibliothécaire commença une phrase avant de l’interrompre directement en regardant en direction de mon épaule. Essayait-elle encore de me jouer un tour ? Nyx me demandait de ne plus bouger et de ne surtout pas parler si je tenais à la vie.

– Mais qu’est ce… ?

Je sentis un truc bouger le long de mon épaule, quelque chose me chatouillait en grimpant lentement vers mon cou. Je soufflais lentement et doucement pour éviter d’exciter la bête qui était entrain de me grimper dessus. Je ne bougeais pas, laissant Nyx agir pour retirer l’animal qui se faufilait sur mes vêtements. Une pointe de terre, aussi fine qu’une aiguille apparaissait au bout du doigt de la jeune brune. Je savais que c’était elle, la cause de mon enfermement. Mais je gardais mon calme, la laissant viser correctement ce truc à multiples pattes avant de sentir la pointe filer à côté de ma nuque. Mon épaule saignait légèrement, sa pointe m’avait touché de quelques millimètres. J’essuyais la plaie minuscule avant de la voir me tourner autour et de reluquer chacune des zones de mon corps. Une fois que son tour de révision fût fini, je me retournais pour voir une veuve noire empalée sur le sol. Juste après, elle me demandait si – effectivement – je n’avais rien trouvé d’intéressant. Mais avant, je devais tout de même la remercier, elle venait de m’éviter une mort douloureuse.

– Hein ? Ah non. J’ai rien trouvé à part des trucs en miettes et poussiéreux. Ah si, j’ai ramené une amie apparemment. D’ailleurs, merci pour… Enfin, tu sais quoi. Maintenant, je suis certaine que tu es la responsable de cet amas de terre mais puisque tu m’as débarrassé de cette vilaine bestiole, je vais faire l’impasse sur ce qu’il s’est passé. Et pour quelqu’un qui n’a pas étudié à Dandelion, tu te débrouille plutôt pas mal avec ta magie, si tu sais deux ou trois trucs avec la terre, n’hésite pas à m’en faire part. Mais je sais que tu n’aimes pas être dérangée, je devrais peut-être revenir quand tu ne seras plus occupée.

Ce n’était plus la carte de la gentillesse, c’était sincère. Nyx était étrange mais pas méchante. Je n’avais plus de raison de l’être avec elle. Je m’asseyais, pas très loin en regardant le ciel, la laissant vaquer à ses occupations. Peut-être daignera-t-elle venir vers moi une fois son travail terminé ?
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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   25.07.15 15:13






Tell me a secretYou're still here ?



La tempête s'était calmée. Je soupçonnais très fortement une bipolarité sévère chez Lucia, mais je n'étais pas psychologue ou quoi que ce soit d'autre, aussi, je ne pouvais pas en être sûre. Cependant, jusqu'à présent, tout ce qu'elle m'avait montré d'elle hurlait à cette maladie. Il faudrait que je lui demande, peut-être que cela me ferait réviser mon regard sur elle. Jusqu'à présent, elle n'a pas été gentille avec moi ne serait-ce qu'une seule minute, alors qu'elle ne me connaissait même pas. Il devait bien y avoir une raison, non ? Et je serais bien plus encline à lui pardonner si effectivement la raison pour laquelle elle s'est comportée comme cela, c'est parce qu'elle est malade.


Lucia essuya les quelques gouttes de sang qui perlaient de la coupure que je venais de lui faire pour la sauver. Elle avait su garder son calme, même si je n'en attendais pas moins d'une élève de Dandelion. Elle semblait même un peu à l'ouest concernant ce qui venait de se passer. Pour une fois que ce n'était pas moi qui avais du mal à comprendre … Ca me changeait un peu, tiens ! L'élève m'indiqua qu'en effet, comme je le lui avais dit, elle n'avait rien trouvé de concluant. Je haussais les épaules à cette confirmation de ce que je savais déjà. Evidemment, on ne m'écoute jamais … L'essentiel, c'est qu'elle soit revenue saine et sauve. Même si elle a failli y passer en ramenant sa passagère clandestine, le danger était maintenant écarté. Elle me remercia également, chose qui me surpris beaucoup, au point que je me suis arrêtée de tailler la haie l'espace de quelques secondes. Cette fille était donc capable de faire preuve de gratitude ? C'était bon à savoir … Elle me fit même un compliment sur ma façon d'utiliser la magie, et comble du comble, elle fit même preuve de savoir-vivre ! Je tournais la tête vers elle, intérieurement ahurie, extérieurement neutre. Je voulais voir si ce n'était encore qu'un jeu de sa part, ou bien si elle était sincère cette fois. Son langage corporel semblait indiquer la sincérité … Tournant à nouveau la tête pour reporter mon attention sur mon travail, je lui lançais quelques mots.


« Je t'avais prévenue pour les livres. On ne m'écoute jamais de toute façon … Pour la magie, ce n'est pas parce que je n'ai pas étudié ici que je ne sais pas m'en servir. J'ai échoué le test pour une seule et unique raison : j'ai déjà atteint mon potentiel maximal. Il ne servait donc à rien que j'aille étudier là-bas, ils m'ont donc recalée. Beaucoup d'entre vous se moquent de ceux qui échouent, pensant que c'est juste parce qu'ils sont trop mauvais avec la magie, alors que ce n'est pas toujours le cas. Bref, merci de me laisser travailler. »


Je ne savais pas si Lucia était partie ou si elle était restée là. Moi, je me contentais de tailler cette haie. Avec tout ce qui venait de se passer, j'allais sans doute devoir étaler sur une autre journée … Super … Heureusement que j'avais pris de l'avance sur mes estimations. Je repensais un peu à ce qui venait de se produire aujourd'hui, à l'annonce des résultats de l'examen d'entrée à Dandelion, aux réactions des gens autour de moi … Un fossé séparait l'académie des gens « normaux », si je puis dire ainsi. Ils pensent qu'ils sont l'élite, qu'ils sont meilleurs que les citoyens, mais la réalité n'est clairement pas ce qu'ils pensent. Certains d'entre nous, recalés, savons bien mieux manier notre élément qu'un élève de Dandelion. La seule différence, c'est que nous avons un seuil d'énergie plus faible qu'eux, et c'est pour cela qu'on ne nous accepte pas. La magie est en nous tous, dès notre naissance, mais à des taux inégaux. Il suffisait d'apprendre à s'en servir, à lui donner forme, et nous pouvions faire tout aussi bien qu'un prodige de l'académie. Pour ma part, je me débrouillais très bien toute seule, mais comme je n'avais pas besoin de me servir de mes éléments, je ne montrais pas mes talents. Je me demandais aussi pourquoi Lucia cherche autant à acquérir encore plus de pouvoir … C'était dangereux, et souvent, les gens obsédés par la puissance tournent mal. Je ne pus m'empêcher de regarder derrière moi, pour vérifier si elle était toujours là, malgré le bon quart d'heure qui venait de s'écouler. Et elle était effectivement assise sur un banc, en train de fixer le ciel. Mais qu'est-ce qu'elle faisait encore là ? N'avait-elle pas d'autres choses plus importantes à faire que flâner ? Je soupirais, avant de ranger mes affaires de jardinage. Je jette l'éponge pour aujourd'hui, je suis un peu dispersée et mon travail est tout sauf propre. Je m'approchais un peu de Lucia, avant d'attirer son attention.


« Qu'est-ce que tu fais ? Tu n'as rien d'autre à faire comme, je ne sais pas, t'entraîner ? »


C'était assez surprenant qu'elle ne profite pas de son temps libre pour approfondir ses connaissances sur la magie, ou qu'elle s'entraîne. Encore un coup de cette supposée bipolarité ? Tout en restant debout, je penchais un peu la tête sur le côté, en signe de réflexion. Devais-je lui poser la question ? Sachant que parfois, ces personnes malades s'énervent quand on parle de ce sujet, et que ma main avait déjà bien assez souffert comme ça, je n'avais pas très envie d'avoir à nouveau mal … Finalement, ma curiosité prit le pas sur ma raison.


« Je n'arrive pas à cerner ces sautes d'humeurs que tu as. Tu es bipolaire ? »


Advienne que pourra, j'étais sur mes gardes, prête à me protéger si besoin. Avec elle, on n'est jamais trop prudente ...




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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   26.07.15 21:28



Kindness



Je me demandais si elle allait remarquer ma présence ou si elle continuerait à exercer son travail, enfermée dans sa bulle. Je contemplais le ciel, en me demandant bien ce que je pouvais bien faire par la suite. Aller m’entraîner ? Oh non. J’irai un peu plus tard. Je préférais m’entraîner en situation réelle, avec mes équipiers nocturnes. Fouiner la bibliothèque encore une fois ? Non plus, j’y retournerai pendant la nuit, maintenant que je sais où se trouve cette fichue entrée. Alors j’allais rester là, à regarder le ciel en pensant aux cours qui m’attendaient le lendemain. D’ailleurs, j’étais entrain de penser que les cours de fusion avaient disparus de notre emploi du temps, ces dernières semaines. D’après certains, Miss Monarch serait dans un profond coma, et je trouvais ça plutôt embêtant en sachant que j’adorais son cours. Peut-être que j’irai à l’hôpital vérifier par moi-même si les rumeurs sont exactes. J’allais me lever pour retourner au QG quand je vis que Nyx s’était approchée de moi. Elle avait terminé son boulot ou avait-elle envie de venir discuter avec moi désormais ? La réponse était assez difficile à trouver… Voyons-voir ce qu’elle veut ! La jeune femme me demandait si je n’avais rien d’autre à faire que glander sur un banc. En réalité, j’avais pleins de projets, mais rien ne m’intéressait pour le moment. Je lui jetais un regard avant de lui répondre en soupirant.

– M’entraîner ? Je m’entraine déjà bien assez comme ça, je prends un peu de bon temps à l’air libre. Ça m’aide à réfléchir sur plusieurs points.

Je jetais un œil aux plantes et fleurs sur lesquelles Nyx travaillait quelques secondes auparavant avant de remarquer que le travail n’avait pas l’air tout à fait fini. L’intriguais-je autant pour qu’elle arrête de faire son boulot ? C’était intéressant de lui demander. Mais elle m’avait surpris avant que je ne puisse lui demander. Bipolaire ? Moi ? Elle avait réussi à m’extirper un rire. Celui-là venait du fond du cœur. Je ne pouvais pas lui dire que je n’étais pas bipolaire, mais plutôt schizophrène. Je savais pertinemment que le monstre en moi prenait souvent possession de mon esprit pour faire du mal aux autres. Mais j’étais comme lui, et j’appréciais montrer une certaine facette machiavélique aux gens. Seules les vraies personnes osaient m’approcher et me connaitre. C’est comme ça qu’on voit si quelqu’un vaut la peine d’être accepté dans son cercle d’ami proche. Mais parfois, je savais me montrer franche et sympathique avec ceux qui le méritent. Je ne vois pas toujours les choses dans mon intérêt même si c’est ce que je cherche la plupart du temps. Avec Nyx, c’était différent. Elle venait de me sauver la vie, et je ne voyais pas pourquoi je devrais la faire souffrir.

– Non. Je ne suis pas bipolaire, c’est juste que je suis cruelle en réalité. Et je préfère le montrer à ceux qui m’entourent, juste pour attirer les bonnes personnes. Ceux qui n’ont pas peur de ma cruauté m’approcheront, les autres s’éloigneront et me détesteront. Leur haine nourrit ma cruauté, alors j’en profite ! Mais ne t’inquiète pas, je n’ai plus de raison d’être haineuse et cruelle envers toi. D’ailleurs, désolée pour ta main. J’espère que tes os ne sont pas broyés sinon, je vais avoir des comptes à régler à l’infirmerie.

C’est vrai que sur le moment, je n’avais pas pensé que je pourrais être sympathique avec le genre de personne qu’est Nyx. Pourtant, je lui en devais une maintenant. Plus question d’être cruelle ou méchante avec elle. La jeune bibliothécaire avait besoin d’un peu d’attention et de sympathie. J’en avais à offrir malgré moi, et pourquoi ne pas commencer avec elle ? Même si ce n’était pas vraiment mon genre, il y avait un début à tout… Qui sait.

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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   28.07.15 15:52






Tell me a secretI'm in deep thoughts now.



Lucia semblait vraiment très intéressée par ce qu'il se passait au-dessus de sa tête, dans le ciel. Je me demandais ce à quoi elle pouvait bien penser. Rêvait-elle de pouvoir voler ? Dominer le monde depuis les airs et menacer le monde entier depuis qu'elle aurait accumulé tellement de puissance qu'elle serait la femme la plus forte du monde ? Présenté comme cela, on dirait un rêve d'enfant. Un peu dérangé sur les bords, certes, mais cela y ressemblait. Je doute donc qu'elle ne maîtrise le vent, en plus du feu. Elle avait tellement l'air ailleurs que je ne pus m'empêcher de me dire que je la dérangeais, à lui parler à nouveau. Les rêves sont faits pour s'échapper de la réalité, fuir les problèmes et ce genre de choses. Si c'était le cas pour elle, j'aurais mieux fait de me taire. Un rêve … En avais-je un réellement ? Je voulais me faire au moins une seule véritable amitié, et comprendre totalement cette personne. Mais n'est-ce pas le commun des humains de vouloir cela ? N'était-ce pas plutôt un instinct naturel plutôt qu'une chimère créée par mon esprit ? Je ne pouvais pas écarter cette possibilité. Cependant, cela voudrait dire qu'en réalité, je n'ai aucun but précis, contrairement à l'élève qui se tenait face à moi. Et ce seul fait était assez terrifiant, au fond. C'est comme si j'attendais simplement que mes maladies me fauchent comme le blé.


A quoi est-ce que j'aspirais, au fond ? Quels étaient mes désirs véritables, le but que je souhaitais me donner ? La vérité me gifla violemment : je n'en avais pas. Mon existence était dénuée de sens. J'étais là, dans ce monde, sans y avoir ma place pour le moment. J'étais juste un être vivant de plus, voué à mourir un jour ou l'autre, sans échappatoire, sans moyen d'adoucir cette fatalité. Non, je la regardais en face, sans broncher, alors qu'elle se rapprochait, pendant que d'autres sourient, pleurent, s'amusent, s'ennuient sans jamais y faire attention, excepté durant les derniers moments. Dans mon cas, je ne faisais que la regarder approcher, sans bouger, sans rien dire. Ca, et rien d'autre. Même aujourd'hui, je faisais fuir les autres à cause de ce sort funeste qui m'attendait. Il enveloppait mon mode de vie et mes pensées et me pourrissait de l'intérieur. C'était peut-être pour ça que j'étais incapable de me faire le moindre proche, en majorité …


Finalement, Lucia me tira de mes pensées tourmentées pour me répondre qu'elle se reposait simplement pour réfléchir. Donc, je l'avais dérangée. Simple vengeance dans ce cas, bien que cela me pose un peu problème puisque je n'aime pas qu'on me le fasse. Elle se mit à rire quand j'ai évoqué sa possible bipolarité, un rire profondément amusé et non moqueur. J'avais donc visé à côté ? Il semblerait bien, comme elle me le confirma. Elle ajouta d'ailleurs qu'elle se considérait comme une femme cruelle. Ce n'est pas moi qui dirais le contraire, pour cette fois. En revanche, ce qu'elle me confia ensuite était bien plus trouble pour ma compréhension. Elle voulait attirer les bonnes personnes ? Mais en agissant comme elle le faisait, comment pouvait-elle les attirer ? Les bonnes personnes, ce sont ceux qui sont plutôt gentils et qui n'aiment pas spécialement les gens comme Lucia, non ? Comment espérait-elle les convaincre de rester près d'elle alors ? C'était un non-sens, un paradoxe hors de portée pour moi.


« Je ne suis pas vraiment sûre de comprendre où tu veux en venir, avec cette histoire de bonne personne, mais bon … Ca va, ma main s'en remettra. »


Je penchais la tête légèrement sur le côté, pensive, tout en observant la jeune fille aux cheveux d'ébène. Pourquoi était-elle comme ça, aussi instable, aussi changeante ? Qu'a-t-elle à gagner à agir comme elle le fait ? La curiosité me ronge beaucoup trop.


« Pourquoi tu es cruelle, comme tu te plais à le dire ? Je ne vois pas où est l'intérêt d'être comme ça avec les autres. Avec les monstres, peut-être qu'avec le recul, je pourrais visualiser, mais pas avec tes semblables. Tu y gagnes quelque chose ? A force, tu risques de finir toute seule. »


Toute seule … Comme moi. Et je savais à quel point cela pouvait être pesant, parfois. Je ne le souhaitais à personne, pas même à elle.




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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   02.08.15 19:01



Let me ask you something



Pour une fois, j’avais réussi à blesser quelqu’un sans réellement lui faire trop de mal. Sa main ne semblait pas en trop mauvais état d’après ses dires. Et Nyx ne comprenait pas ce que je voulais dire par ‘bonnes personnes’. Oui, généralement, les gens veulent attirer les personnes aux bons cœurs, celles qui sont gentilles et qui vous font avancer même dans le malheur. Mais dans mon esprit, une bonne personne n’avait pas la même définition que dans celui des autres. Une bonne personne était surtout quelqu’un qui me permettrait d’avancer en restant à mes côtés, qui partage mes idéaux, qui semble capable de supporter mon caractère et qui m’aide à devenir plus forte. Tout simplement. Mais Nyx ne pouvait certainement pas le comprendre car nos deux mondes sont vraiment trop différents. Je vis pour la puissance et la renommée, et elle ne semble pas en accord avec ça. Je voyais, dans son regard, qu’elle se posait de multiples questions. J’attendais patiemment car sa curiosité prendrait surement le dessus avant que je ne lui demande ce qui la tracassait. Et j’avais tapé dans le mille. Pourquoi j’étais cruelle ? Ça, c’était de la question. Mais j’allais lui répondre tout simplement !

– Tu vois, il y a des gens qui aiment aider les autres, leur apporter le bonheur… De mon côté, je préfère le détruire. J’aime voir les gens souffrir, c’est un peu barbare et vraiment ignoble, mais c’est quelque chose qui me rend heureuse. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, n’est-ce pas ?

Et elle avait soumis un point non négligeable : finir toute seule. Ce n’était pas le cas, mais elle ne pouvait pas forcément le savoir. Je n’étais pas cruelle envers cent pour cent de la population. Je choisissais mes partenaires avec précaution et cette face de cruauté me permettait d’attirer ceux qui étaient en accord avec ça. En réalité, je pouvais être quelqu’un de très sympathique, mais il fallait d’abord me montrer que vous n’êtes pas de ces personnes niaises et ennuyantes que je déteste tant. J’aime les personnes capables d’apprécier la vie et ses côtés fous comme je les apprécie. C’était complexe de l’expliquer mais aussi de le comprendre. J’étais certainement la seule à pouvoir comprendre et vivre comme ça. Mais j’allais tout de même tenter d’expliquer mon point de vue à la bibliothécaire qui semblait encore légèrement perdue.

– Me retrouver toute seule ? Ça ne risque certainement pas d’arriver. J’ai déjà mes amis proches en fait. Parce que je choisis mes cibles potentielles, celles avec lesquelles je saurai qu’être cruelle fonctionnera. Je ne suis pas toujours méchante, je sais aussi être sympathique en fait. Il y a des gens avec qui je suis gentille tout de suite, et d’autres avec qui ça prend plus de temps. Par exemple, il aura fallu quelques heures avant que je ne décide de ne plus te faire souffrir parce qu’au final, t’es une fille bien. Et t’emmerder, ce n’était peut-être pas la meilleure des solutions. D’ailleurs, je viens de penser à un truc. T’as dis être malade tout à l’heure, est-ce que je peux faire ma curieuse et te demander en quoi tu es malade ? Physiquement, t’as pas trop l’air en mauvaise santé.

Ouais, c’était rare que je m’intéresse aux autres. Mais je me suis rappelé qu’elle m’avait dit être malade. Alors, stratagème ou réalité ?

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MessageSujet: Re: Tell me a secret. | Nyx H. Wither   09.08.15 14:47






Tell me a secretStay back, I'll fade away ...



Les livres permettaient d'apprendre beaucoup de choses sur le monde environnant. Il y en avait pour tout et n'importe quoi. J'avais englouti quelques livres de psychologie, mais ils m'avaient donné mal au crâne. Je pensais que c'était un mal pour un bien, mais je n'ai jamais réussi à faire le lien entre théorie et pratique. Je pensais naïvement que si j'apprenais la psychologie, je pourrais comprendre plus facilement les autres. Ca n'a jamais été le cas, et ça l'est encore moins avec Lucia. En même temps, elle est l'antithèse de l'idée que je me fais de la « normalité ». Alors quand elle m'expliqua sa vision des bonnes personnes, je n'arrivais même pas à concevoir sa vision des choses. Mais qu'est-ce qu'il lui est arrivé pour qu'elle soit aussi mauvaise ? Un drame d'enfance ? Un problème psychologique que je ne soupçonnais pas encore ? Elle m'avait certifié ne pas être bipolaire, mais elle pouvait bien être autre chose. C'est la seule solution possible, les gens ne sont pas entièrement noirs, ce n'est pas possible.


Elle me certifia également avoir des amis proches … Mais peut-on réellement dire proches dans ce cas de figure ? Le pouvoir attire l'avidité. L'un ne va pas sans l'autre. Les humains sont prêts à tout pour obtenir plus de puissance, y compris trahir les siens. N'était-ce pas du faux attachement ? De la manipulation ? Un jour ou l'autre, elle risquait de se faire doubler. Le monde dans lequel elle se prélasse ne peut pas être un endroit où l'honnêteté a sa place. Mais ça, je le garderais pour moi. Elle risquait de me rire au nez si je lui disais ça. Je n'ai même pas un seul proche, alors faire la morale là-dessus, ce serait tirer sur l'ambulance. En plus, son discours se complexifia encore davantage quand elle m'indiqua que j'étais une bonne personne de son point de vue. A ces mots, je penchais la tête sur le côté, pensive. Alors, j'étais censée approuver ses idées et l'encourager à être cruelle ? Mais je n'étais pas d'accord avec cette façon de penser, donc je ne suis pas une bonne personne pour elle, normalement … Argh, je sentais la migraine pointer le bout de son nez, signe qu'il était temps de lâcher l'affaire. Trop réfléchir au point de me faire mal au crâne n'était pas bon. Comme pour mon cœur, les maux de tête étaient un risque à ma maladie. D'ailleurs, en parlant de ça, je fis un peu la grimace quand elle me posa la question. Elle avait de la mémoire … Cela dit, je n'ai pas envie de lui dire ce que j'avais. Les gens ne devaient pas s'attacher à moi. Drôle de paradoxe, quand on y pense … Je souhaiterais avoir au moins un véritable ami, et pourtant, je n'ai pas envie qu'il s'attache. Alors, une amitié à sens unique serait peut-être le bon choix ? Mais serais-je réellement satisfaite avec ça ? J'en doute ...


« … Tout ce que tu as à savoir, c'est qu'il vaut mieux que tu gardes tes distances. Je peux disparaître d'une seconde à l'autre, alors ça ne sert à rien de t'attacher. Ca m'empêche également de faire beaucoup de choses. »


Je me braquais un peu. Je n'aimais vraiment pas parler de mes maladies, qui m'empêchent de vivre normalement depuis toujours. A cause d'elles, je suis quelqu'un que je n'ai pas voulu être, coincée dans cette façon de vivre. Je n'ai pas le droit de faire du sport, je dois surveiller mon activité cérébrale et cardiaque en permanence, je devais éviter les émotions et sensations fortes … En clair : je ne devais pas vivre, mais survivre de façon vaine et inutile. Triste existence, mais cela faisait longtemps que je m'y étais résignée. J'espérais juste pouvoir expérimenter quelques petites choses de la vie avant de mourir. Lucia m'avait acceptée comme étant une bonne personne, même si je ne comprenais pas son choix, alors j'imagine que je n'avais pas à craindre qu'elle me manipule avec cette faiblesse. Mais bon, son soudain revirement d'attitude me rendait un peu méfiante. Je ne la connaissais que depuis peu, alors impossible de savoir si c'était stratégique ou sincère. Après tout, elle avait obtenu ce qu'elle attendait de moi à la base, elle n'a plus besoin de se forcer, si c'est le cas ...


« Pourquoi tu t'intéresses à moi, au final ? Tu as eu ce que tu voulais, et je suis loin d'être intéressante. Je ne peux sans doute pas faire le tiers de tes activités, je ne comprends rien au social, je ne fais que lire et m'occuper de plantes … Qu'est-ce que quelqu'un comme moi peut bien t'apporter ? »


C'était le gros mystère auquel je n'avais aucun élément de réponse. Même pas une simple piste. Je serais curieuse de savoir ce qu'elle me trouvait, pour me catégoriser selon ses critères comme étant quelqu'un de bon ...




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