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 Take a breath in good company! [ft. Athena]

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MessageSujet: Re: Take a breath in good company! [ft. Athena]   01.07.15 17:39

Ivy/Athena
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©OZ BURTON


Congrats !
Now, let's try to celebrate this properly ...

L'eau à l'odeur fruitée m'aidait à me détendre et à me reposer. Mes bras tremblaient légèrement, à cause du choc physique répété que j'avais subi depuis quelques minutes, et la fatigue restait bien présente. Je voulais rester éveillée le plus longtemps possible, jusqu'à ce qu'Ivy soit trop fatiguée pour rester debout. Ce n'était pas tous les jours que je pouvais profiter de sa présence. Demain, elle retournerait chez elle, et qui sait, peut-être qu'après-demain elle aurait un nouveau contrat ? Parfois, la traque d'un monstre pouvait prendre des jours et des jours, selon son type. Un titan était très facilement repérable par exemple. En revanche, un revenant ou un léviathan, c'était une toute autre histoire. Mais rien n'était trop bien caché pour la CME qui prenait son bain avec moi. Alors avec un bon groupe, je suis certaine qu'elle serait capable de retrouver la plus petite créature, où qu'elle se terre sur ce monde.


Lorsque je retirais mon bandeau afin d'en changer, par habitude mais aussi quelque part par honte, elle m'interrompit. Ce n'était pas de la honte vis-à-vis du fait que cette balafre me complexait, mais plutôt parce que j'y avais survécu. Ma grosse cicatrice au ventre, celle qui se trouvait sur le côté gauche de mon nombril et qui se terminant dans mon dos provenait du même monstre brutal, qui était à présent éradiqué. J'aurais préféré qu'il plante ses griffes plus loin dans ma chair plutôt que de m'éborgner. Vu sa férocité, il aurait sans aucun mal pu atteindre mon cerveau et mettre fin à mes jours. Aujourd'hui j'étais toujours là, ce qui signifiait que je devais vivre avec ce poids jusqu'à la fin de mes jours. Le poids du regret. Mais les personnes comme Ivy, c'étaient celles qui allégeaient ce fardeau, et le rendait plus supportable. Au final, peut-être que Siskah avait un minimum raison, si je n'avais plus personne à m'occuper, est-ce que je ne finirais pas par devenir folle ? Rien n'est moins sûr. Finalement, malgré la réticence que j'éprouvais à ne pas voiler cette blessure, les mots de ma si précieuse amie me firent changer d'avis. Je reposais donc mon bandeau là où je l'avais pris.



« Désolée. Ce n'est pas vis-à-vis de toi, c'est juste une vieille habitude qui a la vie dure. »


A n'importe qui d'autre, excepté Gwendolynn peut-être, j'aurais répondu différemment. Plus sèchement, plus nerveusement. Mais pas à Ivy, parce qu'elle me comprenait. Je n'avais pas besoin de parler pour qu'elle sache ce que cette cicatrice signifie pour moi. Elle l'a compris depuis bien longtemps. Et elle sait me mettre à l'aise avec ça, malgré toute la négativité que cela m'inspire. Je ne sais pas comment elle faisait, d'ailleurs. Probablement le fruit de plusieurs paramètres, externes comme inhérents à mes propres sentiments envers elle ? Je ne sais pas, et à vrai dire, cette ignorance ne me dérangeait pas le moins du monde. C'est ce qui est magique avec elle, mais lorsqu'on connaît les astuces du tour, il devient beaucoup moins émerveillant, n'est-ce pas ? La jeune femme me rendit ma gaminerie avec la mousse en m'en faisant une barbe de père Noël. Je souriais derrière cet accessoire savonneux, et pris du mieux que je pouvais la voix d'un vieillard bienveillant.


« Ho, ho, ho ! Je vois sur ma liste que tu as été sage, Ivy Stevens ! Voici ton cadeau de non-Noël ! »


Je m'approchais d'elle pour la câliner, bras autour de son cou, frottant un peu ma joue contre la sienne avant de me reculer. Du coup, ce geste affectif avait transféré la mousse sur son corps, et il ne me restait plus qu'une moustache et une sorte de bouc en mousse. Quelle virilité. Je suis sûre qu'avec les cheveux courts, chose qui n'arrivera jamais, j'aurais pu me faire passer pour un homme. Si l'on mettait de côté ma paire de seins, évidemment. Peut-être qu'au final, j'aurais dû naître de l'autre côté des chromosomes … Ca aurait été plus simple pour pas mal de choses. Le temps fila doucement, l'eau se rafraîchissait petit à petit. Mon invitée semblait commencer à tomber de fatigue. C'était bientôt l'heure de dormir et de récupérer de cette formidable soirée.


« Je vois que tu commences à tomber de fatigue. Je ne veux pas te tenir éveillée trop longtemps non plus, il faut que tu récupères un peu quand même ! On ne sait jamais, si tu dois être appelée demain ou après-demain. On se rince et on va s'allonger ? Et puis comme ça, cette fois, tu pourras faire l'inspectrice des travaux finis ! Allez, tourne-toi que je te lave le dos. »


Je lui fis un clin d’œil, ayant fait référence au début de notre orgie alcoolique. Une fois qu'elle m'exposa son dos, je pris le gel douche et l'étala sur sa peau, avec douceur et délicatesse. Il serait impardonnable de ne pas prendre correctement soin de cette peau ! J'en profitais un peu pour chatouiller un peu ses côtes, histoire de la taquiner encore une fois, entendre son rire qui me faisait me sentir bien. Je me disais que j'étais capable de rendre heureux mes proches, malgré mon passé, malgré mon caractère et mes angoisses. Ils me faisaient avancer. Réalisant cela une fois encore, je ne pus m'empêcher de sourire et d'enlacer le ventre d'Ivy, posant ma poitrine contre son dos, mon menton reposant sur son épaule.


« Voilà, tu es toute propre. J'imagine que tu veux me rendre la pareille, n'est-ce pas ? »


Je déposais un petit bisou sur sa joue, avant d'inverser les rôles et de lui montrer mon dos. De là, j'avais accès à la porte du meuble sous l'évier, là où je rangeais les produits de bain. Apparemment, elle avait beaucoup apprécié le savon mousseux à la pomme que j'avais, et comme elle m'avait faite Père Noël, j'allais lui en offrir un exemplaire. Je le sortis et le mis de côté pendant qu'elle s'occupait de moi.


« Le voilà, ton vrai cadeau. Comme ça, tu te rappelleras de cette soirée, et tu penseras un peu à moi dans ton bain ou sous ta douche. De la manière que tu veux, bien évidemment ! »


Une petite pique gentille et mignonne. Elle avait l'habitude venant de moi. Une fois rincée, je sortis du bain et allais voir où en était la machine. Pas encore terminée, il n'y aurait donc qu'une seule grande serviette de disponible. Je revins vers elle pour le lui annoncer.


« Prends la grande serviette, je me sécherais avec les petites. La machine n'a pas fini, et il reste pas mal de temps. Et n'oublie pas le flacon que je t'ai laissé ! »


Suite à cela, nous sortîmes de la salle de bain. La fatigue s'emparait de nous de plus en plus, c'était certain. Je lui pris la main et l'emmenais avec moi dans ma chambre. Rangée, ordonnée, comme toujours. Je m'assis sur mon lit double.


« Si tu veux mettre quelque chose pour dormir, sers-toi. Tu sais où se trouvent mes affaires de toute façon. Tu veux directement te coucher, ou tu veux faire une dernière chose avant de rejoindre le pays des songes ? »




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Merci Ivy-chou ♥

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Dernière édition par Athena Monarch le 02.07.15 20:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Take a breath in good company! [ft. Athena]   01.07.15 21:57



Last moment, good night



On se savonnait, se lavait et on effaçait les traces d’alcool qui pouvait encore traîner sur nos pores de la peau. La sueur de notre petit jeu venait de partir à jamais dans l’eau mousseuse. La barbe autour du visage, elle s’approchait lentement avant de me prendre dans ses bras, frottant sa joue contre la mienne. La moitié de la mousse blanche venait de s’étaler sur mon visage et le Père Noël ne gardait que la moustache ainsi qu’un bout de barbichette. C’était sacrément drôle de la voir comme ça, je ne pouvais pas m’empêcher de rire aux éclats. Au fur et à mesure que l’on s’amusait comme deux enfants, l’eau en profitait pour se refroidir. Comme quoi, le temps finit toujours par nous ramener à la raison. Elle voyait bien que je commençais à fatiguer, et c’était tout à fait normal. Je revenais quand même de mission et il se pourrait bien que j’y reparte dès demain matin. C’était aussi ça d’être CME, accepter une mission en urgence pour gagner son pain. Ne pas avoir trop d’attaches pour éviter de manquer aux autres. Cependant, il n’y avait qu’Athena qui me manquait pour l’instant. A chaque fois que je partais, je pensais fortement à elle en espérant revenir la voir rapidement avec de bonnes nouvelles.

– D’accord. Je te laisse me savonner un peu, puis l’inverse et après, on va au lit ! La fatigue est arrivée d’un seul coup, je pense que c’est ce bon bain relaxant qui l’a aidé à se frayer un chemin jusqu’à moi.

Du coup, je me retournais afin de lui présenter la grande surface plane qu’était mon dos. Il n’y avait pas beaucoup de marques comparé à celui de certains combattants. C’est vrai que j’avais fais abstraction des cicatrices pour le moment… Mais un combattant sans marque n’en est pas vraiment un. Alors je devais m’attendre à en avoir dans les prochaines années à venir. En même temps, si je ne voulais pas voir mon corps se détruire, je n’aurais pas choisi d’être une chasseuse d’élite. Car les blessures étaient nombreuses, et certaines menaient parfois à la mort. Athena y avait échappé mais gardait énormément de blessures. Je pouvais le voir à son dos, ainsi qu’à son ventre. Une énorme cicatrice traversait sa chair et l’avait marqué à vie. C’était d’ailleurs à mon tour de laver son dos abimé, mais cela ne l’empêchait pas d’être resplendissante. Je frottais doucement à l’aide de mes mains, lui faisant un petit massage par la même occasion. Cela devait énormément la relaxer, et c’est bien ce qu’il lui fallait par les temps qui courent.

– Merci pour cette séance de savonnage intensif, mon dos t’est redevable !

Disais-je en souriant. Maintenant, il fallait sortir de l’eau qui commençait sérieusement à être froide et nous allions nous sécher avant de rejoindre le lit. Athena m’offrit gentiment un gel moussant pour le bain comme je venais d’en utiliser. J’étais fan de ces trucs, c’était tellement relaxant, parfumé et doux à la fois que j’acceptais volontiers. Certes, cette bouteille ferait aussi office de souvenir pour cette soirée. Même si je n’en avais pas besoin car chaque instant – ou presque – étaient gravés dans ma mémoire. En sortant de la baignoire, je m’enroulais dans la grande serviette proposée par la jeune femme. Je me tamponnais le corps avec cette texture douce avant de suivre mon ancien professeur dans sa chambre. Je n’oubliais pas le flacon sur le rebord de la baignoire et le disposait de manière à ce que je ne l’oublie surtout pas en partant demain. Elle me demandait si je voulais mettre quelque chose pour dormir… J’hésitais. Il faisait suffisamment chaud et je pouvais bien dormir comme ça pour cette nuit. Ça irait très bien !

– On peut continuer à discuter un peu si tu veux, mais je ne te promets pas de rester éveillée longtemps. La fatigue commence réellement à m’attraper et à me faire plonger dans les bras de Morphée.
(c) Ivy Stevens
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MessageSujet: Re: Take a breath in good company! [ft. Athena]   02.07.15 19:59

Ivy/Athena
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Congrats !
Now, let's try to celebrate this properly ...

Pendant que je lavais le dos de mon amie, elle m'avait confirmé de ce que je craignais : la fatigue commençait à s'emparer d'elle. Effectivement, prendre un bain moussant à cette heure, surtout vu notre activité antérieure, c'était le meilleur moyen de se propulser vers le sommeil. Ce fut à mon tour d'être savonnée, et oh mon dieu, cette sensation était terriblement agréable. Je l'avais presque oubliée, depuis tout ce temps. Il arrivait parfois que la sensation du toucher s'atténue lorsqu'Ivy passait ses doigts sur quelques-unes de mes cicatrices dont la blessure originelle était profonde. Ce n'était pas désagréable pour autant, c'était juste une étrange sensation. Elle en profita même pour me faire un massage. Sous la paume de ses mains, la CME pouvait très bien sentir à quel point j'étais tendue. J'avais beaucoup de nœuds, un peu partout, mais surtout au niveau des épaules. Elle les déliait un à un, ce qui me laissait échapper des soupirs de soulagement. Je la laissais faire, me détendant progressivement, au fur et à mesure qu'elle prenait soin de moi. Je crois que c'était le troisième ou quatrième massage que je recevais depuis ma naissance. Je souris doucement, et lui lançais un compliment.


« Hey, tu pourrais te reconvertir comme masseuse le jour où tu arrêteras d'être CME ! En tout cas, je t'embaucherais tout de suite. »


C'est vrai que je ne lui avais jamais demandé ce qu'elle comptait faire, le jour où elle arrêterait d'être CME. Bien évidemment, elle n'allait sans doute pas le rester toute sa vie, il y a un moment où le corps ne peut plus suivre l'activité. Pour certain, cet arrêt était prématuré, suite à une blessure, ou dans le pire des cas, à la mort. Pour d'autres, leur temps chez les CME s'arrêtait lorsqu'ils fondaient une famille. Et pour les plus robustes, lorsque leur âge prenait le pas sur leur vigueur et leurs réflexes. Il arrivait même que d'autres s'arrêtent en plein milieu de leur carrière, pour une raison X ou Y, et redeviennent des citoyens normaux. Traumatisme lié à une mission ? Perte d'intérêt pour le métier ? Dégoût ? Il y avait une infinité de possibilités. Ivy y avait-elle déjà pensé ? Qui sait … Elle me remercia de l'avoir aidée à se laver, ce à quoi je répondis avec un simple sourire. Pas besoin d'y mettre de mots. Elle savait très bien ce que mon geste signifiait.


Nous allions donc dans la chambre une fois séchées. Visiblement, mon invitée ne semblait pas vouloir m'emprunter au moins de quoi masquer son intimité. Je n'allais pas m'en plaindre, mais c'était drôle de voir le changement. Sans cette soirée, je doute qu'elle soit restée dans son plus simple habillage pour passer la nuit avec moi. Je m'allongeais de profil, sur le coude, de mon côté du lit situé près du mur, et tapotais la place restant pour qu'elle vienne s'y installer.



« Ca me va. Mieux vaut ne pas trop te fatiguer, si jamais demain tu as des choses à faire … je me suis posé une question tout à l'heure, pendant le bain. Est-ce que tu as déjà pensé à ce que tu feras une fois que ton temps chez les CME devra se terminer ? C'est toujours bien d'avoir un plan de secours, surtout quand on fait un métier aussi dangereux que celui-là ... »


Je lui souris doucement, en observant son corps encore vierge ( de toute marque s'entend, je ne voulais pas faire de jeu de mots évidemment ! ), avant de remonter mon regard jusqu'au sien. Si elle était contrainte d'arrêter d'être une CME, qu'allait-elle devenir ? Elle n'avait que très peu de proches, aucune attache excepté moi-même, elle serait isolée et seule … Sans oublier le fait qu'elle risque de mal le vivre. Tout comme j'ai mal très mal vécu la mort de mes amis et ma propre déchéance. Mes premiers mois en tant que professeur ont été plutôt chaotiques. C'est ce qui a fait ma réputation de tyran, de dragonne, d'aigrie de la vie … Oui, j'ai des oreilles de partout. Je finis toujours par savoir ce que les élèves disent sur moi. C'est peu flatteur dans une majorité des cas, neutre dans une autre petite partie, et positif dans ce qui reste. Comme quoi, la première impression compte réellement … Ivy faisait partie à l'époque de ces retours positifs. Je n'ai toujours pas compris pourquoi d'ailleurs, mais bon. Peut-être avait-elle déjà lu en moi dès cette époque, qui sait ? Quoi qu'il en soit, et pour revenir au présent – ou au futur, c'est selon -, je ne pouvais pas m'imaginer l'abandonner. C'était inconcevable.


« Tu sais, si jamais tu décides d'arrêter un jour, ou que tu y es contrainte, tu n'auras qu'à loger avec moi ici, si je suis toujours professeur d'ici-là ? Sinon, il y a toujours ma maison à Ameefeld … C'est sûr qu'elle n'a pas le climat qu'Ys et qu'elle est probablement moins jolie … Et qu'il faudra vivre dans une forêt de plantes … Mais au moins, tu ne seras pas toute seule. D'ailleurs … Je te donnerais le double demain matin. Au cas où tu veuilles t'y reposer si tu es en mission du côté d'Ameefeld. C'est toujours plus agréable d'avoir un chez-soi douillet où dormir plutôt que les lits d'un QG, n'est-ce pas ? »


Je baillais un coup moi aussi. La fatigue me gagnait sérieusement à mon tour. A mon avis, le prochain quart d'heure, dans le meilleur des cas, serait le dernier que nous partagerions ensemble pour aujourd'hui, avant d'être séparées par ce fameux Morphée. J'avais envie de me serrer à Ivy, jalouse qu'elle tombe dans ses bras plutôt que les miens, mais vu la chaleur ambiante, je doute que ce soit une bonne idée. Si elle avait envie de se rapprocher, je la laisserais faire.




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MessageSujet: Re: Take a breath in good company! [ft. Athena]   02.07.15 22:32



Get ready to sleep



La fatigue était belle et bien présente. Je n’arrêtais plus de bailler toutes les deux minutes. On dirait que c’est un rappel à l’ordre en fait. Athena n’arrêtait pas de me sourire, et m’avait même dit que je pourrai me reconvertir en masseuse si jamais le métier de CME devait s’arrêter inopinément. C’est vrai que je n’y avais jamais vraiment réfléchi en fait. Dans mon optique, ce boulot s’arrêtera en même temps que ma vie. Je n’arrive pas à concevoir une vie après la chasse. Je n’étais pas faite pour rester casanière pour le restant de mes jours, et je n’avais pas l’envie et surtout la psychologie nécessaire pour devenir professeur. Alors que faire si tout devait s’arrêter prématurément ? Devenir une simple citoyenne déçue et déprimée de tout avoir perdu si tôt ? Continuer de s’entraîner dans l’espoir de pouvoir agir à nouveau ? Entraîner les gamins de l’académie ? Retourner à Ys pour m’occuper de mon père alcoolique ? Tant de questions qui ne me demandaient pas envie d’y répondre et de les expérimenter. Alors je souriais à la jeune femme, ne sachant quoi lui dire. J’étais allongée là, à ses côtés, dans ses draps doux et lisses. Finalement, elle me posait la question à laquelle je n’avais pas forcément d’idée de réponse. La seule et véritable était la première option : ma mort. Cette solution serait la plus douce et la plus simple pour moi. Mais qui dit ma disparition, dit aussi la tristesse infinie dans le cœur d’Athena. Comment allais-je m’en sortir ? La vérité était blessante, mais c’était aussi ce que je pensais. Et ce n’était pas mon genre de mentir…

– Pour tout t’avouer, j’ai toujours pensé que ma vie s’arrêterait le jour où je n’étais plus apte à faire partie des CME. Je me suis toujours dévouée pour ce job, et je pense que je finirai mes jours avec les créatures que j’exécute chaque jour. Ils finiront certainement par m’avoir et dans le cas contraire, j’espère être assez blessée pour ne pas avoir à survivre… Me tuer serait la plus douce des fins. Je n’imagine pas vivre sans combattre, c’est réellement difficile de se le dire. Cependant, tu as réussi, tu as surmonté ce problème qui m’effraie tant. Je devrais pouvoir en faire de même et finir mes jours ailleurs… Pour faire quoi ? Je n’ai pas d’ambitions futures pour le moment et c’est pourquoi j’espère que ces bestioles auront ma peau pour m’éviter de répondre à cette question.

C’était franc, dur à accepter… Pourtant, c’était la simple vérité. Je ne voulais pas faire de mal à Athena et ma mort serait la plus terrible des blessures. Celle qui reste indélébile, vous tuant un petit peu plus chaque jour. Néanmoins, je ne comptais pas disparaître aujourd’hui, ni demain, ni dans les années à venir. Je me battrai jusqu’au bout, jusqu’à ce dernier souffle. Elle pouvait être rassurée par le fait que je n’avais surtout pas envie de crever maintenant. Elle me regardait, allongée sur le lit, la tête posée sur sa main qui était elle-même posée sur son coude. Oui, je sais, c’est complexe mais c’était la parfaite description de la scène ! Ses yeux étaient petits, elle devait ressentir la fatigue tout autant que moi. Il faisait chaud, nos corps étaient encore légèrement humides – pour une raison bien différente de la première fois, plus tôt dans la soirée – et nous n’avions qu’une envie : dormir. Ou alors, l’envie d’Athena était toute autre ? Mais ça, je ne le saurai pas ! Elle continua sur sa lancée en m’expliquant que si mon métier s’arrêtait prématurément, je pouvais passer le restant de mes jours avec elle. Ce n’était pas du tout une mauvaise idée, mais que ferais-je de ma vie à part rester ici ? On verra bien le jour où tout arrivera sur ma tête comme une fatalité.

– C’est vraiment gentil de ta part. J’accepte volontiers, je préfère me reposer dans un endroit comme chez toi que de me trouver une base sans confort. C’est toujours plus relaxant. Et puis, je vais réfléchir tranquillement à ta proposition. Si mon état me le permettra, je pense que j’accepterai de me mettre en colocation avec toi. Ce serait vraiment une belle fin de carrière aussi !

Je me rapprochais un peu plus d’elle. L’idée d’être au contact de quelqu’un pour dormir me fascinait. Etant toujours seule dans mon lit, c’était vraiment tentant de me coller à elle. Athena pourrait faire office d’ours en peluche, qui sait ?
(c) Ivy Stevens
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MessageSujet: Re: Take a breath in good company! [ft. Athena]   03.07.15 1:18

Ivy/Athena
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Congrats !
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Après avoir posé ma question, et analysé le langage corporel de mon amie, je pouvais me douter de ce qu'elle allait me répondre. Quelque chose qu'elle s'imaginait qui n'allait pas me plaire. Et rien qu'avec cette déduction, je savais ce qu'elle allait dire. Je m'étais douté qu'elle n'y avait pas pensé, ce n'était pas son genre. Elle était dévouée et fidèle à son poste de CME. Elle vouait son existence à l'éradication des monstres, surtout les léviathans. Je la voyais mal derrière un comptoir à dire bienvenue aux citoyens qui rentraient dans sa boutique, ou derrière un bureau à remplir de la paperasse … Quoi que … En habit de secrétaire, elle devrait sublime à voir. Plus que sublime … La chemise qui serre bien la poitrine, le tailleur strict, les collants, les talons … Allez, cesse de fantasmer Athena. Ce n'est pas bon pour les draps. Pas du tout. Surtout qu'Ivy était là. Quoi qu'il en soit, je ne pouvais pas décider à sa place. En fait, je ne sais pas vraiment pourquoi je lui ai posé cette question. Je savais déjà quelle en était la réponse. Peut-être voulais-je l'entendre de vive voix, afin d'accepter cette idée ? Ou bien peut-être voulais-je avoir l'opportunité de lui proposer de vivre avec moi si elle le désirait ? La solitude pesait sur mes épaules, mais aussi sur les siennes, même si elle ne s'en rendait pas forcément compte pour le moment. Il arrive un jour où, même malgré l'habitude de la solitude, on finit toujours par se sentir isolé, abandonné. Je préférais éviter à Ivy de ressentir ce manque qui nous dévore de l'intérieur sans qu'on ne sache comment s'en débarrasser. Je l'écoutais donc formuler sa réponse.


C'était toujours difficile de digérer le fait que la personne que vous aimiez le plus au monde vous dise qu'elle serait morte en continuant d'exercer son métier, le plus dangereux sur cette terre. Je n'avais pas très envie de la voir approcher de la cinquantaine et de se jeter encore dans la gueule de l'ennemi. Elle n'y survivrait pas. Personne ne le pourrait. Je caressais doucement son bras, laissant ses mots atteindre mes oreilles. Je comprenais son choix, bien que je ne l'approuvais pas. Même moi à l'époque, j'y avais un petit peu réfléchi. Je me serais reconvertie en fleuriste. J'aurais sûrement travaillé avec Gwendolynn d'ailleurs. Mais les aléas de la vie on fait que ce plan ne s'est pas réalisé. A la place, j'étais devenue professeur à Dandelion. Je ne voulais pas voir de nouvelles vies détruites comme l'a été la mienne. Responsabiliser les jeunes, les préparer à faire face à ce danger mortel que sont les monstres … C'était devenu ma vocation. Et rien ne m'y avait préparé. Si on m'avait dit à l'époque que je finirais dans ce rôle, je ne l'aurais pas cru. Et pourtant …



« Je savais que c'est ce que tu dirais. Ca te ressemble tellement. Mais je ne peux pas te laisser mourir au combat comme ça. J'ai pu réussir à trouver une nouvelle voie. Tu y arriveras aussi, quand le temps s'y prêtera. »»


Pour la taquiner, le bout de mon index s'amusa à dessiner ses muscles des bras, du ventre, de l'aine … et s'arrêta un peu au-dessus de son intimité. Après tout, ses lignes sportives avaient mené mon doigt jusque là. Cependant, je l'enlevais. Non, c'est non. Je respectais sa volonté. Quelle est le genre d'amie qui n'écoute pas le choix des autres ? C'est simple : elle n'en est pas une. Or, Ivy était ma proche et intime amie. Ne pas l'accepter comme elle est, ou bien la forcer à faire des choses, quelles qu'elles soient, c'était la trahir. Inutile de préciser qu'il était totalement hors de propos que je ne la trahisse un jour. Pourtant, j'avais toujours envie d'elle, ça ne changerait pas. Mais laissons ces désirs bien enfouis dans mon bas-ventre. Ce n'était pas le moment dans tous les cas. Et puis nous étions complètement crevées toutes les deux. Je lui proposais donc, à défaut de partager ma vie, d'au moins partager le même toit si elle le désirait. Et pour mon plus grand bonheur, elle accepta. Contente, j'acquiesçais de la tête, toute sourire. Puis, je la vis se rapprocher. Le faisait-elle instinctivement, ou avait-elle juste envie de me coller un peu ? Peut-être même un peu des deux, qui sait ? Ha ha, non, ça, c'était seulement dans mes rêves les plus fous. Cela dit, je me prêtais au jeu, et me rapprochais également d'elle, la saisissant doucement dans mes bras, avant de lui embrasser tendrement, doucement et longuement le front.


« Ce serait avec joie que partager la même maison que toi. Que ton état le permette ou non. »


Mes yeux commençaient à se fermer tout seuls. Front posé contre celui d'Ivy, la tenant fermement dans mes bras, ma cuisse placée entre les siennes, je lui murmurais dans un sourire.


« C'est mieux d'être dans les tiens plutôt que dans les bras de Morphée … Bonne nuit. »




Et le sommeil m'emporta. Ce fut une nuit douce, comme je n'en avais pas connue depuis un très long moment, malgré quelques rêves déviants. Forcément, avec ce qui s'était passé hier soir ... Mais bref. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas été aussi bien reposée que je ne me souvenais même pas de la dernière fois que cela s'était produit. De plus, c'étais la première fois depuis que j'étais devenue professeur, je crois. J'ouvris les yeux, et quelle ne fut pas ma surprise en voyant la CME encore endormie … la tête dans ma poitrine, une main sur l'un de mes seins. Elle bavait, même. Je souris, amusée, et l'observais dormir. En bougeant un tout petit peu, je sentis sa cuisse contre mon intimité. La tentation était grande, mais mieux valait éviter. Malgré la frustration, je doute qu'elle prenne bien le fait de me soulager avec sa jambe pendant qu'elle dorme. En plus, cela faisait très animal mine de rien. J'attendais donc qu'elle se réveille, en caressant doucement ses cheveux et son dos. Qu'elle était mignonne quand elle dormait quand même … Dors encore un peu, bel ange, que mon regard puisse s'abreuver de belles choses …


Mais évidemment, quand on désire quelque chose, on ne l'obtient pas, n'est-ce pas ? Ivy commençait à se réveiller. Au passage, je venais de penser qu'il faudrait ranger et nettoyer ce champ de bataille qu'était devenu le salon de mon appartement. Rien que d'y penser m'avait donné mal au crâne. J'aurais préféré rester au lit à flemmarder avec la CME, mais bon.



« Salut, toi. Alors, ils sont confortables mes coussins, hein ? »


Petite pique matinale. Vu la bave et à quel point elle bavait, elle devait vraiment les aimer ! Du coup, j'avais un peu chaud. Doublement. A cause de la chaleur ambiante, mais aussi à cause du fait qu'elle touchait certaines de mes zones érogènes, ce qui ne me dérangeait absolument pas. Je trouvais plutôt cela amusant.


« Tu as bien dormi ? On dirait en tout cas ! Pas trop mal à la tête ? »




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MessageSujet: Re: Take a breath in good company! [ft. Athena]   03.07.15 2:45



Sweetly awakening



Je savais que ma réponse ne plaisait pas à Athena. En même temps, comment voulez-vous qu’elle réagisse à ma manière de penser ? C’est sûr que ce n’était pas appréciable, mais il faudra s’y résigner un jour. Les CME, c’était toute ma vie, ce pourquoi j’arrivais à rester vivante et en forme. Je ne voulais pas m’arrêter du jour au lendemain à cause d’un corps malade. Mais ce temps n’était pas arrivé, alors je profitais du moment présent. Elle était là pour me faire voir la raison en face, et un jour je m’efforcerai d’écouter ses conseils. La jeune femme avait su se retourner quand le moment lui avait enlevé son job – le même que le mien actuellement – alors, oui, je serai capable de le faire aussi. Seulement, je ne voulais pas ouvrir les yeux, pas maintenant. J’étais dans les bras de celle qui fût mon professeur autrefois, je la laissais m’embrasser comme une mère embrasserait sa fille avant de rejoindre le pays des songes et j’écoutais une dernière fois ses paroles avant de fermer les yeux pour les ouvrir sur un autre lendemain. Son front était collé au mien, sa cuisse entre les miennes et elle me souhaita bonne nuit. Je lui murmurais que j’étais confortablement installée contre elle, et lui souhaita de passer une agréable nuit.

Mon sommeil était agité, non seulement parce que tout ce qu’il s’était passé ce soir revenait de plein fouet mais les dernières paroles que nous ayons eu ressassaient en boucle dans mon esprit. J’étais assise en plein milieu de nulle part, des dunes peut-être ? Un désert ? Qu’est ce que j’étais entrain d’y faire ? Chasser ? Peut-être. Je n’étais pas près de Dandelion en tout cas. Des ombres puissantes apparaissaient devant mes yeux, elles étaient difformes et ressemblaient à des créatures que j’ai combattues auparavant. En touchant le côté droit de mon bassin, je remarquais que mon arme avait disparu. Et quand je voulais user de mes éléments, rien ne venait. Avais-je oublié comme faire ? Je sentais la panique m’envahir. Ma petite sœur me tenait la main en souriant, mon petit frère était de l’autre côté et faisait pareil. Ma mère se tenait devant moi, la main sur l’épaule. Les trois murmuraient quelque chose qui paraissait inaudible… Mais qui devenait de plus en plus compréhensible à mesure que ces ombres avançaient. ‘Rejoins-nous.’. Voilà ce qu’ils me disaient tous en cœur. Les rejoindre ? Mourir ? Arrêter de me battre ? Je ne pouvais pas laisser Athena… Les autres comptaient aussi sur moi, tous ceux qui mourraient à cause de ces monstres… Non, je ne pouvais pas les rejoindre. Pas tout de suite, pardonnez-moi… Puis les dunes commençaient à gonfler, à devenir plus grosses et molles… De l’eau s’écoulait abondamment, et… J’ouvris les yeux, la tête sur les seins d’Athena et la bave au coin des lèvres. Je comprenais pourquoi j’avais rêvé de dunes et d’eau tiens…

– C’est toujours plus confortable que tes coussins synthétiques. Le naturel est bien mieux, tu le sais mieux que personne.

Je souriais, ça faisait du bien de se réveiller comme ça. Ma tête était lourde, mais j’avais dormi comme un bébé. Malgré le cauchemar que je ne mentionnerai pas… J’avais passé une bonne nuit. Du moins, mon corps l’avait fait. Je n’étais pas des plus en formes, mais je n’avais pas à me plaindre. Mon téléphone vibra, ça m’ennuyait d’aller voir maintenant, alors je le laissais vibrer, restant un peu plus dans la poitrine de la jeune femme. Je n’avais jamais pu le faire en étant enfant, ma mère est morte bien trop tôt… Alors je profitais de ce moment moelleux avant de lui répondre.

– Oui j’ai bien dormi, ton lit est vraiment confortable. Ca faisait longtemps que je n’avais pas eu un confort pareil ! Mais maintenant, je suppose qu’il faut se lever et ranger un peu ? C’est pire qu’un champ de bataille ici !
(c) Ivy Stevens
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MessageSujet: Re: Take a breath in good company! [ft. Athena]   03.07.15 5:40

Ivy/Athena
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Congrats !
Now, let's try to celebrate this properly ...

Rien ne m'indiquait que la CME aux cheveux violets avait pu mal dormir. Elle était confortablement installée dans ma poitrine, me serrant comme si j'étais sa peluche. Si je pouvais me réincarner, je le ferais bien dans cet objet-là, tiens. La peluche de ma si précieuse amie … Je me demandais si elle en avait eu quand elle était plus jeune, et si oui, que représentaient-elles. Un ours banal ? Un dauphin ? Une girafe ? Un chat ? Quelque chose d'autre ? Quoi qu'il en soit, si je devais être la sienne, je garderais bien mon apparence actuelle. Tiens, et si … ? Et si j'essayais de lui en fabriquer une à mon effigie ? Ca serait une super idée ça ! En plus, ça m'occuperait l'esprit le temps de la fabriquer. J'avais une bonne créativité, et de bonnes capacités de travaux manuels. Je me sentais capable d'obtenir un résultat sympathique. Je m'y essaierais tiens … Et puis qui sait, peut-être que je me découvrirais une nouvelle passion pour la fabrication de peluches ? Si ça me plaît, j'en ferais probablement une pour Siskah également. Ca s'annonçait particulièrement prenant, en tout cas.


Ivy se réveilla finalement et me complimenta sur la qualité de ses coussins actuels. Je souris à sa remarque, qui était tout à fait juste. C'était un vrai bonheur de se reposer sur une poitrine bien formée. C'était confortable, doux au toucher, cent pour cent naturel … Un bon endroit pour se reposer, en somme. Son corps semblait avoir récupéré. Elle ne montrait pas de signe de gueule de bois. Moi non plus, et c'était un miracle. Je n'étais pas sûre que purger tout l'alcool dans nos veines respectives nous empêcherait également ce foutu mal de crâne. Je saurais pour la prochaine fois. La CME complimenta la qualité de mon lit – bien qu'à mon avis, j'ai été son matelas une grande partie de la nuit -, pendant que son téléphone sonnait. Du travail très certainement. A cette heure-ci, c'était la seule possibilité. Dommage … Si le devoir l'appelait, je n'allais pas prendre la peine de lui demander si elle voulait rester. De toute façon, elle choisirait le contrat. Elle vivait pour son travail, après tout. Je ne pouvais pas lui en vouloir, j'étais pareil. Je le suis toujours d'ailleurs. Mais le fait qu'elle ignore cet appel était plutôt étonnant.



« En tout cas, je vois que mes seins te plaisent. Tu veux peut-être téter ? Qui sait, i les pourrait que j'aie des montées de lait en imaginant ta bouille de petit bébé. Sinon, oui, il va falloir nettoyer et ranger …  Le parquet doit déjà coller. »


Je lui caressais les cheveux machinalement, passant mes doigts entre ses mèches, de haut en bas. J'attendais qu'elle se lève, puisque de toute façon, je ne pouvais pas bouger vu comment elle me tenait. Son portable cessa de vibrer quelques instants, avant qu'on ne puisse le réentendre succinctement. Probablement une notification pour un message vocal. Une fois la jeune femme levée, je fis de même. Je pris des sous-vêtements assortis rouges, encore et toujours en dentelle, et me rhabilla avec ma tenue préférée, celle avec laquelle tout le monde me reconnaissait.


« Allez, en avant. Tu devrais d'abord vérifier ton téléphone et rappeler, j'imagine que c'est pour un contrat. Je vais commencer seule. Tes habits sont dans la machine, secs. »


Je lui adressais un petit sourire avant de me diriger vers le salon. Effectivement, le paysage faisait peine à voir. On aurait dit le théâtre d'une soirée d'adolescents typiques de leur âge. Il y avait des biscuits apéritifs de partout sur le sol, des flaques collantes d'alcool, des bouteilles de partout … Et nous n'étions que deux à avoir fait ça. Pas mal, pas mal du tout … Dans la cuisine, je pris un sac poubelle et une serpillière, remplis un seau d'eau et allais commencer le nettoyage en attendant le retour d'Ivy. Au final, heureusement que les dégâts ne concernaient que le salon. Ils étaient concentrés, et ça ne prendrait pas trop de temps pour nettoyer ça. J'en profitais pour réfléchir à ce que j'allais devoir acheter pour la fabrication de la peluche. J'avais l'air très pensif, totalement perdue dans mes réflexions. Mon regard était presque vide et fixait le sol. Cela ne m'empêchait pas de nettoyer convenablement les traces d'alcool au plancher, mais si mon amie revenait à ce moment-là et qu'elle me voyait ainsi, elle risquait de se poser des questions. Je l'entendis revenir vers moi, d'ailleurs.


« Alors, du boulot ? »




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Merci Ivy-chou ♥

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MessageSujet: Re: Take a breath in good company! [ft. Athena]   03.07.15 11:53



I'll be back !



Il fallait bien se décrocher de sa poitrine un jour ou l’autre, une minute à l’autre… C’était moelleux, et tellement tentant d’y rester un peu plus. Seulement, le téléphone n’arrêtait pas de vibrer. On avait donc besoin de mes services, et la réalité me rappelait rapidement à l’ordre. Je me détachais de l’étreinte de la jeune femme et la regardait dans les yeux en souriant.

– Quand t’arriveras à produire le lait maternel, dis le moi. Je viendrai y goûter avec plaisir ! En même temps, j’ai été nourri au lait synthétique alors ça sera l’occasion de découvrir ce que le corps d’une femme peu réellement produire.

Je riais à la bêtise que je venais de sortir, mais avec Athena, c’était comme ça maintenant. A se raconter des trucs grossiers sans avoir peur d’une réaction négative. Et puis, on se comprenait mutuellement. Son attache pour moi était plus forte que tout, et c’était notre manière de communiquer désormais. Je me levais en m’étirant, quelques vertèbres craquaient sous l’effet et je me dirigeais rapidement vers la salle de bain, là où était installée sa machine à laver. En l’ouvrant, je ramassais mon linge sec et sortit celui de la jeune femme pour lui avancer le boulot. Je ramenais le tout avant d’enfiler mes vêtements décontractés. J’attachais mes cheveux en hauteur afin d’être libéré de cette masse qui me tenait chaud. Déjà que la chaleur était insupportable, je n’avais pas besoin de tout ça pour contenir l’aridité dans mon corps. Une fois que j’étais habillée, Athena commençait déjà son petit ménage. Je ramassais mon téléphone qui trainait dans un coin de la chambre et m’isolait afin de rappeler celui qui m’avait harcelé de message. Ca avait l’air important, une mission pas si compliqué sur le papier mais on ne sait jamais ce qui nous attend… Je retournais vers la jeune femme en l’aidant à ramasser le surplus d’ordures tout en répondant à sa question.

– Effectivement. Une petite virée dans le désert afin de retrouver des documents perdus. C’est pas le genre de missive que je préfère mais ça fera l’affaire. Et puis, y a bien un ou deux monstres qui trainent pour me donner du fil à retordre. On m’a assigné à un groupe apparemment. On verra ça sur place ! En attendant, j’ai un peu de temps libre avant d’y aller et je vais en profiter pour te filer un coup de main. On a été deux à déranger ton appartement, on sera deux pour le remettre en état. Après, je vais vite aller me préparer et je reviendrai te voir une fois cette mission bouclée !

Je continuais de ramasser les déchets que nous avions éparpillés avec le cœur. Nous étions comme deux machines programmées pour le rangement. Pendant que l’une ramassait et mettait les ordures à la poubelle, l’autre frottait le sol vigoureusement pour faire partir ces tâches poisseuses d’alcool. Je prenais un balai afin de tout regrouper d’un côté avant de faire glisser le tout dans le sac noir. Ca sentait bon désormais, et ça semblait vraiment mieux ainsi. Je crois que nous avions terminé, je rassemblais donc les éventuelles affaires que j’avais laissées ça et là avant de me diriger vers la porte, accompagnée d’Athena. Je la pris dans mes bras avant de lui déposer un bisou sur la joue et de la regarder franchement dans les yeux.

– Je reviendrai ! Attends-moi tranquillement, je n’en aurai certainement pas pour très longtemps. Prends-soin de toi Athena, et n’hésite pas à me passer un coup de fil si t’es pas dans ton assiette. Même en mission, je prendrai le temps d’écouter tes maux. Y a bien quelques moments de répit, surtout une mission pareille.

Je passais le pas de la porte avant de lui faire un dernier signe, et je vis le visage de cette femme disparaitre dans l’ombre avant de me diriger vers chez moi, dans le quartier ouest. La mission m’attendait de pied ferme, comme mes deux coéquipiers d’ailleurs. L’un d’eux se nommait Reinhardt… Quel bon souvenir.

♦♦♦THE END♦♦♦

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