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 Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]

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CME


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MessageSujet: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   15.07.15 1:00



Disaster







– MERDE ! C’EST PAS POSSIBLE…

Non. Ce n’était pas un cauchemar. Ou un mauvais rêve. Mais la stricte réalité, la dure et violente réalité. Ce qu’il s’est passé ? Laissez-moi vous le raconter.

Quelques heures auparavant

– Salut. Ça fait un bail n’est-ce pas… Tu te souviens de moi au moins ?

Mon paternel me regardait avec son regard vitreux, il puait l’alcool et semblait éblouit par la lumière qui pénétrait par l’ouverture de la porte. L’appartement sentait l’alcool fermenté et le renfermé. Depuis combien de temps n’avait-il pas ouvert les fenêtres ? C’était la première chose que je fis. L’air pure d’Ys pénétrait l’appartement et dévoilait un visage fatigué ainsi que des cernes indescriptibles. Mon père était dans un état pitoyable, et je savais que ça allait me faire mal au cœur de le voir comme ça. Ma mine n’était pas des plus joyeuses non plus. Je cherchais toujours un remède pour sauver Athena, et rien n’avait fonctionné jusqu’ici. Les médecins n’étaient plus vraiment optimistes de la voir s’éveiller. Cela faisait deux mois et quelques que la jeune femme dormait… Je soupirais en pensant que cet état provenait d’une simple erreur de ma part et je me dirigeais vers le fauteuil adjacent à celui du vieillard. Il souleva sa tête difficilement dans ma direction avant d’engager la conversation d’une voix rauque et fatiguée.

– Ivy… C’est vrai que cela fait un sacré moment. Comment se passe ta vie de chasseuse ?

Je lui racontais les dernières parcelles importantes de ma vie avant de me lever et d’avaler un verre de whisky. La bouteille était désormais vide, et je voulais forcer mon paternel à bouger. Non pas pour aller rechercher un autre breuvage qui le rendait aussi meurtri par les années, mais bien pour qu’il aille se doucher et s’habiller, j’avais prévu d’aller me promener en sa compagnie. Mon choix ? La plage. De nombreux souvenirs y étaient gravés, et c’était l’endroit le plus libre que je connaisse. Le plus sublime lorsque le soleil s’y couche à l’horizon. Qu’il laisse ses derniers rayons atteindre le sable chaud… J’attirais le corps lourd de mon géniteur avant de lui indiquer la salle de bain. Une odeur d’humidité y trônait et cela ne me donnait pas envie d’y entrer.

– Va. Je t’emmène quelque part après. Je vais faire un peu de rangement et de ménage pendant ce temps là. L’appartement est une vraie déchetterie depuis…

J’avais évité de mentionner le nom de ma mère… Ca aurait brisé les restes de mon père. Il se dirigeait d’un pas lent en direction de la salle d’eau avant de fermer la porte à clef. J’en profitais donc pour ramasser les cadavres de bouteille qui commençaient à s’entasser dans un coin de la pièce principale. Les cendriers débordaient de mégots en tout genre, on dirait un vieux dépravé. Je soupirais… La mine désolée, je continuais à tout ramasser jusqu’à retomber sur une photo de famille. Nous étions encore tous présents dessus et je décidais de tourner le regard avant qu’une larme ne s’échappe. C’était déjà assez douloureux de revenir ici, je ne devais surtout pas m’enfouir comme mon père le faisait et l’avait fait pendant toutes ces années. J’entendis l’eau s’arrêter et un nouvel homme sortit de la salle de bain. Rasé, coiffé et bien habillé… Enfin, c’était toujours mieux que ces guenilles. Parfait, nous pouvions y aller. Durant le trajet, on discutait de tout et de rien. De ma rencontre avec Alois, de l’incident avec Athena, d’une presque mort avec Drake… Tant d’évènements avaient poussés ma vie jusqu’ici. C’était peut-être pourquoi j’étais revenue le voir. La peur de le perdre et de ne jamais le revoir…

Sa vie n’était pas palpitante, aucune autre femme n’avait partagé toutes ces années. Il était seul et abandonné, noyé dans l’alcool à longueur de journée. C’était désolant de le voir se ruiner la vie comme ça alors qu’il pouvait tourner la page… Nous étions assis sur la plage, regardant le soleil paisiblement. Tout semblait être une journée tranquille jusqu’à ce que des cris d’horreurs retentissent à travers l’endroit. Il faisait quasiment nuit, la pluie était arrivée subitement et transforma la scène en film d’horreur. Des créatures venaient de surgir de nulle part, des amphibiens… Les fichus Léviathans ne dormaient jamais. Les gens apeurés arrivaient à fuir, ou presque. Les monstres bipèdes contrôlaient la glace… L’eau et l’air. C’était une calamité. Je regardais mon père en lui demandant de quitter les lieux. Ce travail était le mien et je ne voulais pas qu’il fasse partie des statistiques. Je lui tournais le dos, me dirigeant vers le champ de bataille. Le sang avait déjà beaucoup trop coulé. Les créatures hurlaient les unes après les autres. Leur hurlement était strident et la plupart des gens ne supportaient pas les décibels. J’arrivais à abattre une ou deux créatures, mais leur peau était si résistante que je préférais mettre les personnes à l’abri. En me retournant, je vis le pire spectacle de ma vie… Ou le second. Une des bêtes sautait sur mon père, griffes en avant. Je tentais de l’atteindre rapidement mais rien n’y faisait, les griffes ressortaient d’une couleur rouge… Le corps de mon père s’effondra. Et voilà ce qu’il se passait actuellement… Des centaines de corps étaient tombés sur la plage. Ys était un vrai massacre…

J’emportais mon père en le traînant sur le sable, un jeune CME tremblait devant toute cette violence. Il n’était pas préparé à faire face à ça… Il n’était peut-être pas encore CME…

– Bouge-toi un peu ! Appelle les secours ! Fais quelques choses ! Dis leur qu’Ivy Stevens est déjà sur le terrain et que…

Je sentis une sensation froide et glaciale… Le souffle putride de la bestiole était collé à mon visage et son odeur me fit fermer les yeux. Je sentis ma chair s’ouvrir en deux lorsque la créature descendit sa main puissante. Elle venait de me déchirer le dos en une fraction de seconde avant de mourir à son tour. Son cœur s’était empalé sur mon katana, pointé vers l’arrière. Je m’écroulais au sol, la tête dans le sable avant de voir le gamin s’enfuir en direction de la voiture. Il partait à toute allure et je n’avais plus qu’à attendre les secours… Je vis la flamme disparaître des yeux de mon père, juste à mes côtés. J’attrapais sa main avant de remarquer que mon téléphone avait volé à quelques mètres. Sur l’écran, un nom était affiché : Drake Aurion. Mon portable l’avait appelé suite au choc, et si le jeune homme décrochait, il n’entendrait que des hurlements d’horreurs. J’étais incapable de bouger, sentant l’âme de mon père disparaître… Il n’était plus. Une larme s’écoula le long de mon visage… Puis le néant. Pourvu que les secours arrivent, sinon… Je vous rejoindrai, enfin.
(c) Ivy Stevens


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CME


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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   15.07.15 20:30


Alois pas content


Ys, c'était une contrée si différente de la sienne, qu'il ne semblait pas aussi bien acclimaté qu'à Ameefeld. En fait, il aimait l'hiver éternel qui était dans cette contrée, ça forçait les contacts humains, inviter les collègues autour d'un bon feu de cheminée réchauffant, sortir boire dans une taverne et se retrouver après, sous la couette pour profiter du restant de la chaleur de nos corps. C'était ça aussi le charme de cette ville enneigé. Mais voilà. A Ys c'était différent. De plus les gens ne juraient que par leurs armes. Alois lui, était un piètre épéiste. Mais bon. Paraît qu'il a encore du chemin à faire pour être doué. Et ce chemin, il était en train de l'arpenter. Petit-à-petit bien sûr.

Mais bon. Il y avait tout ce qui lui fallait ici. En fait, le jeune homme enquêtait sur un truc bien particulier. Il voulait savoir dans quel genre d'endroit, sa nouvelle compagne habitait, avait vécu. Dans quel élément avait-elle pu devenir celle qu'elle était aujourd'hui. Et il n'était pas déçu. Loin de là. Du coup, il s'apprêtait à partir, rejoignant une dernière fois la route d'un petit bar de quartier dans lequel il avait gobé un verre avant de reprendre la route jusqu'à la cité enneigé nommée Ameefeld. Une fois le cul sur sa moto, ce fut la désillusion.

"Appel à toutes les unités. Des créatures attaquent la plage d'Ys, je répète, des créatures attaquent la plage d'Ys. Demande de renfort du CME Ivy Stevens. Je répète. Appel à toutes les unités..."

Demi-tour.
Explosion contrôlée pour se donner assez de propulsion.
Et le voilà déjà sur le chemin inverse fonçant à travers la pluie qui commençait à tomber. Alois avait changé de mine. Son cœur battait à fond. Il s'était juré de ne plus jamais voir une personne qui compte pour lui, crever. C'était devenu quelque chose d'important à ses yeux. Il fonçait à travers les rues, fonçant sans regarder les limitations de vitesse, faisant fi des feux rouges. Le chasseur d'élite se devait d'intervenir rapidement. C'était une question de vie ou de mort.

Une fois arrivé sur la plage, il vit le sang et les cadavres. Certaines personnes bougeaient à peine, et dans cette marre il fallait agir rapidement. Il fallait se souvenir des entraînements d'Athena. Il fallait évacuer les vivants et combattre les monstres. Mais comment prendre deux solutions lorsqu'on est seul. Il ne pouvait choisir qu'une seule possibilité. Et ses bêtes là étaient attirés par le sang. C'est pour cette raison qu'il s'était scarifié le bras gauche avec un couteau de lancer - il est droitier, d'où le choix d'esquinter son mauvais bras. Du sang coulait le long de la plaie, et cela attirait les monstres.

▬ C'est ça. Viens voir papa toi.

Sans crier gare, il lui fit exploser la tête une fois que celui-ci était arrivé de trop près. C'est ça aussi, les explosions. Il avait fait rentrer une petite boule de lumière dans sa tête, passant outre la carapace et le voilà exploser de l'intérieur. Du sang coulait de partout, même sur le visage d'Alois, mais tout ceci était égal. Il cherchait quelque chose des yeux, une personne, et l'avait trouvé raide par terre, se baignant dans son sang. Son katana était encore planté dans le corps d'une de ses bêtes. Ses forces la quittait progressivement. Et tout cela, avait mit Alois en furie.

Vous ne l'avez peut être jamais vu énerver. Et ce qui va se passer risque de heurter la sensibilité des plus jeunes.

Une de ses abominations utilisait la vitesse et l'agilité pour bondir et foncer griffes en avant sur Alois. Une explosion retenti, et le voilà propulsé en arrière. Celui-ci s'éclatait le dos contre la plage de sable fin, et devant lui, un CME qui le regardait de haut. Adossé au sable, la bête regardait Alois tout en se léchant les babines. Alois fit embraser la créature, qui hurlait de douleur avant de libérer de l'eau autour de son corps.

▬ L'eau. Et l'air pour la propulsion. Donc la glace je présume. Et bien, voyons voir ce que tu sais faire sans tes bras petit fils de pute.

Il lui fit exploser le bras gauche, puis le droit. La bête hurlait de douleur, et avait remplacé ses membres par des bras en glace. Cela reproduirait temporairement de quoi trancher la gueule de ce salopard d'humain qui se payait sa gueule. Derrière ses petites lunettes, on ne pouvait pas lire ce que ressentait Alois. On ne pouvait pas voir son regard. Mais il était noir. Noir et intense. Quelques CME avaient rejoint l'endroit et tentaient d'exterminer les bêtes qui arrivaient par la mer.

La bête principale de notre histoire, celle qui affronte Alois pendant ce moment, tentait d'approcher Reinhardt. Mais la douleur l'empêchait d'être productive. Ses couteaux de lancer se plantèrent, dans chacun des deux pieds. Il était cloué sur placé. Et Alois fit exploser le corps de la bête. Une partie du corps fut projeté, il fut comme coupé en deux, et le reste restait scotché par les couteaux de lancer, scotché au sol. Reinhardt avait utilisé pas mal de magie pour une seule bête, ce qui montrait à quel point il voulait se venger. Il en avait presque oublié Ivy.

▬ Allez, on se réveille, c'est pas l'heure de faire la sieste Ivy.

Il voyait bien qu'elle pissait le sang du dos. Il avait prit son téléphone et priait maintenant pour que des soins puissent être administrés rapidement à cette jeune femme. Il fallait attendre l'ambulance. Et il n'y avait rien de mieux que disséquer quelques bêtes pour éviter que d'autres citoyens soient agressés. La pluie entravait son feu, mais pas la lumière ni les explosions. Et cette pluie s'était transformée en pluie de sang, lorsque les bêtes explosaient les unes après les autres. Du sang giclait de partout. Les vêtements d'Alois étaient teintés de rouges, d'organes et de bouts de chair. Pourtant, rien ne l'arrêtait.
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Zeta


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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   16.07.15 4:51

Disaster - The third Drake
Feat Ivy Stevens & Alois Reinhardt

Ys... Je ne savais pas trop ce que j'étais venu faire ici. Pourtant, ce n'était pas pour une certaine mission ou quoi que ce soit, j'étais pas sollicité aujourd'hui. Je crois que c'était pour profiter d'un air autre que celui d'Ameefeld, ou j'étais étant gosse, et où j'aime bien retourner. Là-bas, dans ma ville natale, il faisait plutôt froid, et j'avais beau utiliser la magie du feu, j'adorais le froid. Je préfère ça à la chaleur monstrueuse du désert... Bordel, la dernière fois qu'on y a eu une mission, j'ai cru que j'allais y passer, avec cette chaleur insoutenable. J'y avais vidé toute mon eau, sérieux... Même Aaron, qui faisait le kéké avant la mission, avant que je fasse aussi mon kéké parce que c'est moi qui suis meilleur, même lui on avait dit une éponge tellement il suait. Je suais tout autant, ceci dit. Sûrement parce que je ne suis pas fait pour la chaleur. Pourquoi j'ai la magie du feu alors ? Bah parfois, Dieu il est un peu bourré, et quand Dieu il est bourré, il fait de la merde. Enfin, bref...

Une fois là-bas, je me rendais compte que c'était totalement différent. Autant à Ameefeld c'est la glace qui prédomine, autant ici, c'est l'eau. Je suppose que ma division devrait s'y sentir dans leur élément, héhé. Mais bon, c'est sûrement ici qu'il y avait le plus de Léviathans. En fait, ça, je devais le savoir, très certainement, à 99% de chance même, mais je suis tellement un caca ambulant en géographie que j'ai tout simplement arrêté. A quoi bon ? Je préfère le reste, ça me rattrape. Surtout les cours de magie. Le prof est totalement épique. Le premier jour, les retardataires ont eu une paire de cornes de lumière sur la tête... J'avoue, ça m'a fait marrer. Enfin, je suis pas la pour dire quel prof je préfère à un autre. Je suis juste la pour me détendre. Il faisait plutôt beau, même si le ciel se couvrait, et j'avais un peu d'argent. Dommage qu'il n'y ait pas de casino à Ys comme à Ameefeld.. Raaah, je comprends pourquoi j'y vais TOUT LE TEMPS maintenant. Tant pis. Je m'étais rendu à un café, commandant une bière, parce que j'avais soif, et que c'était le truc le moins alcoolisé au monde. Comme ça, après je pourrais en reprendre une ou deux autres derrière sans finir bourré, si jamais j'ai trop soif ou quoi... Par contre, ça donne envie de pisser ce truc. Bref.

Finalement, j'avais passé pas mal de temps a déambuler dans les rues, me baladant pour visiter un peu et parce que j'avais rien d'autre à faire. Pas envie de m'entraîner aujourd'hui, et en plus Aaron n'était pas dispo, Ivy devait passer une journée avec son père dans cette ville justement, payes ta coïncidence, et personne d'autre que je connaissais était forcément là. La nuit n'était pas loin de tomber... D'un coup, il se mit à pleuvoir. La pluie tombait sur le sol, a présent. Mais malgré ça, tout était calme et paisible, ici. Aucun monstre pour venir faire chier son monde, aucun emmerdeur... C'était mon jour de chance. Il était temps de rentrer, maintenant... Sauf que. Évidemment, alors que la journée s'était si bien passée, quelqu'un vint à m'appeler sur portable. Qui donc ? Je le sortis de la poche, avant de voir qu'il s'agissait d'Ivy. Elle m'avait peut-être vue et m'appelait pour me diriger vers elle pour aller dire un bonjour ? Hum, j'étais sceptique... Je décrochais. Et ce que j'entendis alors, c'était pas du tout ce à quoi je m'attendais. Loin de là. Très loin de là même. Mon teint était devenu blafard, comme si j'avais vu un cadavre, et ma mine était passée de relaxée à inquiète. Au téléphone... Je n'entendais pas sa voix. Seulement des cris stridents, des cris affreux, des cris de gens paniqués, des soupirs d'agonie, tellement de cris qu'on aurait dit la voix de la faucheuse elle-même qui m'adressait un message.

Oh mon dieu... Ce qu'il se passait... Si c'était vraiment ce à quoi je pense... La situation était horrible, chaotique, elle était hors de contrôle. Là-bas, ce qui devait se passer, c'était une boucherie sanglante. Un véritable abattoir à humain. Ma mine inquiète avait laissé transparaitre un regard à la fois sérieux et apeuré, je devais aller là-bas, voir ce qui s'y passait. Absolument. Si elle ne me répondais pas, c'est que ça devait être grave. Heureusement, la plage n'était pas si loin que ça. Je m'y étais rendu, à pieds, du plus vite que je pouvais, me préparant psychologiquement à ce qu'il aurait pu se passer là-bas. Bordel de merde, c'était censé être mon jour de repos, pas un désastre ou quelque chose comme ça... Il veut me tuer l'être supérieur qui nous regarde dans le ciel là ou pas ? De toute façon, j'ai jamais cru en lui, na. Quelques minutes après, j'étais finalement arrivé là-bas, et la première chose que j'y avais vu... C'était l'enfer. Des corps. Partout. Des cadavres. En morceaux. Lacérés. Tailladés. Et ça, de partout. L'odeur était puissante, et des monstres, des Léviathans, étaient en train de faire leur joyeux massacre sur la plage. Combien de personnes étaient mortes ici ? Des dizaines ? Des centaines ? Des civils innocents, encore tombés dans les griffes des monstres. Mais celle que je recherchais... Ivy. Vite, j'avais pu remarquer un groupe de CME debouts, parmi la foule qui fuyait. Une femme se tenait par terre. Non... Putain, c'est pas possible... PAS ELLE BON SANG. Un homme s'éloigna d'elle, et il semblait furieux. Il détruisait les monstres. Vite, sans me faire voir par les monstres ni rien, je m'approchais du groupe, avant de voir Ivy, à terre, le dos lacéré, pissant du sang.

Le spectacle était atroce. J'avais réprimé plusieurs envie de vomir en venant. Et là, voir celle que je considérais comme une seconde mère, dans cet état là... Je m'accroupissais, le regard vide, la pluie tombant sur les cheveux, qui retombèrent devant mon visage. Je ne sais pas si c'était la pluie ou autre chose, mais un liquide coulait sur mes joues. Des larmes ? Du sang ? Je sais pas.

- Ivy... S'il te plait. Restes en vie. Moi aussi, je vais me battre. Après tout... C'est le rôle d'un fils, de venger sa mère, hein ?

Un dernier sourire vint s'afficher sur mon visage vide d'expressions. Quand d'un coup, une nouvelle expression, bien différente des autres s'afficha sur mon visage. Il était tordu par la haine. Une haine puissante envers ces monstres. Ces créatures, qui avaient malmenées celle qui m'avait rendu plus fort. D'un coup, une sorte d'aura noire se dégageait de moi. Je marchais, doucement, keyblade en mains, regardant un point vide, mais on ne savait ou je regardais, à cause de mes cheveux, cachant mes yeux. Ça y est. Il était libre. Lui, que je gardais au fond de moi. Cette troisième facette de moi, que j'avais réprimée au maximum, et que je m'étais juré de ne pas montrer. Ce côté violent, brutal, psychopathe de moi. La haine l'avait réveillé. Et maintenant, il allait faire un carnage. Impitoyable. Impassible. Un regard à la fois froid et inexpressif, tout en étant haineux. Un visage dont il était impossible de lire les émotions. Une soif de meurtre et de sang intangible. Tel était celui que je cachais. Drake Aurion, le psychopathe. Et maintenant, il allait commencer sa sanglante danse. Les flammes jaillissait de son autre main, bien que perturbées par la pluie. Un monstre, un de ces putains d'enfoirés qui avaient osés la toucher. Il s'était servi du vent pour me propulser. Maintenant que Dark Drake, nommons le comme ça, était libre, plus rien ne me retenait. J'allais mettre toute mon énergie à défoncer ces saloperies. Ma vitesse de réflexion, avait augmenté. Beaucoup. Tellement que j'ai pu trouver la trajectoire du coup juste avant qu'il me fonce dessus. Il allait foncer sur moi, tentant de m'empaler. D'un geste vif, je réussis à me baisser, me faisait couper des mèches de cheveux au passage, avant de me relever, et d'un coup, trancher le bras de la chose, bras qui tombait lourdement par terre.

- Maintenant, bande d'enfoirés... Tous autant que vous êtes... VOUS ALLEZ PAYER ! JE VAIS VOUS REDUIRE EN CHARPIE, TOUS, UN PAR UN. VOS TRIPES SE REPENDRONT SUR LE SOL, ET JE ME BAIGNERAIS DANS VOTRE SANG !  

D'un coup, j'étais pris d'un fou rire. Ma folie furieuse se répandait en moi, comme le sang du monstre se répantait par terre. D'un coup, je sentis un truc me griffer le bras gauche, violemment. Evidemment, il avait une seconde main. La douleur... Quelle poisse. Je n'allais pas m'en soucier tant que le je pouvais... A la place, j'avais profité de l'élan du monstre, pour l'empaler dans l'estomac avec ma lame. J'avais réussi à percer son écaille, par on ne sait quelle magie. Maintenant, il allait souffrir. Il ne pouvait plus se détacher de moi. Ses griffes étaient contre mon épaule droite, dans ma chair, et j'étais gaucher. J'ai manqué de me le faire empaler de peu. Mon regard, injecté de sang, se plantait dans les yeux. D'un mouvement sec mais lent, ma main remontait, doucement, puis d'un coup, brutalement, tranchant le haut du monstre en deux. Mais j'en avais pas fini. Plantant mon arme au sol, le bras droit toujours saignant, je créais une boule de feu dans ma main gauche, justement. Cette boule, assez grosse, je l'envoyer à la base de la coupure, et la pression exercée par les flammes avait été suffisante pour... Faire sortir ses viscères du corps, dans un mouvement brutal bien dégueulasse, mais qu'importe, ça ne me faisait aucun effet. Mon bras droit pissait le sang.

- Quelle plaie encore... Heureusement, je peux la cautériser, ça sera ça de pris.

Par chance, aucun monstre près de moi. L'autre CME devait sûrement les occuper, vu son niveau. Rapidement, des flammes jaillirent de ma main, et ma main gauche alla se poser sur la blessure, appuyant fortement. Je lâchais un gros cri de douleur. Cri qui se transforma en rire, qui cessa rapidement. Je n'étais plus du tout moi-même... Drake Aurion ? Il dormait, le temps d'une nuit. Je retirais mon arme du sol, arme dont le sang ruisselait. Pas le mien, mais le sang du monstre... D'un coup, mon visage repris un air, tordu de haine, en voyant un autre monstre courir après une petite fille. Je suis le chasseur, et c'est la proie. Cette fois, je vais l'abattre en une attaque, assez puissante pour en finir d'un coup. Une attaque que j'avais spécialement préparée, à l'aide d'un certain professeur, pour montrer que j'étais plus fort que mon rival. Un coup si puissant qu'il allait me vider de ma magie. C'était quitte ou double. Je me mis à remarcher doucement, avant de partir en sprint sans raison valable. Le monstre se rapprochait de la gamine.

- Viens ici, ma proie. Viens mourir, éviscéré par ton tueur. Le chasseur tue le monstre. Alors, viens mourir de ma lame, fumier !

(c) Akatovio


Dernière édition par Drake Aurion le 17.07.15 1:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   16.07.15 5:37



Floating memories







Mes yeux s’ouvraient l’espace d’un instant. Une voix tentait de m’extirper de mon pré-sommeil, mais je sentais bien que mes forces ne pouvaient pas revenir en un clin d’œil. Je voyais seulement des ombres… Alois ? C’est bien toi ? Je devais rêver… Ce n’était pas possible. Drake ? Encore moins… Ca y est, je crois qu’en fait, j’étais en plein cauchemar. Qu’est ce qu’ils pouvaient bien faire ici de toute manière ? Nous étions tout simplement perdus. Mes yeux se refermaient petit à petit, sur un bain sanglant orchestré par deux hommes. Tous les autres étaient morts, rien ne semblait de vivant ici mis à part les Léviathans et ces deux personnes… Pourvus qu’ils s’en sortent… Tout m’abandonnait, et je ne pouvais plus bouger. Etait-ce la fin ?

Les ténèbres étaient tout autour de moi, il faisait froid ici. C’était le vide intersidéral, le néant, il n’y avait rien d’autre aux alentours. J’entendais quelques voix parfois, des cris, de l’horreur. Je flottais au milieu de nulle part, et au bout d’un long moment à errer dans le vide,  une petite boule de lumière s’approchait de moi. La voix qui en sortait était celle d’une personne que je connaissais bien, mais je n’arrivais pas à lui mettre un visage. Il m’était même difficile de me concentrer pour comprendre ce qu’elle racontait. Je tentais de comprendre et certains mots paraissaient clairs : mort - éveil - père - blessure profonde… Qu’est ce qu’ils racontaient ? Et où j’étais d’abord ? C’était tellement insensé… Je n’arrivais pas à trouver une corrélation entre tous ces mots. Je ne savais même plus pourquoi j’errais ici. Etait-ce un cauchemar ? Un mauvais rêve ? Rien ne semblait réel pourtant… Si seulement j’arrivais à comprendre ce que je fichais ici, je pourrai peut-être en sortir.

Du côté de l’équipe d’intervention médicale

Nous arrivions en urgence, des cadavres s’étalaient jusqu’au bout de la plage. C’était une vision horrifique, le sang s’écoulait jusque dans la mer. Nous sortions l’équipement d’urgence, et commençions à faire l’état des lieux. Première patiente, une jeune femme aux longs cheveux violacés. Deux hommes n’étaient pas très loin d’elle, un jeune brun et un grand type à lunette. Pas le temps de comprendre ce qu’il s’est passé ici, il fallait agir. Elle respirait faiblement, son dos était maculé de sang et la plaie était trop profonde. Nous prenions alors de quoi recoudre la jeune femme avant de surveiller les deux hommes du coin de l’œil. Ils prenaient un plaisir fou à écraser les bestioles pendant que nous agissions. Tant mieux.

– Il est presque trop tard, agissons vite et bien. Trop de sang à coulé aujourd’hui.

J’ordonnais à mes équipiers de maintenir la jeune femme en position. Elle était plongée dans un coma profond, mais il était probable qu’elle en sorte lorsque son sang ne s’écoulera plus. Il fallait une transfusion… Je regardais du côté des deux types en me demandant si l’un d’eux maîtrisait le sang. Malheureusement, les réponses étaient toutes deux négatives lorsque je vis du feu et de la lumière jaillir… Evidemment. Il fallait que le plus jeune d’entre nous apprenne à manier sa fusion sur le tas.

– T’es prêt gamin ? Quand les plaies seront refermées, tu transfuseras le maximum de sang que tu peux.

Il hochait la tête, il avait peur et je pouvais le comprendre. Le pauvre était en deuxième année seulement, et il venait à peine d’apprendre les bases. Mais il avait souhaité nous accompagner tout simplement parce que c’était le fils d’un collègue et que je veillais sur lui… En cadence, les fils passaient dans la chair de la jeune femme et les plaies commençaient à se refermer. Il fallait accélérer le pas, nous étions entrain de la perdre. Son souffle disparaissait momentanément, et brièvement. Elle n’allait pas tenir si nous ne nous dépêchions pas.

– Allez, du nerf les mecs ! On va la perdre !

Les gars s’activaient autour de moi, et le jeune homme commençait déjà à transfuser. La main gauche de la jeune femme venait de bouger, c’était bon signe…


Retour d’Ivy

– Pourquoi tu ne veux pas rester avec moi ? On est si bien ensemble. N’est-ce pas, papa ? Comment ça, il est temps pour toi de partir ? Tu veux les rejoindre ? Mais on a encore tant de choses à faire… Tu ne peux pas y aller… Pas maintenant. Ne me laissez pas seule, par pitié ! Les deux petits et maman l’ont fait une fois, ce ne peut pas être ton tour !

De toute façon, ça ne sert à rien de s’acharner. Un mort ne peut pas ressusciter Ivy. Ecoute la voix de la raison, et suis ton père. Viens avec moi maintenant, il est temps.


J’ouvris les yeux, le goût du sang et du sable dans la bouche. Le son revenait peu à peu, la vue aussi… Et l’horreur s’affichait. Quatre types étaient accroupis autour de moi, mon cœur battait tellement vite et tellement fort qu’il me faisait horriblement mal. Je repoussais mon corps entier sur mes bras, la douleur de l’épaule brisée revenait en force. Fichue blessure… Et puis, peu à peu, je commençais à retrouver toutes mes facultés cognitives. Les types en tenue blanche me regardaient d’un air stupéfait, ils semblaient choqués de me voir debout. Le visage ensanglanté d'Alois me fit écarquiller les yeux, et le jeune homme là-bas... Était-ce Drake ? Je ne savais plus réellement ce qu'il se passait, j'étais encore vraiment dans les vapes finalement... Jusqu'à ce que je je me tourne vers le corps inerte de mon géniteur...

– NOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! NOOOOOOOOOOOOOOOOON ! C’EST PAS VRAI ! POUSSEZ-VOUS ! SAUVEZ-LE !

Je dégageais les types autour de moi en relâchant une onde puissante d’air, comment était-ce possible ? La hargne et la rage qui m’habitaient était la même que ce jour là, face à cette bête ailée. Les cris des monstres résonnaient autour de moi, je ne répondais plus de rien, tombant à genou devant le corps meurtri de mon père. Un sourire était figé sur son visage, comment avait-il pu sourire à sa mort ? Ce n’était pas possible d’agir ainsi en voyant la faux mortelle de la mort vous arriver dessus ! Les yeux injectés de sang, l’hémoglobine coulait le long de ma bouche, je ramassais mon arme en tranchant la bête en deux, celle qui était encore embrochée dessus. Je ne respirais plus, je haletais. Je n’étais plus guidée par ma raison, seule ma rage guidait mes pas. Les médecins étaient inquiets de me voir déambuler si rapidement alors que je n’étais pas censée être debout. Je relâchais toute la colère en moi et une forte tempête de sable s’élevait. Je jetais un regard aux deux personnes présentes sur le terrain. Un regard noir, et maculé de sang. Je n’étais plus moi-même, Ivy Stevens avait disparu au détriment d’une nouvelle personne. Une enragée qui ne vivait que pour tuer désormais. Les créatures restantes se frottaient les yeux tellement la poussière de sable les irritait. Je n’avais plus qu’à leur ôter la vie. La rapidité de mes gestes impressionnait tous le monde, y compris les deux personnes annexes sur la plage.

Je n’avais pas remarqué tout de suite qu’Alois et Drake étaient finalement spectateurs de mon acharnement. Pour moi, ce n’était que deux ombres supplémentaires. J’hurlais à chacun des coups que j’infligeais, il ne pleuvait plus d’eau mais du sang. Des pieux de terre jaillissaient d’un peu partout sur le terrain, embrochant chacune des créatures qui voulait ma peau par les airs. Et puis d’un coup, plus rien… Et là, je sentis tout mon corps se raidir et se rafraîchir. Ma lame tombait au sol et je tendais la main vers ces deux personnes pourtant si familière, et changées en machines de guerre. Tout mon corps s’écroula sur la blessure dorsale qui n’avait pas été pansée et le sable s’y infiltrait, grain par grain. J’hurlais à la mort, le sang s’écoulant légèrement de ma bouche. Lorsque je vis les deux hommes s’approcher de moi, je compris qui ils étaient malgré un léger doute qui planait pour Drake, et un sourire léger s’immisça sur mes lèvres et une larme s’écoulait le long de mon visage ensablé.

– Oh merde… Je crois que j’ai un peu trop forcé. Alois, j’suis désolée…

Mon teint devenait pâle, et pourtant, j’essayais de les rassurer en leur faisant une petite blague vraiment pas drôle sur le moment. Les plaies ne s’étaient pas ouvertes, par chance. Mais, je sentais mes forces m’abandonner. J’avais vraiment puisé dans mes dernières ressources et mon corps gisait au milieu des cadavres. Des hurlements de créatures indiquaient qu’il y en arrivait d’autre. La plage était plus qu’un champ de bataille… Il fallait s’en aller, sans oublier le corps de mon père. Je regardais les deux mâles avant de fermer les yeux, et de leur souffler quelque chose.

– Ils arrivent… Encore…

Mes yeux restaient fermés, pourtant, j’étais consciente. Je me battais pour ne pas retomber dans les pommes, et il fallait que l’un des deux continue de me parler. D’autres CME allaient arriver pour nous filer un coup de main. Les bestioles n’en avaient pas fini avec nous. Alois et Drake devraient travailler de concert pour les éliminer et j’avais besoin d’un coup de fouet… Je ne pouvais pas me battre dans l’état où j’étais. Alors, j’eu une autre idée. Je resterais en support afin de les protéger. Fabriquer des murs de terre ou des boucliers ne me demanderait pas trop d’efforts… L’horreur venait tout juste de commencer, la descente aux enfers était amorcée.
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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   16.07.15 16:30


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Un son résonnait, on aurait dit un air de musique. De la batterie peut être ? Qui sait. En fait, il ne s'agissait que des explosions orchestrées par le virtuose Reinhardt. Les créatures s'infiltraient sur la plage par la voie maritime. Et il les attendait, un par un. Sa rapière était brûlante, la lame était en fusion, et elle pénétrait aisément dans le corps des bestioles. Jusqu'à ce que la lame soit brisée par la suite, en deux, car la carapace écailleuse était beaucoup trop dure une fois que la lame n'était plus suffisamment chaude. Pas grave. Il lui restait toujours les couteaux de lancer. D'ailleurs, dans un état pareil, Alois ne faisait plus vraiment attention à ce qu'il se passait autour de lui. La rage l'envahissait. Il portait ce petit sourire sadique, celui qu'il avait lorsqu'il ôtait la vie d'une créature volante. Sauf qu'aujourd'hui, c'était face à des léviathans. Ses deux couteaux de lancer à la main, il les brandissait comme des poignards et avait planté simultanément les deux yeux d'une créature. La lame était enduite de lumière. La bête hurlait de douleur, deux poignards plantés dans les yeux. Il s'était retourné, dos à elle, et fit exploser la lumière qui enduisait les poignards. La brutalité de la scène faisait sourire encore plus Reinhardt. Il prenait un pied fou à ôter la vie d'une bestiole. C'était peut être pour cela qu'il avait rejoint les CME au final.

L'équipe médicale était arrivée au bon moment. Ils tentèrent une transfusion et cela avait fonctionné. Pendant quelques secondes, quelques minutes même, Ivy était revenu à la vie. Fraîche et surtout, énormément énervée. Sa rage, sa haine, elle puisait dans ses ressources pour continuer de combattre. Trop de puissance avait été utilisé, et il savait comment ça allait terminer. Elle s'était écroulée, des larmes coulant de ses petits yeux, son visage respirait la rage, le sang et le sable. Il s'était approché d'elle, agenouillé devant son "cadavre" et tentait de lui parler.

▬ Ne soit pas désolée Ivy. Allez, reste avec nous. Après tout, t'es censé me protéger ma belle.

Il récupérait le katana de Stevens. Sa lame était pétée, et il fallait qu'il puisse sentir le moment où il ôtait la vie d'une créature. Deux ou trois autres se dirigeaient vers la fille. Il s'était posté juste devant elle, bloquant toutes les issues pour eux. S'ils voulaient l'approcher, il fallait passer sur son corps. Et cela risquait d'être difficile. Chauffant la lame, il avait planté dans la tête d'un énième autochtone. Et à présent, sa prochaine technique lui demandait énormément de ressort. Il prit une énorme respiration, il se concentrait. Ses yeux étaient ouverts, et il semblait voir au ralenti, chaque petit détail était important.

▬ Regarde chérie. C'est toi qui me protège encore une fois !

Cinq Ivy de flammes étaient apparues. Chacune fonçait avec un but et un objectif précis, chacune d'entre elle avait eu une ligne de conduite spécifique. Cela demandait énormément de concentration, énormément de puissance magique, énormément de ressources pour être maintenue en vie, pour pouvoir bouger dans l'espace et le temps. La première était foncée avec une lame de feu et transperçait une créature. Les quatre autres s'éparpillaient un peu pour prendre chaque créature qui s'approchait. Ce fut un beau spectacle. Et à la fin, toutes explosèrent. Le sol tremblait, le sable se levait à chacune des explosions. Ce fut un beau spectacle. Drake - dont Alois ne connaissait pas du tout le nom mais qu'il avait déjà vu de tête - semblait avoir lui aussi pas mal de ressources. Peut être pas autant qu'un CME mais pour son âge, c'était un bon guerrier. Reinhardt avait terminé sur un bouquet final. Un feu d'artifice. Des explosions de lumière ayant différentes couleurs, différentes intensités, et une pluie de flammes qui tombait sur les créatures pour les ralentir.

Il transpirait, suait à grosses gouttes. Pourtant, il se sentait toujours aussi frais. Quelque chose le poussait à agir ainsi. Quelque chose faisait en sorte qu'il soit si combatif aujourd'hui. Il avait la peur au ventre. Peur de perdre encore une fois un proche. Peur de voir la mort en face. Peur de ne pas pouvoir être à la hauteur. Alois se posait énormément de questions, mais pour le moment au lieu de chercher des réponses, il tentait de faire en sorte qu'Ivy Stevens continue à être éveillée. La menace était temporairement écartée... Mais lorsque Alois s'était retourné pour regarder sa belle dans les yeux, il avait remarqué une créature en train de sauter pour lui ôter le reste de souffle qu'elle avait. Explosion contrôlée. Il avait lâché une sphère derrière lui qui l'avait propulsé au moment, pour le projeter en avant. Son corps faisait office de bouclier. Ses mains étaient en forme de croix pour intercepter le choc et éviter de se faire blesser la tête. Une griffe avait pénétré son bras gauche et l'avait transpercé. La créature retirait la griffe. Pourtant, Reinhardt, malgré la douleur, avait toujours ce sourire au visage. Il déposait sa main sur la tête de la créature...

▬ Toi, t'es un beau fils de pute. Tu pensais vraiment pouvoir te taper ma copine par derrière ?

De la lumière s'infiltrait et... A courte portée, il fit exploser la tête de cette bête. Ses yeux avaient quitté le crâne en premier, et furent éjectés sur Alois. Puis, la douleur, la fatigue, la blessure, toutes ses choses étaient arrivés en même temps. Agenouillé à ses côtés, il laissait échapper un rire nerveux.

▬ Hahaha ! Putain... Ils sont beaucoup ses ordures.. Les renforts... devraient pas tarder à arriver. Je sens plus mes jambes.. Pourtant c'est mon bras qui est défoncé... Regarde... J'peux même voir à travers le trou ! Et ça fais un mal de chien... Il faut.. Gagner du temps jusqu'à ce que les renforts arrivent.. Puis.. Et je... Roh et puis merde...

Ses dernières forces l'avaient abandonné. Il s'était relevé, et déambulait sur la plage. Le peu de force qui lui restait devait être utilisé intelligemment. Il balançait des couteaux de lancer dont la lame était préalablement chauffée sur les autochtones, et faisait exploser chacune de ses munitions. C'était un moyen de gagner un peu de temps, les ralentir, les affaiblir. Il avait entendu le cortège arrivé. Les copains. Les chasseurs d'élite allaient être bien déçus de ne croiser aucun monstre d'élite ici. Mais aujourd'hui, la quantité avait plus d'impact sur la puissance. Ils étaient trop nombreux pour trois personnes. Alois était allé chercher le katana d'Ivy qui était encore planté dans la créature qu'il avait dégommé. Puis ce qu'il restait de sa rapière. Et avec les deux armes à la main, il était tombé par terre, tête la première dans cet amas de sable.
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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   17.07.15 4:45

Disaster - Out of energy
Feat Ivy and Alois

Un carnage. Voila ce qui résumait la situation. Et un monstre, voila ce que j'étais devenu. Enfin, monstre, seulement au niveau du mental, car ma puissance laisse a désirer. En fait, encore quelques coups et j'aurais atteint ma limite. Finalement, j'avais décidé de ne pas lancer mon coup puissant tout de suite. Le monstre venait de déchiqueter la petite fille, et était trop occupé pour m'avoir remarqué. Et comme il ne m'avait pas vu, je l'avais rattrapé, et pendant qu'il déchiquetait la gamine, je lui sautais sur le dos, en mode koala. Pendant que le truc se débattait, j'en profitais pour lui asséner une grosse brûlure au dos, avant de me faire éjecter au sol et bouffer le sable comme un vieux paysan miteux. La chose en profita pour utiliser une rafale de vent et se propulser sur moi; ses griffes enduites de glace pointées vers moi. Le regard toujours rempli de haine et un grand sourire sadique sur mes lèvres, je fis sortir un pieu de ténèbres que le monstre contourna en donnant une impulsion sur le côté, me laissant le temps de faire une roulade pour esquiver le coup, et de me relever. A peine relevé, la créature était face à moi, et tenta de me griffer de nouveau, coup de griffes que je réussis à contrer in extremis avec mon arme, avant de poser ma main sur sa tête au niveau de ses narines, souriant toujours, avant de parler d'une voix basse.

- Ta mort sera lente et douloureuse, salaud. Grilles bien, comme tu grilleras en enfer.

Quelque chose de froid venait de pénétrer ma chair au niveau du ventre. Quelque chose de froid... J'avais eu chaud, c'était pas passé loin. Une bonne griffure qui aurait pu être plus profonde et me mettre très mal, si j'avais pas eu le réflexe de lancer une gerbe de flammes de ma main qui était sur sa tête. Sa tête était carbonisée ainsi que son cerveau, avant de me reculer, grimaçant de douleur. Arme toujours en mains, je me tenais là ou était la douleur ,faisant office de point de pression improvisé, pour pas que le sang coule a flots. Je me retournais, voyant l'équipe médicale auprès d'Ivy, faisant une transfusion. Elle allait être sauvée. Soulagé de voir ça, une sorte de lutte mentale commença en mon esprit. Ma main lâchait mon arme, et tenait ma tête. Je devais le renfermer. Je devais tenir. Forçant toujours pour ne pas encore sombrer, je repris mon arme en mains, la laissant trainer au sol, avant d'avancer tant bien que mal vers ma seconde mère. Elle était de retour, et plus en colère que jamais... Et elle aussi, faisait son petit carnage.  

Néanmoins, elle n'était pas encore en état de se battre totalement, ça se voyait. Elle puisait au fond d'elle même. Peu de temps après, elle s'était écroulée, vide d'énergie. J'arrivais auprès d'elle, en même temps que ce CME... Alois, je crois. Je l'avais vu une fois, lorsqu'il y avait le monstre géant... Il devait être vachement fort pour être resté en vie, et le massacre de monstres que je voyais à coup d'explosions au loin, c'était sûrement lui qui l'orchestrait. Lui aussi devait avoir la haine contre ces salopards de léviathans. Je sais pas trop quelle était la nature de leur lien, mais il était vraiment pas content. Je ne le connaissais pas, mais ça se voyait. Puis, il l'appela par un nom affectif... Oh, était-ce ce à quoi je pensais ? Maybe. J'étais a côté d'eux, et je pense pas qu'elle réussisse directement à me recouvrir, avec les traces de sang que j'ai sur l visage et le corps, ainsi que ma coupe de cheveux autre que celle de d'habitude. C'était ça, le troisième Drake... Le fou furieux. Je me tenais le flanc, là ou j'avais été blessé. Bordel, je l'avais sentie passer celle-là...

- Restes avec nous... Il a raison. Sauf que là, dans ton état, on est les seuls à pouvoir combattre. Et j'ai presque usé toute mon énergie... Si seulement j'étais plus fort, je pourrais vous aider efficacement...

D'une certaine manière j'avais réussi à retrouver mon calme... Mais bon, pour combien de temps ? L'autre CME récupéra la lame d'Ivy, avant de se concentrer et de l'appeler... Chérie. D'accord, c'est bien ce que je pensais, ils sont ensemble ! Tu m'étonnes qu'il ne soit pas content DU TOUT maintenant. Et ce qu'il faisait avec sa magie... Il venait de créer 5 Ivy de flammes avec sa magie, avant de les envoyer combattre. Cependant, un autre monstre était arrivé, esquivant tout ça. J'allais jeter mes dernières forces contre lui. Alors qu'il était en train de foncer dans ce qui semblait être un angle mort ou une connerie comme ça, il créa des pics de glace, qu'il voulait m'envoyer. Je réussissais a en éviter un ou deux ,cependant quelques autres vinrent faire des coupures sur ma peau, le genre d'entailles peu profondes mais chiantes. J'avais du mal a bouger, mais néanmoins, le monstre était blessé. Bien sévère. Surement un rescapé d'une des attaques d'Alois. Et cette faille... Héhéhé. Me concentrant, j'utilisais mes dernières forces pour créer une projection de cendres ardentes, qui allèrent se loger dans les plaies, ce qui était suffisant pour déstabiliser le monstre devant moi. Je levais mon arme, lourdement, avant de l'abattre sur le crâne du monstre qui se relevait. L'arme se planta dans sa tête, avec un bruit bizarre, avant que je la retire, difficilement, du sang giclant à nouveau sur moi. Je me reculais de quelques pas, titubant, avant de tomber au sol, sur le cul, vide.

- Bordel de... Je crois que j'ai atteint ma limite... Héhé. Ivy, quand tout ira mieux... Rappelles moi de bosser mon endurance.

Bizarrement, j'avais un grand sourire. Au moins, je m'étais donné à fond. J'avais essayé de faire un peu d'humour aussi mais sans succès je suppose. Me voila, par terre ,a attendre le Deus Ex Machina. Ou la mort, au choix... Un monstre arrivait encore, sauf que Alois lui nucléarisa la tête. Pas touche à la copine, comme on dit. Lui aussi, était a bout, et était maintenant agenouillé auprès de sa femme. Nous étions tous les trois asses près, et y'en avait encore. Merde... Néanmoins, il avait trouvé la force de se relever envoyant des couteaux dans la tête des monstres. Une agitation venait de l'autre côté. Des gens arrivaient. La cavalerie était là. Mais nous n'étions pas sauvés pour autant. Oh que non. Tout ne faisait que commencer...

- Dis, Ivy... Tu crois qu'on va s'en sortir ? Je veux dire, on est mal barrés là... Purée. J'espère qu'ils vont réussir à gérer...

Génial, je flippais maintenant.

(c) Akatovio
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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   17.07.15 12:03



The last one







C’était un vrai carnage. Alois était venu me voir, il voulait que je reste avec eux. Mais à quoi bon puisque finalement je ne leur servais plus à rien. Une faible lueur de vie étincelait encore dans mes yeux, et j’essayais de me battre, réellement. Mais j’étais désemparée. Je n’avais pu sauver personne, même pas mon propre père. Une erreur idiote qui aura coûté la vie à des centaines de gens. Et cette plage sera souillée de leur sang à jamais. C’était triste de voir qu’on avait autant de puissance et qu’on ne pouvait finalement pas s’en servir pour les sauver. Quelques gouttes sur mon visage, et ce n’était pas la pluie. Les yeux légèrement ouverts, je regardais la scène qui s’affichait devant moi. Les deux jeunes hommes se démenaient pour empêcher les créatures d’approcher, pourtant, d’autres continuaient d’arriver par la mer. Une attaque interminable… Leur cri était si strident que j’avais du mal à résister. Alois avait créé cinq personnages enflammés, et ces cinq femmes étaient à mon image. Cela m’attendrissais et pourtant, j’avais toujours autant de mal à rester éveillée. La douleur était plus forte. J’haletais, suais à grosse goutte, pleurais toutes les larmes de mon corps, c’était ça qu’on ressentait avant d’embrasser la faux de la mort ? J’entendais les bruits d’une lame, d’explosion, de flammes. Ils se battaient pour moi.

– Je ne… peux pas vous laisser…

J’essayais de me dire que ça allait forcément bien se terminer. Que la mort n’aurait aucun de nous aujourd’hui, pourtant son carnet du jour devait avoir des milliers de noms encore. Y avait-il les nôtres ? Alois se démenait fortement, et à un moment donné, il s’était même écrasé à mes côtés. Ses forces l’avaient lâchée, et les créatures continuaient d’arriver. Elles semblaient toujours plus nombreuses. Drake était fort, je l’avais observé pendant tout ce temps et j’étais fière de lui. Ce que je lui avais appris avait servi, et son potentiel était encore à découvrir. Il n’avait pas usé de toute la puissance qu’il recélait, j’en suis certaine. Pourtant, quelque chose avait changé en lui. Une force incroyable, une haine indescriptible… Ce garçon m’impressionnera toujours, et c’est certainement pour ça que je me suis attachée à lui. Alois et Drake étaient près de moi, tous les deux allongés sur le sable. Ils s’étaient battus comme de vrais guerriers, et en égoïste… Je n’avais rien fais. J’entendais les pas de quelqu’un, mes mains serraient fortement celle de mon cher et tendre d’un côté, et celle d’un fils de l’autre. J’essayais de sourire, malgré le chagrin qui s’emparait de moi. Il était réellement difficile de tenir, mais il ne fallait pas abandonner. Trois créatures couraient dans notre direction, il semblerait que la mort se joue de nous, comme nous nous jouons d’elle depuis tout ce temps.

– Ils vont arriver… Trop tard… Merde…

Ma main tentait de secouer celle du CME pour le maintenir éveillé, je ne voulais pas qu’il parte. Pas maintenant… Dites-moi qu’il était toujours en vie… Du sang s’écoulait vers moi, du long de son bras. La blessure était sale, mais c’était un gaillard, il allait s’en remettre. Je tournais le visage vers le plus jeune d’entre nous et dégageait son visage. Ses cheveux ne lui recouvraient plus ses yeux, et je pouvais enfin le regarder faiblement. Je serrais leur main ensemble, et me concentrais. Ils ne pouvaient plus agir, mais moi si… Une dernière fois…

– Vite ! Vite ! Les gars, magnez-vous, ils vont se faire tuer !

– Je… Je vous aime…

Cherchant les dernières forces qu’ils me restaient, je repoussais les limites qui allaient certainement en finir avec moi. Un dôme terrestre s’élevait au dessus de nous et depuis ce dôme, je projetais une volée de stalactite. Toutes créatures passant par là finiraient embrochées et mortes, une bonne fois pour toute. L’étreinte de mes mains relâchait les deux hommes, je n’avais plus de force… Plus rien. Mes yeux étaient fermés, le souffle de la vie me quittait. Mais cette étincelle était toujours présente, pour me retenir de partir.

Tu n’as pas le droit Ivy. Tu dois continuer, tu sais. Il n’est pas encore l’heure de partir…


Equipe d’intervention



Ce dôme était gigantesque et je me demandais d’où celui qui faisait ça tirait sa force. Nous nous approchions du trio et indiquions aux CME de secours de sécurisé la zone. Il fallait que nous agissions vite.

– Vous deux, prenez la jeune femme avec précaution, c’est la plus blessée des trois. Je m’occupe du jeune homme, et toi, occupe-toi du brun à lunette. Allez !

Je tâtais le pouls des trois, le plus jeune semblait encore en vie et n’avait que quelques blessures superficielles. Il allait s’en tirer je pense. Il bougeait encore et respirait plutôt bien, verdict ? Epuisement. Le CME était mal en point, une méchante blessure était entrain de le vider de tout son sang. Il fallait le soigner au plus vite. Quand à la femme…

– CHEF ! ON A UN PROBLEME ! ELLE NE RESPIRE PLUS

Et merde. Le voilà notre problème…

– Emmenez-les, vite ! La camionnette est prête à partir, il faut la réanimer rapidement et soigner les deux garçons avant qu’ils ne nous lâchent aussi !

Tous s’activaient pour les emmener en sécurité. Le corps du père de la combattante avait déjà été préparé sur la demande de la jeune femme, tout à l’heure. Les trois étaient désormais allongés, le jeune brun tremblait, il devait être en état de choc. L’autre type se portait mieux depuis que nous avions cautérisé sa plaie. En revanche, la jeune femme ne donnait toujours pas de signe de vie, et contrairement à nos indications de base, nous emmenions tout ce petit monde en direction d’un appartement à Ys, comme indiqué par le CME. Il semblerait que les hôpitaux ne soient son endroit favori. J’essayais de réanimer la jeune femme avant que ce ne soit réellement trop tard, et après quelques minutes de bataille, je décidais que c’était terminé. Je donnais l’heure du décès au copilote de la camionnette qui se chargeait de toute la paperasse.

– C’est terminé… Je suis désolé…

J’étais obligé de l’annoncer aux deux hommes. Je ne pouvais pas leur cacher de toute manière. Mais à les entendre aboyer comme des forcenés, la jeune femme esquissa un mouvement de la main. Un sursaut ? Un nerf encore actif ? Non… Elle venait de retrouver son pouls et respirais faiblement… Vingt années de métier, et j’étais toujours choqué de ces surprises que nous faisait les gens comme les CME. Toujours prêts à se battre… Nous arrivions à l’appartement et déposions chacun d’entre eux à un endroit qui semblait être approprié. Ils retrouveraient leur force, mais nous décidions de donner des directives pour la jeune femme.

– Très bien vous deux. Vous allez m’écouter attentivement. On vous laisse la perfusion et le masque respiratoire. Elle en a réellement besoin, ne vous amusez pas à lui ôter sans qu’elle ne donne un réel signe de vie. C’est contraire aux règles… Mais on vous fait confiance, vous avez l’air de tenir fortement à elle.

Le corps du défunt avait été déposé sur un lit annexe, dans une pièce autre que la pièce de vie. La jeune combattante était allongée sur un canapé en bonne forme et les deux autres sur deux petits fauteuils. Ils avaient de quoi allonger leur jambe si jamais. Je balançais plusieurs médicaments si jamais l’un d’eux souhaitait ôter cette douleur qui les prenait. Maintenant, toute l’équipe était partie.


Ivy – Dans le coma



J’étais si seule. J’hurlais les noms d’Alois et de Drake mais personne ne me répondait. La plage de sable était vide, mon corps errait là en dessous… Oh non. Alors ça m’avait vraiment tué ? Merde… Reinhardt ne me le pardonnera jamais. Et Drake… Comment allait-il s’en sortir sans moi maintenant ? Quelle connerie encore...

– Ivy ? IVY ? Oh ! Réveille-toi, t’as pas le droit de crever comme une merde. Ma fille, il faut te battre. Ce n’est pas comme ça que j’imaginais ta mort, alors tu dois te réveiller. Débrouille-toi, mais reste bien là-bas, ta place est sur Terre. Tu as encore beaucoup de choses à accomplir, et on est fier de toi. Maintenant, vas-t-en.

Merde… C’est quoi cette hallucination encore ? Il semblerait que je perde les pédales mais que je sois toujours en vie. Pourtant, il faisait toujours aussi sombre et il n’y avait plus personne pour me tenir compagnie. J’entendais deux voix masculines hurler à côté de moi, mais quelque chose m’empêchait de me réveiller. Pourtant, je les entendais comme s’ils étaient là ! Aidez-moi à sortir de ce néant, par pitié !
(c) Ivy Stevens


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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   17.07.15 19:27


Show me mercy

Le sang et la mort. C'est tout ce qui attendait ceux qui erraient sur la plage. Alois était figé. Il avait trop donné. Pourtant, il pouvait très bien continuer. Enfin, seul son corps ne répondait pas présent. Ses yeux se fermaient, et il se concentrait sur sa respiration. Oublier la douleur. Faire comme si elle n'était pas là. Et quand il avait ouvert un œil et regardé à travers le trou de son bras, il avait eu l'impression que la douleur s'était réveillée à nouveau. C'était psychologique. Dormir. C'était pas une si mauvaise idée. Quelque chose s'approchait, pourtant, il ne captait rien à la situation. Il était dans sa bulle, et c'était à présent du cinquante cinquante. Soit quelqu'un réussi à l'extirper d'ici vivant. Soit il meurt sur cette plage de sable à Ys.

La grande ambulance avait emmené tout le monde. Pendant que le médecin auscultait Ivy, d'autres avaient cautérisés la plaie d'Alois. La douleur l'avait maintenu réveillé. Surtout qu'il s'était réveillé entre temps. Et il avait menacé le docteur. «Tu me donne le moindre médoc, je te fais exploser les couilles. Et je ne rigole pas. Je les brûle pour commencer. Ensuite je t'aveugle à vie, et pour finir je te fais exploser les couilles.» Le bon médecin semblait tenir à sa paire de couilles, du coup il ne lui avait administré aucun médicament. Cautériser une plaie à blanc, comme ça, c'était douloureux. Sur une échelle de douleur, allant de zéro à dix, c'était au moins à quarante-deux. Il était tombé dans les pommes pendant l'opération, ce qui avait donné un petit sourire en coin au docteur, l'air de dire «Voilà ce qui arrive quand on veux jouer au malin.» Puis ça parlait d'Ivy. Le cerveau s'était rebranché, et le jeune homme avait ouvert un œil puis l'autre. Il récupérait une seringue comprenant de l'adrénaline et se l'était injectée, pensant que c'était un léger anesthésiant. Oui, tout compte fait, il voulait bien un truc contre la douleur. Mais il s'était loupé. Empoignant le col du gars qui annonçait que c'était terminé, il lui fracassait la tête contre la vitre arrière du camion.

▬ Écoute-moi bien, je ne sais pas avec quel tour de magie tu va le faire, mais ce qui est sûr, c'est que tu va le faire. COMPRIS ? Bon. Retournes-y, soigne-là et surtout dépose-nous chez elle. Et pose pas de questions. Souviens-toi, tes couilles et ta progéniture en dépendent.

Une fois à la baraque, ils expliquaient ce qui allait se passer. Alois était remonté comme une pile avec son adrénaline. Il avait la jambe qui bougeait toute seule, comme s'il était stressé pourtant c'était pas vraiment le cas.

▬ Putain. Ça arrache ce truc.

Puis, il s'était levé du fauteuil et le poussait pour rejoindre celui de Drake. Assis à côté du jeune homme, il lui mit une tape sur l'épaule.

▬ C'est pas la première fois que je vois ta tête. C'était bien toi à la rivière la dernière fois ? Avec le petit lézard qui vous courrait après ! En tout cas, je comprend mieux pourquoi Ivy t'a prise sous son aile. T'es un chic type, et j'apprécie énormément ce que tu as fais pour elle. Ta maîtrise n'est vraiment pas mauvaise gamin. On dirait moi, à l'époque. Sauf qu'au lieu d'avoir les ténèbres comme élément, j'ai la lumière et ça change tout. Mais, tout ça pour dire, que si jamais t'a besoin d'un coup de main pour quoi que ce soit, entraînement, simulation de combat ou descendre quelques bières, ce sera avec plaisir.

Il s'était levé pour fouiller dans les placards et avait trouvé une bouteille de whisky, vieille, poussiéreuse. Ses préférées.Jetant le bouchon à la poubelle, ils étaient obligés de siffler la bouteille à présent. Et c'était EXACTEMENT pour ça qu'il n'avait demandé à ce qu'on lui donne aucun médicament. Et l'adrénaline ne comptait pas, puisque le boost s'était arrêté avec le temps.

▬ Alois Reinhardt. Content de faire ta connaissance Kid.

Est-ce que le fait que sa blessure le démangeait et lui donnait envie de se la gratter était logique ? Peut être bien.
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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   18.07.15 19:37

Disaster - Discussion
Feat Ivy and Alois

C'est la merde. La vraie merde. Même après avoir combattu de toutes nos forces, nous étions tombés, tous les trois, sans force. Tout ça... Apparemment, tout ce qu'on avait fait n'avait servi a rien. Les CME étaient arrivés, mais il était trop tard pour nous. Les monstres continuaient à arriver, encore. Sérieux, y'en a combien? Finalement, nous étions bien en enfer. La plage était couverte de sang et de morts, et les monstres sortaient de cette mer sanglante comme des démons sortant par dizaines de la gorge des enfers. Bon sang... C'était donc la fin ? On allait mourir là, sur cette plage d'Ys ? Bon sang, j'ai pas envie que tout se finisse maintenant... Je me tenais encore le ventre, sur ma blessure, qui saignait encore. Foutues bêtes... J'avais les yeux toujours ouverts, regardant devant moi, même si j'étais totalement épuisé par ces évènement. Combien de temps allions nous tenir ? Elle nous serra la main, nous disant qu'elle pouvait agir. Dans cet état... C'était de la folie ! Elle n'allait tout de même pas... Non. Je refuse. Je veux pas qu'elle se sacrifie. Je ne veux pas... Bordel. Et encore une fois, je pouvais rien faire, impuissant. Finalement, en 7 ans, rien n'a changé... J'ai beau avoir réussi à rentrer à Dandelion, j'ai eu beau m'être entraîné de toutes mes forces... Rien n'a changé. Je suis encore impuissant, face à la mort. Dans cette situation là... On aurait un peu dit une famille. Le père, la mère et le fils, au bord de la mort...

D'un coup, un dôme de terre s'éleva du sol, et des cris stridents, affreux, se firent entendre de l'autre côté. Puis, plus rien. Plus personne ne tenait ma main. Elle n'était pas... Non. Non. Je refuse d'y croire. Elle... N'est... Pas... Morte. J'en suis sûr. Je ne bougeais plus. Je ne réfléchissais plus. La seule chose à faire, était de laisser libre cours aux évènements, en priant pour avoir de la chance. De la chance, hein... Encore une fois, il fallait compter sur ça. Un docteur s'avança vers moi, pour me diagnostiquer, pendant que d'autres allaient vers ceux qui étaient avec moi. Je retirais ma main de la plaie, la laissant visible au docteur. Tout allait bien. Et puis là... Choc. Ivy... Elle... Elle ne respirait plus. D'un coup, mon regard se vidait de toute substance. Je regardais le ciel, d'un regard vide et d'un air froid. Ma plaie fut vite soignée. Sans trop de douleur. De toute façon, la douleur, je ne la ressentais plus. Enfin, si, mais je la ressentais trop pour que tout ça me fasse mal. Je ne voulais pas y croire. J'étais sûr qu'elle vivait encore... J'étais allongé, tremblant. Je me sentais ultra mal. Les larmes montaient, mais je ne voulais pas qu'elles sortent. Pas pour le moment. J'étais dans un état similaire à un état de choc... Néanmoins, j'entendais et voyais tout ce qu'il se passait. Les CME combattaient les monstre, et celui qui s'était battu jusqu'au bout, avec nous, demanda à ce qu'on soit emmenés à un certain appartement d'Ys. Maintenant que j'y pense, ce qui est drôle, c'est qu'il a les mêmes éléments que mon père... Tu parles d'une coïncidence.

Les médecins avaient l'air de discuter, avant que l'un d'eux se retourne vers nous. Et là, nouveau choc. Non. Elle... PUTAIN. Ça ne se pouvait pas. Je me mis à pleurer, en essayant de rester le plus discret possible. Encore une fois, une autre personne s'était sacrifiée... Non. Il fallait qu'on la rappelle. Je suis sûr qu'elle est encore en vie. Elle ne nous lâcherait pas comme ça, bordel... Alois avait l'air bien énervé, tellement qu'il chopa le docteur par le col, et lui fracassa la tête contre la vitre arrière, lui criant dessus.

- C'EST PAS POSSIBLE BORDEL. IVY. JE SAIS QUE T'ES ENCORE LA. REVIENS NOUS BORDEL ! TON HEURE N'A PAS ENCORE SONNE. S'il te plait... Réponds nous... Qu'est-ce que je vais faire maintenant, bordel ? Tu m'avais promis... Tu m'avais promis que tu serais toujours là en cas de besoin...  

Je me tenais la tête. Encore. Pour ne pas sombrer. De toute façon, j'ai plus de magie je vois pas comment je pourrais faire.  Une fois arrivés à la maison, ils nous avaient donnés toutes les directives à suivre. Ne pas la débrancher avant d'être sûrs de son réveil et qu'elle soit en vie pour de bon. Car actuellement, elle était dans un état entre la vie et la mort. Nous étions sur des petits fauteuils, et elle était sur un canapé, avec des machines lui permettant de la soigner, apparemment. L'homme a lunettes s'était levé de son fauteuil pour venir me rejoindre, me donnant une tape a l'épaule, avant de me parler. Il semblait m'apprécier, je lui ressemblait pas mal à l'époque d'après ses dires, sauf que nos éléments descendants sont différents. Il me proposa un coup de main dans mes entraînements à venir. C'était bon à savoir ça. Toujours choqué mais moins que tout à l'heure, je réussissais à esquisser un petit sourire.

- C'était bien moi, ouais. Et apparemment, vous avez réussis à le tuer, le monstre géant là... Tu m'as l'air d'être un bon gars, toi aussi. Après tout, Ivy ne t'aurais pas choisi à ses côtés sinon, hein ? Au final, on a pu s'en sortir, mais ça c'est joué à pas grand chose... Si un jour je veux m'entraîner, je ferais appel a toi. Seulement, si t'es pas pris pour une mission. Merci de bien vouloir m'aider a progresser...

Il s'était levé, avant d'aller chercher un truc dans la cuisine... Une vieille bouteille de whisky, dont il jeta le bouchon à la poubelle. Bon, bah fallait tout boire maintenant... Huh. Quelques secondes après, il se présenta à moi. Je fis de même.

- Drake Aurion. Enchanté de faire ta connaissance aussi.

Je savais pas trop quoi dire. J'avais encore un peu mal aux articulations a cause de ce foutu combat. Sérieux, j'étais censé me reposer... Qu'est-ce que j'allais dire aux autres ? Je pense cacher ce qu'il y a eu aujourd'hui, sauf a quelques rares personnes de confiance. J'ai pas envie qu'on me prenne pour un taré, même si le fait d'avoir tué 3 de ces conneries, qui sont quand même bien balèzes, ne fera que d'embellir mon image. Enfin bref... C'était un petit peu en bordel ici. Mais bon, c'est pas mieux chez moi, héhé...

- J'me suis toujours demandé un truc... C'est comment le test devenir CME ? C'est si dur qu'on le dit ? J'ai envie de le devenir, pour éradiquer toutes ces saloperies de monstres, et un en particulier... Y'a une histoire de vengeance là-dedans. Je veux savoir si ce test est si dur que ça... Pour savoir à quoi m'attendre, juste.

Je regardais la table, d'un air sérieux. Jamais je n'ai regardé une table avec tant de sérieux de toute ma vie, je crois...

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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   18.07.15 21:31



Where is reality ?







Les larmes, la détresse, la douleur, le froid de la mort… J’avais eu tout ça en quelques instants seulement. Pourtant, la bataille n’était pas terminée de mon côté. Le vide, un néant sombre me retenait de retourner auprès de ceux que j’aimais. Puis, une lumière flashait la grande pièce. Des miroirs, partout. Je me reflétais dedans, de plusieurs manières différentes. Derrière moi, je me reconnaissais… Dix-huit années en moins. Une mine radieuse, des cheveux violacés courts et ces vêtements légers, ceux d’une petit fille heureuse. Ma mère était là aussi, elle tenait Léanne dans ses bras, encore si petite. Axel jouait à tourner autour de moi, était-ce un souvenir ? J’entendais les rires des enfants heureux, ça me faisait mal au cœur. Ce n’était plus le cas, je n’étais plus une enfant, et je ne vivais que pour la vengeance… Alois avait fait en sorte que je sois heureuse maintenant, et ça avait fonctionné. Seulement, le bonheur n’arrive jamais sans son meilleur ami, le malheur. Pourquoi faut-il toujours que le destin s’acharne sur nous de cette manière ? Je frappais dans ce miroir… Ce souvenir n’était plus là désormais. Il fallait bien passer à autre chose. Celui d’à côté me montrait à l’entrée de Dandelion. Jeune élève studieuse et prête à tout pour réussir. Je me voyais aller en cours, en solitaire. Les autres me dévisageaient comme si j’étais une bête de foire.

– VA T-EN !

Je hurlais, tout ces souvenirs douloureux ne m’aideraient pas à remonter la pente. Etait-ce un test pour voir si la vie m’était destinée ? Foutaise. Brisé, il ne montrerait plus ces mauvais souvenirs. Et puis, arriva cet instant, dans ce miroir. La rencontre d’Alois… La soirée était pluvieuse, le combat, l’alcool… Une larme perlait le long de ma joue. Allais-je le revoir un jour ? Je ne voulais pas croire que je resterais enfermée ici pour l’éternité, à revivre les souvenirs d’une vie déchue à longueur de journée. Journée… Ce n’était peut-être pas le bon terme puisque le temps ne semblait pas exister ici. Je ne brisais pas ce miroir, il signifiait mon bonheur et le briser signifierait que je ne veux plus de ce bonheur… Celui de droite me montrait le visage d’un jeune brun, téméraire et puissant. On dirait…

– Drake ? C’est bien toi ?

Son visage se tournait vers moi, les yeux remplis de haine… Ce n’était pas possible. Comment pouvait-il être si haineux envers moi ? Oh... Pardon, je n'ai pas été à la hauteur pour vous protéger... Je fermais les yeux, m’asseyant en plein milieu de tous les miroirs. J’entendais des cris, des appels à l’aide jusqu’à ce que tout ces miroirs disparaissent dans des éclats. Je tremblais, je ne me sentais pas du tout à l’aise dans cet endroit. Je ne voulais pas y rester pour l’éternité… Mais peut-être que… Athena y était, elle aussi ? Je levais le regard, cherchant une once de chaleur et de lumière. Mais le néant s’étendait à perte de vue. Rien, ni personne ne pourra me sauver. Je suis vouée à mourir ici…

– Reinhardt… T’es où bordel… J’ai besoin de toi, viens m’aider…

Mes appels ne seraient certainement jamais entendus. Sa silhouette apparaissait devant moi et je me levais en vitesse afin de le rejoindre. Mais plus je courais dans sa direction et plus il s’éloignait de moi. Impossible… La magie ! Alors que j’essayais de l’atteindre en poussant sur mes jambes, mon corps s’effondra dans une mare de sang. Mon corps était étendu là, juste en dessous. Je revivais… Ma mort ? Des créatures sautaient et hurlaient de partout. Des centaines de corps étaient étendus sur le sable chaud, y compris ceux de Reinhardt et Aurion… Je serrais les poings, le regard noir en voyant qu’ils s’étaient faits avoir eux aussi… J’hurlais à en éclater la vision d’horreur et je sentais la chaleur revenir. Deux voix masculines se propageaient dans la salle où j’étais, une odeur d’alcool parvint difficilement et ma respiration était difficile. J’entrouvris les yeux sur mon appartement, ma vue était assez trouble, et je n’avais aucune force. Personne n’avait remarqué que j’étais éveillée, je me demandais si c’était encore un cauchemar ou si j’étais de retour pour de bon. Bouger le petit doigt me demandait tellement de concentration que je préférais éviter. J’écoutais juste ce que les deux hommes se racontaient, jusqu’à ce que je sois réellement capable de leur faire signe. En attendant, je prenais du repos en fermant à nouveau les yeux, bercés par leur voix discutant de choses et d’autres. J’étais rassurée de voir qu’ils s’en étaient sortis, et un tout petit sourire se glissa sous le masque respiratoire.

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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   20.07.15 0:30



Oui, on a réussi à le descendre. Cela n'a pas été facile contrairement à ce que tu pourrais penser. Même si on avait l'avantage du nombre, il était très résistant. Trop même.

Il s'en souvenait comme si c'était hier. Le reptile était énorme. Ils étaient huit à utiliser les explosions sur le même côté du corps, et ça n'avait rien fait. Même Alois énervé, libérait sa colère et voyait toutes ses utilisations magiques rimer avec le mot échec. C'était navrant comme spectacle. Mais à un moment, ses écailles protectrices furent endommagées. Et là, ce fut une vraie guerre. Lui pour se défendre, et eux pour attaquer. Au final, les Chasseurs d'Élite avaient gagné la bataille. Pas aisément, loin de là. Certains ont même faillit y passer.

▬ Le test hein ? J'ai appris une chose. Les test ne sont jamais les mêmes. Ils étudient ton dossier, et après ils te font un espèce de test personnel il me semble. J'ai beaucoup eu de mal. Ils repoussent tes limites, ils essayent de d'épuiser physiquement et mentalement. Ils te font crouler sous la pression. Pour te donner un exemple, dis toi que les cours d'Athena c'est un truc tendre à côté. Je vais certainement te décevoir. Mais t'a très peu de chances de faire parti du CME dès ta première tentative.

Alois avait mit deux ou trois tentatives déjà. La première s'était soldée par un échec cuisant, et il était parti méditer là-dessus. Trois mois à Ameefeld, dans la forêt blanche, dans une tente à repousser les forces du mal qui approchaient. La seconde, il avait squatter l'arène d'Ys pendant un si long moment qu'à la fin, il faisait presque parti des murs. Et la dernière fois, il avait touché les sommets. Sa maîtrise avait progressé et son mental aussi. Ses aptitudes physiques restaient inchangées. Reinhardt n'était pas trop mauvais, tout comme l'était son père. Il prenait une lampée de whisky pur et tendait la bouteille à Drake.

▬ Toujours est-il que je t'en dois une Drake. Ce que tu as fais aujourd'hui pour elle, ça m'a beaucoup touché. Même si ça ne fais pas longtemps qu'Ivy et moi sommes ensemble, elle compte énormément à mes yeux. Parce que c'est la seule chose positive qui alimente ma vie. J'espère qu'elle va vite s'en remettre.

Alois s'était levé pour rejoindre le canapé sur lequel Ivy était installée. Les machines semblaient la tenir en vie. C'était un bon début. Il avait pris sa main et la serrait fortement avant d'approcher d'une de ses oreilles en lui soufflant de doux mots d'amours.   


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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   26.07.15 4:46

Disaster
Feat Ivy and Alois

D'après Alois, le test pour devenir CME était ultra compliqué, mais c'était quelque chose de violent quoi. Un test qui change à chaque fois qu'on le passe, et ou ils s'appuient sur les capacités physiques de celui qui le passe, en regardant leur dossier. Plutôt astucieux, en plus, ça évite de savoir à l'avance ce qui nous attend. En somme, c'était un peu le genre de trucs ou pour réussir, on devait compter uniquement sur nos capacités, et non sur les autres. Bien sûr, il y a systématiquement une part de chance dans tout ça, mais bon, ça, encore, c'est autre chose... Ils veulent nous faire dépasser nos limites physiquement, sûrement avec des adversaires hors du commun et mentalement, sous un certain taux de pression, j'imagine. Genre tu loupes, et y'a des milliers de morts derrière, en simulation je présume. Bien pire qu'un cours d'Athéna, hein ? Rien que ses cours sont épuisants, alors, ça devait vraiment être un truc de malade ce test. Cependant, il n'avait pas abattu mes espoirs ou quoi que ce soit. Pour réussir du premier coup, il fallait être un véritable prodige, avoir la note maximale partout, ce qui n'était pas du tout mon cas. Ce test, j'allais définitivement le rater, du moins, au premier try. Par contre, pour le reste... A moi de surpasser mes limites. J'ai l'impression qu'il va falloir m'entraîner plus dure encore... J'en parlerais à Ivy, si elle n'y a pas déjà pensé. Comment ça, pas de "si elle se réveille" ? Elle se réveillera, j'en suis sûr. C'est une vraie warrior.

- Oh, t'en fais pas pour ça, tu ne fait que confirmer ce que je pensais. Un test si dur qu'il est quasiment impossible de le réussir du premier coup, a moins d'être un grand prodige de la magie... C'est un peu le genre de truc que je m'imaginais. J'étais déjà sûr que j'allais me louper au moins une fois. Par contre, quand je le réussirais... On se fera une chasse à 3 et une bonne grosse soirée pour fêter ça, si ça vous va.

Oui, je leur parlais à eux deux, car je suis sûr que même dans sa torpeur, ma seconde mère entendait tout. Elle nous entendait sûrement discuter. Son homme, et son protégé, dans la même pièce, a discuter du test pour devenir CME, ça devait certainement lui faire plaisir, quelque part. Au fond, on avait beau avoir tous pris cher... Cette ambiance était assez bonne quand même. Enfin, c'est sûr qu'après être passés dans une boucherie et un bain de sang, n'importe quelle ambiance conviendrait, ou presque. Il but une lampée de whisky, avant de me tendre la bouteille. A mon tour, j'en bus une bonne gorgée, et... OUAH BORDEL CA ARRACHE CE TRUC. J'étais pas spécialement fan de whisky de base, mais là, ce truc vient de m'arracher la gueule ! Je masquais ça. Encore une fois, il me remercia, me disant à quel point Ivy comptait pour elle. Ca faisait peu de temps, mais il y était pas mal attaché.

- Pour moi aussi, elle compte beaucoup. Au début, elle m'a pris sous son aile, et maintenant, je la considère un peu comme ma seconde mère... Moi aussi, j'espère qu'elle s'en remettra vite. Ce qu'elle a fait pour nous sauver, ça me rappelle un peu un évènement qui m'était arrivé, quand j'étais beaucoup plus jeune. Sauf que là, c'était mon père, et il s'est fait exploser, emportant le monstre avec lui, pour me sauver. Cependant, je suis pas sûr de la mort du monstre en fait...

Alois retourna aux côtés de sa dulcinée. Après les avoir laissés un petit moment seul, enfin, l'avoir laissé seul avec elle a lui parler, j'allais avec eux. Elle était vivante, ça c'est sûr. Les machines faisaient un bon travail... Ca au moins, c'était rassurant. Elle s'en était sortie. Il lui serrait la main. En observant de plus près... Non. C'est moi ou elle venait de bouger ? Non, elle était éveillée ? Elle venait de se réveiller, ou elle l'était depuis tout à l'heure ? Montrant ma joie, je fis comprendre qu'elle était réveillée, avant de sourire et de sortir une blague vaseuse.

- Ivy, je t'ai vu, arrêtes de faire semblant de dormir !

Au final, nous nous en étions tous sortis vivants.

(c) Akatovio


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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   26.07.15 21:04



Freedom






J’avais tout entendu de leur conversation, ou presque. Au moment de mon réveil, j’entendais la voix des deux jeunes hommes me bercer et une discussion à propos du test des CME était au centre de l’intrigue. Il est vrai que Drake souhaitait devenir ce qu’Alois et moi étions actuellement. Cependant, son chemin allait être parsemé d’embûche et rien ne l’aidera à surmonter les épreuves qui l’attendaient. Le test était d’une complexité inimaginable. Ils vous analysent, vous poussent à bout, testent vos réflexes, votre volonté, et vos capacités à vous maintenir en vie dans les pires situations. Le massacre d’aujourd’hui a eu lieu seulement parce que j’avais mon père avec moi, parce que je voulais le protéger plus que tous les autres. Se laisser submerger par ses émotions ne mène à rien, sinon la mort. Il y était resté, par ma faute. Ma seule et unique faute. Si seulement j’avais agi en CME et non en fille dévouée, rien de tout cela ne serait arrivé. Mais voilà, l’émotion prend parfois le dessus même quand vous ne le voulez pas. Incontrôlable, vous la laisser vous submerger et tout devient improbable. Protéger Scott David Stevens m’avait été impossible en ce jour. Et si je ne pouvais protéger mon père, comment pourrais-je protéger Alois et Drake par la suite ? Je me posais toutes ces questions pendant que les deux hommes continuaient leur petite discussion. Ils étaient passés à autre chose, et mes yeux – toujours fermés – roulaient en direction de la table. J’imaginais une bouteille pleine sur cette table de verre. J’aurais bien envie de m’éveiller afin d’en boire une lampée. Mais serais-je capable ? La moindre action semblait impossible à exécuter.

Une douce voix parvint à mes oreilles directement, c’était Alois qui me soufflait des mots d’amour. Ça me faisait chaud au cœur… Sentir la chaleur de son corps contre moi, sa main dans la mienne. Puis les bips incessants de cette machine qui annonçait ma survie. Tout était fait pour que je puisse continuer à vivre en cet instant précis. J’ouvris alors un œil, serrant un peu la main de mon cher et tendre avant de voir les visages des jeunes bruns – même si Drake avait les cheveux bien plus sombres que ça en vrai. Il se tourna sur le visage d’Alois avant de fixer les yeux clairs de Drake. Il m’avait remarqué, cependant, j’étais bien trop faible pour rester les yeux ouverts. Je refermais l’unique œil et écoutait la voix enjouée du Zeta. Si seulement, je pouvais lui répondre ! Je serrais la main d’Alois un peu plus fort avant d’esquisser un sourire sur ce masque qui me procurait la possibilité de respirer. En forçant un peu, j’ouvrais les deux yeux dans leur direction et tirait sur la main du CME pour me tourner vers eux. Ma main attirait le jeune homme dans mes bras tandis que l’autre atteignit faiblement le visage de l’élève. Leurs corps étaient chauds, le mien était froid et tremblant. Je voulais leur parler, je voulais leur dire à quel point j’étais heureuse de les voir. Mais rien ne sortait de ma bouche hormis un faible râle de douleur. Mes mains revenaient sur le canapé avant d’agripper ce masque gênant. Je le retirais faiblement et une respiration saccadée se fit entendre. Oui, je n’étais pas en état de respirer sans aide. Mais je ne voulais pas dépendre de toutes ces machines. Je regardais la table… La bouteille fétiche de mon père. Il en restait très peu à l’intérieur, mais je voulais y goutter. Je tendis le bras en direction du breuvage avant d’attraper la bouteille d’une main hésitante et réellement tremblante. Au moment de la soulever, elle s’écrasa sur le sol et déversa ses dernières gouttes sur le carrelage. Une larme s’écoulait sur mon visage en voyant que je venais de me couper légèrement. Ce n’était pas de la douleur, ni de la tristesse. C’était de la joie. La joie de se sentir vivante. Mes yeux virevoltaient un peu partout et je forçais sur ma respiration pour engouffrer un maximum d’air. Le véritable air, celui qui était poussiéreux, celui qui sentait le renfermé, celui que mon père ne pouvait plus inspirer. Je tentais de me redresser légèrement en prenant appui sur les épaules de mes compagnons et arrachais tout ce qui était branché à mon corps. J’en avais assez, je pouvais survivre seule…

– Où… est… mon père ?

Dis-je faiblement avant de vaciller. Même en position assise, il m’était difficile de résister à la tentation de retomber. Cette faiblesse devait être annihilée, détruite, vaincue. Je respirais fortement, de manière toujours aussi saccadée. Mais je voulais le voir. Peu importe où il était, je voulais voir mon père. Mais avant, il fallait que je mange un truc… Ou même boire. Ma langue passait sur mes lèvres asséchées et mon corps s’affalait de nouveau dans le canapé. Trop faible pour faire quoique ce soit, mais je commençais à retrouver tout de même des forces à l’intérieur. Bouger et parler seraient difficile, mais pas improbable. Il fallait au moins que je les remercie pour ce qu’ils avaient fait. Me sauver, m’aider à surmonter l’épreuve de la mort… Même s’ils ne le savaient pas, j’étais en vie grâce à eux. Mes yeux s’étaient fermés et un souffle léger s’échappa de mes lèvres.

– Merci…
(c) Ivy Stevens
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MessageSujet: Re: Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]   

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Disaster [Alois Reinhardt | Drake Aurion]

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