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 Une mer de solitude et une once de cran [Feat Ivy Stevens]

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Zeta


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MessageSujet: Une mer de solitude et une once de cran [Feat Ivy Stevens]   22.06.15 21:23



Pain no End

Tiens, les revoila ceux là. Ils sont vraiment collants. Avant on lui disait de partir et maintenant les gens viennent le voir tout le temps. Pour les devoirs, pour ci, pour cela. C'était assez étrange, mais passons.

Zeyro n'avait pas fait grand chose, mise à part s'être baladé le long du lac, sur le chemin pour aller au QG. Il aimait se balader le long de cet endroit tranquille qui pouvait devenir très dangereux. A cette heure ci, le soleil bondissait sur l'eau comme un jeune enfant sur un trampoline. Cela donnait une magnifique mosaïque car le soir commençait à pointer son nez. Le violet, le rose, le jaune, le orange: toute ses couleurs se mélangeaient et dansaient ensemble d'une manière si gracieuse que Zeyro en était émerveillé. Il hésita à le dessiner mais ce soir ce n'était pas dessin mais théâtre. Il fallait apprendre son texte. Ce n'est pas qu'il ne le connaissait pas loin de là mais il avait un planning à suivre. Alors il s'était retenu et s'était mis à marcher.

Cependant, ces trois là l'avaient interceptés et l'avaient soulevés par le col en disant d'une façon fort civile

-Ta tune vite, on avait dit 50 balles la fois dernière, tu les as?

Evidemment que tu ne les avais pas. Comment les avoir? Il ne gagnait pas d'argent et personne pour lui donner. Alors il se laissa faire comme d'habitude, un coup par ci, un coup par là. Rien de bien particulier, il avait l'habitude. Evidemment, il n'aimait pas ça mais il se laissait faire, pensant que c'était normal. En quelque sorte, il voulait être spécial: si être normal c'était faire du mal, alors il ne voulait pas être. Au bout de 5 minutes, ils se lassèrent et lancèrent Zeyro dans l'eau, avec sa sacoche, afin de l'humilier. Aussitôt fait, ils partirent. Sous l'eau, Zeyro n'eut pas de réaction, se laissant faire. Non, il se concentrait. Il éloignait l'eau de sa sacoche pour ne pas abîmer ses affaires. Lui était trempé et serait malade? Pas grave, tant qu'il sauvait ça. Il se laissa lentement remonter la surface et lorsqu'il put mettre en sécurité sa sacoche, il sortit de l'eau.

Restant assis sur la berge, les pieds dans l'eau, en regardant le paysage et le soleil tombant, il s'allongea finalement et ferma les yeux quelque instants. Décidément, les autres étaient bizarres, demander à chaque fois le double qu'avant sans raison, c'est stupide... Mais malheureusement pour lui, ce n'était pas fini...

En effet, ses percécuteurs revinrent avec des bâtons, ce coup ci, c'était sérieux...

-J'y pense, ça fait un mois qu'on te demande de la tune et on avait dit qu'on le ferait pas, donc tu vas voir c'qu'il en coûte de pas faire c'qu'on t'dit
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Dernière édition par Zeyro Erisos le 23.06.15 7:16, édité 2 fois
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CME


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MessageSujet: Re: Une mer de solitude et une once de cran [Feat Ivy Stevens]   23.06.15 2:31



Works is always behind me



Aujourd’hui, c’était jour de repos. Seulement, cela ne m’avait pas empêché d’aller m’entraîner au terrain de sport. Cela faisait du bien de passer du temps avec des élèves encore en cours d’apprentissage. Certains me regardaient avec admiration, les étoiles dans les yeux. D’autres s’en fichaient et continuaient d’améliorer leurs techniques. Les plus intelligents d’entre eux prenaient carrément des notes. A un moment, le monde s’amassait autour de moi et c’est ainsi que je pris mes affaires avant d’aller me doucher. Entre les baveurs, les intellos, les groupies et autres… Je n’avais même plus de place pour relâcher ma puissance. Je décidais d’aller faire un tour dehors, prendre l’air et me promener aux alentours de l’académie. Les missions se trouvent toujours à des kilomètres de là, et me ressourcer ici était un plaisir. D’autant plus que plusieurs élèves étaient sous ma coupe maintenant. Ils venaient me voir pour des conseils, des moyens de réussir leurs études… Je ne pensais pas autant leur plaire. Pourtant, ma froideur et ma franchise ne les effraye pas, au contraire. On dirait même que c’est ce qui les a attirés vers moi.

Je marchais ainsi, dans la forêt en écoutant les bruits des oiseaux inoffensifs. Pour une fois que ce n’était pas de sales créatures… Je m’asseyais pendant un moment, le soleil tapait réellement fort. Je picorais des sandwichs de ma création avec un peu d’eau, toujours sur le qui-vive. Certaines de ces bêtes à plume venaient picorer les miettes, posées sur mon bras. Un oiseau magnifique, au plumage blanc, me regardait dans les yeux. Il ressemblait à un être pur comme on en trouve plus de nos jours. Je me battais pour que les pires des destructeurs disparaissent à jamais afin de laisser cette faune pure reprendre sa place. Ca me faisait du bien de respirer un peu, les missions qui s’enchaînent n’étaient pas bon pour mon moral et ma santé physique. Alors je profitais de ce moment de répit pour réapprendre à prendre mon temps, et à respirer un peu. Sans m’en rendre compte, je m’étais endormie à cause de la chaleur. Comme quoi je devais réellement être fatiguée pour pouvoir m’endormir dans un endroit pareil. Quoique ce fût calme et l’air était apaisant ici. Des voix masculines m’avaient tiré de mon sommeil quelques minutes ou quelques heures plus tard… Le soleil se couchait à l’horizon, j’optais donc pour plusieurs heures de sieste dans cet endroit si calme.

Je me levais donc à la recherche de ceux qui hurlait et qui avait osé troubler un si bon moment. La main sur Yamato, je regardais dans chaque recoin. Leur voix puissante me menèrent jusqu’au bord de la rivière, près du QG des Zeta. Le destin fera tout pour me ramener à mes origines en fin de compte. Trois types armés de bâtons semblaient s’en prendre à un jeune homme sans défense. Alors non seulement on devait protéger la population des créatures sanguinaires, mais même les humains se mettaient à nous donner un peu plus de travail. Je soupirais en voyant le trio de gaillard, avant de prendre l’épée toujours dans son fourreau et de gueuler un bon coup.

– Vous n’avez pas honte de vous en prendre à un garçon sans défense ? Venez-vous attaquer à quelqu’un de votre taille plutôt.

Ils se retournèrent, l’un d’eux ricanait en me voyant et gueulait un truc du genre ‘désolé, on ne se bat pas contre les fillettes.’. Cette phrase me fit avoir un rictus, avant de baisser la tête et de foncer sur eux avec une telle rapidité qu’ils n’eurent le temps de comprendre ce qu’il se passait. Mon fourreau doré frappa la nuque de deux des gaillards. Un bon coup bien placé qui les assommait sur le coup. Le vent commençait à souffler de plus en plus fort, et mes yeux se noircirent. Le regard sombre, je lançais une rafale puissante qui fit voltiger l’homme dans l’eau. Il hurlait comme une fillette et tentait de se débattre rapidement. Peut-être qu’il ne savait pas nager.

– Je serais toi, je sortirais d’ici rapidement. Tu es exactement le type de nourriture de ces chers Léviathans : trouillard et faible.

Il sortait en criant, laissant ses deux compères se relever et le suivre dans la foulée. Je m’approchais du jeune garçon en me mettant à son niveau. Il était trempé, blessé, ces brutes n’avaient aucun respect et qui sait ce qu’ils lui auraient fait si je n’étais pas arrivée à temps.

– Ca va aller ? Tu n’as rien de cassé au moins ?
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Zeta


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MessageSujet: Re: Une mer de solitude et une once de cran [Feat Ivy Stevens]   24.06.15 17:03



What do you say?

Ça n'allait donc jamais finir? Les gens sont bizarres décidément. Mais il ne fallait pas perdre de temps à les comprendre ni même essayé de les changer. Si il était comme ça, c'était pour une raison, non?

Peut être avait il été traumatisé par une personne leur faisant du mal, les contraignant ou simplement leur faisant peur. Zeyro avait connu ça. Il connaissait ça, pas la peine de perpétuer cette tradition qui continuait de s'abattre sur lui avec des reflets de malédictions. Mais pourtant il ne s’abattait pas. On avait beau chauffer et marteler le métal qu'il était, on ne pouvait rien y faire. Il ne changera pas et il n'adoptera cette sorte d'idéologie prête à exterminer le moindre petit espoir d'un aussi petit insecte qu'il était. Alors il ne comprenait pas, il avait beau chercher il ne comprenais pas pourquoi ces simples gens aux âmes ternis faisaient cela. A moins que ce soit lui qui ne pouvait pas comprendre... Non il refusait d'y croire. Il voudrait tout comprendre, surtout les personnes mais il se doutait bien que le mystère humain est bien plus complexe qu'une simple équation.

Il commençait à avoir mal et son sang ne fit qu'un tour dans sa tête. Il n'allait pas en ressortir indemne avec seulement deux trois bleus. Ils étaient sérieux ce coup ci et ne lésinait pas sur la force et l'endroit où leur bâton se faufilait afin d'assurer un maximum de dégât. Encore juste avant, il ne pensait prendre deux trois bleus rien de plus, mais lorsqu'il sentit sa gorge s'enrouer et sa bave remonter, avec un arrière gout de sang, il devina la suite. Espérant que ça n'aille pas trop loin, il ne pouvait plus crier, trop tard. Ses cordes vocales n’émettait qu'un petit son aiguë pratiquement inaudible qu'on pouvait assimiler à celui d'une petite souris dont on pressait lentement le corps de façon douloureuse. Puis survint un bruit, qu'il ralentit sa façon de voir les choses. Un homme venait de lui donner un coup latéral qui l'avait fait voler un peu plus que d'habitude. Il sentit une forte douleur au niveau de la cage thoracique. Il n'espérait pas que ça soit ça.

Alors qu'il venait de souffrir un martyr qu'il n'avait pas encore connu, les jeunes s'arrêtèrent brutalement. Un bourdonnement dans ses oreilles l'empêcha d'entendre quoi que ce soit. Sa vue était trouble et de toute façon, il préférait fermer les yeux afin d'oublier la douleur. En boule, il n'ouvrit que les yeux à la fin de l'action: son agresseur volait au dessus de lui, avec une femme les yeux sombres, effrayante et grande au allure de duchesse. Elle semblait forte, respecté et respectable. Elle fit une brève remarque ironique au jeune homme maintenant en train de broyer du noir dans le rouge reflet du soleil sur l'eau. Le bourdonnement s'était arrêté, heureusement pour Zeyro car il ne le supportait plus. Elle s'accroupit aux bords de lui en disant ses simples mots:

– Ça va aller ? Tu n’as rien de cassé au moins ?

De simples mots mais une répercutions énorme dans son simple cœur de grand enfant. Il ne savait que dire, la regardant attentivement avec ses yeux qui le rendait si attendrissant et qu'il ne faisait que lorsqu'un événement qu'il admirait venait lui sourire au visage. Il se sentait tremblé de froid mais son corps réchauffait au rythme des battements de son cœur. Une personne qui protégeait une autre, une femme, qui veillait au bien d'une personne avec adresse et qui punissait ceux qui lui voulait du tord. Une femme, une plus grande et plus vieille, et surtout plus sage que lui, qui pourrait lui montrer l'exemple et le soutenir dans une voie convenable à la vie d'un enfant. Une personne... Une mère. Oui une mère. Il venait à peine de la rencontrer et elle ne l'avait sauvé comme une personne quelconque qui sauverait une personne, comme un héros banale de ses bandes dessinées mais pourtant, il voyait en elle, en cette inconnue, en cette entité ignorée, une mère qu'il attendait tant. Alors, dans un sourire enfantin, il lui sourit et dit tout naturellement.

-Merci Madame.

Il l'observa rapidement et vit ses cheveux. Il était dans cet état de semi conscience ou on pouvait dire des choses stupides qu'on ne voulait pas dire et qu'on pensait dans son fort intérieur. Et lui ce qu'il pensait n'était autre que

-Vos cheveux... On dirait une carapace d'insecte. Une carapace qui protège de tout.

Il sentit son esprit se lâcher. Il était fatigué et avait encore terriblement mal. Soudain sa gorge s'irrita et il ne pu s'empêcher de tousser le liquide qui coulait dans celle ci telle une liqueur ressortait d'un alcoolique un soir mélancolique. Alors, un filet de sang coula sur le coin de sa bouche qui n'avait pas fait partir son sourire. Il vit la main de celle-ci partir en sa direction dans l'intention de l'aider mais il refusa, se redressant, avec un simple geste de main. Alors que ses forces faiblissait et que ses bras tremblait, il eut la force de dire

-Encore merci

Avant de s'affaler sur les jambes de l'inconnue en la regardant, la respiration très forte et la sueur s'écoulant le long de son front Cependant, ses bras avaient eu le temps d'aller autour de la taille de la grande dame et le fait qu'il la serrait un peu montrait qu'il était encore conscient.
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MessageSujet: Re: Une mer de solitude et une once de cran [Feat Ivy Stevens]   25.06.15 7:06



Routine



Le jeune garçon me regardait avec des yeux d’enfant, ceux qui sont en admiration face à leur mère. Je venais de sauver la vie de ce jeune homme, et il me remerciait. C’était juste mon travail et il n’avait pas besoin de me remercier pour ça. Quelle personne serait assez cruelle pour laisser un garçon à son propre sort face à des types minables ? Je n’étais pas celle qui laisserait les autres se faire tabasser. Je n’étais pas une sadique, malgré mes allures de tueuse au sang froid. Le garçon semblait quand même mal en point. Il sortait même les premiers trucs qui lui passaient par la tête en me disant que mes cheveux étaient comme une carapace d’insecte, protégeant tout. Pourquoi pas après tout ? Il avait besoin de soin immédiat, je devais au moins le transporter à l’abri. Il se mit à tousser, crachotant un filet de sang. Au moment où je voulais essuyer ce qui s’écoulait de sa bouche, il leva la main et se redressa tout seul. Il était combattif, mais il ne fallait pas qu’il refuse mon aide dans l’état où il était. Je n’eus le temps de lui dire quelque chose qu’il me remercia une dernière fois avant de s’écrouler sur mes jambes, serrant mon corps contre sa tête. Je ne pouvais pas le regarder sans rien faire alors je le soulevais et le portais sur mon dos en faisait attention de ne pas le blesser plus qu’il ne l’était.

– T’as la force de me parler ? Réponds à mes questions le plus simplement possible si ta force le permet. Es-tu élève à Dandelion ? Si oui, à quel  dortoir appartiens-tu ? Ensuite, donne-moi le numéro de ta chambre.

Il fallait que je l’emmène s’allonger au plus vite. Seulement, user de l’élément primaire que je possédais risquait de le blesser plus qu’autre chose. Et si jamais il n’était pas un étudiant de l’académie, je devrai l’emporter chez moi pour lui administrer les premiers soins. Je sentais son souffle chaud au niveau de ma nuque, sa sueur coulait de son front à forte dose, et sa respiration était saccadée. Pauvre garçon, j’avais envie de massacrer les types qui lui avaient fait ça. Il semblait si pur et innocent… Je marchais prudemment, faisant attention aux moindre faits et gestes que je faisais. Il n’était pas secoué dans tous les sens, et je prenais tout mon temps ainsi, il pourrait rester éveillé. Il fallait surtout que je lui parle pour lui éviter un malaise à cause de la douleur. Les types n’y étaient pas allés de main morte et qui sait ce qu’ils lui auraient fait si je n’étais pas arrivée ? On aurait certainement retrouvé son corps dans le lac, flottant dans sa propre hémoglobine… Je ne préférais pas y penser. Les créatures faisaient bien assez de dégâts comme ça, et voilà que les humains s’y mettaient aussi. Mais quel monde cruel…

– Tu tiens le choc ? Au fait, je m’appelle Ivy Stevens. Evite de m’appeler ‘madame’, j’ai l’impression d’être une vieille femme quand on me dit ça. Appelle-moi juste Ivy, ça suffira.

J’arrivais devant le QG des Zeta, son quartier général et anciennement le mien. Je le connaissais dans ses moindres recoins, ça me rappelait des bons souvenirs… Mais là n’était pas la question. Je poussais la porte qui menait au dortoir avant de trouver le numéro de sa chambre. J’entrais doucement, il n’y avait personne. Je le déposais délicatement sur un lit avant de me diriger vers la salle de bain et lui ramener une serviette pleine d’eau. J’épongeais son front et la laissait ainsi afin de le rafraîchir un peu. J’attendrai avant d’examiner ses blessures, il fallait qu’il se repose un peu désormais.
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MessageSujet: Re: Une mer de solitude et une once de cran [Feat Ivy Stevens]   27.07.15 0:40



Don't break my crystal heart

Si Zeyro n'était pas très mature, on pouvait dire d'une chose de lui: il est attachant et attaché, faisant parfois preuve d'une grande sagesse lorsqu'il s'agit de montrer sa conviction et ses raisons. Seulement fallait il qu'il ose le faire ou, à la rigueur, soit en capacité de le faire. Et le second cas c'était présenté malgré lui, pour son plus grand malheur. Il aurait tant voulu parler tout le long, la remercier indéfiniment, cette grande et gentille dame, qui le portait sans broncher. Cette femme était forte, cette femme était grande. Non pas grande en taille mais grande d'esprit. Zeyro aurait bien voulu épiloguer dessus, mais son cerveau en décida autrement et s'énerva tellement que le petit en eu mal. Perdu dans ses pensées, il faillit ne pas entendre la question de la C.M.E

-Oui, je pense pouvoir parler. Oui je suis un élève de Dandelion, dans la division Zeta. Je suis à la chambre 03...

Il avait l'impression de parler normalement, de masquer sa faiblesse physique pour ne pas faire pâle figure devant une personne de ce rang -car Zeyro la considérait comme une duchesse, ou son équivalent-, il voulait prouver sa valeur, mais même avec toute la volonté du monde il ne l'aurait pas pu. La marche était longue et la Dame ne faiblissait pas. Mais pourquoi faisait-elle ça? Pourquoi prenait-elle soin de lui? Il ne comprenait pas vraiment, c'est pour ça que son esprit partie dans une question plus simple que précédemment, et surtout plus vaste, laissant l'imagination envahir son territoire: Pourquoi? On peut répondre plusieurs choses à cette question tant le sujet change. Là c'était au sujet de son intervention. Evidemment, sa première idée, par expérience de cause, serait de lui demander quelque chose en retour, mais son attitude et son rang le mena à se dire que se serait mal vu pour une personne ainsi. La seconde idée, non moins évidente, c'est que ce serait quelqu'un qui l'aurait engager pour le protéger pour telle ou telle raison. Evidemment, c'était absurde et il s'en doutait. Finalement vint la plus simple et celle qui aurait sauter sur toutes personnes normales, mais Zeyro n'en était pas un. Simplement le devoir, l'obligation, la lutte contre l'injustice. C'était plus plausible mais ça plaisait moins à Zeyro. Il aurait bien aimé une solution autre qui serait plus attaché à lui, mais bon, passons. La Dame reposa une question

-Je tiens le choc Ma-... Euh Non Ivy. Excusez moi si cela a pu vous blesser que je vous appelle Madame

Il ne pensait pas avoir fait mal et se pensait incapable de blesser une mouche et pourtant c'est le sentiment qu'il avait, bien que ridicule. Il s'était obligé de s'excuser, mais par mégarde, et habitude, avait vouvoyé Ivy qui visiblement n'aimait pas forcément les grades manières. Ils arrivèrent enfin au QG des Zeta. Il faut dire que Zeyro s'en était bien éloigné. Les gens à l'intérieur -et l'extérieur- réagissaient visiblement, des chuchotements, des regards curieux et une petite masse à l'entrée du bâtiment. Certains semblaient choqués, d'autres indifférents mais le pire étaient certain qui semblaient suspicieux, l'air de se demander ce que faisait Ivy avec ce vaurien de Zeyro. Zeyro voyait ça et il en souffrait. Comme par hasard, ses yeux se dirigeaient toujours vers un de ces vilains curieux. Alors qu'il fixait encore deux jeunes hommes aux regards sombres, il les vit disparaître par une masse sombre qu'il n'avait pas vu venir: le mur. Les deux descendaient les escaliers et finirent enfin dans la chambre.

La chambre N°3 était plutôt bien rangé, mais on voyait bien que deux personnes distinctes y habitaient. Séparé par une étagère, il y avait d'un côté le lit de Jupiter Bell. Une fille bavarde et fouineuse qui adore chercher des ragots pour le club radio. Zeyro l'aimait bien cette fille, elle était sympa et gentille, même si elle l'avait chassé dans les couloirs pour obtenir un ragot sur "la bête étrange de l'école". C'était une personne énergique en tout cas. Elle était surement partie chercher d'autres potins. Sa portion de chambre était nickel et la fenêtre ouverte laissait volée les volets. Alors que de l'autres côté -celui de Zeyro- on voyait deux trois livres par terre, notamment des BD et des mangas ainsi qu'une paire de chaussette. Mais cela restait presque rien et la chambre semblait presque rangée. Sur le bureau, on voyait bien que l'utilisateur faisait tout et n'importe quoi sur un coup de tête: une pile de trois cahiers, avec des feuilles volantes entre s'y tenaient, montrant que Zeyro s'était amusé, ou plutôt soumis, à une pensée divagante. Ivy l'allongea dans le lit et lui mit une serviette imbibée d'eau sur le front. Cela allait déjà mieux et il se contenta d'un sourire pour Merci. Il ne bougeait pas, allongé sur un lit qui avait été tenté d'être fait, à regarder Ivy le regarder. Il avait toujours trouvé ça étrange les personnes qui se regardaient sans rien faire, et pourtant il le faisait...

Alors que son regard s'était perdu dans l'étagère séparant la chambre -en quête d'autres BD à lire-, il vit Ivy se lever pour inspecter la pièce, se dirigeant vers le bureau. Il vérifia rapidement et vit les cahiers, ses cahiers, qu'il reconnut tout de suite parmi pourtant sa collection exubérante. Il y avait son cahier de théâtre, tout au dessus, son cahier de brouillon au milieu et tout en dessous, le secret, le privé, l'interdit cahier de musique. Pour rien au monde il n'aurait voulu qu'on ne fouille dedans. Il essaya de lever la main mais la Dame était retournée et ne le voyait pas. Il n'avait plus qu'à espérer qu'elle n'ouvre pas ses cahiers...

Car, en effet, il ne voulait pas qu'elle découvre son autre facette qu'il détestait et qui était retranscrit dans le dernier cahier. Le premier, il s'en moquait, car dedans il y avait la pièce qu'il devait joué, et il ne l'avait pas pris car il l'a connaissait par cœur. Dans le cahier de brouillon il y avait de tout, surtout des dessins par ci par là quand la leçon était trop facile. Mais dans celui de musique, il avait mêlé les notes avec les maux, de façon que Poème et Chanson s'alternaient plus ou moins fréquemment.

Par pitié, faites qu'elle ne l'ouvre pas
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