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 heroes of our time ; kebabaobarox

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Aer


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Groupe : AER
Eléments : air & eau ; glace

MessageSujet: heroes of our time ; kebabaobarox   26.05.15 20:23



TAG: roxaoba
WORDS: 2987
CODAGE : パインドレ 【金色パン】
I've come to walk through the maze with no traces left behind until yesterday, and the goal is nowhere in sight Holding a map stained by the rain, but I have no regrets. This cry Will surely reach From the middle of the journey connected by the chimes signalling the beginning of this story ah on give for my way The future world depicted by you guides me into the distant sky
bon je prends le risque pour belrand. + c'est vachement implicite & tourné en prose donc soyons pas choqués sinon vous êtes des fragiles.
Le noir printanier t'embrassait. Tu sentais ton corps chuter, se faire palpiter par une cabocharde douleur qui te tordait les tripes ; t'étais dans les vapes, ailleurs, vers d'autre contrée. Vers Ys, refuge de tes derniers phantasmes. De tes bohèmes. Loin d'ici, loin de tout ce barouf qui t'anéantissait. Ta caboche se traînait, dur à soulever et pourtant, elle le fut : par des pilliers si puissants que tu t'abandonnas dessus. À travers les avenues, la froidure te mordait chaque pore un peu plus et tu crus de nombreuses fois crever misérablement ; tu ne crevas pas. On avait saccagé tes convictions mais laissé un cœur qui allait battre pour rien. À qui la faute ? Non, plus important. Était-ce Roxanne qui te portait ? Oh... Roxanne... ? Qui était-ce ? Tu voulais t'en souvenir. T'étais sûr qu'il était----- Rien. Le crépuscule fut trop fort. Rien. Tu ne percevais plus rien. Tu n'entendais plus ; tu ne voyais plus. Tu n'arrivais plus à penser, à conclure ta phrase. Tu la laissas en suspens ; pourtant tu désirais rattraper tes souvenirs volontairement exhumés. Rien. Le lendemain tu oublias. Tout.


Roxanne...




Le blanc t'émerge de ce sommeil que tu aurais conçu plus distant encore. Sa clarté t'agresse. Tu as mal. Si mal. Ta main accourt à la détresse de tes paupières et tu n'essayes de t'habituer à ses vertus. Tu souffres de son abondance jaunâtre : et c'est chiant, si chiant de vivre pour subir la rosée dégueulasse. Si détestable journée, si haïssable, si si si si------- quoi. Tes dents se serrent, écorchent tes lèvres, tes poings sont blanchis, broyés à cause du géhenne lancinant qui te molestait. Tu le hais. Tu le hais ce putain de soleil qui te calcinait l'oeil vermeil. Mais t'y peux rien contre lui. Tu es impuissant, Oz, tellement impuissant. Tu te réveilles au milieu de ton nulle part, dans ce lit que tu as quitté y a à peine quelques heures et pourtant, tu ne t'en souviens déjà plus. C'est étrange. Tout devrait te paraitre si familier mais tu ne te sens pas chez toi. Cette pièce t'est inconnue. Ce meuble aussi. Ces draps aussi. Tous des parasites. Était-ce toi ou eux qui déraillaient ? C'était eux pas vrai ? T'es tellement incertain ; tu sais que tu vas t'en souvenir mais tu vis dans le dédain. Alors, il y a ce corps qui te gratte et tu ne sais comment occuper tes mains autrement alors tu le décimes avec tes ongles, tu le satisfais avec lassitude. Ça fait mal, Oz, arrête, arrête. Mais tu peux pas ; y a comme un manque, un truc qui fonctionne plus dans ton organisme ; ton coeur le réclame et donc ton propre corps te ronge. Traître. Traître ; qu'il te dise ce qu'il pense de ses fantasmes, qu'il cesse de t'ébranler ! Combien de temps encore allais-tu rester ainsi ? Tu sais pas. Tu regardes le plafond ; si soudainement que sous le coups, tu ne fais plus rien. Tu deviens oisif. Et le plafond, lui, ton tyran. Il te brûle et tu crois bien que tu t'en fous. C'est plus tes histoires. T'as aussi mal au crâne mais tu n'en tiens plus rigueur ; ce ne sont que des artifices qui disparaîtront. Adieu les plaintes, les caliméros et les tragédies. Toi, t'essayes de te souvenir, de dénicher l'origine de cette migraine, de cette gorge anorexique qui pouvait plus s'exprimer. T'arrives pas. T'échoues. Immense frustration. Déception même. On te dit : fixe, fixe, fixe ; tu sauras alors. Mais même si tu fixes, même si tu vides ta tête, c'est peine perdue. Tes songes sont déjà saturées. Et tu demeuras ainsi plusieurs temps durant ? Minutes ? Heures ? Quelle misère. Recroquevillé, puant du relent de la veille, suant dans tes loques, empli de l'odeur de son haillon... Tu bringuebales dans ta crasse sans parvenir à tes desseins. Et ces défaites te laissent une âcre sensation qui remue les vestiges de ta carcasse ; ou bien est-ce l'alcool bien plus pétri dans ta gueule que dans ces verres ? Tu sais plus. Mais tu pues. Et tu t'exaspères. Si l'on te voyait, on te dirait aliéné. Car tu sembles fixer les murs avec fascination ; adulation qui ne leur est pas destinée bien sûr. Tout ça pour passer le temps ; alors dors, dors Oz. Mais t'arrives pas, t'arrives plus. L'oubli te maintient en éveil, empoissonne ta léthargie. Ainsi un long soupir parvient à s'extirper et ça sera le seul : ah... Le ah si candide. Aveuglé par le mal que cela te causait pour à peine respirer paisiblement, tu t'imaginais sans voix pendant un temps. Puis, petit à petit, tes lèvres s'esclaffèrent. Ils ont un rire légèrement cassé et qui tardait vers l'aiguë. Signe de virilité véritable. C'était dégueulasse, surtout. Mais tu voulais t'enjoliver car c'était trop sérieux pour toi. Sincèrement : c'était quoi cette situation où tu avais même perdu ton nom et le souvenir sur ton visage ? Bordel. Même si t'essayes de te concentrer, tu ne sais pas ce qu'il s'est passé après--- Après quoi ? Bordel.

T'es si éreinté, tu le sens et-
Tu poses ton crâne si lourd.
Enfuis ton visage sous ta couette.
T'avais son odeur sur toi, partout partout.
Et tu humes. Ça te rappelle, ça te rappelle-

Bernadette ? Cyprien ? Hugo ? Thomas ? Ou. Ou- Roxanne ? Non, c'était Hugo à coup sûr -mais qui était Hugo ? T'en sais rien. T'essayes pourtant, tu cherches, cherches -mais trouve bordel ! Cette odeur. Si familière. Cette odeur. Si nostalgique. Cette odeur. Si apaisante. Souviens-toi, souviens-toi, souviens-toi. Oz ? Oz ? Oz ? Oz ? Tu fermes tes yeux avant de les rouvrir, te redressant le temps d'un instant et-------- oh ? Réellement ? Impossible. Impossible ? Impossible. Impossible ? Pas lui. C'est pas lui. Calme-toi Oz, calme-toi. Pense plus. Arrête-toi tout de suite. Arrête arrête.

Pourtant.

Pourtant, tu niches encore ton nez dans ces tissus, enlèves maladroitement ta chemise, tellement empressé, comme détenteur d'une vérité accablante. Puis tu l'humectes. Le sers, sers, sers trop fort, tellement fort contre toi que ton nez en rougit. Tu veux chialer mais t'arrives pas : t'es desséché. 

Putain.

C'est bien lui. C'est Roxanne. Tu le reconnais ? Sa silhouette t'a toujours traqué ! Comment l'oublier ? Il pue. Il pue il pue il pue tellement. Alors, comme pour te narguer, tout te revient en tête. Vos baisers, vos boursouflements, son corps contre le tien ou bien le tien contre le sien ; tu sais plus. Ses effluves t'amènent dans des jalons ignominieux. Tu veux te cacher, tu veux crever. Ça te ressemble tellement pas, Oz. Était-ce une fourberie de Sosie ? Était-ce ta voix ? Tes je t'aime ? Tes mains sur sa joue tes mains sur son poitrine tes mains dans ses cheveux ; corrompues, ensanglantées. Étaient-elles bien tiennes ? Tu le hais ? Tu le hais ? Oh tellement, tellement. Regardez ce qu'il t'a fait faire. Il t'a rendu inhumain, il a fait de toi un pantin ; c'était pas Oz. C'était pas toi. Si ? Si si si si ? Seigneur, était-ce vrai ? Oh, pauvre Oz, pauvre de toi va, t'as bien le droit de douter. C'était tellement dingue. C'était tellement invraisemblable. Avec ces incertitudes pleins la tête, comme pour te raisonner, pour donner raison à tes déraisons, tu sers contre toi les dernières empreintes laissées par-- tu sais qui. Et tu rages. Tu rages. Tu rages car tu constates. Sale génie ? Ça fait du mal de pas pouvoir tout trier pas vrai ? T'as mal au crâne d'un coup. C'est pas faux que ça casse la tête ces conneries-là. Non mais quelle lopette. Ta gueule ? Ta gueule ta gueule ta gueule. 

Tes phalanges, tes phalanges si visibles.

Pourquoi t'es si en colère Oz ? Est-ce pour t'être endormi comme un fragile ? Ou bien parce que t'as peur que, pendant ton sommeil, il te regardait étrangement ? Ou encore qu'il en a profité pour------- tu vérifies. Tes yeux descendent, chutent, dégringolent tandis que ta main, complice, vient soulever pour dévoiler l'immondice-- intacte. Ah. Ah. Ah ah aha ah ah ah ahahahahaha. Tu as un rire nerveux qui te bousille la gorge. On dirait que ça aussi, ça part en couilles. Faudrait que tu boives quelque chose mais t'as la flemme de bouger de ton lit. 

Bordel ?

T'es devenu garance, comme les règles d'une fille, Oz. Et t'as honte, si honte de ce que tu avais fait y a quelques heures, de ce que tu as pu dire et tout le bordel. Mais merde. Pense à ta crédibilité avant de te la ramener. T'as tellement envie de pleurer. T'as presque jamais eu autant d'ailleurs. Seigneur. Seigneur. Tu l'implores pas mais tu souhaites qu'il te condamne à autre chose : un truc moins chiant genre baiser avec Indie. 

Bordel.

Saisissant par la suite ta tête entre tes mains, tu te replis sur toi-même, devenant lentement haletant. Bordel. La vache. Ça avait du mal à être digéré ; et pourtant, tout semblait si réel : car ça l'était. Tu restes ainsi quelques temps encore. Le plafond. Encore et toujours. Cette fois-ci cependant, tu ne tentes plus de compter les secondes car cette journée te paraît déjà interminable. Enfin, tout l'était.

Absolument tout.
Tout avait son parfum aussi.
Sur toi. Dans tes cheveux. Dans ta gueule.
Ton pantalon, ta peau, ta chemise ton t-shirt,
Ces draps -pourquoi les draps bordel ?
Cette oreiller. Cette couette. Cette chambre. 

Et pourtant, c'était la tienne, de chambre. Pourquoi il est partout, le Roxanne, alors ? Pourquoi t'as l'impression de voir un milliard de fois sa tête alors que tu peux pas la supporter ? T'as envie de vomir. Comme hier, tu t'en souviens ? Car tu te questionnes et tu trouves ça répugnant, immonde de ton prestige. Est-ce que tu l'aimes ? Est-ce que Roxanne te manque ? Son coeur ? Son coeur et son coeur comment va-t-il son joli joli coeur ? Tu veux l'écouter de nouveau ; c'est une partition qui est composée pour toi et seulement toi. Il a sût donner des mots, un sens, à des notes qui ont sût ravir tes balafres. Le tien s'imprègne de sa voix de diva et tu crois crever en t'en souvenant. Des je t'aime, des promesses. Tout y passe. Tout était tellement beau, il aurait pu te dire qu'il avait la diarrhée que tu en aurais fait des éloges, que tu aurais chanté ce blasphème au divin et que ce même divin le prendrait pour des louanges.


Tu trouves ça dégueulasse.
Tes pensées, tout ça l'était, dégueulasses. 

Genre, vraiment vraiment.

Mais t'as aussi, d'une autre manière dégueulasse, envie de respirer ce qu'il a laissé derrière lui jusqu'à qu'il ne subsiste plus un seul souvenir, plus une mole d'air consommable qui arborerait son arôme. T'es complètement cinglé mon pauvre. Déjà c'est théoriquement impossible. Puis ça disparaîtra tout seul, une flagrance n'est jamais------- pardon, soyons poètes plutôt. Perdons tes sens. Sois en détresse. Et tu l'es, tu veux dire sauvez-moi mais de quoi ? De Roxanne ? De sa gueule pétrie ? Du bonheur qu'il te conjure ? Oh Oz !, Oh. Tu geins, tu geins comme ton accouchée a pu le faire quand elle a vu ta tête sortir de son vagin, ensanglanté, tout moche ridé et boursouflé ; as-tu conscience que c'est bien la dernière fois que tu as palpé les lèvres puantes, poilues, d'une sainte ? Que même après, t'étais incapable d'aimer d'autres ramas ?

Tu le veux.
Ton corps réclame.

Mais Oz objecte. Oz te hait. Oz veut que t'arrête. Mais t'y peux rien, tu préfères te faire battre par Oz que de renier Roxanne. Quelle fange. Quelle merde. Oz t'implore, te supplie, est à genoux, à tes pieds. Par terre. Mais tu l'envois chier. Bois ta pisse, que tu sembles lui dire. Murmure pour toi-même ;

« Rox... »

Un gémissement plutôt.
Et tu la sens, l'étrangère.

Tu la sens.
Cette chaleur.
Corrosive.
Ton péché.

Qui te gratte, qui t'arrache les parois. Dangereuse. Si dangereuse. Elle consume ton être et tu t'arraches les cheveux encore, le museau faible, le museau honteux. Tu veux cesser, t'aurais du l'écouter ; mais t'y peux rien, ta tête est submergée de Roxanne. Tu bois Roxanne tu manges Roxanne tu vis Roxanne tu penses Roxanne ; Roxanne Roxanne Roxanne. Prénom si chiant à taper. Prénom qui ne s'épellera plus du coup. Copions, collons. Roxanne. Roxanne. Roxanne. Roxanne. Roxanne. Roxanne roxanne roxanne roxanne. Ah, ta chair le réclame, ah, tout ton être en tremble ; si frêle. Il te rend si impuissant. Comme ce soleil alors qu'il en était le paradoxe. Tu détestes ce que tu deviens. Tu détestes ce que tu sens, là, en bas. C'est chaud. Ça bouillonne tellement que ça te fait perdre la tête. T'as croqué la fièvre, la fièvre qui exhume ton bas-ventre, qui te souille dans la perversion. C'est malsain. Tu voudrais tout cesser mais ton corps réagit de lui-même. T'as des hauts le cœur du coup, tu souhaites t'évanouir mais même cela ne t'est plus permis. Tu le sais, que c'est mal. Tu le sais tu le sais mieux que quiconque.

Mais ça fait mal.

Tu ressembles à un gosse détraqué, toujours à gémir, toujours à tempêter tes jérémiades. Tu ne cesseras donc jamais de rester------- comme ça ? Tu veux être puni, châtié, prescrit de ces terres. Tu veux qu'on te batte et qu'on te bute pour désirer ce à quoi tu n'as pas le droit. Tu veux arrêter d'avoir ces caprices, tu veux qu'il disparaisse. Qu'il revienne. Qu'il revienne. Qu'il se tire. Qu'il te laisse. Qu'il prenne ta main. Qu'il effleure tes joues. Qu'il te regarde, qu'il compte les cils que tu possèdes, qu'il s'affale sur ton bassin. Tu veux y repenser, à vos bisous -quel mot innocent, à ton dos qui souffre, à ta jambe qui crève le froid. À cette nuit perverse. Tu l'aimes ? Hey Oz. Est-ce que tu l'aimes ? Tu penses. Tu repenses. À lui. À ses gestes, à son souffle si chaud sur ton visage et, et et et et----------- encore encore encore, encore encore encore encore encore. T'en veux encore. Radin. Enfant. Sale gosse. Pas éduqué, mal endoctriné. Exigeant. Crevard crevard crève crève. 

« Roxanne ? »

Impossible. C'est pas lui. Et pourtant, il est là, devant toi. Tu sais que ce n'est qu'une chimère, tu sais que tu fantasmes, que t'as perdu les pédales, qu'il te reste même pas de fierté pour renier ces illusions. Car tu le prends dans tes bras, tu le sers, si fort, avec la frayeur aisément lisible. Car c'est ta muse. Car tu sais. Tu comprends. Tu comprends mais tes sens sont corrompus ; tu le touches, il est chaud. Son souffle, c'est le même ? Bordel ? Bordel bordel bordel. T'hésites pas, tu fais peur, tu fais peur car t'hésiterais pas si tu le voyais réellement devant toi. Tu l'embrasses. T'en perds tes poumons. Tu succombes à tes lubies. T'as chaud. T'as si chaud bordel. Bordel. Oz t'es fou. Fou fou fou fou fou. À cause de qui ? Roxanne ? Oh, ce démon. Qu'il te fiche la paix, qu'il te laisse. Ne voit-il pas que ça te tue un peu plus ? Chaque fois qu'il te touche, qu'il t'effleure, qu'il te caresse et qu'il te cajole, ces cheveux-cì et ces oreilles-là. Même les sourires, même le contact le plus insignifiant qu'il t'accorde t'ébranlent, déplacent des murs dans ta carcasse, abîment les vestiges de ton être. Il saccage ton accalmie. Te fait crever. Et t'en crèves, t'en crèves de son absence, de ta solitude, de cette immondice jamais insatiable. Elle se dresse, la fière, elle s'octroie tes pensées et tu ne domines plus rien. Tu ris. T'arrêtes. T'as plus le temps pour rire. Car s'il savait, le petit Roxanne, que tu aurais voulu prendre sa nuque pour mieux la briser, s'il savait à quel point il devait te craindre autant que tu le fais, s'il savait que tu le tuais mille fois, mille milliard de fois même, dans tes pensées, dans ta petite tête. S'il savait à quelle vitesse il disparaissait de ta vie... 

« Connard de merde sale pédé hétérosexuel pas assumé de merde va sucer Kilari et hiroto et seiji et aoba bordel de merde---- »

Pas de trémolos dans la voix ni de grandiloquence ni même une intonation qui aurait pu beaucoup différer de d’habitude. Ça exprime juste ta frustration. La frustration de sentir ses lèvres humides sur ta varice ; et cela te fait du mal. Mais t'aimes ça. T'en as conscience mais malgré tes non, tu te trahis. T'aimes ça. T'aimes ça autant que t'aimes vivre. Bouffer. Et dormir. Tu veux chialer, sale fragile, tu veux t'énerver, tu veux trouver ça encore révulsant ; mais tu parviens pas à ces desseins-là. Car son souffle, sa chaleur qui t'enivre, l'amour qui t'étreint... Ah, ah, bordel, que t'en perds le nord. La réalité se confond, la fiction devient réalité. Cette réalité n'existe pas. Mais tu discernes plus rien, t'es trop égaré dans ce que son ombre te fait. Tu frisonnes sous ses caresses, tes poils s'hérissent sous ses chastes baisers, sous ses lèvres, sa langue, ses dents qui t'arrachent goulûment. Fou. Fou. Il te rend malade. Sa voix, ses sanglots ; oh que tu les aimes, ses larmes. Oh que t'aimes ça, quand il t'achève. Le plaisir ressenti était immense, intense, transcendant même. Tes activités libidineuses, allais-tu les assumer juste après ?

Tu gémis.
Tu réalises.
Tu chiales.
Un peu trop tard.

TIRE-TOI
CRÈVE 
CRÈVE
D É G A G E 
D I S P A R A I S

Quand sa gueule disparaît, quand on dérobe son corps du tien, tu t'esclaffes, tu abandonnes tes doigts et tu les laisses patois.



Tu restes ivre, broyé sur toi-même.
N'osant bouger.
N'osant te regarder.
LA regarder.

Oz, bordel, Oz.
Arrête de chialer.
heroes of our time

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MessageSujet: Re: heroes of our time ; kebabaobarox   26.05.15 22:38

but we're dancing with the demons in our mind
Tout est flou. Les sensations se mélangent, puis se correspondent. Les notes ont des couleurs et les couleurs sonnent comme des mélodies délicieuses. Surtout le blanc, c'est doux, c'est beaux, ça te berce, ça te dit je t'aime, ça te sert fort contre toi et ça te lâche pas. Instant éphémère et tu te retrouves seul. Seul dans le noir, seul dans les ténèbres lourds et complexes. Et ton corps alors enlacé doucement devient lourd, tu te raidis, te refroidis, ton corps supplie pour qu'on vienne lui tenir chaud, le prendre précieusement contre une autre source de chaleur. Et tu remues, tu gémis faiblement et bouge. Bouge, bouge, bouge. Que se passe-t-il Roxanne ? Tu sais pas. Tu cherches des noms mais rien ne te vient. Qui es-tu bel inconnu ? Que vois-tu ? Qu'entends-tu ? Les Abìmes, sœur du silence, sépulture de la vie. Tu rigoles doucement, c'est faible, fatigué et c'est fébrile. Soudainement, un chagrin immense te prend, comme si tu venais de perdre quelqu'un. Ton frère ? Non, il est parti depuis trop longtemps. Qui alors ? Roxanne ? Qui ? Tu veux être ignorant un moment, tu ne veux rien te souvenir. Mais déjà avant de te plaindre, réveille toi gamin.

Alors t'émerges de ton sommeil, ouvrant les yeux et observant le décor comme le Nouveau Né naïf qui découvre le monde. Tu comprends pas, pourquoi t'es là ? Tu t'attendais à autre chose, de plus froid, de plus chaud, de plus vide, de plus complexe, plus lubrique, plus intense. Une rue vide par exemple ? Non. C'est juste ta chambre. Retour au quotidien apathique. Où il est ? Où il est ? Où il est ? Le manque. Le coeur qui bat difficilement. La respiration qui se coupe et les lèvres qui s'entrouvrent cherchant à appeler un nom. Alors tu cherches. Tu cherches. Et ça te revient, comme ça.

Oz.

Tu lambines un instant, les regards ailleurs. L'esprit vide, l'esprit blanc. Et tes poings se serrent, ton visage pâle devient subitement rouge et tu t'agites telle la gamine gênée face à son senpai idk. Y'a les souvenirs qui reviennent, tes larmes, tes je t'aime, vos baisers, ses je t'aime, ses coups et ses insultes perfides. Et y'a la rue, la rue vide et immonde, toi bourré et Oz. Oz simplement Oz bourré ou pas. Oz qui te déteste et Oz qui t'aime. Qui t'aime ? Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Tu halètes Roxanne, tu te lèves d'un coup. Et tu te jettes à la douche, plongeant la tête dans le lavabo, te cognant dessus au passage laissant couler l'eau glacé abondamment sur tes cheveux, ton crâne, ton visage partout. Calme, Roxanne, calme. Ce n'est qu'un rêve t'es juste pas remis de la soirée oui, Oz n'existe pas. Pas celui qui t'aime en tout cas.

Arrête de te mentir je t'en supplie.

Tu relèves la tête, l'Horreur sur ton visage. T'as la lèvre inférieure défoncée, une croute sombre difforme à moitié arrachée par l'eau s'était formée. Et sur ta joue juste à côté du nez, un bleu violacée et le nez ?/Ça allait étonnement. Tu songes. Ce sont pas des blessures mais des souvenirs. Des souvenirs marqués sur ta peau qui hurlent de ne pas oublier, de ne pas l'oublier. Alors tu te résignes, tu fermes les yeux, et tu revois Oz qui t'embrasse dans la pénombre, la nuit sans nom, ses cheveux blancs, ses caresses, vos discours, cette suite d'événement dénuée de sens. Y'a la tristesse, y'a la colère, y'a l'amour, la joie, la peur, le regret, le repentir, y'a la haine, y'a le mépris.

Y'a un peu de tout en fait. Mais y'a surtout Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Oz. Bordel. Alors tu te fixes face au miroir en croyant pouvoir revenir là-bas, avec lui, seul à nouveau, dans ce monde qui n'existe pas. Votre monde à vous deux. L'eau coule encore, rapide comme les minutes - les heures ? - passé là-bas. Et tu te reprends, revenant à l'immonde réalité, coupant l'eau tu songes ; Oz est le premier à t'avoir embrassé. Oz est le premier à avoir poser les mains sur toi. Oz est le premier à avoir eu un regard lubrique sur toi. Oz est le premier à vouloir te désirer. Oz, oz, oz. Tu rougis, tu sais pas si c'est dramatique. Toi, Prince Lambda, avait une place spéciale dans le coeur d'un autre. Ta banalité en avait touché un autre. Ton contraire, Oz l'unique, Oz l'anormal. Oz aux yeux bichromate et Oz au cheveux blancs. Il était l'allégorie, tu étais le figurant, au fond tu tableau. En bas à gauche. Ton cœur bat de nouveau pour lui. Et ça te fait mal, terriblement mal.

Ce n'est pas Réel.
Tu recules sortant de la douche, te jetant sur ton lit rangé, et te cachant sous la couverture. Dors, dors Roxanne, tout ceci n'est qu'un rêve.

Quelque chose te dérange ?
L'heure.
La date.
T'as l'impression d'avoir passé des décennies comme quelques minutes dans cette ruelle. Cette maudite et bénite ruelle.
Et tu sais pas.
Rectification.
Tu veux pas savoir.

Finalement tu te hisses de ton lit, retournant à ton bureau bordélique. Travailler, travail, vide toi l'esprit Roxanne. Et tu regardes tes cours. Une feuille de brouille.

Y'a marqué Oz dessus.
Tu comprends pas.
T'es pas tombé aussi bas,
Si ? Bordel Roxanne, tu l'aimes.
Je te rappelle juste.

Lors d'un instant tu décides de fixer les deux lettres comme s'il s'agissait de ta bible, ton coran, ta torah, idk. Une main tremblante atteins un crayon à papier, un critérium en fait mais on s'en fout. Puis la folie de l'artiste te prend. Tu traces, au hasard les traits, ton crayon et ta main synchronisés bougent à toute vitesse. Gommant parfois, repassant et tout le bordel. C'est court, pas plus de dix minutes. Et le voilà devant toi, un croquis d'Oz tout neuf, tout beau. Depuis quand il est si beau ? Il l'a toujours été. Tu crois. Ton cœur bat, refusant de lâcher le dessin tu regards, comme s'il était vivant et qu'il allait sortir à tout moment te voler un baiser ou carrément ta virginité. Tu rougis, tu sais pas, tu sais plus. Tu te contentes de fixer le dessin, pensant qu'il allait te parler, te dire je t'aime lui aussi et t'embrasser, prendre vie. Tu sais pas. Tu délires Roxanne. Tu retournes à la douche, Refuge des Lâches souhaitant échapper à eux-mêmes. Tu commences à enlever tes vêtements, Oz, Oz, Oz, Oz, Oz, Oz, tu sens Oz, que ce soit son odeur ou ses mains sur ta nuque. Tu files à la douche.

Et tu penses, tu penses à le revoir et à la fuir, tu penses à lui parler et à l'ignorer, tu penses à le complimenter et l'insulter, tu penses à le toucher et le frapper, tu penses à l'embrasser et lui cracher sur la gueule. Tes pensées sont paradoxes alors que tes sentiments semblent être clairs : tu l'aimes. Tu l'aimes, tu l'aimes, tu l'aimes, tu l'aimes, tu l'aimes, tu l'aimes, tu l'aimes bordel. Et ça te fait chialer. Chialer car tu comprends pas, tu l'aimes lui, ton supposé ennemi juré.

Tu sors, une serviette autour de la taille, une autre sur tes cheveux mouillés. Neuf heures cinquante, affiche l'horloge. Attendez quoi - la Réalité reprend soudainement. Tes cours, tes leçons, tes révisions, le club, l'école, ton frère même s'il est mort. Panique. T'enfiles rapidement ton uniforme, range tes affaires dans ton sac, le tout, en bordel, c'est précaire de ta part. T'as habitué à mieux. Tu jures dans ta rage ridicule, les cheveux trempés, l'uniforme dénigré, les chaussures mal lassées, le sac mal rangées, tu quittes le dortoirs te ruant vers l'Académie sous le regard jugeur des Autres. Tu cours, tu dévales la rue, te cassant la gueule à deux reprise - t'avais oublié tes bleus - et finalement tu arrives totalement essoufflé. L'heure. Quelle heure est-il ? Bordel t'as ni montre ni portable sur toi. Boloss. Tant pis, tu te rends le plus vite possible dans la salle de cours de fusion, tu frappes. T'entends la voix de ton prof tu rentres, rouge, haletant, les vêtements débraillés, le sac sous le bras, la figure au brouillon, les cheveux trempés. Les Autres te regardent avec étonnement. Roxanne, le petit intello, en retard. MDR des barres. Tu t'excuses platement du retard et tu penses soudainement à Oz. Bordel, s'il te voyait dans cet état il allait plus vouloir t'approcher. Plus jamais, jamais, jamais. Alors tu prends peur et t'écoutes ton prof te parler. Oz. Pas là. Devoir le chercher. En gros.

Hein ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Oz où es-tu ?
Oz que fais-tu ?
Oz.
Oz.
Oz.

Tu clignes des yeux. Et, après avoir poser tes affaires, tu sors de la pièce. La poitrine te serre, tu sens un manque immense au fond de toi. Plus que de suivre ce cours t'avais envie d'être avec Oz. Et on tuerait pour t'entendre dire une connerie dans le genre bordel. Tu restes un moment planter là, les yeux dans les vertiges, les pensées hurlants des silences. Tu te recroquevilles sur toi-même, cherchant à calmer ton cœur battant. Oz, Oz, Oz. Cesseras-tu de le rendre malade ? Malade de toi, le cœur cancéreux, le cœur amoureux. Cognant contre sa poitrine comme s'il voulait te cogner toi. Toujours un peu plus fort. Et il voudra t'embrasser en crevant. Mais il osera pas parce que tu t'appelles Oz. Et il t'aime, depuis longtemps en fait, il sait pas trop il se pose pas encore la question en fait.

Et tu commences à marcher Roxanne, cherchant Oz, t'as l'air perdu. Comme à ton premier jour ici, puis tu t'arrêtes. T'as subitement peur de le voir, de l'affronter, de voir s'il va te renier ou bien te prendre dans ses bras, tu sais pas bordel. Tu sais pas. Alors tu restes indécis. Seul dans le couloir alors que les cours ont commencé. Et que t'as l'air crevé, toi, les cheveux trop mouillé, la gueule trop pâle, ton bleu violacé.

Oz, bordel t'es où.
Tes lèvres tremblent Roxanne.
ozaoba // 1694 // OK c mal écrit me juge pas ok pardon c naze
robb stark

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heroes of our time ; kebabaobarox

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