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 Melody [PV Siskah] [DONE]

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Aer


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MessageSujet: Melody [PV Siskah] [DONE]   26.06.15 15:24



Melody.
feat. Siskah Vay - Play the music ►

Il n'y avait personne dans le salon de l'harmonie. Après tout, à 15h, qui pouvait-il bien y avoir ici ? Pas grand monde, personne s'arrêtait vraiment ici, pas en ce samedi après-midi, les gens sortaient, les gens s'entraînaient, les gens résivaient, mais ils venait pas ici, toi, t'y allais pour la musique. T'y allais pour le piano à queue enchanté, seulement pour lui. Puis, c'était l'un des endroits les plus calmes de l'académie, autant y aller pour jouer un peu, le piano s'arrêtant seul une fois que quelqu'un y jouait. Qu'est-ce que tu pouvais aimer la magie des fois. Tes doigts caressent le piano à queue et ton visage n'est plus fermé, il n'est plus celui du con de service, celui que tu as toujours sur toi, à longueur de journée, à longueur de nuit.

La musique, ça te libérait.

C'était ta bulle, ton monde, ton univers. La musique était bien le seul endroit où tu étais... vrai ? Non pas vrai, juste, plus détendu, toi-même. Tu n'étais pas hypocrite en général, tu ne l'étais même jamais, trop franc pour ça et tu aimais trop le sarcasme pour être hypocrite. C'était juste que là, devant ce piano à queue, alors que tes doigts frôlent les touches sans émettre un seul son, alors que tu t'assois sur le petit banc mis à ta disposition, alors que tu fermes les yeux un instant, tu te sens libre.

Presque aussi libre que quand l'adrénaline coule dans tes veines. Presque aussi libre que quand tu sens cette magie puissante couler en toi.

Et tes doigts glissent enfin, les notes résonnent dans le salon vide de toutes personnes. Tu es seul et il n'y a rien de mieux. Un sourire vient même naître sur tes lèvres alors que tes doigts bougent, allant et venant sur les touches noires et blanches. T'aimais être seul, t'aimais jouer du piano et t'aimais te laisser porter par la musique, comme ça.

Oubliant qu'il y avait des personnes qui pouvaient venir, oubliant qu'il y avait des gens qui pouvaient te voir, qui pouvaient ne pas voir que le con idiot en toi. Ouais. T'oubliais, mais tu t'en foutais.





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Dernière édition par Arthur Aceline le 29.06.15 23:02, édité 1 fois
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Zeta


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MessageSujet: Re: Melody [PV Siskah] [DONE]   28.06.15 22:59

Forever isn't for everyone.
Is forever for you ? It sounds like
settling down or giving up ;
But it don't sound much like you

Tu avais, durant la semaine toute entière, cherché après la chaîne d'Arthur Aceline, qui était maintenant plus qu'une simple chaîne pour toi. C'était ton Némésis, ton ennemi juré. Ce n'était plus ton père que tu voyais dans tes cauchemars la nuit, mais cette chaîne maudite. Ce qui était d'abord une simple recherche - presque une course - était maintenant devenue une histoire personnelle.

C'était toi.
Toi contre la chaîne.

Après quelques investigations, tu avais compris pourquoi il y avait une pelle dans ton sac, au réveil de la soirée fatidique. Pour une raison inconnue - et qui valait mieux le rester pour ta santé psychologique -, durant vos escapades, Arthur et toi avaient jugé bon d'enterrer son bijou au plateau enchanteur. T'y glisser subtilement, en prenant le soin d'éviter tous les monstres qui y erraient, ça n'avait pas été une partie de plaisir.

Mais tu l'avais. Tu la tenais dans ta main, cette chaîne.

Tu avais cherché après Arthur depuis le matin, pour pouvoir enfin la lui rendre. Ne l'ayant pas croisé depuis ton réveil, tu décidas de retenter ta chance le lendemain et pensa consacrer ta journée à la méditation et la réflexion. Ils s'en étaient passées, des choses, récemment : Tes liens avec Arthur Aceline s'étaient resserrés ; Tu avais revu ton père - et l'avais confronté - durant ton weekend à Ameefeld ; Durant ce même weekend, tu avais croisé Athéna et dis avec sincérité ce que tu ressentais depuis votre dispute. C'était quelque chose. Quelque chose sur lequel tu devais réfléchir, et non enfermer au fond de toi comme à ton habitude.

Tu te rendis donc à ton endroit favori de tout Dandelion : Le salon harmonique.

Et à ta propre surprise, tu y trouvas Arthur Aceline. En vérité, ce n'était une surprise en soi puisque tu le croisais toujours aux instants les moins propices, selon toi. Il n'empêchait qu'il était là, à effleurer les touches du piano - un instrument auquel il excellait, selon tes dires -, qui jouait sa propre musique. Tu faisais toi même quelque chose de similaire, quand tu te rendais au Salon : Cela te donnait l'illusion que tu étais aussi bonne qu'Arthur en musique, même si tu n'étais pas vraiment la musicienne.

Tu écoutas ses notes un instant, la tête appuyée sur l'embrasure de la porte, en fixant le visage calme du garçon. Le voir détendu comme cela, ça te changeait certainement. Au bout d'une petite minute, tu annonças ta présence en toquant trois fois à la porte qui te précédait. Tu étais polie Siskah, véritablement, et tu te voyais mal continuer à écouter sa musique en douce comme tu le faisais : Toi, en tous cas, détesterait cela. Tu ne réservais ta médiocrité qu'à toi même.

Tu fis quelques pas en direction du garçon et le salua d'un signe de tête, accompagné d'un :

« Arthur. »

Et tes salutations se terminèrent ainsi. Tu avais de toute façon de choses plus capitales à faire. Tu détachas la chaîne, qui trônait sur ton poignet depuis sa découverte. Ainsi, tu étais certaine de l'avoir toujours sur toi, au cas où. Et alors, tu la lui tendis, un sourire triomphant au visage.

« Je ne sais pas si c'est à force de l'avoir eu au poignet, mais je commence à retrouver les sensations de ma main droite. »

Comme démonstration, tu lui tendis ta main et réussis à en faire bouger les doigts. Tu avais envie de sauter de joie. Tes blessures et tes cicatrices commençaient finalement à guérir.



Dernière édition par Siskah Vay le 29.06.15 1:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Melody [PV Siskah] [DONE]   28.06.15 23:34



Melody.
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Tu ne sais pas vraiment combien de temps tu joues, tu te laisses juste porter, les notes défilant sous tes doigts sans même que tu ne t'en rendes vraiment compte, comme une seconde nature. Tu te laisses aller, tes doigts frôlant, appuyant, tapant certaines fois contre les touches noires et blanches.

Trois coups te stoppent en plein milieu et tu te redresses, ton visage se tournant vers la personne qui t'a dérangé en plein milieu de ce moment de détente. Tu devrais t'acheter un synthé à mettre dans ta chambre. Même si c'était pas la même chose, au moins, tu pouvais te permettre quelques moments de détente volés.

Siskah. Non. Vay. Tu n'avais pas vraiment eu de nouvelles depuis ce fameux retour de soirée dont tu ne gardais ni un souvenir agréable, ni désagréable. Etrange sensation que tu avais de cette soirée, vraiment.

Arthur.
Vay, lui réponds-tu alors qu'elle arrive vers toi.

Tu n'es décidément pas prêt à l'appeler par son prénom. Même si elle, elle le fait, même si elle, elle se permet ce rapprochement que tu trouves trop... trop... et trop... Ah. Tu ne sais pas vraiment comment le définir, mais dans tous les cas, c'est trop. Tu l'observes détache une chaîne à son poignet. Et pas n'importe laquelle : ta chaîne. Chaîne offerte par ta mère. Tu la regardes, plus surpris que tu ne le laisses croire.

Je ne sais pas si c'est à force de l'avoir eu au poignet, mais je commence à retrouver les sensations de ma main droite.

Tu attrapes la chaîne du bout des doigts, comme si elle allait te brûler, comme si à son simple contact tes doigts allaient s'effriter. Tu lèves les yeux vers elle et lâches un léger rire moqueur :

T'as vraiment pas de vie pour chercher cette merde, hein, Vay ?

Tu ne lui laisses pas vraiment le temps de répliquer que tu te lèves, abandonnant ce tabouret qui te semblait si confortable, ce piano qui beau. Tu redeviens le con que tu as toujours été et que tu seras toujours. Tu passes une main sur ta nuque en l'observant :

Merci.

C'est dit sur un ton bas, presque comme une confession, quelque chose dont tu aurais presque honte. T'as presque honte de tenir à cet objet qui n'est qu'une relique de ton passé. La chaîne toujours dans ta paume, tu lâches un léger soupires et tu lui tends :

Garde la.

Ca sonne comme un cadeau, comme si tu tenais à elle autant que tu tenais à cette chaîne. Ah. Ah. Cette niaiserie te donnerait envie de vomir, merde.


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MessageSujet: Re: Melody [PV Siskah] [DONE]   29.06.15 1:42

Forever isn't for everyone.
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Qu'il persiste à t’appeler par ton nom - Vay - ne te dérangeait pas. Au début, tu ne pensais pas que c'était possible, mais Arthur Aceline semblait avoir encore plus de mal que toi avec les autres. Toi, tu avais Athéna pour te guider et te corriger, mais tu n'étais pas certaine qu'Arthur ait quelqu'un pour l'aider lui. Tu n'osais pas tellement lui poser la question. Pas depuis votre réveil commun, où il s'était braqué à la moindre question personnelle. Ça avait certes fait avancer les choses entre vous, mais tu n'avais pas envie que votre relation soit basée sur du malaise et des confessions volées.

Cependant, à sa réponse, tu te vexas presque. Pour « cette merde », tu t'étais rendue au plateau enchanteur avec une pelle et un nœud dans l'estomac, par peur des monstres qui rodaient autour de toi. Tu te sentais ridicule, maintenant, en y repensant. Et cela te mettait en colère, qu'Arthur ne soit même pas capable de voir sur ton visage auparavant triomphant tous les efforts que tu avais mis en oeuvre, pour trouver « cette merde », alors que toi, tu lisais si bien sur son visage.

Alors c'est une chance qu'il ne te laisse pas le temps de répliquer, parce que ta réponse aurait été cinglante. Pour quelqu'un venu méditer au calme, tu pars si vite en rage, Siskah.

Merci. Tu n'allais certainement pas entendre ça souvent, surtout venant de lui, alors tu savourais l'instant. De rien, que tu avais envie de lui répondre, mais tout ça, ça avait été quelque chose pour toi. Alors tu lui souris, apaisant ton esprit, d'un sourire sincère et joyeux.

Un sourire qui se mua en panique, quand il t'offrit sa chaîne.

De... Quoi ?

Qu'il te fasse un cadeau - non -, qu'on TE fasse un cadeau, à toi, c'était une surprise en soi. Tu étais Siskah Vay. Partager tes sentiments, comme te l'avait si bien conseillé Athéna, c'était tout récent pour toi. Ton sale caractère restait le même. Tes phrases courtes et glaçiales continuaient d'être. Il y avait certainement tout un tas de personne qui méritait cette chaîne plus que toi, dans l'entourage d'Arthur.

« Je... Je blaguais, d'accord ? » commenças-tu, rouge écarlate. « Je doute que ce soit grâce à elle que je commence à guérir. »

Non, parce que tu te sentais obligée de lui préciser, maintenant. C'était pour toi la seule explication plausible à son comportement : La crédulité. Il n'était même pas capable de t'appeler par ton prénom, et voilà qu'il se mettait à t'offrir des bijoux familiaux ? Ce garçon n'avait aucune logique ! Il t'agaçait, à être imprévisible et désordonné, à t'obliger à faire attention à chacun de ses gestes pour pouvoir mieux le comprendre !

« Arthur, si cette chaîne appartenait à ta mère, tu sais que je ne peux pas l'accepter. »

Tu étais venue pour méditer, et voilà qu'il rajoutait une question de plus dans tes interrogations.

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MessageSujet: Re: Melody [PV Siskah] [DONE]   29.06.15 10:43



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Son sourire se fane sur ses lèvres et ça te fait presque rire. Tu la regardes d'un air moqueur, le rouge sur ses joues ne fait qu'accentuer cette moue moqueuse, ce regard un peu trop sûr de lui et cette posture supérieure. Quel con tu fais, Arthur, quand même.

Je... Je blaguais, d'accord ? Je doute que ce soit grâce à elle que je commence à guérir.
Non, sans blague, lâches-tu avec un tel cynisme que tu comprendrais si elle te fout une claque à la seconde qui suit.

Tu soupires fortement alors qu'elle panique sans aucune raison apparente. Y avait pas de raison pour paniquer, merde à la fin. C'était simple comme bonjour : elle prend la chaîne et c'est tout. De toutes façons, elle va sûrement plus l'utiliser que toi. A part être autour de ton cou plus pour t'étouffer qu'autre chose, tu ne sais pas à quoi ça sert de garder ce cadeau sans valeur.

Arthur, si cette chaîne appartenait à ta mère, tu sais que je ne peux pas l'accepter.
Elle est pas à ma mère, elle a toujours été à moi. C'est juste un cadeau quand j'étais gosse.

Pourquoi as-tu besoin de te justifier comme ça ? Pourquoi as-tu besoin de lui dire les choses, de ne pas les lui cacher ? Habituellement, tu l'aurais prise, cette chaîne de malheur, tu l'aurais attaché autour de ton cou et tu serais parti sans un regard. Ouais, t'aurais fais ça, avant. Ouais, mais avant quoi ? Avant quand tu étais totalement un con qui ne savait pas grandir ? Tu passes une main sur ta nuque où tes cheveux trop longs viennent s'y déposer et tu soupires, encore.

Cette chaîne, c'est une relique. C'est un objet qui te fait toucher le fond, qui par son poids, t'étouffe, te fait courber l'échine. Ce n'est pas un fardeau. C'est l'objet qui te fait regarder en arrière, qui te rappelle constamment que ta mère t'a quitté et que tu n'as aucune nouvelle d'elle, que tu n'en auras sûrement jamais. C'est un objet qui te rappelle que ton père n'est qu'un ivrogne et que tu ne rentres plus vraiment à Ameefeld pour les vacances, sauf pour traîner dans les rues, t'asseoir le plus haut possible après avoir gravis les montagnes.

Tu t'égares.

Ecoute Vay, prend la et c'est tout.

Tu lui prends la main et lui fous la chaîne dans sa paume.

Voilà. Et puis merde.


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MessageSujet: Re: Melody [PV Siskah] [DONE]   29.06.15 16:08

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Puisque la crédulité n'expliquait plus son comportement, tu te demandais bien ce qu'il pouvait lui passer par la tête, cette fois. Tu supposais que cette chaîne lui était précieuse - tout de même - et n'avais, par conséquent, pas l'impression de vraiment la mériter. Mais ton refus semblait tellement l'agaçer que tu hésitais à revoir ta position.

Tu posas tes yeux sur son visage et essayas de comprendre. C'était ce que tu savais faire, n'est-ce pas ? Comprendre.

Elle appartenait à ma mère. C'était ce qu'il t'avait dit dans la réserve. Etait-elle morte, comme la tienne ? Ou disparue ? Tu lui devinais en tous cas un funeste destin. La deuxième question, c'était pourquoi il souhaitait tant s'en débarasser. Tu ne savais pas dire si ses actions étaient guidées par son envie de t'en faire cadeau, ou de ne plus l'avoir sur lui. Tu commençais à te dire que ce n'était peut être pas un hasard, de l'avoir retrouvé enterrée, cette chaîne.

Tes réflexions furent coupées dans leurs élans quand il te prit la main et y posa son collier. Pour terminer votre débat qui menaçait de se muer en dispute, connaissant ta force de caractère et la sienne, tu l'enfermas dans ta poigne et soupira.  Après quelques efforts, tu finis par l'accrocher autour de ton cou et dis à Arthur :

« Il y a de mauvais souvenirs attachés à cette chaîne, hein ? »

Mais tu n'étais pas un échapatoire, Siskah, au contraire. Tu étais celle qui mettait les gens en face de leurs problèmes, parce que les éviter n'apportait rien de bon, à long terme. Tes méthodes s'étaient radoucies, mais dans le fond, tu restais la même.

« Quand tu sauras faire face à ton fardeau, je te la rendrais. »

Tu aurais aimé pouvoir toi aussi lui donner quelque chose, mais tes souvenirs de ton père, de ton frère, de ta mère, tu les avais laissé à ta maison d'Ameefeld, pour être certaine de pouvoir avancer, sans attache. Cela aurait été un échange de bon procédé, comme ceux qu'Arthur et toi faisiez il n'y a pas si longtemps. Mais les choses avaient changé.

Pour ne pas lui laisser le temps de pester, tu t'éloignas de lui et vint t'asseoir plus loin, en tailleur, les yeux fermés. Tu étais venue ici pour méditer, alors tu allais méditer.

Si tu avais réfléchi plus attentivement à ton action, tu te serais rendue compte qu'en lui montrant ton dos ainsi, tu lui dévoilais aussi ta plus imposante cicatrice. Le débardeur que tu portais dévoilait sur ta peau et toute ton épaule droite une figure de Lichtenberg, la preuve que les utilisateurs de magie, même maître de leurs pouvoirs, restaient dangereux.

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MessageSujet: Re: Melody [PV Siskah] [DONE]   29.06.15 19:07



Melody.
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Elle la prend enfin et l'attache autour de son cou, bien à la vue de tous, bien à ta vue. Tu la verras à chaque fois que tu la croiseras dans un couloir. Tu laisses échapper un soupir. Ce n'était ni bon ni mauvais, mais c'était mieux si elle la gardait elle. Elle prend la parole et tu ne peux t'empêcher de hausser les épaules.

Ni bon ni mauvais.

Des souvenirs comme des autres. Une mère pas vraiment là, un peu pas vraiment très utile pour comprendre les relations humaines, tout ça quoi. Mais ça, tu ne lui dis pas. Tu parles pas du passé, ça t'empêche d'avancer. Tu cherches pas à aller plus loin que l'endroit où tu es, parce que ça t'empêcherai de faire face au moment présent. Tu ne vis ni dans le passé, ni dans le futur, tu vis, point barre.

Quand tu sauras faire face à ton fardeau, je te la rendrais.

Tu t'étouffes presque. Fardeau ? Quel fardeau ? Cette chaîne n'était pas un fardeau, c'était. Ah. Tu ne trouves pas le mot.

Ce n'est pas un fardeau.

La musique a repris seule et ta langue claque contre ton palais. Merde à la fin. Ce n'était pas un fardeau putain. Elle t'énerve. A faire comme si elle te connaissait, comme si elle te cernait alors qu'elle ne sait même pas de quoi elle parle. Elle t'énerve avec ses cheveux, sa façon de marcher et ce regard qui te donne l'impression de lui être inférieur. Elle t'énerve. Elle t'énerve vraiment.

Tu aurais presque envie de l'insulter.

Tu as envie de l'insulter.

Mais tu te retiens.

Ta mâchoire se serre en même temps que tes poings, tu attrapes ton sac de sport à côté du piano et tu ne la vois pas se retourner. Tu t'en fous, tu veux partir, vite. Elle t'énerve. Tu veux partir avant de dire quelque chose que tu pourrais regretter par la suite. Elle t'énerve. Tu veux partir avant de l'attraper par son putain de t-shirt et de lui dire de ravaler sa pitié de merde. Elle t'énerve. Tu veux partir avant de devoir lui cracher à la gueule les premières insultes qui te viennent. Elle t'énerve. Elle t'énerve. Elle t'énerve. Elle t'énerve.

Ta respiration s'accélère et tu te mords la langue comme si tu te retenais de dire quelque chose. Tu te retiens de dire quelque chose, mais tu n'arrives pas à mettre les mots dessus.

Fourre toi ton amitié où je pense et fais l'hélicoptère avec, Vay.

Parce que c'est de l'amitié, elle veut t'aider à porter un fardeau inexistant. Et ça te fait flipper, ça te fait flipper que tu puisses tenir un minimum à elle, ça te fait flipper qu'elle puisse tenir un minimum à toi. Alors tu veux tout repousser en bloc. Vite, le plus vite possible.

Fourre toi ton amitié où je pense et fais l'hélicoptère avec, Vay.

Tu lui as dis. Tu lui as dis avec ta voix méchante, cynique et froide, avec cette voix qui gronde comme celle d'un parent énervé. Tu passes devant elle, ton sac sur l'épaule et tu veux juste partir, le plus vite possible, le plus loin possible. Là où elle ne pourra pas t'atteindre.

Jamais.





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MessageSujet: Re: Melody [PV Siskah] [DONE]   29.06.15 22:06

Forever isn't for everyone.
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Tu avais décidé de profiter de ton instant de méditation pour pratiquer ta magie de l'air. C'était là ton premier élément, et par conséquent, celui avec lequel tu avais le plus de facilité. L'exercice était simple : Assise en tailleur comme tu l'étais, tu te devais de ressentir chaque particule d'air comme si c'était un prolongement de ton corps, et de ton esprit. C'était quelque chose, de se sentir à un seul endroit, et partout, à la fois. Cela te donnait l'illusion pas si fausse que tu étais dans ton élément, à ton avantage, à chaque instant.

Dans cet exercice, tu avais la fâcheuse tendance à te couper du monde. Mais tu choisis aujourd'hui de continuer à écouter les mots d'Arthur, qui t'importaient.

Tu entendis la musique générique du piano reprendre - Tu savais distinguer les notes d'Arthur et celle que l'instrument jouait de lui même à la perfection -. Cela te fit ouvrir un oeil, et perdre le lien que tu avais établi avec ton environnement. C'était pour le mieux, étant donné ce qu'il t'attendait.

Il te suffit d'un coup d'oeil dans sa direction pour voir arriver la tempête : Tout dans son langage corporel t'indique qu'il s'apprête à éclater, ici et maintenant. Tu commençais vraiment à en avoir assez, de son comportement enfantin. Tu étais toi même susceptible - même si ta solidité naturelle le faisait oublier aux gens - mais tu te retenais, toujours, parce que durant tes colères, ta magie s'agitait elle aussi. Ta magie, ta vraie, pas les brises misérables que tu parvenais de temps en temps à provoquer. Pas les cailloux que tu savais faire léviter, de temps en temps. Non. La magie que ta mère, faite de terre et de ténèbres, et que ton père, d'air et de feu, t'avaient transmis.

Pourtant, malgré toutes tes préparations, tous les soins que tu avais pris à calmer ton esprit, à le préparer à l'impact, quand tu entends ce qu'il te dit, avec ces si bonnes oreilles qui sont les tiennes, tu en as assez. Tu te lèves juste au moment où il pose son pied devant toi et l'attrape par le col pour le mettre dos au mur. Et toute la force, toute la force que tu as acquise en suivant à la lettre les exercices qu'il t'a prescrit t'y aide.

Tu avais la rage contre lui. Et tu étais vraiment, sincèrement blessée, qu'il puisse prendre tous tes efforts comme ça, et les briser devant tes yeux, avec ses mots de con. L'air autour de toi s'alourdit, presque au point de devenir irrespirable, de la même façon que tu avais toi même du mal à respirer, tellement tu étais en colère contre lui, et contre toi même.

Tu te sentais déjà lui hurler dessus, et cela même si ton esprit te crie que c'est comme ça qu'il se défend, ce con, que c'est dans sa nature. Qu'il ne le fait pas exprès, que c'est comme ça qu'il est. Mais qu'il ne sois même pas foutu de se battre contre sa nature comme toi tu le faisais, ça te tuait.

« Athéna avait raison. Tu n'es vraiment qu'un putain d'emmerdeur, Aceline. »

Tu le fixes avec tes yeux de diable blessé. Tu ne sais même plus dire si tu as envie de le rouer de coup ou de pleurer sur son épaule.

« Tu ne peux certainement pas justifier toutes tes actions par ta connerie. Je me moque que tu es eu un passé tragique, ou n'importe quelle merde du genre. On a tous un truc à porter. Ça explique ton comportement, mais ça ne le pardonne pas. »

Tu craches tes mots, parce qu'ils s'appliquaient aussi bien à lui qu'à toi. Tu avais l'impression de te voir dans un miroir - un miroir déformé, qui te montrait un toi alternatif, un toi qui ne savait pas faire face aux conséquences de ses actes -.

Quand tu sens ta maîtrise de la terre s'ajouter à ta magie de l'air, tu te conjures de t'arrêter. C'est comme si ta personne habituellement calme agissait en spectateur face à cette autre toi en furie. Mais tu t'apaises. Tu te forces à le faire. Tu avais des responsabilités.

Tu avais des responsabilités, que tu te répètes.

Tu étais la présidente du conseil des élèves, tout d'abord. Tu n'avais pas envie d'endommager un mur de l'académie, et une fissure commençait déjà à se marquer, dans celui où était collé Aceline.  Et puis tu étais Siskah Vay, et tu portais la colère d'un magicien dans ton dos. Tu ne voulais pas infliger cela à Arthur. Tu ne voulais pas le marquer d'une cicatrice qu'il verrait tous les jours, et qui lui rappellerait tous les jours le même moment. Tu ne le veux pas. Tu ne le veux pas. Tu n'étais pas ton père. Tu n'étais pas ton père. Tu n'étais pas ton père !

Et tu ne devais pas le laisser refléter sa colère dans tes actions.

Tu finis par lâcher brutalement le col du garçon, et força ta magie à s'apaiser, bien que ton regard, que tes yeux, conservaient la même noirceur. L'air reprit de sa légèreté et tu terminas votre entretien en claquant la porte derrière toi.

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MessageSujet: Re: Melody [PV Siskah] [DONE]   29.06.15 22:48



Melody.
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Tu voulais fuir. Tu veux fuir comme un lâche, tu fuis toujours dans ce genre de moment. Tu ne fuis pas face aux monstres, non, tu fuis face aux autres, face à cet enfer que tu ne veux pas connaître, face à cette déchéance sans fin qu'a connue ton père. Tu ne veux pas connaître son malheur, ce besoin irrépressible d'avoir des personnes avec soi alors qu'on est pas capable de les garder avec nous, parce qu'elles en aiment d'autres, parce qu'on est pas assez bien. Non, Arthur, tu ne veux pas connaître cette misérable vie qu'a eu ton père, à s'attacher trop, à aimer trop, à donner trop. Tu ne voulais pas t'attacher, tu ne voulais pas apprécier, tu ne voulais pas donner.

Ta tête heurte le mur et tes dents grincent. Au moins, tu pouvais reconnaître que les moments passés ensemble n'était pas vain : elle avait appris à se défendre. Tu peux la repousser, tu peux lui cracher à la gueule et la plaquer contre le mur. Tu es bien plus fort qu'elle, tu as bien plus d'expérience qu'elle niveau bagarre de rue. Oui, tu peux la repousser, l'envoyer balader et continuer ton chemin. Mais après ce que tu lui as dis, tu penses que tu lui dois bien ça. Tu lui dois bien cette colère, cette haine et cette rage qui la prend aux tripes.

Athéna avait raison. Tu n'es vraiment qu'un putain d'emmerdeur, Aceline.
T'as l'esprit lent pour pas t'en être aperçue, marmonnes-tu alors que sa poigne semble se resserrer sur ton t-shirt qu'elle va sûrement déformer, à force.
Tu ne peux certainement pas justifier toutes tes actions par ta connerie. Je me moque que tu es eu un passé tragique, ou n'importe quelle merde du genre. On a tous un truc à porter. Ça explique ton comportement, mais ça ne le pardonne pas.

T'avais pas eu un passé tragique, c'était banal et tu le savais. Ca arrivait tous les jours, à chaque minutes. Y avait rien de tragique là-dedans. C'était normal, ça fonctionnait comme ça. T'étais juste un gosse paumé, un gosse qui avait grandi sans vraiment comprendre et, quand il avait compris, il a tout repoussé, tout rejeté. Parce que c'est plus simple d'être seul, sans connaître vraiment ce que c'est, la peur d'être laissé de côté. Tout ce genre de trucs, du haut de tes dix-sept ans, qu'est-ce que tu pouvais vraiment y comprendre, en réalité ? Tu agis comme ça parce que t'as jamais su faire autrement, t'as jamais pu faire autrement. C'est l'instinct, c'est l'auto-défense, c'est ce qui te permet de rester en vie. Comme quand tu te baisses devant une griffe de monstre pour éviter qu'elle ne te tranche la tête. C'est l'instinct, tu fais ça à l'instinct.

Elle te lâche enfin, après un dernier regard noir et elle se tourne, vivement alors que tu restes sur le mur. La porte à double battant claque derrière elle et tu passes une main tremblante dans tes cheveux. Tremblante. Tu trembles Arthur. Tu trembles, de colère, d'énervement, de frustration, de tout à la fois. Parce que la façon la plus rapide de régler les choses était de la repousser le plus fort possible. Ca a fonctionné.

Ca a trop bien fonctionné.

Ton poing rencontre le mur derrière toi, faisant vibrer un peu le mur et tu agrandis légèrement la fissure faite par Siskah quelques instants plus tôt.

Ca a vraiment trop bien fonctionné.

Et pour la première fois depuis longtemps, tu as un goût amer dans la bouche.


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