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 Galère glacière. ▲ Stevens

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CME


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MessageSujet: Galère glacière. ▲ Stevens   07.07.15 3:48


Oh dear... We are in trouble.



▬ Putain.... Mais cet enculé est infatigable ?

Alois, un genou à terre, reprenait son souffle pendant qu'une bête le dévisageait, comme si elle avait envie d'en finir. Le CME n'avait pas dit son dernier mot, loin de là. Pourtant, il était dans une impasse. Résumons un peu la situation.

Alors qu'il était en train de se ressourcer dans sa contrée natale, il avait vu une marre de gosses et leurs parents en train de courir dans la direction opposée du parc blanc. D'habitude tout le monde aime aller là-bas. Mais là, ils criaient et scandait qu'il y avait un monstre. Nul temps d'établir un plan, la ville n'était guère très loin et il fallait une protection rapide pour éviter que le village tombe des mains d'une créature. C'est ça aussi être CME. Alois lançait un contact radio sur la fréquence Hertzienne des CME qui étaient à Ameefeld.

"Ici Alois Reinhardt. Demande de renfort dans le shrrrrt schrrrrrrt..."

La connexion était coupée. La batterie était vide. Fais chier scandait-il tout haut. Une fois arrivé sur place, il vit un monstre dont les bras étaient énormes.  Celui-ci courait et envoyait des patates à qui était trop près. Un combat peu pratique. Car il ferrait tout en sorte pour arriver au corps à corps, et Alois préfère garder ses distances. Il allait devoir se démerder à le faire tourner en bourrique. Surtout que la neige entravait ses mouvements.  

Le combat, jusqu'à maintenant, avait duré une bonne vingtaine de minutes. Et dans le dernier assaut, alors qu'il n'avait reçu aucun coup et le monstre quelques-uns - qui avaient notamment défoncé un peu sa carapace de pierre - celui-ci eu une idée de génie. Il fonçait vers Alois, mais au lieu d'attaquer comme d'habitude, il avait armé son bras et le laissait traîner par terre avant de le relever. Il avait emmené une couche de neige avec lui. Le réflexe d'Alois fut le suivant : Lui faire exploser le bras. Mais l'autre bras s'était armé. Alois avait reçu un coup dévastateur qui l'avait envoyé valdinguer. Et maintenant, un genou à terre, il ressentait une douleur aux côtes. Par chance, la surprise de perdre un bras couplé à la douleur avait légèrement amoindri le choc. Il avait légèrement tourné la tête vers son moignon lorsqu'il avait envoyé son gauche dévastateur. Ce léger étourdissement fit qu'Alois s'en était tiré sans trop de complications. Mais là, il avait vraiment du mal à tenir cet adversaire. Combattre ce genre de monstre en solitaire n'était pas chose aisée. Il n'avait pas eu envie de le faire, c'était une obligation. Le retenir le plus longtemps possible en attendant les renforts. S'ils daignent arriver un jour.

A présent, il reprenait son souffle tout en accusant le coup. Cet enculé est infatigable? Peut être. Mais même avec un bras en moins, il continuait à rester debout. D'ailleurs parlons-en. Sa dernière tentative maquillée fut de balancer le bras défunt sur Alois, pour gagner du temps et courir comme un dératé. Reinhardt savait très bien qu'il ne possédait que deux options. La première, libérer une explosion. Mais sa carapace n'était pas assez endommagée. Ce qui voulait dire que ça n'allait pas l'empêcher de continuer sa course, et pourquoi pas, écraser Alois au passage ou le broyer dans sa main gauche. La seconde, esquiver et prendre de la distance. Ce qu'il fit, au final. Et une fois qu'il avait le monstre derrière lui, il lui envoyait un couteau de lancer brûlant, dont la lame était teintée de rouge. Le couteau passait outre la carapace, s'étant créé un chemin et il fit exploser l'énergie magique qui résidait dans le couteau. Encore un morceau de carapace en moins. Il avait quelques trous, on pouvait y attaquer sa chair, et là, il commencerait à ressentir la douleur. Sinon, son autre bras semblait aussi faible que l'autre. Les extrémités étaient un bon point de départ, mais sa tête rocailleuse était le point fort. Il ne pouvait pas la faire tomber. Donc il s'était dit qu'attaquer le cœur était mieux.

Alois commençait à perdre patience. C'était rare. Non pas qu'il perdait la situation. Mais il nécessitait de l'aide. Le cas était important. Le climat, la condition du terrain, la neige, tout ceci entravait les mouvements et la magie d'Alois. Il savait très bien que ça allait être difficile de combattre sur ce terrain miné.

▬ Putain, mais c'est un putain de comble. On me fais chier comme quoi je me la joue trop perso, trop solo. Et quand POUR UNE FOIS je demande un peu d'aide, on me laisse galérer comme la grosse au bal de promo qu'on préfère laisser seul..  ALLEZ VOUS FAIRE FOUTRE ! J'ai pas besoin de renforts... J'ai pas... putain... j'en ai ras le cul de toujours me foutre dans des situations de merde. Bon... Qu'aurais fais Athena et Schwarzenneger à ma place ? Schwarzie je sais pas... Mais Athena.. Elle commencerait par me passer un putain de savon,  m'engueuler parce que je chiale comme une gamine, voir même me dire que c'en est insultant d'être entraîné par ses soins et au final rien savoir faire de ses dix doigts. Ouais... Elle aurait pas tort d'un côté... Puis, elle m'aurait expliqué un truc sur utiliser le terrain à mon avantage. Mais bon... Qu'est-ce que je peux faire hein? Balancer des boules de feu dans la neige ? Super idée, merci Monarch ! Ah bah oui, on va s'amuser à niquer des munitions, putain... Attends. Le feu.. La neige. MAIS OUI ! PUTAIN ! T'es un putain de génie Athena ! ♥.

Il concentrait ses pensées. Des particules de feu s'éclatait sur la neige devant les pattes du monstre. La neige fondait, ça faisait un drôle de bruit quand on marchait dedans et surtout ça entravait les mouvements de l'ennemi. Un espèce de cambouis, de la gadoue de neige. PARFAIT !
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   07.07.15 16:05



Renfort immédiat



Ameefeld. Depuis le temps que je voulais aller là-bas, il fallait que je tombe sur une mission. Une mission imprévisible évidemment. A la base, j’étais venue ici pour me ressourcer même si je déteste le froid. A vrai dire, je n’aime pas la neige. Elle entrave mes mouvements, elle humidifie mon corps et le vent glacial qui y souffle me rend malade et m’empêche donc de faire mon boulot. Voilà, en gros, pourquoi je n’appréciais pas trop venir ici. Mais il fallait bien une première fois à tout. Et puis, se ressourcer dans un endroit inconnu était le pied. Et même si cette poudreuse ne me plaisait pas, je dois bien avouer que le paysage n’en est pas moins magnifique. La ville était protégée par deux grandes portes capables de bloquer l’arrivée de créatures. Pourtant, cela n’empêchait pas des malheurs d’arriver. Et c’est exactement ce qu’il se passa. Un message radio d’une seconde puis plus rien. J’avais juste entendu le nom Alois Reinhardt et le mot renfort. Attendez… Ce CME n’est pas du genre à demander de l’aide, c’est qu’il devait être dans une sacrée galère ! Je regardais les alentours, complètement perdue dans cette cité enneigée. Je ne connaissais rien de l’endroit, alors je devais me repérer rapidement, peu importe la manière. Ecouter les conversations dans les rues était ma seule source d’information. Un parc, un monstre, des gens en panique… Bien. Je cherchais donc un plan de la ville pour rejoindre ce fameux parc blanc. Et à force de tourner en rond, je n’allais certainement pas arriver tout de suite. Espérons juste que Reinhardt ne soit pas en danger, je m’en voudrais d’arriver trop tard…

– Excusez-moi, le parc… C’est par ici ?

Je demandais à un jeune couple de me guider. Ils semblaient apeurés de ce qu’il s’y trouvait. Rapidement, la femme m’expliquait qu’un homme y était prit au piège. Mais ça, c’était sa version des faits. Un CME ne se met pas dans un traquenard volontairement. L’homme tentait de consoler sa femme, mais rien n’y faisait, les cris et les pleurs reprenaient toujours le dessus. Une description physique du monstre ne serait pas de trop… Je remerciais le jeune couple avant de courir dans la direction qu’ils m’avaient indiquée. La neige dérapait sous mes pieds, c’était assez difficile de courir et je m’épuisais pour rien. Alors je marchais rapidement, en faisant attention de ne pas tomber… Dire que je n’ai pas réellement l’habitude de marcher dans cette mélasse était un euphémisme. J’allais dans la direction opposée de tous les autres, je devais être sur la bonne voie. Puis de la fumée, des explosions, des cris… J’étais dans la bonne direction, sans aucun doute.  Je commençais donc à accélérer le pas afin d’arriver près du jeune homme. Une silhouette se trouvait à terre, c’était certainement celle d’Alois… Serais-je arrivée trop tard ? Je voyais une grande carapace mouvante à laquelle il manquait un bras. Au moins, il l’avait déjà à moitié anéanti. Concentrant l’élément aérien dans mes jambes, je donnais une poussée assez puissante pour me servir de la non adhérence de la neige afin d’aller encore plus vite. Un cocon de terre entourait désormais mon arme. Je comptais bien briser cette carapace dure à l’aide de la vitesse et de l’objet contondant situé dans mes mains.

Arrivée au niveau de la bête, j’assénais un coup puissant et un son de bris se fît entendre dans le parc. J’en profitais pour déraper sous la bestiole et me réceptionner sur son dos avant d’asséner un deuxième coup violent. Je n’avais plus qu’à rejoindre Alois le temps que la créature se remette de son état de choc. A l’aide d’un saut propulsé par la magie, j’atterrissais au côté du CME. Je lâchais mon katana et m’agenouillais auprès de lui en lui relevant légèrement la tête.

– T’as rien de cassé ? J’ai entendu ton appel pile à temps, on dirait.

La créature poussait des hurlements de douleur ou de rage, je ne comprenais pas son langage. Cela nous laissait un peu de temps pour qu’il puisse reprendre ses esprits. J’espérais qu’Alois soit en mesure de m’aider à le combattre, car j’étais humidifiée et le froid commençait à me geler les os. Je n’étais vraiment pas habituée à un climat pareil… Je m’épuisais inutilement finalement.
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   07.07.15 16:44


Cold War

Tout s'était passé très vite. Les renforts étaient arrivés, au nombre incroyable d'une seule personne. Un petit bout de femme qui fonçait à vive allure et utilisait des cabrioles et autres déhanchements pour frapper la bête par deux fois et défoncer sa carapace. Beh voyons. Avec un peu de chance, elle allait s'attirer toute la gloire du combat aussi non? Reinhardt grimaçait mais au final, il était plutôt content de voir que quelqu'un avait répondu à l'appel. Il tentait de se relever, mais c'était impossible. C'est comme avoir une gêne, ou un point de côté énorme. Il devait rester recroquevillé, ça allait être compliqué, mais il pouvait le faire. Reinhardt remarquait bien que la jeunette n'était pas une habituée des températures basses. Il avait créé un petit feu follet qu'il guidait du bout de son doigt - comme une marionnette - tout autour d'Ivy pour la réchauffer par sa chaleur. Elle était venue, à bonne distance. La bête semblait être sonnée.

▬ Si. Ma fierté est en mille morceaux par-terre. Sinon tout roule. Tu fous quoi à Ameefeld ? Tu es venue pour me voir hein ? Je te manquais à ce point ?

Disait-il avec un grand sourire ahuri, comme pour lui faire comprendre qu'il se moquait un peu de son sort et qu'il prenait ça à la rigolade.

▬ J'ai... Eu la chance de pouvoir tester sa force et... putain... j'arrive pas à me relever parce que, ça me lance une douleur atroce dans les côtes à chaque fois que j'essaye.

Il avait tenté de se relever, mais il était dans l'impossibilité de bouger le petit doigt. Atrocité. Il continuait tout de même d'agiter le feu follet autour de la CME pour la réchauffer.

▬ Bon. On va pas y aller par quatre chemins ma grande. Ici on est chez moi, je ne peux pas laisser une abomination pareille tuer des gens que j'apprécie, que je connais depuis tout petit. Tire mon cadavre un peu plus loin, je serais une gêne ici. De toute façon contrairement à toi, je gère mieux quand je suis à distance.

Il attrapait le sabre d'Ivy. Sa main serrait fortement la lame, à tel point que du sang avait souillé l'épée. Une petite coupure, c'était pas le cadet de ses soucis. A présent, la lame virait au rouge. Il lui lâchait un petit clin d’œil complice. De son côté, il avait imagé une main de flammes assez haute, qui venait s'écraser sur le gaillard rocailleux. Il utilisait ses dernières forces, Alois n'arrivait pas à correctement imager ses techniques, sa magie. Il ne pouvait pas trop se concentrer avec une douleur pareille. Même quand il y faisait fi, ça lui faisait toujours aussi mal à la longue. Faisant péter le tout, la coque d'armure semblait être tombée. Chaire apparente, il était sonné.

▬ Ivy.. Faut qu'on essaye un truc toi et moi. Pour symboliser notre travail d'équipe. Fusionne ton vent avec mon feu. Ce soir, on mange barbecue !

Il lui attrapait la main, et serrait fortement. Fermant les yeux, il se concentrait mais ça lui demandait trop d'efforts. Le vent se levait, comme dans un film post-apocalyptique, et quand il eu l'impression que le timing était parfait, il libérait sa magie et la laissait s'exprimer. Une petite étincelle microscopique apparu puis disparu. Alois esquissait un sourire.

▬ C'est pas moi.

Puis, il comprit que sa faiblesse résidait dans le fait qu'il était amoché. Il comprit qu'il ne pouvait pas faire grand chose. D'habitude, quand il est accompagné, Reinhardt fait le sale boulot et la deuxième personne reste un peu en retrait, en support. Là, c'était l'inverse. Il allait devoir endosser le rôle de support.

▬ Fais ce que tu as à faire Ivy. J'ai toute confiance en toi.
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   07.07.15 17:23



Alois & Ivy 1 - Monstre 0



Une lumière flamboyante tournoyait autour de moi, lentement. Elle réchauffait l’atmosphère qui me faisait frissonner. J’étais heureuse de voir qu’il était capable d’effectuer ne serait-ce qu’un peu de magie. Sa fierté était en mille morceaux, c’était ce qu’il pensait. Pourtant l’échec fait partie de la vie, et cet échec lui sauvait actuellement la vie. Il ne fallait pas qu’il voit les choses de cette manière. Mais je n’allais pas l’embêter avec ça, je le laissais se reposer. Il avait toujours la force de faire des blagues, c’était un bon signe. Et je ne pouvais pas le laisser sans réponse, le maintenir éveillé et le faire sourire était une priorité.

– Comment t’as deviné ? C’est difficile de se passer de toi, tu devrais le savoir.

Il m’expliquait que la bestiole venait certainement de lui exploser une côte. Se relever faisait parti du domaine de l’impossible. Il avait testé la force de la créature, et apparemment, elle était plus puissante que lui. Il s’était surestimé, certainement. Ou alors, la bestiole… Ouais. C’était certainement la bestiole, vu la taille de ses bras, elle devait posséder une force à nous écraser sans problème. Le feu follet ne cessait de tournoyer, à tel point que je me sentais bien maintenant. Mes vêtements avaient même commencé à sécher. Il m’expliquait donc son point de vue. Il n’allait pas laisser un monstre pareil faire du mal aux habitants de sa ville natale. Chose logique, d’autant plus que c’était notre job de protéger les civils. Et si nous n’y arrivons pas, alors nous ne vallons pas mieux que ceux qui ont faillis à leur tache. Il souhaitait que je le déplace mais c’était un risque que je ne pouvais pas prendre. La bête allait reculer, c’était certain. Si jamais je déplaçais le corps du CME, allez savoir ce qu’il pouvait se passer. Une côte fêlée qui lui rentrait dans le cœur, transperçait son poumon… Je préférais le laisser à sa place. Pendant ce temps, il attrapait ma lame entre ses mains et la fit chauffer. Le fer en devint rouge, et je pensais avoir une petite idée de ce qu’il voulait faire. Une main flamboyante s’écrasait sur le monstre, brisant sa carapace complètement et me laissant le champ libre. Cependant, Alois voulait tenter quelque chose : la fusion de deux de nos éléments. C’était difficile à faire, et dans son état, je doutais que cela fonctionne… Pourtant il fallait essayer.

– Très bien, laisse-moi le temps de déchaîner les vents.

Je me concentrais, la lame dans une main, la main de mon coéquipier dans l’autre. Les yeux fermés, j’imaginais le vent se déchainer tout autour de la créature, l’enfermant dans un cercle. Une fois que le vent se stabilisait sur le monstre, Alois n’avait plus qu’à lancer une attaque de feu pour y faire apparaître de la foudre. Cependant, ça n’allait pas se passer comme prévu. Une étincelle minuscule se formait et s’arrêta net. Bon, ce n’était pas pour cette fois-ci… Et un éclat de rire s’échappait nerveusement lorsque le combattant précisa que le problème ne venait pas de lui. Nous savions pertinemment que son état n’aidait pas à la formation de la foudre… Je me tournais vers lui, déposant un baiser sur son front. La lame était encore incandescente et le vent soufflait toujours en ma faveur. Il fallait que j’en profite pour le transpercer de ce fer brûlant. Le métal avait presque atteint son point de fusion, la créature allait la sentir passer. Je me mis en position avant de m’élancer d’un coup sec, la vitesse s’emparait de moi et mon regard plongeait dans celui de la bestiole. Je plantais l’arme dans le corps nu du monstre et un cri abominable s’en suivit. Je retirais Yamato d’un coup sec, laissant alors le sang s’écouler de sa chair. Son poing tombait au sol, il tentait de résister. Le froid entravait mes mouvements, le petit feu follet avait disparu. Je profitais que la chaleur se diffusait encore sur mon arme pour lui asséner un deuxième coup au niveau de la poitrine. Son corps s’écrasa au moment où je retirais la lame. La neige blanche était teintée de rouge et je me laissais tombée, épuisée. User de tant de magie en si peu de temps n’était pas conseillée et je savais pourquoi. Pourtant, cela ne m’empêchait pas de le faire puisqu’à chaque fois, je m’en sortais presque indemne. Après quelques instants, j’allais m’asseoir à côté de Reinhardt.

– Voilà une bonne chose de faite. Merci pour la lame, ça m’a permit de le faire tomber plus rapidement du coup. Besoin d’aide pour te relever ? Il faut t’emmener pour soigner ça, ce n’est pas mon domaine de prédilection.
(c) Ivy Stevens
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   07.07.15 21:29


Soif

Tout s'était passé très vite. Alois remarquait que sa collègue gérait très bien ses éléments pour combattre ce genre d'ennemi. Alors que lui, c'était un poil plus compliqué.Il n'avait comprit qu'à la fin du combat, que la météo pouvait être en sa faveur. Espérons qu'Athena ne soit jamais au courant de ce qu'il s'est passé. De toute façon, le plus important était que les deux personnes étaient entières. Reinhardt souriait. Ivy avait répondu à l'appel et ils avaient réussi à exterminer une menace pour Ameefeld. Il n'y avait pas de gloire ni de trophée à soulever. Juste qu'une menace s'était éclipsée, et les habitants du coin pourront dormir sur les deux oreilles cette nuit-là.

▬ J'ai rien de cassé ne t'en fais pas. C'est juste que... Le choc à été si fracassant, que j'en ai mal à chaque fois que je bouge. Demain j'aurais un gros bleu, mais ça va aller. En tout cas... Merci pour avoir répondu à mon appel. J'ai crû que personne n'allait arriver. J'aurais pu continuer à le fatiguer, tout en me fatiguant. Mais... Mes chances de l'emporter étaient infimes contre lui. Les explosions, ça me coûte cher en préparation et en énergie. Merci encore Stevens. Si tu pouvais juste m'emmener jusqu'à chez moi, ça serait fort sympathique de ta part. Ma maison est plus bas, tu peux pas la louper. C'est "la maison aux fleurs".

Depuis la mort de papa Reinhardt, maman Reinhardt, et le départ du petit Reinhardt direction l'académie, les habitants de la ville décorent chaque année la maison avec un bouquet de fleurs ou en plantant quelques boutures. Certains les arrosent encore au jour d'aujourd'hui, pour qu'Alois puisse y retourner dès qu'il en a envie et s'y sente toujours comme chez lui. Comme si sa maison n'avait pas pris une ride. Les habitants de cette petite bourgade lui étaient très reconnaissant, c'était un peu le fils prodige du coin. Enlevant ses lunettes qui avaient prit la buée, il les déposait dans la poche de sa veste et s'accrochait à Ivy pour marcher de façon droite, bras dessus, bras dessous. Il titubait, au lieu de marcher. Mais dans quelques jours, la blessure allait passer. C'était un vrai réveil. Le fait d'avoir appelé pour une fois les renforts, ne pas pouvoir gérer une situation seul.

▬ Sinon, pour de vrai, tu faisais quoi à Ameefeld ? Je me doute bien que tu n'étais pas réellement venu pour mes beaux yeux. Et comme tu viens pas du coin, et c'est la coutume, j't'offre une boisson chaude à la maison.

Ils étaient arrivés. Alois et Ivy furent remerciés par quelques villageois du coin. L'accueil fut chaleureux. Une fois dans la maison, rien n'avait bougé. Alois y rentrait uniquement quand il avait besoin de se sentir chez soi, quand il prenait quelques jours de congés aussi. Pour son âge, c'était un vrai nostalgique. Il y avait plusieurs photos, mais la plupart - celles qui montraient sa mère - étaient regroupés devant la cheminée. On pouvait voir beaucoup de photo d'Alois ici, mais aussi de son défunt père et sa défunte mère. Il aimait beaucoup se ressourcer ici. Il aimait bien, pour éviter d'oublier le visage de ses parents avec le temps. Car avec le temps va, tout s'en va. Il allumait la cheminée en y envoyait quelques bribes de flammes.

▬ Thé ? Café ? Chocolat ?

Pour lui, c'était du Jack pur.  
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   07.07.15 22:38



Home of freedom



Reinhardt n’était pas trop mal en point. Il avait juste prit un coup puissant dans les côtes et ça l’avait mit à terre. Ainsi, je devrais l’aider pour l’emmener plus loin, chez lui. Il me remercia de l’avoir aidé, mais c’était naturel. Et puis, c’était surtout mon travail. Aider un ami dans le besoin était encore plus jouissif que d’éclater un monstre sans conviction, ou juste pour sauver des gens. Mais là, c’était pour sauver la vie d’Alois, et je me sentais obligée de l’aider. Allez savoir si j’aurais eu cette poussée d’adrénaline pour un autre CME…

– De rien. C’est notre travail après tout, et je suis certaine que tu en aurais fait de même. En tout cas, tu t’en es bien sorti contre cette bestiole. T’as fait la plupart du boulot, crois-moi. Allez viens, je te soulève à trois et je t’emmène vers la maison aux fleurs. Il me semble l’avoir remarqué en venant. Un… Deux…

Le trois n’arrivait qu’au moment de le soulever. Un bras dessus, un bras dessous, je le portais à moitié. Il n’était pas bien lourd et heureusement. Mon épée avait rejoint son fourreau et trônait sur ma hanche gauche. Je marchais tranquillement, à son rythme pour éviter de lui faire plus de mal. Je sentais qu’il faiblissait à force de marcher. D’ailleurs, il ne marchait pas réellement. Il semblait plus boiter qu’autre chose. Je continuais d’avancer en supportant son poids le plus possible pour lui éviter de s’écrouler. C’était difficile, mais faisable. Au loin, je pouvais apercevoir ces compositions florales devant la maison. Certainement pour honorer la famille du jeune combattant. Je ne voyais que cette solution car Reinhardt ne semblait pas être le genre de type à décorer son appartement ou sa maison avec des trucs plein de pollen. Quelques personnes nous remerciaient pour le travail que nous avions effectué et je leur fis un signe en guise de respect. Alois me demandait ce que j’étais venue faire ici, mais j’attendrais d’être au chaud avant de lui répondre. J’avais besoin de me concentrer pour ne pas le lâcher et il faisait extrêmement froid malgré le grand soleil. Je pense que la ville faisait exprès de maintenir une basse température pour y garder leur neige artificielle… Il ouvrit la porte, et je le déposais sur un petit canapé histoire qu’il se repose. D’un coup de doigt, la cheminée s’alluma et il me proposait une boisson chaude. Dans l’état où il était, je préférais m’en charger. Aujourd’hui, j’étais à son service.

– Je prendrai un café bien chaud, mais laisse-moi faire le service. Guide-moi avec ta voix, je saurai me débrouiller, tu as besoin de repos.

Je l’écoutais pendant que je préparais ce qu’il voulait. Un Whisky pour le jeune homme et un bon café noir pour moi. Je mis un glaçon dans son verre et lui apportait pendant que le café s’écoulait dans la cafetière. Tout semblait vieux ici, ce devait être sa maison familiale. Mes yeux se posaient discrètement sur quelques photographies posées à divers endroits de la maison. Une femme ressemblant à Alois ainsi qu’un homme avec une barbe, des lunettes rougeâtres et un vêtement militaire avec un enfant assis devant eux… Alors ils ressemblaient à ça ? Je retournais m’asseoir à ses côtés avec mon café chaud entre les mains. Je pouvais alors répondre à sa question.

– J’étais ici pour découvrir un nouvel endroit. Une amie m’a prêtée les clefs de son appartement, alors j’en ai profité comme j’étais dans le coin. Apparemment, le boulot fini toujours par nous rattraper. Et toi, tu profitais de tes congés pour retrouver ton petit cocon ?
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   07.07.15 23:36

Une fois à la maison, Alois sentait cette odeur si familière, si plaisante. Il aimait bien se recueillir ici. C'était son havre de paix. Pourtant, les murs étaient maculés de sang, métaphoriquement. Son petit bout de famille était mort. Papa & Maman ont tout les deux été arrachés violemment du cœur d'Alois. Mais il les considère toujours comme vivants en quelques sortes. Dans son cœur justement. Ils ont tout les deux leur place.

▬ Tout au fond de la cuisine à gauche. Le frigo est devant toi, y'a des glaçons dans le congel' du d'ssus. Le café est dans le placard en haut à droite. Le sucre y est aussi. Pour moi, ce sera un whisky avec un glaçon. Tu trouvera la bouteille sur la table, s'il en reste encore.

Et voilà que la jeune femme fit le service. C'était appréciable. Lui, il s'était vautré dans le canapé. Un grossier canapé mais très confortable ! Elle était venu s'asseoir, il avait les pieds sur les jambes de la jeune femme. Ainsi, il était bien calé. L'accoudoir lui servait de coussin, il avait un mal de chien, et avec le whisky, l'effet placebo allait faire l'affaire. Croire que l'alcool dissipe la douleur faisait en sorte que techniquement parlant, l'alcool dissipait la douleur. Mais c'était surtout parce qu'on l'oubliait, et on pensait à autre chose. A la tête qui tournait un peu, à cette sensation de bien-être, etc. Et Alois non, n'était pas ici pour retrouver son petit cocon. Loin de là. Sa voix était audible, mais assez sèche, froide, presque attristée par les mots qui quittaient cette antre que l'on nomme, la bouche.

▬ Je profitais de mes congés pour me recueillir sur la tombe de ma mère.

Il en était presque désolé de la froideur qu'il avait jeté, et du ton qu'il avait employé pour répondre à Ivy. C'était pas son genre d'être de la sorte, du moins, pas avec elle. Ils avaient partagés tout les deux un bon moment, et par ce fait, il la considérait comme une proche. Une amie peut être. Une petite-amie qui sait ? Uniquement le temps lui dira ce qu'il adviendra de choisir pour eux. Bien entendu, elle avait aussi son mot à dire dans tout ça. D'ailleurs, depuis le temps, qu'avait-elle choisi de faire ?

▬ J'ai jeté un froid. Je tenais à dire que ta magie était vraiment pratique. Cette façon de pouvoir bouger rapidement tout en fracassant des gueules, tu as plus de facilités que moi contre ce genre de créatures. La terre et l'air, quel bonne combinaison. A part peut être pour les créatures volantes mais.. Tu peux toujours les obstruer avec une tempête de sable. Contrairement à ma magie qui l'est, je ne suis pas un bourrin dans l'âme. Même si le feu et les explosions me le permettent allègrement. Je préfère préparer le terrain, essayer de les faire tomber dans des pièges. Jamais je m'amuserais à côtoyer de trop près un monstre. Ils peuvent rapidement nous surprendre et nous tuer. Enfin bon. Sans aucun rapport, j'ai beaucoup réfléchi à ce que nous avions écrit chacun de notre côté. Je me suis dis que ça pouvait être une bonne idée mais... J'ai jamais été en couple avec qui que ce soit. Je n'sais pas si je serais à la hauteur de tes attentes.
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   08.07.15 1:39



Alois x Ivy ?



Il avait guidé mes pas, et maintenant, j’étais tranquillement assise sur son canapé d’antan. Ses jambes étaient étendues sur moi et nous savourions chacun notre petit truc. Un Jack avec glaçon pour le monsieur et un bon café serré pour moi. C’était le pied d’être installée ainsi. Ma question semblait avoir jeté un froid puisqu’il me répondit sur un ton solennel qu’il y était venu pour se recueillir sur la tombe de sa mère. Je dois bien vous avouer que j’ai pensé à tout, sauf à ça. A vrai dire, je ne pouvais pas faire de même… J’aurais bien aimé rendre visite à mon ivrogne de père, ou aller sur la tombe de mon frère, de ma sœur ou encore celle de la figure maternelle. Mais ce père était tellement bourré le jour où il apprit la mort de toute la famille qu’il n’avait pas prit le temps de créer un autel ou une tombe pour chacun d’entre eux. Un jour, je prendrai le temps d’honorer leur mémoire en leur faisant une petite place au cimetière d’Ys. Ma mine s’était attristée en entendant la voix froide du jeune homme, j’étais désolée de l’avoir fait mentionnée sa défunte mère, je savais à quel point cela pouvait être douloureux.

– Excuse-moi, je n’ai pas pensé que…

Je préférais ne pas en dire plus et j’avalais une gorgée du breuvage qui réchauffait mon corps. Et pour une fois, ce n’est pas de l’alcool. La tasse était quasi vide quand le jeune homme reprit la parole afin de s’excuser à son tour. Il avait jeté un froid et je savais pertinemment que ce n’était pas voulu. Il faisait l’éloge de mes éléments, et de ma façon de me servir de ma magie. C’est vrai que je faisais toujours en sorte de l’utiliser au mieux, que cela soit toujours impressionnant. Pourtant, je ne trouvais pas ça impressionnant pour ceux qui se servent de la même magie que moi. En fait, je l’utilise en optimisant mes mouvements. La vitesse que me procure l’air est certainement ce qui rend les gens éblouis quand j’use de mes techniques. Pourtant, je ne fais que courir plus rapidement afin de mieux trancher ou planter mon arme dans le corps de mes ennemis. Et il avait raison, c’était dangereux de s’approcher autant. Pourtant, je n’avais pas réellement le choix. Et tout dépendait de la situation. Avec l’air, je peux courir vite pour aller au corps à corps, mais aussi pour revenir en arrière. C’était une manière de faire…

– Exactement. J’essaye d’être offensive sur tous les points, et il faudrait que tu fasses de même. Je suis sûre que t’aurais moins de mal à faire tomber certaines de ces créatures. Je ne dis pas que tu t’en sers mal, je serais vraiment mal placée pour ça, d’autant plus que tu es CME. Néanmoins, je mourrai certainement avant toi sur le terrain, à force de tâter les monstres de trop près, je le regretterai un jour. Mais j’aime vivre dangereusement et il faut dire que ça me réussit plutôt bien. Ma magie me le permet, surtout l’air.

Puis il enchaînait sur le fait qu’il avait déjà réfléchi à la fameuse question qu’on se posait tout les deux… Le couple. Devait-on passé du stade d’ami proche à ami très très proche ? Il n’avait jamais été en couple, et moi non plus. Un autre point commun donc. Et mes attentes… Même moi, je ne savais pas ce que j’attendais d’un homme en fait. C’était assez compliqué comme situation, mais je ne refusais pas d’être avec Reinhardt. On pourrait se protéger mutuellement, s’entraider dans les coups durs, et vivre sans problème ensemble puisque nous partageons pas mal de points communs…

– Une bonne idée ? Je suis tout à fait d’accord avec toi. Mais tu sais, je n’ai pas d’attente particulière. Enfin, je n’y ai pas vraiment réfléchi finalement. Et puis, je n’ai jamais expérimenté cette façon de vivre… En couple. Mais comme tu l’as dit, j’attendrai que tu fasses le premier pas, lorsque tu seras réellement prêt à m’accueillir dans ta vie.
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   08.07.15 3:33


Indécis.

Il écoutait tranquillement ce qu'elle avait à lui dire. Finalement, tout les deux, ils semblaient garder la même opinion de ce qu'ils ressentaient dans cette chambre, il y a quelques semaines de ça. Mais, il n'y avait plus l'alcool pour altérer le jugement à présent. Donc, c'était en adultes consentants qu'il allaient peut être se lancer là-dedans. Même si Reinhardt tiquait un peu avec le mot "amour" et le mot "couple". C'était pas encore dans ses habitudes. Non pas qu'il était renfermé, mais... C'était étrange, et surtout, nouveau.

Alois avait l'impression qu'Ivy critiquait sa façon d'agir. Ouais, il était pas très très tourné vers l'offensive. Il préférait prendre son temps, analyser son adversaire, essayer de trouver un point faible et tout ça de loin. Toucher sa cible lorsqu'il pouvait le faire, et l'affaiblir de loin. Mais bon. Là, ça n'avait pas trop marché. Il faut dire que la cible était rapide, et avait une grande portée avec la taille de ses bras. Heureusement que les renforts étaient arrivés rapidement.

▬ Je préfère m'en tenir à mon style, si cela ne te dérange pas.

Il descendait son verre à lente vitesse. Ce whisky, il se buvait avec délicatesse, il fallait le savourer. C'était pas la piquette que tu achetais chez ton épicier pour la modique somme de deux balles la bouteille. C'était un truc corsé, sauvage, indomptable. Et c'est ce qu'il aimait dans cet alcool. Cette singularité au niveau du goût. Ce nez corsé aux notes boisées.

▬ En tout cas, je t'en dois une pour m'avoir extirpé de cette mélasse. Du coup, je te laisse vaquer à tes occupations. J'ai pas la force de marcher, et tu voulais découvrir le coin. Fais-le, te préoccupe pas de moi, je suis bien ici. Et puis de toute façon, tu sais où me trouver puisque je ne pourrais pas bouger pas d'un pouce ! Tu ne m'en veux pas si je ne peux pas te raccompagner jusqu'à la sortie hein ?

Il laissait filer la belle. Après tout, elle avait des choses à faire contrairement à lui. Et puis rester dans cette baraque sans rien à faire, c'était pas très passionnant déjà pour lui, alors pour deux personnes imaginez un peu le tableau. Elle était partie. Il s'ennuyait. N'avait rien à faire. Il allumait la télévision mais tu parles, il y a rien d'intéressant sur les chaînes de télévision. Que des pubs, et des conneries. Alois éteint le poste de télé et fixait son plafond. Il s'était levé brusquement, tant pis pour la douleur, et s'était rué sur la porte. Toujours son verre à la main, il suivait la trace d'Ivy à ses pas dans la neige. Il l'avait retrouvé. Mais flemme de crier. Il fit apparaître un cœur de flamme devant sa route. Elle s'était arrêtée. Le coeur se décomposait et formulait une phrase - merci les arts magiques - qui disait "Derrière toi."


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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   08.07.15 18:06



Makin' a snowman



Je terminais tranquillement mon café lorsqu’il m’annonça qu’il préférait rester tel qu’il était en combat. Et il valait mieux qu’il reste comme ça puisqu’il avait toujours été habitué à combattre de cette manière. Le changer du jour au lendemain risquait de lui faire perdre ses repères et ses aptitudes au combat seraient amoindries. Il ne buvait pas aussi vite que l’autre soir. La douleur devait être sacrément forte en y repensant… Et puis, en voyant la bouteille, je savais pertinemment qu’il était entrain de savourer son breuvage. Car oui, ce whisky n’était pas à boire comme un vulgaire lait de supermarché… Un Jack Daniel’s. Ce n’était pas n’importe quelle bouteille non plus. Alors que de mon côté, je descendais mon café assez rapidement, histoire de me réchauffer un peu.

– T’as raison. Ne change pas ton style de combat, il t’a maintenu en vie jusqu’ici et continuera certainement à le faire.

Une fois mon breuvage chaud terminé, je me levais afin de porter ma tasse sur le rebord de l’évier. Puis je me disais que je n’allais pas le laisser faire la vaisselle, ce n’était pas approprié pour la situation. Alors je pris quelques minutes pour enlever chaque tache de cette tasse blanche afin de lui redonner sa brillance. Je retournais vers lui avant qu’il ne m’adresse une nouvelle fois la parole. Il me remercia pour l’action que j’avais faite auparavant : lui sauver la mise. Mais il ne me devait rien, c’était tout naturel pour moi de sauver la vie d’un proche ou de n’importe qui. Un appel à l’aide n’est jamais laissé pour compte. Et je devais bien avouer qu’entendre la voix d’Alois en détresse ne m’avait pas laissé indifférente. A vrai dire, mon cœur avait rebondi plus d’une fois à l’intérieur en imaginant que le jeune homme soit dans une galère inimaginable, voir pire… Ainsi, j’avais ressenti le besoin de l’aider et de le sauver. Ce monstre aurait pu lui briser les os un par un s’il l’avait voulu, et mon arrivée – un tantinet héroïque, certes – avait permis à mon équipier de se remettre légèrement de ses blessures. Ca m’avait aussi permis d’attiré les foudres de l’ennemi sur moi-même s’il était quasi mort quand je suis arrivée. Alois avait fait les trois quarts du boulot et j’avais juste fini le travail. Je n’avais aucun mérite finalement.

– Tu ne me dois rien Alois. C’est mon travail, je ne le fais pas pour avoir quelque chose en retour. Tu es en vie, et c’est tout ce qui m’importe.

Il m’avait même dit que je pouvais y aller, après tout j’étais ici pour arpenter les rues enneigées et découvrir ce qu’Ameefeld avait en stock. Je ne pouvais pas refuser d’aller visiter cette majestueuse cité, d’autant plus qu’il avait besoin de repos. Et rester là, à ne rien faire, n’était pas vraiment au programme. Je me levais, soulevant les jambes du combattant délicatement et reposant le tout. Comme une mère, je prenais un petit coussin et le calait sous sa tête avant de déposer un baiser sur son front. Il fallait qu’il se remette de cette douleur, et je prendrais soin de lui. C’était comme instinctif envers ce jeune homme. Et puis, il m’avait bien ramené chez lui lorsqu’il m’avait mit à terre en combat singulier. Il avait fait un geste qui resterait gravé dans ma mémoire. Je lui fis un petit signe avant de lui souffler – à l’oreille – que je reviendrai vite le revoir. Je ne comptais pas le laisser seul bien longtemps. Mais s’il avait besoin de repos, alors j’irai. Je sortais, refermant bien la porte derrière moi et je commençais à avancer doucement, jetant un regard ou deux par-dessus mon épaule en espérant qu’il soit entrain de me filer comme un ninja. Mais non… Rien. Je continuais d’avancer, la tête vers le sol avant de sentir une petite chaleur stagnant devant moi. Un petit cœur de feu – marque d’affection d’Alois – était apparu et un message s’ensuivit : Derrière-toi. Je me retournais avant de voir le corps du combattant, sur ses jambes. Allait-il réellement pouvoir marcher ? Un sourire se dressa sur mon visage, j’avançais légèrement vers lui désormais.

– T’as pas pu t’empêcher de me suivre, hein !
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   10.07.15 1:05


time for the skill

Marcher était un réel supplice, et puis il n'avait ni l'art ni la manière de le faire. Alois traînait son cadavre, il déambulait comme un zombie de jeu vidéo, et il se mouvait ainsi pour rejoindre Ivy qui était quelques mètres plus loin. Avançant chacun vers l'autre, il avait pêché dans le dernier mètre. Son pied avait touché la terre ferme, son corps s'était positionné en avant, et lorsque l'autre pied s'était élevé du sol, la douleur l'avait tiraillé de manière plutôt violente. Le choc de cette douleur lui avait fait perdre l'équilibre, et la gravité l'avait basculé fortement en avant. Tête la première, il s'était réceptionné sur l'amas de monticule enneigé. Ça l'avait amorti. Il roulait sur le côté pour ne plus avoir la tête dans la neige. Sa tête était lourde, ses lunettes blanches, il ne voyait rien. Pourtant, il jurait qu'une silhouette se formait au-dessus de sa tête. Quelqu'un le regardait. Ça ne pouvait être qu'elle. Il riait, aux éclats. Reinhardt tentait de se relever tant bien que mal. Mais cette douleur était atroce. De plus, comme il avait consommé de l'alcool, le CME ne pouvait plus prendre de médicaments à présent. C'était trop tard. Il était voué à déguster la douleur tant bien que mal. De toute façon ce qui ne le tuait pas allait le rendre plus fort. Enlevant sa paire de lunettes, il remarquait qu'une des deux vitre était fissurée. Il fermait le tout et le glissait dans sa veste. Tant pis. On ferra sans.

▬ Je m'étais dis que pour te rendre la pareille, j'allais te faire découvrir ma contrée. Mais... Je fais un piètre guide, sans pouvoir marcher ni voir devant mes pieds.

Sa vision était floue. Alois ne voyait pas incroyablement bien sans ses lunettes, c'est d'ailleurs pour cela qu'il en portais. En combat, perdre ses lunettes était un handicap monstre. Ça lui était déjà arrivé, et il avait dégusté. Surtout lorsqu'il s'était entraîné à se battre au corps-à-corps. Un type lui avait pété les lunettes avec un méchant coup de poing. Dans un bar aussi, le garçon avait été malmené par deux types bourrés. Le premier lui avait balancé un uppercut à la mâchoire. Ses lunettes avaient volés jusqu'à l'autre bout de la salle. Et il avait encaissé plusieurs coups gratuitement. Alois n'utilisait pas sa magie pour se défendre contre ce genre de choses. Surtout qu'il pouvait éclater le bar si aisément avec les flammes et les explosions. Mettre des vies en danger n'était pas son genre, loin de là. Il était debout, faisant fi des douleurs significatives. Il regardait Ivy, sans réellement la voir. Et, une idée lui traversait l'esprit. C'était complètement débile, irréaliste. Et pourtant...

▬ Dis. Ça va te paraître insensé et tellement absurde. Attends ! Bouge pas !

Il était parti en courant – courir était un bien grand mot – pour rejoindre sa maison dans la rue juste derrière. Une fois à l'intérieur, il avait prit deux choses avec lui, la bouteille et sa rapière. Quelques gorgées avaient suffit à lui cramer le gosier, et à présent, il ne sentait plus la douleur. Parfait. Lunettes de rechange – c'est pratique les offres deux achetées une offerte ! - il était retourné voir Ivy. Dégainant son sabre, il portait le bout de son épée au niveau de la gorge de la CME. A ce moment là, ses lunettes prirent une teinte brillante qui cachait ses yeux – merci la magie de la lumière pour les effets spéciaux de qualité ! - et un air malsain émanait de lui.

▬ Je veux te défier dans un combat d'épée. Ça donnera un peu d'animation au quartier. Et ça me permettra de te montrer à quel point j'ai pris du galon. C'est pas encore totalement ça, c'est un peu expérimental, mais... Je suis un peu moins pataud qu'avec ton sabre. Partante ?
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   10.07.15 1:57



Let's fight



Alors que je le rejoignais tranquillement, je vis une scène se produire au ralenti. Son pied arrière s’était soulevé mais n’avait jamais touché le sol. Son corps basculait vers l’avant et il se rétama littéralement la tronche au sol. Sur le coup, j’esquissais un sourire mais je me disais qu’il pouvait s’être fait mal même si la neige amortissait les chocs. Une pierre camouflée dans l’amas et il aurait pu se faire vraiment mal… Mais en le voyant se retourner, le visage blanc, je savais qu’il n’avait rien. Et puis son rire puissant me rassurait en un instant, et je ne pouvais pas m’empêcher de suivre le mouvement. On riait comme deux enfants qui découvre les effets de cette poudre blanche – pas la coke, la neige ! – et Alois tentait de se redresser malgré la douleur. L’un de ses verres était fissuré, il n’allait pas y voir grand-chose… Si seulement, il les troquait pour des lentilles de contact. Ca serait moins chiant pour lui. Mais s’il était habitué à ces montures, ce serait difficile de le faire changer d’avis sur la question. Il l’ôtait et la rangeait dans sa veste avant de m’expliquer qu’il voulait me servir de guide mais que dans cet état, il n’irait pas bien loin.

– C’est vrai que ça risque d’être difficile. Et puis, tu n’es pas vraiment en forme. Ce n’est rien, je visiterai plus tard ! Et tu feras mon guide personnel.

C’est vrai que la visite pouvait attendre. La ville n’allait pas disparaître du jour au lendemain. Du moins, j’espérais. Avec toutes les créatures qui rôdent dans les parages en ce moment, on pouvait se poser la question… Mais Ameefeld avait de quoi se protéger. Et puis, si une créature entre dans la ville, il y aura toujours des CME pour venir l’anéantir. C’était pour ça que nous étions là, après tout. En y regardant de plus près, je remarquais que les yeux d’Alois me cherchaient sans réellement m’apercevoir. Sans lunettes, il ne devait pas voir grand-chose finalement. Je me demandais comment était sa vision. Floue ? Petite ? Me voyait-il différemment ? Apercevait-il des formes ? Je n’avais pas de problèmes de vue, je ne pouvais pas comprendre ce qu’il endurait sans ses montures. Et je remerciais ma famille pour m’avoir donné les bons gènes. Cependant, Alois portait parfaitement les lunettes, ça lui donnait un petit côté charmant justement. Et sans… C’est comme si je ne mettais pas de soutien-gorge, il me manquerait quelque chose de crucial ! Il me proposait quelque chose… En quelque sorte. Alois n’avait rien dit qu’il était parti en direction de sa maison avant d’en ressortir avec une bouteille, une paire de lunette et cette… rapière, qu’il pointa sur ma gorge. Je souriais devant ce défi, et admirait sa combattivité. Mais là, il n’avait clairement aucune chance. Je sortais Yamato de son fourreau avant de taper fortement dans sa lame et de reculer.

– Parfait. Je veux voir ce que tu vaux avec une lame entre les mains. On va y aller doucement au début, histoire que tu ne succombes pas trop vite à ta douleur, et puis… A un moment…

Je fonçais droit sur lui, avant de passer dans son dos en faisant glisser la lame du katana sur sa rapière et de lui souffler à l’oreille.

– Je laisserai la bête sortir de sa tanière.
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   11.07.15 1:54


Fanfaronner ne te sied guère.



▬ Si le cœur t'en dit. Mais tes petits tours de passe-passe ne fonctionneront pas cette fois-ci.

Alois replaçait ses lunettes et restait dos à son adversaire. Il prenait un air sérieux, surtout pour éviter de succomber à ses blessures. Le jeune homme s'était retourné et pointait sa rapière en direction de la jeune femme. Elle était certainement plus balèze que lui avec une arme entre les mains. Plus agile avec le vent. Plus forte avec la terre. Plus expérimentée avec le temps. Moins fatiguée et moins blessée. Pourtant, Reinhardt avait tout de même ses chances. Il usait des tours de passe-passe lui aussi. Et il avait une folle envie de croiser le fer. Certaines personnes s'étaient confortablement installé sur le balcon pour assister à ce genre de spectacle. C'est vrai que ça pouvait être passionnant en quelques sortes. Cela divertissait. Relevant sa lame, il reflétait la lumière dans les yeux d'Ivy avant de lui lancer une offensive. Toujours via le bout de sa lame, il avançait de la même manière qu'un adepte de l'escrime. Il parait systématiquement chacun des assauts de Stevens. Elle ne semblait pas mettre de conviction. Elle voulait simplement tester le jeune homme. Et il prenait ça comme un affront. A tel point qu'il en avait profité pour trancher net dans son gilet.

▬ Je prend ton attitude comme une insulte à mon égard.

Alois était frustré, à tel point qu'un tourbillon de flammes l'entourait avant de s'évaporer aussi rapidement qu'il était venu. Mettant un gros coup de pied au niveau du sol, Reinhardt avait envoyé de la neige sur Ivy et avait profité de la diversion pour tenter de l'embrocher. Sa lame percutait celle de la CME à maintes reprises. Sa combativité était au paroxysme. Il n'y allait pas de main morte. Il y avait même peut être, une certaine animosité qui sait ?

▬ Allez Ivy. Bouge toi le cul bon sang !    
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   11.07.15 20:13



Let me guide you





Derrière Reinhardt, j’attendais une quelconque offensive de sa part. Celle-ci ne tardait pas à arriver. Réfléchissant la lumière à travers sa lame, il m’aveugla pendant quelques secondes avant de tenter de m’atteindre avec sa lame. Trop facile, beaucoup trop… Lors d’un maniement, on apprend à ne pas se fier qu’à sa vue. L’ouïe était très importante, et ses mouvements trahissaient sa position. J’avais peut-être la vue obstruée par une lumière blanche, j’entendais le son de sa lame siffler dans le vent. Je pouvais ainsi prévoir où allait s’entrechoquer nos armes sans réels problèmes. D’autant plus qu’Alois était blessé – à la base – et ses mouvements n’étaient pas assez précis, pas assez rapides… Je n’y allais pas à fond de peur de le blesser encore plus. Et je voulais surtout tester ses aptitudes. Si je le voulais, je le mettrais à terre assez rapidement. Ma maitrise de Yamato est cent fois plus grande que sa maitrise avec les armes blanches. Surtout celle-ci. Ce katana est une sorte de membre supplémentaire, je ne fais qu’un avec lui. Alors je parais chacun des coups que le CME tentait de me mettre, sans lui rendre la pareille. Si je me mettais à me battre, je le rétamerais en quelques secondes mais Alois ne supportait pas mon attitude. Il avait réussi à arracher la fermeture éclair de mon gilet et à l’ouvrir. Impressionnant, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit capable de ça !

– Une insulte ? Oh non. Je veux d’abord voir ce que tu as appris sans trop me fatiguer. Mais soit…

Je tentais une piquée droit sur le jeune homme avant de glisser sur le côté, j’allais de plus en plus vite sans utiliser la magie de l’air pour rester à un niveau stable. Et puis, si je commençais à user de la magie, autant vous dire que le jeune combattant ne pourra vraiment rien faire face à ma tornade de lame. Un tourbillon de flamme était apparu avant de disparaître aussitôt, Alois était autant frustré que ça ? Au moment où je me retirais, il me balança de la neige en plein sur le visage. Je mis un coup d’épée qui déchira la poudreuse et intercepta le coup qu’il me préparait. Technique d’amateur. J’allais lui montrer comment on faisait. D’autant plus qu’il venait de me demander de me bouger les fesses… Il allait être servi ! J’élançais mon corps, pointe en avant, avant de déraper sur la neige et d’envoyer ma lame en l’air. Je tentais de faire trébucher le jeune homme en lui tapant dans le pied droit et en passant derrière lui, toujours au sol. La lame retombait entre les deux jambes du garçon. Je souriais en voyant la tête qu’il faisait, le cul dans la neige.

– T’avais souhaité que je me bouge les fesses ? Avoue que tu as eu peur pour… La bête.

Je retournais tranquillement vers lui avant de ramasser ma lame, et Alois tentait le dernier coup probable. En se relevant, il m’attrapa par le col, rapière sous la gorge. Je ne pensais pas qu’il était possible de me faire avoir aussi facilement… Je n’étais pas sur mes gardes, et il en avait profité. Mais il restait un amateur ! Yamato vint taper sa lame sous un certain angle qui fit sauter l’arme de ses mains avant de retomber dans la mienne. Je soupirais légèrement en voyant qu’il n’était pas assez fort pour maintenir son arme correctement.

– Et maintenant que je t’ai désarmé, tu comptes me vaincre comment ?
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   12.07.15 4:07


Missclicked...

La rébellion était lancée. Ivy s'était enfin décidée à agir. Et ça, pour le plus grand bonheur - ou malheur - du CME qui l'affrontait. Rapidement, il avait comprit que son maniement de l'épée n'était pas assez bon. Elle était fort douée. Mais bon. Il ne s'était entraîné que depuis deux semaines. Ses progrès étaient fulgurants, mais pas assez significatifs. Pas encore du moins. Cela ne l'empêchait pas d'user quelques habiles stratégies pour tenter de mettre à mal la belle. Échec et mat. Le col avait été attrapé fortement, la rapière pointait sa gorge, elle devait baisser les armes et...
Ah non.

Plus d'échec et mat. Il restait une pièce pouvant être jouée et elle fut jouée à brio. La ninja-CME venait de désarmer le jeune homme aux lunettes. Sa rapière avait terminée dans l'autre main d'Ivy. Et il se sentait incroyablement bête de lui offrir la victoire alors qu'il l'a tenait, entre ses mains. Et maintenant qu'elle l'avait désarmé, comment allait-il pouvoir tenter d'approcher ce mot : Victoire. Pour commencer, ça n'allait pas être facile. Mais il avait eu une idée, et quand Alois à une idée en tête, il va toujours au bout de son projet. Tirant la jeune femme contre lui, il collait sa tête à quelques centimètres. Un air charmeur enveloppait son visage. Il avait pu sortir un couteau de lancer et le garder à la main tel un poignard.

▬ Je ne pourrais dire lequel de nous est le plus en mauvaise posture Ivy. Tes joues sont rouges, tu respire de plus en plus fort et...

Il pointait le cœur d'Ivy avec son couteau.

▬ Ton cœur bat la chamade, de plus en plus vite. Tu n'a aucune chance de me résister, surtout si je...

Il laissait la phrase flotter, en suspens. Puis, il approchait délicatement ses lèvres. Alois avait juste oublié une formalité. Le combat, l'échauffement, tout ceci avait réchauffé ses muscles endolories. Et maintenant qu'ils étaient tous au repos, les douleurs et courbatures avaient été décuplées. Doublées. Triplées même ! En approchant sa tête, il sentit comme la gravité le repousser en arrière. Sa vue fut troublée. Il voyait des petits points noirs s'illuminer de partout et reprendre le dessus sur sa vraie vision. Sa tête devenait lourde, et il était tombé en arrière. Sa jambe avait lâchée la première. Il s'était explosé dans cet amas de glace. Sans arme. Sans force. Sans rien.

A ce moment précis, un type qui devait être inconnu à Ivy s'était approché. La cinquantaine, des cheveux poivre et sel, un bras mécanique et une grosse barbe grise. Une musculature impressionnante pour un homme pas très grand au final. Il s'était approché tout en ayant un demi-sourire aux lèvres. Il s'exprimait qu'une voix rauque.

▬ Ah làlà... Qu'est-ce qu'on va faire de toi hein Alois?

Puis, il soulevait la carcasse vide du jeune homme et marchait en direction de l'appartement, sans même jeter un regard à Ivy. Une fois arrivé à la demeure de Reinhardt, il déposait celui-ci sur l canapé. Endormi, Alois semblait si vulnérable et fragile. C'était le cas. Cet homme mystérieux daignait enfin prendre la parole.

▬ Ah sacré Alois. Déjà tout petit, c'était un sacré marmot. On dirait pas comme ça derrière ses petits airs d'intellectuels premier de la classe, mais ce gosse est une teigne. Il ne connaît pas le mot abandon, il ne baisse jamais les bras et à force, il se ruine la santé. Oh ! J'ai du vous paraître grossier. Je suis Bob.

Le "Bob" en question pénétrait dans la cuisine et fouillait tranquillement ce qu'il y avait dans les placards. Il cherchait quelque chose en particulier. Puis, l'avait enfin trouvé. Une bouteille de whisky très vieille était planquée sous l'évier. Elle était à moitié vide. Il revint à l'intérieur de la pièce commune avec deux verres et des glaçons.

▬ Bob Reinhardt. Enchanté mademoiselle. Puis-je vous offrir un verre ?

Elle acceptait. En même temps, elle allait devoir certainement attendre que l'autre idiot se réveille de son état de choc.

▬ En tout cas, je ne savais pas que le petit avait de si bons goûts. Le petit cachottier m'a rien dit, ça fais longtemps que vous êtes ensemble ?
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   12.07.15 23:25



Strange meeting





Je tenais fermement les armes alors qu’il tenait fermement mon col. Il ne voulait pas me laisser m’échapper. Et il avait forcément une idée derrière la tête. Avec le feu et les explosions, il était si facile de me tuer en réalité. Heureusement que ce combat est juste amical et que nous ne voulions pas trop utiliser la magie. Car, de mon côté, j’aurais pu l’abattre depuis longtemps aussi. Mais le but de cette bataille n’est pas d’ôter la vie, et je m’en rassure car je suis bien dans la posture la plus délicate. Son étreinte se refermait sur moi, mon cœur s’accélérait à mesure que son souffle se rapprochait de moi. Il faisait une certaine température… Mais cela semblait venir de moi. Ou de lui… Puisqu’en réalité, il faisait assez froid. A l’intérieur, je bouillonnais. Il me provoquait en plus ! Je commençais à suer légèrement, le rythme cardiaque s’élevait et sa phrase restée en suspens n’aidait pas du tout.

– Si tu… ?

Il s’était approché de moi avant de repartir en arrière. J’entendis un bruit sourd, et je pensais qu’il s’était juste reculé mais non… Il venait de tomber dans les pommes. Merde alors ! Je rangeais mon épée dans son fourreau et sa lame dans ma ceinture avant de me baisser vers lui. Je prenais son pouls qui semblait régulier. Un homme d’un certain âge et assez costaud s’approchait lentement dans notre direction. Je reculais, prête à lui mettre un coup s’il venait chercher des noises avant de l’entendre s’exprimer envers Alois. Il le soulevait sans même me jeter un regard ou m’adresser la parole. J’en restais figée… Mais je décidais de le suivre, après tout, je ne le connaissais pas. Et j’avais la responsabilité d’Alois entre les mains. Dans son état, l’homme pouvait le briser en deux si facilement. Sauf qu’il devrait me passer sur le corps si ses envies étaient malsaines. On arrivait devant la demeure de Reinhardt. Il ouvrit la porte en un coup et déposa le jeune homme sur le canapé. Il semblait bien connaître l’endroit d’ailleurs. Ce type était forcément un proche du CME. Une fois que mon ex-adversaire était entrain de se reposer sur le divan, l’homme prit la parole en annonçant qu’Alois était comme une tête brûlée qui ne renonce jamais. D’après sa dernière phrase, il s’appellait Bob. Et avant que je ne puisse lui adresser la parole, il se dirigeait vers la cuisine avant de revenir vers moi, une bouteille de whisky à la main ainsi que deux verres et des glaçons dans l’autre. Il semblait aimable finalement. Mais quand son nom de famille atteignit mes oreilles, mes yeux s’écarquillaient. Bob… Reinhardt ? Ca ne pouvait pas être son père… Etait-il son oncle ?

– Oh… Euh, bien sûr. Vous… Vous êtes de la famille d’Alois ? Votre nom est similaire mais il ne m’a jamais dis qu’il avait encore de la famille en vie. Vous m’en verrez désolée si ça vous offense.

Ainsi, Bob me servit un verre avant de me le tendre. J’en prenais une bonne gorgée qui commençait à brûler le gosier. Ca faisait du bien par un temps pareil. Il faisait soleil, certes, mais toujours aussi froid. Bob Reinhardt… Alors comme ça, t’as encore de la famille en vie Alois. C’était une nouvelle intéressante, moi qui pensais qu’il était seul et abandonné. Mais en fait, pas du tout. Après… Je ne savais pas s’il s’entendait bien avec cet homme. Le réveil du combattant nous ouvrira les yeux sur leur relation. Puis, je portais à nouveau le verre aux lèvres avant d’empêcher le whisky de retourner dans le verre. La question de Bob m’avait surprise, je ne m’y attendais pas. Pouvais-t-on dire qu’Alois et moi étions en couple ? Hmmm… Question difficile. Je ne savais même pas si c’était officiel  en fait.

– Euh… C’est une relation compliquée. Je ne peux pas vous dire si nous sommes réellement en couple en fait. Et puis, il saura mieux vous expliquer à son réveil.

Je m’approchais de lui, passant ma main dans ses cheveux et redressait sa tête sur un coussin moelleux. Je déposais les armes dans un coin de la pièce avant de finir mon verre et de jeter un regard à Bob.

– Néanmoins, je ne peux pas dire qu’il ne m’attire pas. On dirait un ange quand il dort. Je vais m’occuper de lui, ne vous inquiétez pas pour ça. Oh… Tant que j’y pense. Si Alois ne m’a jamais parlé de vous… C’est bien pour une raison, non ?
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   13.07.15 1:32


Talkin



Alois était le genre de connard qui s'accrochait toujours à ses idées. Pire, quand il en avait une en tête, quoi qu'il arrive, il ne lâchait pas l'affaire. Et bien évidemment, il lui arrivait bien trop souvent de jouer les super-héros dans sa contrée natale. La première fois où il avait raté le concours pour rejoindre les CME, il était resté un mois à dormir dehors, faire la garde et traquer la moindre bête qui rôde autour d'Ameefeld. Cette nation, c'était la sienne. Cette petite bourgade c'était également la sienne. Ce quartier lui appartenait, il était une star ici, mais pas uniquement pour le bon côté. Le fils légitime de deux êtres chers de cette nation que l'on regrette encore aujourd'hui. Bob dans tout ça ? C'était la mauvaise herbe. Ancien CME déchu, il terminait sa route alcoolique après la mort de sa femme - CME également - lors d'une mission à haut risque. Le vieux barbu rigolait à l'annonce d'Ivy qui lui fit comprendre qu'ils ne savaient pas trop où ils en étaient, tout les deux.

▬ Hahaha ! Tu vois, ça c'est Alois tout craché. Il lui manque encore une chose pour être un homme : une paire de couilles. Tu vois ma jolie, si j'aurais été l'heureux élu, je ne t'aurais pas fais autant poireauter. Mais bon, qu'est-ce que tu veux, ça fais parti de son charme, on va dire.

L'oncle d'Alois prit son verre et le descendit aussi vite qu'il était monté à son gosier. "PLOC" fit le verre lorsqu'il fut brutalement tapé sur la table. Il ouvrit la bouteille et se servit le même verre. Reinhardt junior était toujours aux pays des rêves. Tonton Bob reprit une gorgée avant de se lancer dans des explications.

▬ Oui, Alois à toujours de la famille en vie. Du moins, il m'a moi. Et non, ça ne m'offense pas vraiment de ne pas être cité dans ses histoires. Parce qu'Alois est un type étrange. Il ne parle que des morts, des morts qu'il voit partout. Il me parle de ses parents, ou de ses collègues qui crèvent au combat. Alois est dans le passé, il n'arrive pas à voir le présent. Cette rapière en est une preuve. Il n'a jamais su utiliser une épée. Pourtant, comme elle appartenait à son père, il a décidé de lui faire honneur en jouant de l'épée. J'ai voulu l'entraîner, y'a quelques jours. J'y suis allé doucement pour commencer, et il m'a balancé des conneries comme quoi je l'insultais. Du coup je lui ai mis une dérouillée mémorable.

Il rigolait, puis reprit un air sérieux, tout en reprenant une gorgée.

▬ Mais il n'en reste pas moins un chic type. Trop raccroché à son passé. En fait, son plus gros souci c'est qu'il n'arrive pas à décrocher. Il a passé ses études à tuer des monstres volants pour venger sa mère. Une fois ses études terminées, il avait passé le concours de CME. Premier échec, et cuisant. Il a pris un mois, à posté une tente dehors, et traquait chaque bête qui approchait Ameefeld de trop près. Il à continué les mois suivant. Puis nouveau concours, nouvel échec. Il a exterminé des nids, des repaires, seul. Alois est revenu plusieurs fois blessé physiquement. J'ai toujours été là pour lui. Après tout, c'est moi qui en ai la garde depuis la mort de ma sœur.
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   13.07.15 3:32



Story telling





Bob Reinhardt était bien l’oncle du jeune Alois. Lui, au moins, il lui restait quelqu’un. De mon côté, il y avait toujours mon père, mais il croulait tellement sous l’alcool que je ne suis plus vraiment sûre de son état actuel. Se rappelait-il de son unique fille ? Savait-il encore ce qu’il se passait dans le monde ? L’alcool avait certainement eu raison de lui maintenant. J’évitais de prendre des nouvelles car cela me blesserait énormément de le voir dans un état aussi pitoyable que le sien. Mais il faudra que j’y pense… A un moment ou un autre. L’oncle Bob m’expliquait qu’Alois n’était pas encore très à l’aise avec les femmes, et il lui manquerait une ‘paire de couille’ pour reprendre ses termes. Je ne dirais pas ça si j’étais à sa place, il a tout à fait le droit de prendre son temps. Se précipiter n’arrangerait rien à notre relation et tout cela pourrait très mal finir. S’il avait été à sa place, il aurait sauté sur l’occasion. Certes, je ne suis pas un ‘mauvais coup’ comme on dit, mais on a tous le droit à la réflexion et Reinhardt le sait très bien.

– Ma jolie ? Je vais bien le prendre… Mais appelle-moi Ivy. Et d’ailleurs, il faut savoir se montrer patient puisque peu importe le temps que ça prend, seul le résultat qui compte.

Il reprenait une gorgée de ce succulent whisky avant de faire claquer son verre sur la table et de se resservir. Je fis de même et voyait que la bouteille était pratiquement vide. Pas sûr qu’Alois soit heureux de voir qu’on venait de se torcher la fin d’une de ses meilleures bouteilles. L’oncle Reinhardt m’expliquait qu’Alois n’était jamais sorti du passé. Il y était enfermé et ne pouvait pas oublier les morts. Il tentait de les venger au fur et à mesure des jours qui passent, sans réellement se rendre compte de son erreur. Oui, une erreur. J’ai fais la même pendant longtemps, ne vivant que pour éradiquer des monstres. Mais j’ai compris que cela ne servait à rien de s’acharner. Les créatures prolifèrent plus vite qu’on ne le pense, les humains commencent à nous créer des problèmes avec la magie… Rien ne va plus, et il faut savoir se montrer… Différent. Ne pas oublier le passé est important, mais vivre l’action présente l’est encore plus. Bob lui avait appris à manier la rapière, c’est intéressant. Apparemment, c’était de famille.

– Il lui reste encore beaucoup de travail à accomplir, et je me chargerai de l’entrainer. Vous avez oublié les bases : tenir son arme. Etrangement, il m’a dit la même chose tout à l’heure, et je l’ai vaincu à plate couture. Il ne doit pas se surestimer, et je vais le lui apprendre correctement.

Il continuait son histoire sur Alois, et je l’écoutais patiemment tout en jetant des petits regards au jeune homme encore dans le pays des songes. Il m’expliqua les déboires du CME lors de ses études et des examens. Il me ressemble beaucoup sur ce point là. J’avais tout donné, j’étais même partie plusieurs semaines pour m’entrainer dans la nature, avant de me retrouver à l’hôpital. Je n’avais pas mangé pendant des jours et je m’affaiblissais. La créature que je traquais s’en est sortie et moi… Aussi, juste par chance. Un réel CME m’avait sauvé ce jour là. Une seconde de plus, et je pense que je ne serais plus de ce monde. Pourtant, je n’ai gardé aucune cicatrice de cette violente confrontation. Certainement parce que la bestiole n’a pas eu le temps de m’atteindre. Tout ce dont je me souviens, c’est d’avoir poussé mes limites au maximum avant de voir une ombre… Et plus rien. Le néant, j’étais tombée dans les pommes. Et si ce type ne m’avait pas transporté à l’hosto, la bestiole m’aurait certainement dévorée vivante.

– Sur ce point-là, je n’ai rien à redire. J’ai fais les mêmes erreurs que lui, et au final, on se retrouve au même poste. Heureusement qu’il vous avait, sinon, il aurait certainement fini par périr. Quand je le vois comme ça, aussi fragile, j’ai envie de tout donner pour le protéger. Pour éviter qu’il ne s’attire des problèmes. On ne dirait pas comme ça, mais je m’y suis attachée à cette tête de mule. Les débuts furent difficiles, et pourtant, j’aime énormément ce gaillard.
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Dernière édition par Ivy Stevens le 13.07.15 17:40, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   13.07.15 4:22


Amusement Park

Alois était confortablement installé dans son fauteuil. Cela faisait peut être cinq minutes que sa conscience était revenue, qu'il s'était réveillé. Pourtant, il n'avait pas voulu donner de nouvelle. Faisant mine de dormir, il écoutait tranquillement les dires de son oncle et d'Ivy. Il ne réagissait pas, et ne se focalisait plus sur la bouteille.

▬ Je n'ai rien oublié du tout, ma jolie. En fait je ne lui ai rien enseigné du tout, j'ai uniquement servi de mannequin d'entraînement. Je l'ai désarmé à main nue.

Alois ne pouvait pas s'empêcher d'intervenir à ce moment là.

▬ Vaincu à plate couture.. Désarmé à main nues... Et bah dis-donc, je passe pour un nullard quand je vous écoute.

Il tentait de se relever, sans trop forcer. S'approchant docilement, il vacillait un peu tout en gardant un semblant d'équilibre. Bob avait mit son bras en opposition à Ivy, qui voulait certainement le soutenir. Les Reinhardt se connaissaient très bien. Alois avait passé le plus clair de sa vie seul, et l'autre partie avec Bob. Et le vieux savait que c'était le genre de chose qu'un Reinhardt détesterait. Ces gens là peuvent rapidement te prendre en graine si quelque chose les fâchent. Pourtant, de nature, ils sont pas si mauvais. Il récupérait la bouteille, esquissait un petit sourire à Ivy, et repartait en direction du canapé.

▬ Faut pas écouter ses bêtises Ivy. A son âge, il radote. Mais j'ai pas besoin de ta protection, ni de la sienne. C'est gentil de vous soucier de moi, vraiment, ça me touche beaucoup.

Il prenait une rasade de whisky avant de se relever. Apparemment, la douleur était légèrement amoindrie.

▬ Du coup papy, on va te laisser vaquer à tes occupations. Ivy et moi, on file au parc d'attraction avant que ça ferme. Je pourrais peut être en profiter pour lui montrer que j'en ai une, de paire.

Reinhardt s'était levé avec un grand sourire aux lèvres et avait déposé la bouteille de whisky devant son oncle, qui prit un air amusé. Sacré retournement de situation. Avec quelques phrases, il avait bien fait comprendre qu'il avait tout entendu - ou presque. Récupérant la rapière et quelques couteaux de lancer, il installait le tout dans un holster à sa taille, histoire d'être le plus léger et le plus agile au possible. Qui sait ce qui pouvait arriver. Ouvrant la porte, il marquait un temps de pause.

▬ Les dames d'abord.

Était-ce de la galanterie, ou juste pour mater ses formes de dos ? Seul l'avenir nous le dira...
 
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   13.07.15 17:42



Road Trip





Alois venait de se réveiller à la suite de l’explication de son oncle. Il n’avait pas supporté d’entendre toutes ces vérités – ou mensonges – et avait préféré mettre fin à cette discussion. Il se relevait en vacillant, et lorsque j’essayais d’avancer pour le soutenir, Bob s’interposa en regardant son neveu. Alois tenait sur ses jambes, et il arrivait même à marcher. Attrapant la bouteille au passage, le combattant retournait sur le canapé en m’expliquant que sa seule famille devenait vieille, et qu’il radotait certainement. J’arborais un léger sourire avant de pouffer dans ma main. Voilà donc comment il traite son oncle. C’était une relation affectueuse venant du jeune Reinhardt. Il n’avait pas besoin de protection, d’après ses dires. Mais ce n’était pas à lui d’en décider. Je voulais le protéger, à ma manière. Je veillerai sur lui et il ne s’en rendra même pas compte. Je rougissais lorsqu’il esquissait son sourire, le whisky me tenait chaud aussi et je ne saurai dire ce qui a finalement rougit ma peau. Après une petite gorgée d’alcool, il ordonnait à son oncle de partir car il souhaitait m’emmener au parc d’attraction. Je n’étais pas sûre que son état le lui permette réellement, mais j’allais le suivre. J’irai peut-être visiter la ville finalement. D’ailleurs, il terminait sa phrase par une petite pique qui me faisait aussi comprendre qu’il n’était pas réveillé que depuis quelques secondes. Il avait entendu certaines choses… Je soupirais en pensant à ce que j’avais avoué à son oncle par rapport à mes sentiments. Les avait-il réellement entendus ?

– Au plaisir de vous revoir Bob.

Il partit juste devant nous pendant qu’Alois finissait de se préparer. Depuis ma place, j’envoyais une impulsion aérienne pour pousser mon katana jusqu’à mes mains. Oui, j’avais clairement la flemme de me lever pour aller le chercher. L’accrochant à ma ceinture, je me dirigeais vers la porte. Reinhardt me laissait passer la première. Je tournais la tête, lui faisant un petit clin d’œil. Ce n’était pas par simple galanterie, c’était certain. Mais j’étais peut-être mauvaise langue ? Je passais donc le pas de la porte et attendit Alois dehors. Le temps qu’il ferme tout, et nous voilà partit. J’attrapais son bras et le suivait sur la route. Oui, je ne connaissais pas Ameefeld comme ma poche. Je savais juste où se trouvait la maison d’Athena, et encore… Si j’arrivais à la retrouver. J’avais l’air un peu confus, troublée par mes pensées. Il fallait que je lui demande. Alors j’arrêtais ma marche avant de lui tirer le bras délicatement vers moi afin qu’il me fasse face.

– Dit… Tu as entendu quoi exactement ? De la discussion avec ton oncle, je veux dire. Ça me tracasse légèrement…

J’espérais qu’il n’ait pas entendu tout ce que j’ai dis à propos de mon ressenti sur lui. Si je ne lui en avais pas parlé, ce n’était pas pour rien. J’avais du mal à avouer mes sentiments, et en parler à une personne tierce était beaucoup plus simple. D’un côté, s’il avait tout entendu, ce ne pouvait être que bénéfique… Non ?
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   14.07.15 2:10


Fck u men.

Pépé Bob avait quitté la maison, après tout ce lieu lui bouffait la santé. Le père Reinhardt avait dissimulé du poison un peu partout. Du bon whisky dont Bob connaissait chaque cachette. Et puis, cet appartement sentait la mort. Deux personne qui vivaient ici avaient perdu la vie. Et il y avait comme une espèce d'aura étrange dans ces lieux. Du moins pour lui. Le jeune homme de son côté ne semblait pas trop dérangé d'être ici. Cet endroit, c'était son chez lui. Ivy s'était retourné pour lui faire un clin d’œil. Allez savoir pourquoi.. Cette fille était étrange de toute façon, c'est peut être ce qui attire le CME dans ses filets. Sournoise demoiselle. Elle s'accrochait à son bras, telle un morpion à un poil pubien. Pourtant, c'était lui qui avait besoin d'aide pour marcher. Vraiment étrange cette CME.

▬ Tracassée ? A quel sujet ?

Mine de rien, il jouait un peu avec elle, ne souhaitant pas aller directement droit au but et préférant la faire marcher un peu. Voyons voir sa réaction. Soit elle allait mentir en lui disant que non, tout roulait. Soit elle y allait franc jeu et balancerait les mêmes mots qui ont été dit à Bob. C'est-à-dire, pour se remettre dans le contexte, qu'elle s'était attachée à cette tête de mule et qu'elle aimait énormément ce gaillard. Mais avant même qu'elle puisse formuler une réponse, il lui avait donné l'information qu'elle voulait.

▬ Mais te tracasse pas pour tout ça. J'avoue que je suis une sacré tête de mule, t'a pas à t'en faire, je ne le nierais pas. La fête foraine n'est pas loin, viens !

Il courait comme un enfant en direction du portail. Une heure avant la fermeture, les dernières entrées, les dernières attractions. Deux billets d'entrée dont le coût était plutôt minime – de toute façon beaucoup d'attractions ont déjà fermés à cette heure-ci, il ne devait rester que la grande roue et les marchands ambulants, voir quelques jeux à la con. Son idée primaire, était d'acheter une barbe à papa pour la demoiselle. Mais voilà. Première galère. Le type expliquait que son stand était le dernier encore «actif» et qu'il avait déjà commencé à remballer le matériel. Pourtant, tout était encore là, allumé, la machine tournait encore, l'odeur du sucre chaud faisait saliver Alois.

Il expliquait que ce n'était pas une question d'argent, mais qu'après l'heure, c'était plus l'heure. Un marchand ambulant. Bien sûr. Alois s'était approché de très près, prit son crâne entre ses mains et heurtait fortement la tête contre le mur situé derrière le stand de barbe à papa. «C'est bon, c'est bon ! Je m'en occupe »

Alois récupérait la sucrerie tant convoitée et l'offrait directement à Ivy. Puis, leur chemin prirent la direction de la sortie. Après tout, plus rien n'était ouvert ici. Cet enflure lui avait monté les nerfs, il fallait à présent se détendre. Une fois en dehors du parc, il remarquait que quasiment tout était fermé, mis à part quelques bars. Toujours les mêmes qui ouvrent de toute façon. Il y avait bien une boîte de nuit, mais Reinhardt et la danse, ça ne faisait pas bon ménage.

▬ Alors, au choix. On peut squatter le bar du casino, mais personnellement je jouerais pas aux jeux d'argent, c'est pas assez mathématiquement et statistiquement favorable pour mon compte en banque. Y'a une boîte de nuit, mais je fais un piètre danseur. Pour ma part, je n'y suis jamais allé.
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   14.07.15 2:55



Tasty !





Tracassée, oui. A propos de quel sujet… Je savais pertinemment qu’il ne s’était pas réveillé pile au moment où on s’expliquait comment nous avions vaincu ce jeune combattant. Alors je ne passais pas par quatre chemins. Pourtant, je n’eu pas le temps de formuler ma réponse qu’il me demandait de ne pas me tracasser pour ça, et qu’il ne nierait pas être une tête de mule. De toute façon, qu’il le veuille ou non, c’était une réalité. Il me lâcha pour se mettre à courir en direction de la fête foraine. Les lumières me faisaient penser à celles de l’aquarium d’Ys pendant la nuit. C’était lumineux, des néons colorés illuminaient une grande partie de la ville, et mes yeux devinrent comme ceux d’une enfant. J’étais impressionnée par la taille de tous les manèges qui nous entouraient. Jamais je n’avais pu visiter cet endroit avant. Et je remarquais que la moitié étaient éteint, et n’étaient là que pour décorer la nuit en attendant de retrouver leur mouvement fou. Je voulais voir ce que ça faisait lorsqu’ils bougeaient, et lorsque les gens hurlaient leurs tripes à cause de la vitesse. Personnellement, je ne pensais pas que cela me ferait vraiment frissonner. Quand on combat des créatures plus terrifiantes les unes que les autres, ce n’est pas un peu de vitesse et de la sensation qui va me faire vomir mes tripes. Pourtant, pour la plupart des personnes, cela semble complètement fou.

– Attends-moi !

Hurlais-je en le voyant déambuler à travers les chemins. Il connaissait l’endroit par cœur, rien ne devait changer mis à part deux ou trois nouvelles attractions, chaque année. Je le suivais en analysant chacune d’entres elles et me dirigeait vers un stand en fermeture : Barb’à’Papa. Voilà son nom. Un type commençait à gueuler sur Alois, le stand allait fermer et son matériel était prêt à être rangé. Pourtant, le sucre continuait encore de chauffer et de fabriquer des filaments rosés. Sa réponse ne semblait pas plaire au CME et je me doutais que ça allait mal tourner. Quand je vis le jeune homme prendre la tête du type entre ses mains, je voulais intervenir… Et puis, je me résignais. Ce n’était pas mon rôle, je n’étais pas en service et Alois n’était pas un monstre. Techniquement, CME voulait dire Chasseur de Monstre d’élite. Donc… Je fermais les yeux pour cette fois. Je croisais les bras en attendant que son crâne s’arrête sur le mur du fond, et étrangement, le type changea d’avis. Il attrapait la barbe à papa et me la tendait gentiment.

– Oh merci. Pour tout t'avouer, c’est la première fois que j’en mange… Voyons-voir pourquoi les gens raffolent de ça.

Je croquais dans cette mousse rosâtre avant d’en attirer un morceau dans ma bouche. L’action de ma salive avec le sucre faisait fondre la petite partie que j’avais attirée et le goût commençait à se propager partout sur mes papilles. Je rougissais de plaisir tellement c’était bon ! Cela faisait une petite boulette de sucre, et j’adorais ça. Je dévorais tranquillement la sucrerie en écoutant Alois me faire une proposition. Je lui répondis la bouche pleine, savourant la boule rosée.

– Fwanchement ? Je pwéfèwe aller au casino. La boite de nuit ne m’attiwe pwas.

J’avalais le surplus de sucre avant de continuer à lui répondre. C’était peut-être mieux ainsi, et certainement mieux élevée de ma part.

– D’autant plus que j’ai une préférence pour les cartes. Disons que je suis plutôt douée, et que la chance me sourit à chaque fois. Et puis, il y a un bar dans le casino, on pourrait y manger et boire un truc tout en discutant. Je te suis !

On se dirigeait vers le grand bâtiment que formait le Casino. Un endroit remplit de dorures et de sons aigus. J’entrais à l’intérieur en suivant Alois, l’entrée n’était pas payante, seuls les jetons l’étaient. Et pour l’instant, je n’avais pas trop envie d’aller jouer. J’attendais de me rassasier pour ça !
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   15.07.15 2:07


Vodka, 10cl, M/M/S



▬ C'est un tue l'amour de voir une si jolie fille parler la bouche pleine. Quoi qu'il en soit, va pour le casino. Mais je ne jouerais pas. Mais pour combler ça, je t'invite à dîner !

Et les voilà à destination du casino, qui au final n'était pas réellement loin. Ameefeld, c'est un coin magnifique et toutes les bonnes choses sont proches les unes des autres. Du moins, ça allait. C'était pas comme traverser tout le pays pour trouver un bar sympa qui se démarquait des trucs miteux. C'était ça, la vision d'Alois envers sa contrée. Une fois à l'intérieur, ils s'étaient tout les deux installé à une table. Le coin était magnifique, une table majestueuse faite de nappe rouges et de dorures. Bref, ça collait parfaitement. Une fois installé, il remarquait que sa douleur était toujours présente. Pourtant, les années de théâtre lui permirent de rester le plus neutre possible. Comme s'il ne ressentait plus la douleur. Alors que tout de même, ça le heurtait violemment. A chaque fois qu'il bougeait, ou faisait un faux mouvement, c'est comme s'il se prenait un coup de poing dans les côtes. Imaginez à la longue.

▬ Madame va prendre une coupe de champagne. Et moi, n'importe quel cocktail tant qu'il y a des fruits dedans.

Le serveur était parti chercher à boire pendant qu'ils scrutaient tout les deux la carte. Enfin... Pas vraiment. Alois n'avait d'yeux que pour Ivy. L'inclinaison de la lumière lui rendait sa superbe.

▬ Si je ne détestais pas cet alcool, j'en aurais directement pris une bouteille, rien que pour fêter nos retrouvailles. Puis surtout, pour fêter notre première collaboration sur une mission, même si j'ai globalement été un boulet que tu traînais dans la deuxième partie de la confrontation. Quoi qu'il en soit, je suis heureux de te revoir Ivy. Heureux que tu m'ai sauvé la mise. J'ai bien crû que j'allais crever. Et même si j'ai tout entendu tout à l'heure, tu n'a pas à être tracassée. Je ressens la même chose pour toi. Tu es terriblement jolie, et ton caractère me complète. Je suis sûr que nous sommes destinés à de grandes choses toi et moi. De plus, sur le terrain, être à tes côtés semble parfait. Tu maîtrise parfaitement ta magie, et ça te permet d'aller rapidement au corps-à-corps. Et moi, je peux agir sur la distance. Faudrait juste qu'on apprenne à ne pas se gêner l'un l'autre, et pour ça, y'a le simulateur. Enfin bon, on va pas passer la soirée à parler boulot.

La boisson était arrivée. Alois savourait le cocktail de fruit. La vitamine pouvait le tenir en forme encore quelques temps, au moins pour qu'il rentre jusqu'à chez lui. Et l'alcool allait l’anesthésier.  

▬ Parlons plutôt de toi. Pourquoi tu veux me protéger?  J'y arrive très bien tout seul. Bon. Sauf quand j'appelle des renforts qui mettent trois plombes à arriver.
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   15.07.15 2:31



Tasty²




Il m’invitait donc à diner, comme un charmant gentleman. On se dirigeait donc vers la partie restaurant du casino, et je m’installais. Les lumières étaient entourées de verre, ça scintillait et reflétait la luminosité à chaque recoin de l’endroit. Les nappes étaient rouges avec quelques dorures sur le bord. Ca allait magnifiquement bien avec la moquette rouge foncée qui était posée au sol. Je m’asseyais sur le siège moelleux et admirait l’endroit. A Ys, on avait des choses différentes, mais tout aussi raffinées. Alois commandait une petite coupe de champagne pour moi, et il prenait quelque chose avec du fruit. Il ne devait pas aimer cet alcool, mais ça me convenait parfaitement. Pour commencer cette soirée, il n’y avait rien de tel. Je regardais la carte en fixant les divers plats qui m’attiraient. Je voyais bien son petit regard, fixé sur moi depuis tout à l’heure. Il était attachant, et réellement attirant aussi. J’écoutais ce qu’il avait à me dire lorsque je vis ses lèvres bouger. J’avais raison sur le fait qu’il détestait le champagne, et c’est donc pourquoi il n’en avait prit qu’une coupe pour moi. Puis il passait directement à nos retrouvailles, qu’il avait été un boulet sur le terrain – chose que je n’approuvais pas – et qu’il partageait les mêmes sentiments que moi. Comme quoi, j’avais raison. Il avait tout entendu lorsque nous discutions avec son oncle. Ce n’était pas une fabulation.

– Je suis bien heureuse d’être venue à Ameefeld. Je ne pensais pas que ce serait pour abattre une créature, mais tomber sur toi fût une réelle réjouissance. Je ne me tracasserai pas sur ce que j’ai raconté à ton oncle, et indirectement à toi du coup. Je t’apprécie énormément, et c’est surtout pour ça que je ne pense pas que tu aies été un boulet tout à l’heure. Au contraire, tu m’as ouvert la possibilité de le détruire et de nous sauver tous les deux. C’est sûr que sur le terrain, on réussira beaucoup de chose, et on apprendra à fonctionner ensemble. Mais tu as raison, cessons de parler du travail, profitons de ces instants calmes en tête à tête.

Il sirotait son alcool fruité qui venait d’arriver alors que je portais tranquillement la coupe à mes lèvres. Les fines bulles pétillaient sur la lèvre supérieure tandis que le goût léger du champagne pénétrait dans ma bouche avant de plonger tout au fond de ma gorge. C’était frais, pétillant, adorable. Je devais le remercier pour ce moment privilégié, c’était si rare de se faire inviter… Puis, une question parvint à mes oreilles. Pourquoi j’avais envie de le protéger ? C’était simple. Je tenais à lui, et le danger surgissait de n’importe où. Les risques étaient toujours élevés, surtout chez les CME.

– En fait, je veux te protéger surtout parce que je tiens à toi… Je ne te protège pas comme on protège un enfant, mais plutôt comme une alliée. Les dangers sont réels, même pour nous qui sommes entraînés. Et je m’en voudrais d’entendre que tu as succombé sur le terrain alors que j’aurais pu être là. Tu vois le genre ?

C’est vrai que je m’inquiétais pour mes amis, et même en connaissance de cause, nous étions tous en danger. Les créatures étaient toujours plus puissantes et plus dangereuses. On ne sait jamais à quoi s’attendre car la nature fait en sorte de nous en envoyer de tous les genres, à chaque fois plus monstrueux…
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MessageSujet: Re: Galère glacière. ▲ Stevens   15.07.15 3:36


Costa Del Sol Della Papaye Tropicale



Encore un verre. Il les cumulent depuis le début de la soirée. Et à chaque fois, cette sensation d’apesanteur qui semble le faire décoller du sol, à quelques centimètres. Son esprit était plus ouvert que d'habitude. Un petit air de piano mélodieux enivrait cet endroit déjà fort charmant au naturel. Cela faisait un bruit de fond mais surtout, ça collait très bien à l'aspect de la chose. Savoir mettre en valeur les émotions, c'est ce que produisait le pianiste. Il jouait fort bien, n'était plus tout jeune, et semblait avoir captivé la salle. Le brouhaha s'était changé pour des chuchotements, afin qu'on laisse l'artiste exprimer ses émotions et son art dans sa musique.

▬ Je vois très bien le genre.

Il lui prenait la main, et la dévorait du regard. Réhaussant ses lunettes, il fini par lâcher sa main si douce pour attraper le verre et le porter vers ses lèvres. Il avait même laissé échapper un petit "Santé!" pour accentuer le geste. Alois n'était pas souvent comme cela avec les gens. A la base, c'était un connard renfermé sur lui-même, qui pensait que les autres n'avaient pas pu vivre la même atrocité que lui. Il se sentait profondément et terriblement seul. Il n'avait pas réussi à faire la part des choses. Pour lui, tout ce qui lui était arrivé, était une abomination. Mais il fallait savoir vivre avec son temps, et de nos jours, les monstres sont de plus en plus présent. Aujourd'hui encore, si Ivy n'était pas arrivée, c'était un élément du CME qui allait perdre la vie. Et si Alois n'était pas arrivé, c'était une partie de la population d'Ameefeld qui aurait pu être décimée. Un sacré nombre, jusqu'à ce que la bête meurt. Quand on est chasseur d'élite, on dévoue sa vie à défendre les populations. Reinhardt avait d'abord choisi se programme pour la vengeance, qu'on se le dise. Mais Athena lui avait ouvert les yeux sur la réelle fonction d'un membre d'élite. En réalité, Alois était encore qu'un grand gamin frustré. Mais ça changeait avec le temps, ça prenait une belle forme.

▬ Bon. Je vais pas y aller par quatre chemin Ivy. Depuis ton arrivée dans ma vie, je suis assez perturbé. J'ai fais un nombre incroyable d'efforts pour changer. Et je pense qu'aujourd'hui, je peux te faire ma demande. J'ai envie d'essayer, j'ai envie de me poser avec toi. Je ne sais pas ce que ça va donner sur le long terme. A vrai dire, je ne préfère pas y penser. Tout ce qui m'importe, c'est de passer du temps avec toi. Parce qu'en réalité...

La musique s'était arrêtée. Quelques clients frappaient dans leurs mains pour applaudir, d'autres sifflaient le virtuose. C'était une véritable euphorie dans la salle, pendant une bonne poignée de secondes, peut être une demi-douzaine. Et dans ce bazar assourdissant, le CME lui avait prononcé des mots qui furent aspirés par le vacarme alentour. Et dans ce bazar, il lui avait dit.

Je t'aime.
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